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Cours ouverts en ESPO
La Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication de l'UCLouvain vous propose d'assister à des cours pendant la première semaine des congés d'automne.
Programme complet pour le site de Louvain-la-Neuve
20/10/2026 Hoover Tuesdays “Relational Recognition and Justifiability to Another in the Moral Nexus”
The Hoover Chair Research Seminar by Jonas Vandieken (LMU)
Any adequate moral theory of ‘what we owe to each other’ better make sense of the idea that we owe each person respect. A moral theory that appears well equipped to account for what I shall call relational recognition respect and the constraint it places on moral deliberation is the relational theory of morality recently developed by R. Jay Wallace in ‘The Moral Nexus’ (2019). I shall argue, however, that Wallace’s own relational proposal is at risk of ultimately falling short of properly accommodating relational recognition respect and the deliberative constraint imposed by it. The reason for this shortfall is Wallace’s adherence to Principle Contractualism as the correct model of relational moral deliberation. According to Principle Contractualism and its central idea of hypothetical justifiability to generic others, claims function at best as outputs of moral deliberation. But relational recognition respect requires not merely that deliberation issue in an obligation owed to a generic another identified as the relevant claim-holder, but that the other’s actual claims figure as inputs into a distinctively relational mode of moral deliberation to determine how they may act. As such, I argue that proponents of a relational moral theory like Wallace should give up on Principle Contractualism without having to give up on moral contractualism as such. A relational moral theory in fact lends itself much closer to a relational version of what has come to be known as Act Contractualism.
03/11/2026 Hoover Tuesdays "Should Our Fundamental Rights Be Waivable? Some Conceptual and Normative Considerations"
The Hoover Chair Seminar Research by Cécile DEGIOVANNI (Universités Paris I Panthéon-Sorbonne)
24/11/2026 Hoover Tuesdays "What Do We Owe to Our Fellow Citizens?"
The Hoover Chair Seminar by Pierre-Étienne VANDAMME (Chaire Hoover)
Presentation of the book Agir face aux injustices. Une éthique de la citoyenneté (Éliott, 2026)
Starting from very concrete questions (Do we have a duty to work? To vote? To obey unjust laws? To share our wealth?), the book examines the mutual obligations arising from social cooperation from the perspective of moral contractualism. Drawing on G. A. Cohen’s defense of an egalitarian ethos, it engages in a form of political moral philosophy, paying close attention to inequality, the social circumstances in which people act, and institutional solutions that facilitate the fulfilment of our moral duties.
15/12/2026 Hoover Tuesdays "Temporally Situated Life Plans"
The Hoover Chair Seminar by Simon VÖHRINGER (Princeton University)
Tatania Daligault - Défense publique
Tatiana Daligault soutiendra publiquement sa dissertation doctorale en vue de l'obtention du grade de doctorat en Information et communication à l'UCLouvain et en Sociologie à l'Université de Limoges (Thèse réalisée sous l'accord de cotutelle et double diplôme entre l'UCLouvain et l'Université de Limoges), sous la direction des Prof. Olivier Masclet (Université de Limoges) et Sarah Sepulchre (UCLouvain).
La soutenance publique aura lieu le vendredi 6 novembre à 14h dans la salle D005 (à la FLSH de l’Université de Limoges).
Sa thèse s'intitule : " Un épisode (extra)ordinaire ? Reconfigurations différenciées des pratiques et des usages sociaux des séries à la sortie de l’enseignement secondaire, en France et en Belgique francophone"
01/12/2026 Hoover Tuesdays "The Nature of Oppressive Praise and Grounds of Praiseworthiness"
The Hoover Chair Research Seminar by Kasper LIPPERT-RASMUSSEN
In recent years, philosophers have increasingly turned their attention to malign forms of praise. This paper focuses on one particular subtype: oppressive praise. It first argues that existing definitions are inadequate and proposes a new one that distinguishes, among other things, between praise that is oppressive because it reflects oppressive norms and praise that is oppressive because it (re)produces such norms. It also distinguishes between oppressive tokens of praise and oppressive types of praise. These distinctions underpin the paper’s second main contribution: an account of what makes oppressive praise objectionable. I argue that recipients of oppressive praise may nevertheless be genuinely praiseworthy for what they do, albeit for reasons different from those invoked by those who praise them. This claim rests on a more general account of praiseworthiness, according to which an agent may be praiseworthy for acting better—or simply less badly—than members of the relevant reference group would have acted in similar circumstances. Accordingly, agents may be praiseworthy even for wrongful actions, provided that those actions are less wrongful than the actions that most members of the relevant reference group would have performed in the same situation.
