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    <title>News of Louvain Fundation</title>
    <link>https://uclouvain.be/en/news/fondlouv</link>
    <description>Latest news of Louvain Fundation</description>
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    <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 20:43:02 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>Thu, 24 Sep 2026 20:43:02 +0200</lastBuildDate>
    <ttl>60</ttl>
    <item>
      <title>13 projets récompensés par le Louvain Student Angel Fund</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44157</link>
      <description>En 2026, 13 projets étudiants ont reçu un financement de la Fondation Louvain par le biais du Louvain Student Angel Fund. Ces 13 projets, impliquant plus de 79 étudiantes et étudiants, concernent des thématiques telles que le développement personnel, la création de start-up, l’entrepreneuriat ou encore la collaboration Nord-Sud.&amp;nbsp;Petit tour d’horizon des projets</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em><span><strong>En 2026, 13 projets étudiants ont reçu un financement de la Fondation Louvain par le biais du Louvain Student Angel Fund. Ces 13 projets, impliquant plus de 79 étudiantes et étudiants, concernent des thématiques telles que le développement personnel, la création de start-up, l’entrepreneuriat ou encore la collaboration Nord-Sud.&nbsp;</strong></span></em></p><p><em><span>Petit tour d’horizon des projets</span></em></p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44157</guid>
      <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 18:47:11 +0200</pubDate>
      <author>Louvain Fundation</author>
    </item>
    <item>
      <title>Nouvelle Lettre de la Fondation - juillet 2026</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44156</link>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44156</guid>
      <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 16:32:57 +0200</pubDate>
      <author>Louvain Fundation</author>
    </item>
    <item>
      <title>L’innovation en action : des étudiants au service des hôpitaux</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44151</link>
      <description>Les « classes d’innovation » proposent une pédagogie active et interdisciplinaire. Depuis 2024, l’École polytechnique de Louvain (EPL) a choisi de spécialiser ce format autour d’enjeux sociétaux majeurs. Dans le domaine de la santé, l’objectif est de réunir des étudiants issus des secteurs des Sciences et Technologies, des Sciences de la Santé et des Sciences humaines afin de relever des défis concrets d’innovation proposés par des hôpitaux ou des entreprises du secteur.Depuis plusieurs années, l’EPL développe des classes d’innovation. En adaptant ce concept aux spécificités du génie biomédical, la Faculté a créé les classes d’innovation pour les technologies au service de la santé. Celles-ci permettent aux étudiants sélectionnés de s’approprier des outils de création et d’innovation appliqués au domaine de la santé, en analysant des besoins sociétaux, en imaginant des solutions adaptées, en tenant compte des contraintes réglementaires propres au secteur et en rencontrant des experts internationaux. Séduit par cette initiative, un généreux mécène de la Fondation Louvain a souhaité soutenir la création de ce cours-projet.Ces classes sont proposées à des étudiants de master actifs dans le domaine de la santé, avec une forte proportion d’étudiants internationaux.La seconde édition des classes d’innovation&amp;nbsp;Pour cette deuxième édition des classes d’innovation pour les technologies au service de la santé, vingt étudiants belges, japonais, brésiliens et suédois ont participé au programme et ont défendu avec succès le fruit de leur travail.Répartis en cinq groupes de quatre étudiants, ils ont travaillé à l’élaboration de solutions innovantes destinées à répondre à des problématiques très concrètes soulevées directement par des acteurs du milieu hospitalier, à savoir&amp;nbsp;:&amp;nbsp;le diagnostic de rupture prématurée de membrane fœtale,&amp;nbsp;la gestion des implants de chirurgie,&amp;nbsp;l’amélioration de l'efficacité de la pharmacie hospitalière,&amp;nbsp;le système de distribution autonome des médicaments dans l'hôpital,&amp;nbsp;la gestion du parc