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    <title>News of Université de culture</title>
    <link>https://uclouvain.be/en/news/culture</link>
    <description>Latest news of Université de culture</description>
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    <language>fr</language>
    <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 23:12:26 +0200</pubDate>
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    <ttl>60</ttl>
    <item>
      <title>Atelier | Photographie avec Laurence Vray</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44609</link>
      <description>La photographie comme langage artistique. Avec Laurence Vray </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>La photographie comme langage artistique&nbsp;</strong><br><strong>Avec Laurence Vray&nbsp;</strong></p><p>Ce cycle de dix ateliers propose de découvrir la photographie comme un langage artistique et sensible, invitant à développer un regard personnel sur le monde. À travers différentes pratiques – cyanotype, nature morte, portrait et exploration des liens entre le corps et la nature – les participant·es seront amené·es à expérimenter, créer et réfléchir à la manière dont une image peut raconter une émotion, une présence ou une idée. Au fil des séances, chacun·e constituera une série photographique personnelle, avant de participer à la réalisation collective d’un livret artistique relié à la main, rassemblant les créations issues de ce parcours.&nbsp;</p><h3>Infos pratiques</h3><p><i class="fa-solid fa-calendar-days">&nbsp;</i>&nbsp;Les jeudis de 17h à 19h, du 1/10 au 10/12/2026</p><p>1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 1er octobre : Atelier cyanotype&nbsp;<br>2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 8 octobre : photographie macro, comment apprendre à voir&nbsp;<br>3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 15 octobre : Atelier Antotype au curcuma<br>4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 22 octobre : Recherche et impression pour la présentation des photos lors de l’exposition<br>5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 5 novembre, : montage de l’exposition<br>6.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 12 novembre : Atelier autour du portrait<br>7.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 19 novembre : Atelier corps-nature<br>8.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 26 novembre : Atelier nature morte<br>9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeudi 3 décembre : Atelier création d’un livre&nbsp;<br>10.&nbsp;&nbsp;Jeudi 10 décembre : reliure et présentation du livre</p><p><i class="fa-solid fa-map-pin">&nbsp;</i>&nbsp;Mons, campus FUCaM (Bâtiment E, 1er étage)</p><p>L'atelier est gratuit mais le nombre de places est limité.</p><p><strong>→ Inscriptions : </strong><a href="mailto:info-culture@uclouvain.be"><strong>cellule-culture-mons@uclouvain.be</strong></a></p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 14:37:25 +0200</pubDate>
      <author>Université de culture</author>
    </item>
    <item>
      <title>L’Université en scène</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44605</link>
      <description>Théâtre, improvisation, performance ou création collective: de plus en plus d’enseignants et enseignantes mobilisent les arts de la scène dans leurs projets d’enseignement.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="text-align-justify"><em>Par Marie Baland</em></p><p class="text-align-justify"><strong>Théâtre, improvisation, performance ou création collective: de plus en plus d’enseignants et enseignantes mobilisent les arts de la scène dans leurs projets d’enseignement. Une journée d’étude organisée au printemps dernier a réuni ces expériences afin d’en partager les réussites, les questionnements et les perspectives. Retour sur une dynamique qui dépasse largement le cadre d’un événement ponctuel.</strong></p><p class="text-align-justify">Un tribunal des générations futures en sciences économiques, un live magazine à l’école de journalisme, des étudiants et étudiantes qui choisissent de porter des auteurs latins sur scène, des jeux de rôle pour explorer les droits du vivant, des créations artistiques dans des enseignements consacrés aux féminismes décoloniaux… La journée d’étude L’enseignement universitaire est-il un art de la scène ?, organisée le 9 juin 2026 par Karine Cerrada, Caroline Demeyère, Edina Doci et Nicolas Kervyn (LSM), a rassemblé des initiatives développées au sein de plusieurs facultés de l’UCLouvain. Qu’elles soient directement intégrées à des cours, prennent la forme de projets extra-académiques ou d’ateliers avec des artistes, toutes ont en commun de mobiliser les arts de la scène pour faciliter l’apprentissage et le développement de la pensée personnelle.</p><p class="text-align-justify"><strong>Des formes et des usages multiples</strong></p><p class="text-align-justify">Si le théâtre occupe une place importante dans les projets présentés, les pratiques explorées sont plus larges : récit, danse, performance, jeu de rôle ou improvisation sont mobilisés en fonction des objectifs pédagogiques.</p><p class="text-align-justify">Les situations proposées aux étudiant·es sont tout aussi variées : défendre un point de vue devant un tribunal, interpréter un texte, construire une narration, incarner un personnage ou prendre part à une création collective. La journée d’étude a ainsi mis en évidence la diversité des formes que peuvent prendre les arts de la scène dans l’enseignement universitaire, sans qu’un modèle unique se dégage.