10/11/2026 Midi de l'éthique "Quel avenir pour la recherche universitaire à l’ère de l’intelligence artificielle ?"
L’IA transforme profondément au moins deux des principales missions de l’université : l’enseignement et la recherche. En matière d’enseignement, elle oblige à revoir nos façons de transmettre les compétences et d’évaluer leur acquisition. Mais qu’en est-il en matière de recherche ? L’IA produit un effet accélérateur, particulièrement visible dans certaines disciplines, comme celles qui reposent sur la modélisation ou l’analyse de données. Certains prophétisent même la fin de la recherche en mathématiques et en physique théorique… Une chose semble certaine : l’IA va transformer profondément l’écosystème de la recherche scientifique. Alors que l’UCLouvain va se doter de lignes directrices en la matière, comment faire face à la crise existentielle qui menace le monde de la recherche ?
Intervenants
Mathieu Van Vyve, Professeur à l’UCLouvain, Center for Operations Research and Econometrics (CORE)
Samuel Dishaw, Professeur à l’UCLouvain, Chaire Hoover d’éthique économique et sociale
Modération
Sophie Vanwambeke, Professeure à l’UCLouvain, Earth & Climate (ELIC)
17/11/2026 Midi de l'éthique "Une Belgique avec moins d’enfants : catastrophe ou opportunité ?"
La baisse de la natalité est un phénomène mondial, mais il est particulièrement marqué dans quelques pays, la plupart en Europe. En Belgique, le taux de fécondité, qui était encore de 1,67 en 2000, s’établit désormais à 1,43 enfant par femme, bien en-dessous du taux requis pour maintenir le volume de la population. De multiples causes sont invoquées pour expliquer cette baisse : priorité donnée à la carrière, précarisation de l’emploi des jeunes, coût du logement, angoisse face à l’avenir, individualisme croissant, nouvelles aspirations… Pour certains, cette dénatalité est bienvenue : dans un contexte où la population globale continue d’augmenter, elle permet de réduire l’empreinte carbone de l’humanité. Pour d’autres, au contraire, cette dénatalité est préoccupante, et pas seulement pour la soutenabilité de nos systèmes de retraite. Bref : y a-t-il problème et, si oui, que faire ?
Intervenantes
Paula Gobbi, Professeure à l’ULB, European Center for Advanced Research in Economics and Statistics (ECARES)
Mireille Le Guen, Professeure à l’UCLouvain, Centre interdisciplinaire de Recherche sur les Familles et les Sexualités (CIRFASE)
Modération
Louis-Léon Christians, Professeur à l’UCLouvain, Institut Religions, spiritualités, cultures, sociétés (RSCS)
08/12/2026 Midi de l'éthique "Global Justice Report 2026 : peut-on réconcilier prospérité, égalité et écologie ?"
Midi organisé en collaboration avec le CReSPo et le CEREC, UCLouvain Saint-Louis
Rendu public en juin 2026, le Global Justice Report, coordonné par l’économiste Thomas Piketty, propose une vision ambitieuse et détaillée de ce que pourrait être un monde juste. Il affirme qu’il est possible de concilier croissance économique, réduction des inégalités et respect des limites planétaires, de telle sorte qu’en 2100 le revenu mensuel moyen atteigne l’équivalent de 5000 dollars dans tous les pays du monde. Cette vision de l’avenir parvient-elle à concilier faisabilité et désirabilité ? Fait-elle trop ou trop peu de place au dynamisme du capitalisme mondial ? Fait-elle trop ou trop peu de place à l’accroissement des dépenses publiques en matière d’éducation et de santé ? Plutôt que de viser à une croissance massive du PIB mondial, ne faut-il pas plutôt opter pour un « état stationnaire », voire pour l’adoption par l’humanité entière d’un mode de vie frugal dans un cadre « décroissant » ?
Intervenant-e-s
Mathias Dewatripont, Professeur émérite de l’ULB, European Center for Advanced Research in Economics and Statistics (ECARES)
Hélène Latzer, Professeure à l’UCLouvain, Centre de recherche en économie (CEREC)
Modération
Tom Truyts,Professeur à l’UCLouvain, Centre de recherche en économie (CEREC)