de lits et des départs.Afin d’atteindre cet objectif, les étudiants ont participé à une série de séminaires consacrés aux méthodologies de l’innovation ainsi qu’à de nombreuses thématiques propres au secteur de la santé. Ces sujets sont essentiels pour garantir que toute innovation réponde précisément aux besoins des utilisateurs tout en respectant les contraintes spécifiques du secteur, telles que les mécanismes de financement et de remboursement, la multiplicité des parties prenantes ou encore les exigences réglementaires.Cette formation théorique a été complétée par des séjours immersifs au cours desquels les étudiants se sont familiarisés avec les réalités du terrain. Parallèlement, ils ont concrétisé leurs apprentissages à travers la réalisation de leur projet tout au long du quadrimestre.En consacrant du temps à l’observation et aux entretiens avec les acteurs de terrain, les étudiants ont pu identifier avec précision les problématiques rencontrées et proposer des solutions à la fois innovantes, réalistes et rapidement déployables. Leur objectif : générer un impact concret et immédiat sur l’organisation et la qualité des soins de santé.Présents lors des défenses finales, les partenaires hospitaliers se sont montrés particulièrement enthousiastes par la pertinence et la qualité des solutions proposées par les étudiants.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em><span><strong>Les « classes d’innovation » proposent une pédagogie active et interdisciplinaire. Depuis 2024, l’École polytechnique de Louvain (EPL) a choisi de spécialiser ce format autour d’enjeux sociétaux majeurs. Dans le domaine de la santé, l’objectif est de réunir des étudiants issus des secteurs des Sciences et Technologies, des Sciences de la Santé et des Sciences humaines afin de relever des défis concrets d’innovation proposés par des hôpitaux ou des entreprises du secteur.</strong></span></em></p><p><span>Depuis plusieurs années, l’EPL développe des classes d’innovation. En adaptant ce concept aux spécificités du génie biomédical, la Faculté a créé les classes d’innovation pour les technologies au service de la santé. Celles-ci permettent aux étudiants sélectionnés de s’approprier des outils de création et d’innovation appliqués au domaine de la santé, en analysant des besoins sociétaux, en imaginant des solutions adaptées, en tenant compte des contraintes réglementaires propres au secteur et en rencontrant des experts internationaux. Séduit par cette initiative, un généreux mécène de la Fondation Louvain a souhaité soutenir la création de ce cours-projet.</span></p><p><span>Ces classes sont proposées à des étudiants de master actifs dans le domaine de la santé, avec une forte proportion d’étudiants internationaux.</span></p><p><span><strong>La seconde édition des classes d’innovation&nbsp;</strong></span></p><p><span>Pour cette deuxième édition des classes d’innovation pour les technologies au service de la santé, vingt étudiants belges, japonais, brésiliens et suédois ont participé au programme et ont défendu avec succès le fruit de leur travail.</span></p><p><span>Répartis en cinq groupes de quatre étudiants, ils ont travaillé à l’élaboration de solutions innovantes destinées à répondre à des problématiques très concrètes soulevées directement par des acteurs du milieu hospitalier, à savoir&nbsp;:&nbsp;</span></p><ul><li data-list-item-id="ec64afed10f34c908ff8a17da8daeb3e7"><span>le diagnostic de rupture prématurée de membrane fœtale,&nbsp;</span></li><li data-list-item-id="ec60c2333679abc35e09e7c2238063a91"><span>la gestion des implants de chirurgie,&nbsp;</span></li><li data-list-item-id="ebd54daee51216256b7daae53359f5fac"><span>l’amélioration de l'efficacité de la pharmacie hospitalière,&nbsp;</span></li><li data-list-item-id="e5cf3a7de5b2d404123986a74af660dc4"><span>le système de distribution autonome des médicaments dans l'hôpital,&nbsp;</span></li><li data-list-item-id="e615be58e2ca2b699d00e41fae56450ae"><span>la gestion du parc de lits et des départs.</span></li></ul><p><span>Afin d’atteindre cet objectif, les étudiants ont participé à une série de séminaires consacrés aux méthodologies de l’innovation ainsi qu’à de nombreuses thématiques propres au secteur de la santé. Ces sujets sont essentiels pour garantir que toute innovation réponde précisément aux besoins des utilisateurs tout en respectant les contraintes spécifiques du secteur, telles que les mécanismes de financement et de remboursement, la multiplicité des parties prenantes ou encore les exigences réglementaires.