</p><p class="text-align-justify">Quelques présentations consacrées à des projets de recherche-création a encore élargi cette perspective. Elles montrent que ces pratiques ne sont pas mobilisées uniquement à des fins d’enseignement, mais peuvent aussi devenir des outils de médiation scientifique en donnant à voir et à éprouver des résultats de recherche ou des questions parfois difficiles à transmettre par les formes académiques traditionnelles.</p><p class="text-align-justify"><strong>Ce que la scène met en jeu</strong></p><p class="text-align-justify">Bien que les projets présentés répondent à des objectifs différents, plusieurs préoccupations communes traversent les échanges. Comment travailler une notion qui reste abstraite tant qu’elle n’est pas mise en situation ? Comment faire dialoguer plusieurs points de vue ? Comment aborder des questions sensibles sans les réduire à une succession d’arguments théoriques ?</p><p class="text-align-justify">Le corps, la présence, le récit ou l’improvisation apparaissent alors comme des ressources pédagogiques. Les étudiantes et étudiants ne sont pas seulement invités à restituer des connaissances ; ils et elles débattent, argumentent, interprètent, collaborent et prennent des décisions. Plusieurs enseignant·es décrivent une implication différente des étudiant·es et des échanges qui se poursuivent souvent au-delà de l’activité elle-même.</p><p class="text-align-justify">Ces discussions trouvent un écho particulier dans un contexte où les pratiques étudiantes évoluent rapidement. La baisse de fréquentation de certains auditoires, l’accès permanent à l’information et le développement des intelligences artificielles conduisent de nombreux enseignant·es à interroger ce qui se joue pendant le temps de présence à l’université. En invitant à repenser ce temps comme un espace d’expérience, d’engagement et de création collective, les projets présentés ouvrent des pistes intéressantes à explorer.</p><p class="text-align-justify">Ces dispositifs modifient aussi le rôle de l’enseignant·e. Une simulation ou un exercice d’improvisation ne se déroule jamais exactement comme prévu. Les étudiant·es orientent parfois les échanges dans des directions inattendues.</p><p class="text-align-justify">L’enseignant·e accompagne alors le processus davantage qu’il ne le dirige, tout en étant parfois lui-même engagé dans l’exercice. Plusieurs intervenant·es ont évoqué une pratique qui demande d’accepter une part d’incertitude, de travailler sa présence et son écoute, mais aussi de partager avec les étudiant·es une forme de vulnérabilité. Cette posture instaure une relation pédagogique plus horizontale qui, sans effacer l’asymétrie des rôles, peut bousculer certains repères de l’enseignement universitaire.</p><p class="text-align-justify"><strong>Dans les coulisses</strong></p><p class="text-align-justify">Travailler avec un artiste, adapter un local, préparer une simulation ou une mise en scène, accompagner un groupe d’étudiant·es sur plusieurs semaines : ces projets demandent du temps, des compétences et des moyens.</p><p class="text-align-justify">Les discussions ont fait émerger des besoins très concrets. Des espaces adaptés, des collaborations avec le monde culturel, des financements, mais aussi un accompagnement pédagogique et artistique. Plusieurs intervenant·es ont rappelé que ces initiatives reposaient souvent sur des engagements individuels et qu’elles restaient difficiles à inscrire dans la durée.</p><p class="text-align-justify">La question de leur reconnaissance institutionnelle est également un élément central. Comment valoriser un investissement pédagogique de cette nature ? Quelle place lui donner dans les missions académiques ? L’inscription de ces projets dans la durée suppose ainsi de réunir les conditions concrètes de leur mise en œuvre, mais aussi de reconnaître le travail pédagogique qu’ils représentent.</p><p class="text-align-justify"><strong>Une communauté en construction</strong></p><p class="text-align-justify">Plusieurs participant·es ont découvert, au fil de la journée, des initiatives qu’ils et elles ne connaissaient pas alors qu’elles étaient développées depuis plusieurs années, parfois dans une autre faculté ou à quelques centaines de mètres de leur bureau. Cette mise en visibilité constitue sans doute l’un des principaux résultats de la rencontre. Les échanges ont fait apparaître des préoccupations communes, des envies de collaboration et la possibilité de mutualiser des outils ou des retours d’expérience.</p><p class="text-align-justify">Un groupe de pratique est né dans le prolongement de la journée afin de poursuivre ces échanges et d’accueillir de nouvelles personnes intéressées par les liens entre enseignement et arts de la scène. L’ambition est que ce réseau permette aux expériences existantes de se nourrir les unes les autres, tout en ouvrant la voie à de nouveaux projets au sein de l’université. TRACES13_sept2026_BDS.pdf</p><p class="text-align-justify"><strong>10 initiatives à découvrir</strong></p><p class="text-align-justify">Journalisme en scène<br>Antonin Descampe<br>École de journalisme de Louvain</p><p class="text-align-justify">Le théâtre comme outil pour interroger la construction de l’information et expérimenter d’autres formes de narration journalistique. Voir article ci-contre.