Philosophie de la religion A

lfilo2130  2020-2021  Louvain-la-Neuve

Philosophie de la religion A
En raison de la crise du COVID-19, les informations ci-dessous sont susceptibles d’être modifiées jusqu’au 13 septembre, notamment celles qui concernent le mode d’enseignement (en présentiel, en distanciel ou sous un format comodal ou hybride).
5 crédits
30.0 h
Q1

  Cette unité d'enseignement bisannuelle n'est pas dispensée en 2020-2021 !

Enseignants
Langue
d'enseignement
Français
Préalables
/
Thèmes abordés
La religion appartient à la culture humaine et a donc une portée générale pour l'homme et, singulièrement, pour l'homme réfléchissant sur sa condition. D'où particulièrement, la place de la philosophie de la religion. Cette discipline assure au croyant, loin de toute tentation positiviste (fondamentalisme, fidéisme), les conditions générales de la religion au regard de la pensée. Par ailleurs, elle propose à l'incroyant une approche de la religion en son statut de pensée dans le concert des connaissances humaines. Un cours de Philosophie de la Religion s'inspire de grands précédents (Kant, Schelling, Hegel, etc...; des théologiens quand ils s'expriment comme philosophes : Origène, Augustin, Thomas d'Aquin, etc...). Il veille à prémunir contre toute confusion entre théologie et philosophie religieuse.
Acquis
d'apprentissage

A la fin de cette unité d’enseignement, l’étudiant est capable de :

1

Être capable d'articuler le rapport de la philosophie et de la religion, en respectant aussi bien l'originalité de la religion que le droit de la philosophie à réfléchir sur la religion.

 

La contribution de cette UE au développement et à la maîtrise des compétences et acquis du (des) programme(s) est accessible à la fin de cette fiche, dans la partie « Programmes/formations proposant cette unité d’enseignement (UE) ».
Contenu
Quelle philosophie de la religion aujourd’hui ?
La théorie de la religion (ou Religionslehre) a atteint un point d’orgue en philosophie avec l’idéalisme allemand. Des théologiens comme Paul Tillich y ont vu le point de départ incontestable d’une nouvelle science des religions. Au XXe siècle, les théories qui se sont succédées en France de Blondel à Henry en passant par Duméry et Ricœur se sont fixées sur les contenus chrétiens et leur interprétation tantôt métaphysique, tantôt phénoménologique ou herméneutique. Mais ces diverses fixations sur les valeurs sémantiques du message évangélique laissent de côté une autre option philosophique. Celle-ci consiste à s’intéresser prioritairement à ce que « fait faire » la religion. Il ne s’agit ni de se focaliser sur ce qu’elle donne à penser (les représentations du monde ou du bien), ni de se concentrer sur le sens éthique du devoir qu’elle assigne (les grands commandements, le Weltethos), mais d’analyser pragmatiquement l’identité d’action qu’elle contribue à construire par ce qu’elle « fait faire ». L’objet du cours sera d’abord de clarifier cette option méthodologique et, ensuite, d’en tester la fécondité à partir d’un exemple. Ce dernier consistera à montrer combien une approche philosophique de la théologie de la libération construite de cette manière échappe aux seuls désaccords dogmatiques ou éthiques et fait apparaître de nouveaux enjeux, notamment en ce qui concerne l’analyse actuelle des relations entre religion, politique et violence.
Modes d'évaluation
des acquis des étudiants

En raison de la crise du COVID-19, les informations de cette rubrique sont particulièrement susceptibles d’être modifiées jusqu’au 13 septembre.

Travail de 10 pages à réaliser à partir d’une lecture d’un commentaire proposé en farde de lecture. Suite à l’envoi de ce travail par mail, l’étudiant recevra en retour une question sur le travail à préparer pour l’examen oral.
Exposé de la réponse à la question lors de l’examen oral (15 min.).
Le travail peut être réalisé en français, en anglais, en espagnol ou en allemand, moyennant accord avec le titulaire.
Bibliographie
Hinkelammert Frank J, « La théorie de la libération dans le contexte socio-économique de l’Amérique latine : économie et théologie ou l’irrationalité du « rationalisé », in Théologiques, Vol. 3/2, oct. 1995. www.erudit.org/fr/revues/theologi/1995-v3-n2-theologi2885/602428ar.pdf
Houtart François, « L'état actuel de la théologie de la libération en Amérique latine », déc. 2006, https://www.cetri.be/L-etat-actuel-de-la-theologie-de
Jobin G., Larouche J.-M., Maesschalck M. (éds), « La religion dans l’espace public », Numéro spécial de Ethique publique, 8/1 (2006).
Maesschalck M., « Aliénation et identité. Approches pragmatistes du religieux et théologie de la libération », in Actuel Marx, 44 (2008), pp. 165-183.
Maesschalck M., « La philosophie de la religion et le tournant pragmatiste des sciences sociales », in Archivio di filosofia, LXXV/1-2 (2007), pp. 397- 412.
Maesschalck M., « La réception de la Théologie de la Libération en Haïti », in Recherches haïtiano-antillaises, n°4, 2006, pp. 139-168.
Chaouch Malik Tahar, « La teología de la liberación en América Latina: una relectura sociológica », in Revista Mexicana de Sociología, Vol. 69, No. 3, Juil. - Sept., 2007, pp. 427-456.
Chaouch Malik Tahar, « Les recompositions de la théologie de la libération en Amérique latine », in L'Ordinaire des Amériques,  n°10, 2008, pp. 47-62.
Maqueo Roberto Oliveros SJ, “Historia Breve de la Teología de la Liberación (1962-1990)”, in Mysterium Liberationis, UCA, San Salvador 1991, vol. I, pp. 17-50.
Vidal José Manuel « 'Qué es la Teología de la Liberación?: Génesis y consolidación de la TdL- (1979-1987) ­– Hacia la maduración entre conflictos », in Religion, 2017.
Faculté ou entité
en charge


Programmes / formations proposant cette unité d'enseignement (UE)

Intitulé du programme
Sigle
Crédits
Prérequis
Acquis
d'apprentissage
Master [120] en philosophie

Master [120] en éthique

Certificat universitaire en philosophie (approfondissement)

Master [60] en philosophie

Certificat universitaire en sciences des religions

Master [120] en sciences des religions

Master [120] en théologie