</span></p><p><span>Cette formation théorique a été complétée par des séjours immersifs au cours desquels les étudiants se sont familiarisés avec les réalités du terrain. Parallèlement, ils ont concrétisé leurs apprentissages à travers la réalisation de leur projet tout au long du quadrimestre.</span></p><p><span>En consacrant du temps à l’observation et aux entretiens avec les acteurs de terrain, les étudiants ont pu identifier avec précision les problématiques rencontrées et proposer des solutions à la fois innovantes, réalistes et rapidement déployables. Leur objectif : générer un impact concret et immédiat sur l’organisation et la qualité des soins de santé.</span></p><p><span>Présents lors des défenses finales, les partenaires hospitaliers se sont montrés particulièrement enthousiastes par la pertinence et la qualité des solutions proposées par les étudiants.</span></p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44151</guid>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2026 19:27:31 +0200</pubDate>
      <author>Louvain Fundation</author>
    </item>
    <item>
      <title>Optimiser le diagnostic et l’accompagnement des jeunes TSA</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44153</link>
      <description>Un bon diagnostic et un bon accompagnement : voici deux éléments cruciaux qui font cruellement défaut aux adolescents et jeunes adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle. Ce grand projet interdisciplinaire,&amp;nbsp;financé par un généreux mécène soucieux de faire avancer la recherche sur l’autisme, cherche à améliorer la prise en charge et l'inclusion sociale de ces personnes. Cette recherche s’organise en trois grands axes, explicités ici par Philippe de Timary, psychiatre chef service de psychiatrie adulte à Saint-Luc, Nathalie Nader-Grosbois, professeure en psychologie du développement et orthopédagogie clinique, et Henryk Bukowski, professeur en psychométrie.Le but de ce projet ambitieux est de rendre possible une meilleure inclusion des adolescents et jeunes adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle (TSAsDI). D’une part en étudiant ce qui peut la favoriser, d’autre part en établissant des recommandations pratiques, avec, à terme, le développement d’une association dédiée à l’inclusion des personnes avec TSAsDI. L’approche interdisciplinaire rassemble des chercheurs et chercheuses issus de la psychologie, de la sociologie, des neurosciences, de la médecine et des sciences de l’éducation.À quelles carences actuelles ce projet cherche-t-il à répondre ?Henryk Bukowski : Le point de départ vient du constat que les personnes TSAsDI ne sont pas suffisamment accompagnées. Actuellement, si vous êtes un jeune adulte avec un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle, il est très difficile de trouver un accompagnement. Et en amont de l'accompagnement, il faut pouvoir les diagnostiquer.Philippe de Timary : L’offre de soins aujourd'hui cible essentiellement les enfants, et un peu les adolescents. Pour les jeunes adultes et les adultes passés à travers les mailles du filet, les carences sont grandes. Soit ils ne bénéficient pas du tout de soins, soit ils sont étiquetés d’une pathologie qui n’est pas la bonne et ils ne reçoivent donc pas l’accompagnement adéquat.Nathalie Nader-Grosbois :&amp;nbsp;Le taux de prévalence du trouble du spectre de l’autisme est évalué à 1 % de la population, dont 60 % sans déficience intellectuelle. Cela concerne donc une masse critique relativement importante. Si l’information sur l’autisme circule mieux grâce aux réseaux sociaux et aux médias, le diagnostic pour les adolescents et les jeunes adultes reste complexe et parfois tardif. Ils peuvent être confondus avec d’autres profils – haut potentiel intellectuel, troubles anxieux, d’attention… Ils n’ont alors pas de réponse à leurs besoins spécifiques, ce qui augmente chez eux le risque de symptômes anxieux ou dépressifs.Ce projet d’ampleur et interdisciplinaire se divise en trois grands axes de travail. À quoi s’attache chacun de