</p><p class="text-align-justify">Le théâtre théorique comme outil d’apprentissage<br>Florence Degavre<br>Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication</p><p class="text-align-justify">Des mises en scène pour rendre des concepts théoriques plus accessibles et favoriser leur appropriation par les étudiant·es.</p><p class="text-align-justify">Parlement des espèces<br>Elisabetta Cinzia Rosa<br>Faculté d’architecture, d’ingénierie architecturale, d’urbanisme</p><p class="text-align-justify">Un jeu de rôle qui invite les étudiant·es à représenter des entités non humaines afin d’explorer les droits du vivant.</p><p class="text-align-justify">Teaching Skills through Theatrical Improvisation<br>Edina Doci<br>Louvain School of Management</p><p class="text-align-justify">Des exercices d’improvisation destinés aux enseignant·es pour travailler la présence, l’écoute et la capacité d’adaptation.</p><p class="text-align-justify">Inside Out (projet mené jusqu’en 2022)<br>Chloé Branders<br>Faculté de droit et de criminologie</p><p class="text-align-justify">Des ateliers de théâtre réunissant étudiant·es, personnes détenues et jeunes en IPPJ autour des relations humaines et de la rencontre avec l’autre.</p><p class="text-align-justify">Qui a tué Patrice Lumumba ?<br>Claire-Marie Lievens<br>Clinique juridique Rosa Parks pour les droits humains</p><p class="text-align-justify">Une pièce de théâtre nourrie par les recherches des étudiant·es et interprétée par leurs soins, qui place le public en position de juger les responsabilités dans l’assassinat de Patrice Lumumba.</p><p class="text-align-justify">Créations artistiques croisées des enseignantes et des étudiant·es<br>Emmanuelle Piccoli et Jacinthe Mazzocchetti<br>Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication</p><p class="text-align-justify">Podcasts, vidéos et créations artistiques autour des féminismes décoloniaux et des écoféminismes, qui interrogent les formes de production et de transmission des savoirs.</p><p class="text-align-justify">Audience du Tribunal des générations futures<br>Anaïs Périlleux<br>Faculté des sciences économiques, sociales, politiques et de communication</p><p class="text-align-justify">Une simulation de procès pour analyser les conséquences d’innovations techniques et développer une approche systémique des enjeux climatiques.</p><p class="text-align-justify">Louvain en chaires et en mots<br>Geneviève Warland<br>Faculté de philosophie, arts et lettres</p><p class="text-align-justify">Des biographies contées réalisées à partir d’archives pour expérimenter d’autres formes de médiation des savoirs historiques.</p><p class="text-align-justify">Porter les auteurs latins sur la scène<br>Aline Smeeters<br>Faculté de philosophie, arts et lettres</p><p class="text-align-justify">Un projet théâtral volontaire permettant aux étudiants de s’approprier les textes latins par la pratique de la scène.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 13:25:21 +0200</pubDate>
      <author>Université de culture</author>
    </item>
    <item>
      <title>Recherche artistique et recherche-création | deux modèles entre écoles d’art et universités</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44604</link>
      <description>La rencontre entre scientifiques et artistes permet de repositionner un sujet d’étude à la lumière de deux cultures qui s’apprivoisent.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="text-align-justify"><em>Par Christophe Alix, artiste, chercheur, enseignant, coordinateur de la recherche à l’IAD</em></p><p class="text-align-justify"><strong>La recherche en art a suivi un parcours singulier au sein des Écoles Supérieures des Arts (ESA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce cheminement la distingue parfois de la voie universitaire, qui privilégie le concept de «recherche-création» – une approche née au Québec et aujourd’hui largement adoptée par les universités et écoles d’art françaises. Bien que ces deux parcours évoluent dans des environnements et des contextes différents, ils convergent vers un objectif essentiel: ouvrir de nouveaux espaces d’expérimentation.</strong></p><p class="text-align-justify">Contrairement aux universités, les ESA n’avaient pas initialement vocation à intégrer la recherche dans leurs missions traditionnelles. «Ce que je fais m’apprend ce que je cherche»: cette célèbre phrase du peintre Pierre Soulages illustre parfaitement la posture des artistes-enseignant·es. Pour elles et eux, la recherche s’apparentait d’abord à la démarche nécessaire pour concevoir une œuvre. À titre d’exemple, le travail expérimental de Soulages sur la matière, le noir et la lumière a fini par donner naissance à un concept pictural majeur: l’outrenoir.</p><p class="text-align-justify">Sur le plan pédagogique, qui dialogue inévitablement avec la recherche, la théorie et la pratique ont connu d’importantes mutations structurelles. Autrefois dispensées par les mêmes artistes-enseignant·es, elles se sont progressivement dissociées en cours distincts : l’histoire et la théorie des arts d’un côté, la pratique artistique de l’autre. Ce découpage a rapproché les ESA du modèle universitaire, historiquement ancré dans l’étude théorique et historiographique des arts.