ces axes ?Philippe de Timary : L’axe A est le volet de recherche fondamentale et interdisciplinaire visant à analyser les déterminants de l’inclusion sociale des personnes TSAsDI. Nous sommes quatre investigateurs principaux, très disparates dans nos inscriptions professionnelles. Dana Samson est neuropsychologue, Vincent Lorant est sociologue, Sophie Leclercq est biologiste, et je suis psychiatre. Notre but est d’offrir une compréhension globale plus complète de la problématique. Avec une proposition de solutions. Nous abordons différentes facettes. L’angle sociologique cherche à identifier ce qui fait que les gens se mettent en relation ou pas avec les autres, dans une analyse centrée sur les réseaux sociaux. L’angle neuropsychologique étudie les mécanismes psychologiques qui font qu’une personne va s’intéresser à l’autre ou non, donc les ressorts motivationnels ou des déficits dans les capacités à comprendre autrui, à s’adapter aux contextes sociaux et finalement à se construire une identité sociale, éléments qui aboutissent à une mise en retrait. Enfin, nous avons aussi une approche nutritionnelle. Il est connu que des difficultés alimentaires sont parfois associées. Ce n’est pas une habitude en psychiatrie, mais nous estimons qu’en l'occurrence cette approche nouvelle est prometteuse. Des recherches récentes ont pu mettre en évidence le rôle majeur du microbiote intestinal dans la régulation du comportement, des émotions et des fonctions cognitives. À terme, une meilleure compréhension de ces mécanismes sociologiques, psychologiques et biologiques pourrait favoriser le développement d’approches ciblant ces différentes dimensions pour permettre un impact positif sur les interactions sociales.Nathalie Nader-Grosbois : L’axe B est un volet de recherche interdisciplinaire clinique et psychoéducative, se basant sur les profils de forces et faiblesses d’adolescents, dans leur fonctionnement psychologique et leur trajectoire développementale. En s’intéressant à la façon dont ils vivent les changements sociaux, psychologiques, scolaires entre 10 et 24 ans. Ces changements génèrent beaucoup de stress, et des défis, chez les ados TSAsDI et leurs proches. Cet axe cherche d’une part à booster leurs stratégies d’adaptation aux émotions, leur estime de soi et leur autorégulation, via des groupes cliniques de soutien, et dans des études évaluant leur efficacité. D’autre part, à optimiser la sensibilisation des enseignants et des élèves typiques pour comprendre les difficultés que rencontrent les élèves TSA.Cet axe est porté par Anne Wintgens (pédopsychiatrie), Emilie Jacobs (psychologie de l’éducation et orthopédagogie clinique) et moi-même (psychologie du développement et orthopédagogie).Henryk Bukowski : À travers les descriptions des axes A et B, on sent bien qu’il y a un besoin d’avoir des mesures adéquates, en particulier pour contribuer au diagnostic. Il y a un manque de formation, mais aussi d’outils cliniques permettant d’évaluer de manière suffisamment fine les signes subtils des interactions sociales qui caractérisent ces individus présentant un TSAsDI. L’objectif de l’axe C est de mieux outiller les cliniciens, mais aussi les chercheurs. Au plus tôt un diagnostic est posé, au plus tôt et au mieux on peut les accompagner et leur pronostic en termes d’évolution de la personne est bien meilleur. Nous avons d’abord procédé à un état des lieux des outils existants. De notre point de vue de psychométricien, c’est extrêmement lacunaire. Les outils actuels sont très peu sensibles. Notre but est de constituer une batterie complète accessible à tous les cliniciens sur une plateforme numérique. Anne Wintgens (pédopsychiatrie), Philippe de Timary (psychiatrie adulte), Dana Samson (neuropsychologie) et moi-même (psychométrie) collaborons dans cet axe C. À ce stade, chacun s'organise dans son axe, mais on se voit régulièrement, on discute et on esquisse les partenariats possibles entre les différents axes de recherche. Nous avons quasi tous déjà travaillé ensemble. Il y a donc déjà une bonne base de collaboration et de communication.