</p><p class="text-align-justify"><strong>Un territoire partagé</strong></p><p class="text-align-justify">Dès lors, la recherche sur l’art est devenue un territoire partagé. Dans les ESA, elle s’est particulièrement épanouie à travers des disciplines où la théorie et la pratique entretiennent un dialogue permanent, comme la restauration d’œuvres, la narration en illustration, la musicologie, le cinéma documentaire ou la dramaturgie théâtrale.</p><p class="text-align-justify">Le véritable tournant institutionnel a lieu en 2014. Le décret dit «paysage» inscrit officiellement la recherche parmi les missions fondamentales de tous les opérateurs de l’enseignement supérieur (universités, hautes écoles et ESA), au même titre que l’enseignement et le service à la collectivité.</p><p class="text-align-justify">Cette reconnaissance a propulsé la recherche en art – à distinguer de la recherche sur l’art – dans une dynamique inédite au sein des ESA. Malgré l’absence de financements publics structurels (à l’exception du dispositif FrART du FNRS qui soutient une douzaine de projets par an), la grande majorité des écoles d’art abrite aujourd’hui une multitude d’initiatives novatrices.</p><p class="text-align-justify"><strong>Une recherche interdisciplinaire et polymorphe</strong></p><p class="text-align-justify">Si le croisement entre arts et sciences dites «dures» est indéniable, la recherche artistique en ESA investit également les sciences humaines, sociales, politiques ou architecturales. Elle s’aventure aussi dans des domaines sans ancrage scientifique strict, explorant des sujets sociétaux et culturels variés.</p><p class="text-align-justify">Citons la cuisine avec le projet Koujina, la cuisine des subalternes d’Ichraf Nasri, qui aborde la colonialité des savoirs sous le prisme de la nourriture en Tunisie ou encore le projet Les nouveaux habits du Colportage d’Alexia de Visscher, qui interroge les formes de partage à travers les bibliothèques parallèles de citoyennes et citoyens. Nous pourrions aller plus loin dans les croisements disciplinaires avec l’herboristerie, le paysagisme, le chamanisme, etc.</p><p class="text-align-justify">Les artistes-chercheurs n’hésitent donc pas à puiser leur inspiration créative hors des sentiers scientifiques traditionnels, rendant cette recherche artistique résolument interdisciplinaire et polymorphe.</p><p class="text-align-justify">Bien que les projets de recherche-création universitaires semblent davantage tournés vers les sciences, les universités et les ESA partagent cette même propension à générer de nouvelles connaissances grâce à l’expérimentation. La rencontre entre scientifiques et artistes permet de repositionner un sujet d’étude à la lumière de deux cultures qui s’apprivoisent.</p><p class="text-align-justify">Cette collaboration implique d’abord une harmonisation sémantique. Au cœur de la recherche Performer avec la terre que je développe avec Caroline Le Méhauté, le dialogue avec le biogéochimiste Yannick Agnan (UCLouvain) interroge par exemple les liens entre les horizons des sols et la biodiversité locale. L’enjeu est de formaliser ces dynamiques par le geste performatif.</p><p class="text-align-justify">Manipuler la terre dépasse alors le simple acte anodin, il matérialise une convergence entre la rigueur scientifique et la perception sensible, décentrant le regard sur les dimensions invisibles du milieu étudié.</p><p class="text-align-justify">Au-delà du langage, le croisement entre art et science invite aussi à repenser les processus et les protocoles de travail mutuels, sans pour autant chercher à les aligner de force.</p><p class="text-align-justify"><strong>De nouvelles formes de partage</strong></p><p class="text-align-justify">Enfin, la question de la diffusion de la recherche pousse les scientifiques à explorer de nouvelles formes de partage, éloignées des traditionnelles publications écrites.</p><p class="text-align-justify">À cet égard, le projet Danse, roches &amp; permafrost de la chorégraphe Louise Vanneste et de la géologue Sophie Opfergelt montre comment une conférence performée transforme la danse en l’expression vive d’une science en mouvement. Une telle approche bouscule la temporalité même de la recherche, en faisant coexister le temps long de la formation des roches et l’instant fugace et intense du geste chorégraphique.</p><p class="text-align-justify">Les apports de ces deux modèles sont immenses, même si nous n’avons encore que peu de recul sur leur valeur ajoutée. Ce que je sais avec certitude, c’est que l’ouverture de ces nouveaux territoires de recherche conduit souvent à imaginer de nouveaux univers méthodologiques, de nouvelles questions de recherche, d’autres manières d’aborder la dissémination des processus et résultats.</p><p class="text-align-justify">En conclusion, ces modèles de recherche permettent aux chercheur·euses de s’affranchir de protocoles rigides, calqués sur une évaluation standardisée et productiviste.</p><p class="text-align-justify">N’est-ce pas précisément là que s’ouvre un espace de respiration, au cœur même de ce trait d’union entre recherche et création ?</p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44604</guid>
      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 13:17:32 +0200</pubDate>
      <author>Université de culture</author>
    </item>
    <item>
      <title>La recherche-création | Une pratique plurielle</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44603</link>
      <description>S’écarter de la logique de l’autonomie de l’art implique d’articuler son champ de références aux autres champs d’appréhension du monde. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="text-align-justify"><em>Par Bruno Goosse</em></p><p class="text-align-justify"><strong>Depuis sa création, le magazine TRACES présente à chaque parution des expériences de co-création souvent étonnantes nées de la collaboration entre artistes et chercheur·euses de l’UCLouvain. Et c’est généralement le point de vue universitaire qui est relaté. Dans ce numéro, nous avons souhaité changer de perspective et donner la parole aux artistes et aux Ecoles d’art.</strong></p><p class="text-align-justify">A partir de ses propres expériences et tâtonnements, Bruno Goosse, artiste et enseignant, partage son regard sur la «recherche-création».</p><p class="text-align-justify">En privilégiant les références à ce qui est le plus stable et unifié — les politiques publiques et les politiques institutionnelles — le récit qui aujourd’hui semble s’imposer pour parler des activités articulant le travail des artistes et l’activité de recherche, valorise l’appellation «recherche-création».</p><p class="text-align-justify">Ce n’est pas celle que j’ai l’habitude d’utiliser. Je lui ai toujours préféré recherche-artistique, ou recherche en art, sans doute parce que je ne me résigne pas à abandonner le mot art au profit de celui de création.</p><p class="text-align-justify">Je n’entends pas discuter cette question de terminologie, mais rappeler qu’elle n’est pas fixée dans les usages me permet d’attirer l’attention sur ce qui pousse à nommer, à donner un (nouveau) nom à une pratique.</p><p class="text-align-justify">N’est-ce pas le signe qu’elle apparaît comme différente de ce qui se pratiquait jusqu’ici ? Et qu’il ne soit pas simple de se mettre d’accord sur le nom n’indique-t-il pas que cette pratique est elle-même plurielle ? Ce sera ma position.</p><p class="text-align-justify">J’observe que certaines pratiques d’artistes ont émergé tout en s’écartant suffisamment de ce qu’il est convenu d’appeler «art» pour que la question de leur dénomination se pose.</p><p class="text-align-justify">C’est à partir de ce constat que je peux partager mon regard sur la «recherche-création», et comme artiste je ne puis le faire qu’à partir de mes propres expériences et tâtonnements. Cet ancrage dans une histoire, un corps, un milieu est important.</p><p class="text-align-justify"><strong>L’étonnement comme point de départ de la recherche</strong></p><p class="text-align-justify">Longtemps j’ai considéré la pratique artistique comme une activité singulière, qui diffère de toutes les autres activités humaines : l’exercice de la création ne se justifiant que de la souveraineté dont elle se réclame.</p><p class="text-align-justify">Certes la liberté revendiquée du geste créateur doit également composer avec les logiques internes à l’œuvre qui, geste après geste, se compose, exerçant ainsi progressivement sa contrainte. Mais l’art est supposé appartenir à un champ social autonome et les œuvres avoir un mode d’existence propre à ce champ.</p><p class="text-align-justify">Cette manière d’envisager la pratique de l’art institue une coupure entre le monde de l’art (ses acteurices, ses lieux, son système) et le reste du monde. Or cette séparation ne correspondait pas à ma porosité au champ social, à la société. Le monde m’affecte.</p><p class="text-align-justify">Il ne cesse de m’étonner. Lorsque l’étonnement ne s’épuise pas dans une lecture plus ou moins informée, lorsqu’il résiste à une explication, il me pousse à investiguer, à enquêter, à chercher, à imager.</p><p class="text-align-justify">Mon étonnement concerne des petites choses, des détails sans importance.</p><p class="text-align-justify">Apprendre que le champ de la bataille de Waterloo a été le premier bien que l’état belge a décidé de protéger en vertu d’une loi, m’a ainsi étonné et m’a conduit à enquêter¹.</p><p class="text-align-justify">Apprendre que le même architecte a construit au même moment pour le même commanditaire un bâtiment collectif destiné à prendre soin d’enfants et un bâtiment luxueux destiné à renforcer le prestige de son propriétaire et que seul ce dernier est protégé, restauré, connu et apprécié m’a étonné².</p><p class="text-align-justify">Apprendre que les lichens ont une sensibilité létale aux qualités de l’air alors qu’elles échappent à nos sens, m’a étonné.</p><p class="text-align-justify">Les sujets d’étonnement varient. Mais ils sont ancrés dans l’expérience (ici, maintenant, avec mon histoire) d’une réalité partagée, commune, ils ne sont pas issus du monde de l’art et de son histoire.</p><p class="text-align-justify">Ils reposent sur des faits avérés, qui peuvent être documentés, mais dont l’agencement, la manière dont on peut les faire tenir ensemble, me semble toujours résister au bel ordonnancement qui leur ferait perdre leur opacité. Car comment être fidèle à cette réalité hétérogène si le caractère énigmatique qui la caractérise s’absente de son observation et de son partage ?</p><p class="text-align-justify">S’écarter de la logique de l’autonomie de l’art implique d’articuler son champ de références aux autres champs d’appréhension du monde. Il devient alors nécessaire de s’intéresser au travail des scientifiques et éprouver la différence entre l’irréductible énigme du monde et la «simple» ignorance.