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em><span lang="fr"><strong>Un bon diagnostic et un bon accompagnement : voici deux éléments cruciaux qui font cruellement défaut aux adolescents et jeunes adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle. Ce grand projet interdisciplinaire</strong></span></em><span lang="fr">,&nbsp;</span><em><span lang="fr"><strong>financé par un généreux mécène soucieux de faire avancer la recherche sur l’autisme, cherche à améliorer la prise en charge et l'inclusion sociale de ces personnes. Cette recherche s’organise en trois grands axes, explicités ici par Philippe de Timary, psychiatre chef service de psychiatrie adulte à Saint-Luc, Nathalie Nader-Grosbois, professeure en psychologie du développement et orthopédagogie clinique, et Henryk Bukowski, professeur en psychométrie.</strong></span></em></p><p><span lang="fr">Le but de ce projet ambitieux est de rendre possible une meilleure inclusion des adolescents et jeunes adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle (TSAsDI). D’une part en étudiant ce qui peut la favoriser, d’autre part en établissant des recommandations pratiques, avec, à terme, le développement d’une association dédiée à l’inclusion des personnes avec TSAsDI. L’approche interdisciplinaire rassemble des chercheurs et chercheuses issus de la psychologie, de la sociologie, des neurosciences, de la médecine et des sciences de l’éducation.</span></p><p><span lang="fr"><strong>À quelles carences actuelles ce projet cherche-t-il à répondre ?</strong></span></p><p><span lang="fr"><strong>Henryk Bukowski :</strong> Le point de départ vient du constat que les personnes TSAsDI ne sont pas suffisamment accompagnées. Actuellement, si vous êtes un jeune adulte avec un trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle, il est très difficile de trouver un accompagnement. Et en amont de l'accompagnement, il faut pouvoir les diagnostiquer.</span></p><p><span lang="fr"><strong>Philippe de Timary :</strong> L’offre de soins aujourd'hui cible essentiellement les enfants, et un peu les adolescents. Pour les jeunes adultes et les adultes passés à travers les mailles du filet, les carences sont grandes. Soit ils ne bénéficient pas du tout de soins, soit ils sont étiquetés d’une pathologie qui n’est pas la bonne et ils ne reçoivent donc pas l’accompagnement adéquat.</span></p><p><span lang="fr"><strong>Nathalie Nader-Grosbois :&nbsp;</strong>Le taux de prévalence du trouble du spectre de l’autisme est évalué à 1 % de la population, dont 60 % sans déficience intellectuelle. Cela concerne donc une masse critique relativement importante. Si l’information sur l’autisme circule mieux grâce aux réseaux sociaux et aux médias, le diagnostic pour les adolescents et les jeunes adultes reste complexe et parfois tardif. Ils peuvent être confondus avec d’autres profils – haut potentiel intellectuel, troubles anxieux, d’attention… Ils n’ont alors pas de réponse à leurs besoins spécifiques, ce qui augmente chez eux le risque de symptômes anxieux ou dépressifs.</span></p><p><span lang="fr"><strong>Ce projet d’ampleur et interdisciplinaire se divise en trois grands axes de travail. À quoi s’attache chacun de ces axes ?</strong></span></p><p><span lang="fr"><strong>Philippe de Timary :</strong> L’axe A est le volet de recherche fondamentale et interdisciplinaire visant à analyser les déterminants de l’inclusion sociale des personnes TSAsDI. Nous sommes quatre investigateurs principaux, très disparates dans nos inscriptions professionnelles. Dana Samson est neuropsychologue, Vincent Lorant est sociologue, Sophie Leclercq est biologiste, et je suis psychiatre. Notre but est d’offrir une compréhension globale plus complète de la problématique. Avec une proposition de solutions. Nous abordons différentes facettes. L’angle sociologique cherche à identifier ce qui fait que les gens se mettent en relation ou pas avec les autres, dans une analyse centrée sur les réseaux sociaux. L’angle neuropsychologique étudie les mécanismes psychologiques qui font qu’une personne va s’intéresser à l’autre ou non, donc les ressorts motivationnels ou des déficits dans les capacités à comprendre autrui, à s’adapter aux contextes sociaux et finalement à se construire une identité sociale, éléments qui aboutissent à une mise en retrait. Enfin, nous avons aussi une approche nutritionnelle. Il est connu que des difficultés alimentaires sont parfois associées. Ce n’est pas une habitude en psychiatrie, mais nous estimons qu’en l'occurrence cette approche nouvelle est prometteuse. Des recherches récentes ont pu mettre en évidence le rôle majeur du microbiote intestinal dans la régulation du comportement, des émotions et des fonctions cognitives. À terme, une meilleure compréhension de ces mécanismes sociologiques, psychologiques et biologiques pourrait favoriser le développement d’approches ciblant ces différentes dimensions pour permettre un impact positif sur les interactions sociales.