</p><p class="text-align-justify"><strong>Les sanatoriums: un terrain d’investigation</strong></p><p class="text-align-justify">Prenons un exemple. Depuis quelques temps, je m’intéresse aux sanatoriums³, ces immenses bâtiments construits entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle dans le but de lutter contre la tuberculose, alors portée à un niveau épidémique.</p><p class="text-align-justify">Les sanatoriums sont une articulation de formes et de politiques : formes architecturales liées à des fonctions sanitaires mais générant une esthétique et résultat de la mise en place d’une politique sanitaire systématique recourant à une thérapeutique imposant une attention à l’environnement.</p><p class="text-align-justify">La thérapie qui faisait consensus alors était naturelle: cure d’air, repos forcé, et alimentation abondante. Que l’air soit curatif implique qu’il ait une certaine qualité ou une certaine pureté. Or, on ne disposait alors d’aucun appareil pour en mesurer la qualité, tout au plus regardait-on la densité des fumées à la sortie des cheminées des usines. Autrement dit, si l’air semblait transparent, il était réputé pur. C’était léger pour décider de construire, un sanatorium ici plutôt que là.</p><p class="text-align-justify">Pourtant, en 1866, le botaniste finlandais Wilhem Nylander écrivait déjà que «les lichens donnent, à leur manière, la mesure de la salubrité de l’air, et constituent une sorte d’hygiomètre très sensible».</p><p class="text-align-justify">Autrement dit, au moment où il importait de trouver l’endroit idéal où construire chaque sanatorium, les lichénologues disposaient déjà d’une méthode résultant d’observations scientifiques pour déterminer si l’air était qualitatif en un lieu donné. Mais cette méthode n’a jamais été utilisée pour aider à déterminer un emplacement car ce savoir est resté celui des lichénologues.</p><p class="text-align-justify">Ce n’est évidemment pas le seul savoir scientifique qui n’est pas sorti de la communauté de spécialistes qui l’a créé. Mais il me semble tout de même étonnant, alors qu’une application était non seulement possible mais utile, d’important coûts étant en jeux, que personne ne se soit saisi de ce savoir. Il a fallu environ un siècle pour que les recherches sur les lichens en tant qu’indicateurs de la qualité de l’air se poursuivent.</p><p class="text-align-justify"><strong>De l’observation scientifique à l’expérience artistique</strong></p><p class="text-align-justify">Je me demande pourquoi les lichens n’ont pas été entendus. Était-ce parce qu’on ne pensait pas qu’il soit possible de les écouter ? Et moi, puis-je me mettre à leur écoute afin d’apprendre d’eux ce qu’ils savent de ces qualités de l’air qui m’intéressent alors que je ne suis ni lichénologue, ni biologiste, ni même naturaliste amateur.</p><p class="text-align-justify">En quête de connaissances sur les lichens, j’ai participé à une initiation à Lichens GO⁴ organisée à l’UCLouvain. Lichens GO est un programme de sciences participatives qui vise à évaluer la qualité de l’air en étudiant les différentes espèces de lichens qui poussent sur les arbres.</p><p class="text-align-justify">J’y ai découvert non seulement les lichens, mais aussi ce mouvement du milieu scientifique vers les citoyens que l’on appelle les sciences participatives, m’autorisant à me saisir, en tant que non-scientifique, de la question de la qualité de l’air évaluée par les lichens⁵.</p><p class="text-align-justify">Le protocole de lichens GO vise la collecte de données, soit le décompte dans des surfaces déterminées, de 35 espèces de lichens identifiables au moyen d’une clé de détermination visuelle. Ces données sont ensuite introduite sur une plateforme qui calcule le pourcentage de pollution de l’air à l’endroit de la collecte.</p><p class="text-align-justify">J’en déduis qu’une collecte respectant le protocole donne une représentation de l’atmosphère d’un endroit donné. Or, l’air est imperceptible à nos sens. Représenter l’atmosphère grâce aux lichens est une manière de rendre perceptible ce qui échappe à nos sens.</p><p class="text-align-justify">Il serait alors possible de rendre perceptible l’atmosphère actuelle des anciens préventoriums et sanatoriums.</p><p class="text-align-justify">La formule suivante:<br>27 10 13 4</p><p class="text-align-justify">1 7 14 18</p><p class="text-align-justify">7 26 4 3 8</p><p class="text-align-justify">constitue une signature lichénique de l’atmosphère de l’ancien préventorium Leon Poriniot à Biez. Cette suite de dessins et de nombres signifie que j’ai identifié 27 Amandinea punctata, 10 Candelaria concolor, 13 Candelariella sp. 4 Hypogymnia physodes, 1 Lecanora, 7 lichens crustacés poudreux, 14 Melanelixia glabratula, 18 Parmelia sulcata, 7 Phaeophyscia orbicularis, 26 Physcia adsendens, 4 Punctelia sp., 3 Ramalina farinacea et 8 Xanthoria parietina sur ce site, en suivant le protocole de Lichens GO.</p><p class="text-align-justify">L’identification et le comptage permettent aux scientifiques de recueillir des données qui permettront d’affiner les modèles existants ou d’en construire de nouveaux et aux citoyen·nes de savoir dans quel environnement ils et elles vivent.</p><p class="text-align-justify">Mais je me demande aussi s’il est possible de proposer une appréhension sensible des qualités de l’air qui n’en passerait pas par l’image. Cette question m’éloigne du protocole scientifique.</p><p class="text-align-justify">J’imagine que si je retrouve sur un territoire cible les lichens que j’ai observés et comptés sur un territoire source, et si je relie ces lichens sous la forme d’une promenade, selon un protocole analogue à celui de LichenGO, je pourrais considérer d’une part que cette balade est dessinée par les lichens eux-mêmes, et d’autre part qu’elle est à l’image de l’atmosphère du territoire source.</p><p class="text-align-justify">Voici donc ce que je mets en œuvre au MACPA du Sart Tilman à Liège, où j’ai trouvé sur ce territoire cible une diversité lichénique suffisamment riche pour réaliser le projet. Des promenades à l’image de l’atmosphère de différents sanatoriums de la région se mettent en place. Le public est invité à les parcourir afin de tenter de sentir par le déplacement de son corps les qualités de ces atmosphères.</p><p class="text-align-justify"><strong>Un double mouvement</strong></p><p class="text-align-justify">On le voit, la recherche artistique qui apparaît ici s’inscrit dans un double mouvement : un mouvement de la science vers les non-spécialistes, et un mouvement de l’art vers la rigueur scientifique.</p><p class="text-align-justify">L’objet qui s’y élabore présente deux versants : l’un peut se soumettre à la vérification (il n’est pas question d’inventer des faits) tandis que l’autre s’éprouve et se discute mais ne se vérifie pas.</p><p class="text-align-justify">Le résultat de la recherche artistique ne s’énonce pas depuis une place d’expertise. Sa réception ne privilégie pas celles et ceux qui, étant eux-mêmes reconnu·es expert·es, peuvent les avaliser ou les critiquer.</p><p class="text-align-justify">Que la recherche s’y exerce d’une certaine manière en amateur place celui ou celle qui la reçoit sur pied d’égalité avec celui ou celle qui l’a produite.</p><p class="text-align-justify"><strong>Bruno Goosse</strong></p><p class="text-align-justify">Bruno Goosse est un artiste plasticien belge et professeur à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Son travail s’appuie sur des documents, des archives et des faits historiques pour proposer une relecture poétique, critique et politique de récits souvent laissés en marge de l’histoire.</p><p class="text-align-justify">À la croisée de l’art contemporain et de la recherche, il développe une démarche d’artiste-enquêteur qui interroge les systèmes de valeurs, les politiques publiques et notre rapport au réel.</p><p class="text-align-justify">Ses œuvres prennent la forme d’installations, de vidéos, de publications et de conférences, et sont exposées en Belgique comme à l’international. Il est également engagé dans le développement de la recherche en école d’art et a publié plusieurs ouvrages, dont grand(s) air(s) (2025).</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 13:09:01 +0200</pubDate>
      <author>Université de culture</author>
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      <title>UCLouvain Culture change d’échelle</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44602</link>
      <description>Aujourd’hui, elle lui donne un nouvel élan: une culture davantage présente sur tous les campus, plus participative et étroitement connectée à la recherche et aux grands enjeux de société. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p class="text-align-justify"><strong>Et si l’art et la culture n’étaient pas à côté de l’université, mais au cœur de ce qu’elle est et de ce qu’elle fait ? Un lieu où l’on apprend, où l’on cherche, mais aussi où l’on crée, expérimente, débat et se laisse surprendre. Depuis plus de vingt ans, l’UCLouvain défend cette conviction. Aujourd’hui, elle lui donne un nouvel élan: une culture davantage présente sur tous les campus, plus participative et étroitement connectée à la recherche et aux grands enjeux de société.</strong></p><p class="text-align-justify">Pourquoi la culture à l’université ? Parce qu’elle participe pleinement à sa mission d’émancipation.</p><p class="text-align-justify">Au profit d’étudiant·es qui arrivent avec des parcours et des bagages culturels très différents, elle ouvre des portes et contribue à réduire les inégalités. Elle offre aussi un formidable terrain pour apprendre autrement: regarder, écouter, expérimenter, confronter les points de vue et développer son esprit critique.</p><p class="text-align-justify">Et les bénéfices dépassent largement les disciplines artistiques. En bousculant les habitudes de pensée, l’art stimule la créativité et l’innovation dans tous les secteurs. Lorsqu’artistes, scientifiques et étudiant·es se rencontrent, chacun déplace le regard de l’autre. De ces frottements peuvent surgir de nouvelles questions, de nouvelles méthodes, parfois de nouvelles réponses.</p><p class="text-align-justify">La culture revêt aussi une dimension collective. Un concert, un atelier, une exposition ou un spectacle créent des espaces de respiration et de rencontre. Ils contribuent au bien-être et font vivre ce sentiment précieux d’appartenir à une communauté.</p><p class="text-align-justify"><strong>La culture sans frontières</strong></p><p class="text-align-justify">Depuis quelques années, l’UCLouvain a changé de géographie. Louvain-la-Neuve, Mons, Tournai, Charleroi, Bruxelles Woluwe, Saint-Gilles et Saint-Louis: l’université se déploie aujourd’hui sur plusieurs villes et plusieurs territoires. Sa politique culturelle aussi.</p><p class="text-align-justify">La dimension multisite devient donc une priorité: l’objectif est de proposer une offre culturelle accessible et de qualité à l’ensemble de la communauté universitaire, quel que soit le campus fréquenté. Une démarche en phase avec les ambitions de l’UCLouvain en matière d’équité, de diversité et d’inclusion.</p><p class="text-align-justify">Pour accompagner ce changement d’échelle, UCLouvain Culture revoit son organisation. Désormais, une équipe de coordination rassemble les compétences transversales – communication, recherche-création, résidences d’artistes, budget… – tandis que des équipes locales développent des projets au plus près des campus et de leurs partenaires.</p><p class="text-align-justify">Louvain-la-Neuve dispose de son équipe, tout comme le Hainaut pour Mons, Tournai et Charleroi. À Bruxelles, une coordination accrue entre les campus de Woluwe, Saint-Louis et Saint-Gilles devrait voir le jour, avec un rôle central confié à l’asbl Arte-Fac.</p><p class="text-align-justify">Derrière cette nouvelle organisation, une ambition: construire une identité culturelle commune sans gommer les singularités de chaque lieu, tout en affirmant davantage l’UCLouvain comme acteur culturel à Bruxelles, dans le Hainaut et en Brabant wallon.</p><p class="text-align-justify"><strong>À vous de jouer !</strong></p><p class="text-align-justify">La culture universitaire ne se réduit pas à remplir des salles. Les étudiant·es comme les membres du personnel ne sont pas seulement des publics: ils et elles peuvent aussi devenir programmateur·rices, musicien·nes, comédien·nes, photographes, organisateur·rices ou porteur·euses de projets.</p><p class="text-align-justify">L’UCLouvain veut donc renforcer les liens avec les collectifs étudiants actifs dans la culture et mieux faire connaître les outils qui soutiennent leurs initiatives, comme le Fonds de développement culturel.</p><p class="text-align-justify">Autre défi: toucher celles et ceux qui se sentent encore éloigné·es de l’offre culturelle. Cela implique d’aller à leur rencontre, grâce à la médiation mais aussi en déplaçant les propositions artistiques. Pourquoi faudrait-il toujours entrer dans une salle pour rencontrer l’art ? Spectacles, expositions ou interventions peuvent aussi investir les espaces du quotidien universitaire et surgir là où on ne les attend pas.</p><p class="text-align-justify"><strong>Quand artistes et scientifiques dialoguent</strong></p><p class="text-align-justify">Autre terrain d’expérimentation: la recherche-création. Il s’agit d’explorer plus avant la voie qui a été tracée depuis six ans : encourager et soutenir les rencontres entre artistes, chercheur·euses et étudiant·es, non pas en juxtaposant leurs pratiques mais en les faisant réellement dialoguer.</p><p class="text-align-justify">L’UCLouvain entend ainsi développer l’accueil d’artistes associé·es à des programmes de recherche et d’enseignement, conforter son fonds pour la Recherche-Création et faire davantage de place à cette démarche dans des projets scientifiques et pédagogiques.</p><p class="text-align-justify">Cette dynamique se construira aussi avec des partenaires extérieurs : écoles supérieures des arts et institutions culturelles en Wallonie et à Bruxelles, mais également des acteurs proches de l’université comme le Musée L, le Vilar ou la Ferme du Biéreau.</p><p class="text-align-justify">L’enjeu ? Faire de l’université un pôle de création où une démarche artistique peut nourrir une recherche scientifique – et inversement.</p><p class="text-align-justify"><strong>La culture au cœur du débat</strong></p><p class="text-align-justify">Transition écologique, santé mentale, diversité… Les grands enjeux qui traversent l’université et la société trouveront eux aussi un écho dans la programmation culturelle.</p><p class="text-align-justify">Présenté en septembre 2025, le plan stratégique de l’UCLouvain, «Un cap, du sens», place l’humain au centre et affirme notamment les ambitions de l’université pour une société plus diverse et durable et pour un apprentissage actif et citoyen.</p><p class="text-align-justify">La culture viendra donner corps à ces priorités. La Quinzaine de la transition, la Semaine de la santé mentale ou le Printemps des diversités pourront ainsi faire dialoguer conférences et savoirs académiques avec spectacles, expositions, performances ou rencontres artistiques.</p><p class="text-align-justify">Car les artistes possèdent une force particulière: celle de faire ressentir ce que les chiffres et les discours ne suffisent pas toujours à transmettre. Ils et elles peuvent déplacer une question, provoquer une émotion, ouvrir un débat ou réunir autour d’une expérience commune.</p><p class="text-align-justify"><strong>Et maintenant, créer</strong></p><p class="text-align-justify">Il y a plus de vingt ans, l’UCLouvain affirmait déjà sa volonté de «convoquer la dimension culturelle au cœur de la formation et de la vie étudiante» et de laisser les artistes déplacer le regard de la communauté universitaire sur le monde et sur elle-même.</p><p class="text-align-justify">L’intuition n’a pas vieilli. Elle prend aujourd’hui une nouvelle ampleur.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 12:59:59 +0200</pubDate>
      <author>Université de culture</author>
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