</span></p><p><span lang="fr"><strong>Nathalie Nader-Grosbois :</strong> L’axe B est un volet de recherche interdisciplinaire clinique et psychoéducative, se basant sur les profils de forces et faiblesses d’adolescents, dans leur fonctionnement psychologique et leur trajectoire développementale. En s’intéressant à la façon dont ils vivent les changements sociaux, psychologiques, scolaires entre 10 et 24 ans. Ces changements génèrent beaucoup de stress, et des défis, chez les ados TSAsDI et leurs proches. Cet axe cherche d’une part à booster leurs stratégies d’adaptation aux émotions, leur estime de soi et leur autorégulation, via des groupes cliniques de soutien, et dans des études évaluant leur efficacité. D’autre part, à optimiser la sensibilisation des enseignants et des élèves typiques pour comprendre les difficultés que rencontrent les élèves TSA.</span></p><p><span lang="fr">Cet axe est porté par Anne Wintgens (pédopsychiatrie), Emilie Jacobs (psychologie de l’éducation et orthopédagogie clinique) et moi-même (psychologie du développement et orthopédagogie).</span></p><p><span lang="fr"><strong>Henryk Bukowski :</strong> À travers les descriptions des axes A et B, on sent bien qu’il y a un besoin d’avoir des mesures adéquates, en particulier pour contribuer au diagnostic. Il y a un manque de formation, mais aussi d’outils cliniques permettant d’évaluer de manière suffisamment fine les signes subtils des interactions sociales qui caractérisent ces individus présentant un TSAsDI. L’objectif de l’axe C est de mieux outiller les cliniciens, mais aussi les chercheurs. Au plus tôt un diagnostic est posé, au plus tôt et au mieux on peut les accompagner et leur pronostic en termes d’évolution de la personne est bien meilleur. Nous avons d’abord procédé à un état des lieux des outils existants. De notre point de vue de psychométricien, c’est extrêmement lacunaire. Les outils actuels sont très peu sensibles. Notre but est de constituer une batterie complète accessible à tous les cliniciens sur une plateforme numérique. Anne Wintgens (pédopsychiatrie), Philippe de Timary (psychiatrie adulte), Dana Samson (neuropsychologie) et moi-même (psychométrie) collaborons dans cet axe C. À ce stade, chacun s'organise dans son axe, mais on se voit régulièrement, on discute et on esquisse les partenariats possibles entre les différents axes de recherche. Nous avons quasi tous déjà travaillé ensemble. Il y a donc déjà une bonne base de collaboration et de communication.</span></p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44153</guid>
      <pubDate>Mon, 22 Jun 2026 19:43:53 +0200</pubDate>
      <author>Louvain Fundation</author>
    </item>
    <item>
      <title>Monitorer en continu la santé mentale</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44152</link>
      <description>Sans baromètre fiable et constant, comment mener des politiques pertinentes pour la santé mentale ? C’est ce défaut d’outil que compte pallier ce projet porté, entre autres, par le Pr Olivier Luminet, de la Faculté de psychologie. Un partenariat avec un grand groupe de presse assurera l’impact concret de ces recherches sur la population belge francophone, ainsi que la visibilité du leadership de l’UCLouvain en matière de recherches sur la santé mentale.Que vise ce projet ?Le but est d’établir une cartographie de la santé mentale en Communauté française de Belgique et de pouvoir en suivre l’évolution à travers le temps. À l’heure actuelle, il manque vraiment d’un instrument tel que celui-ci. Or c’est une pré-condition pour pouvoir mener des politiques efficaces de prévention de la santé mentale et d’intervention dans les situations difficiles. On manque vraiment de chiffres. Et actuellement, les enquêtes menées en Belgique sur la santé mentale sont généralement très ponctuelles, ce sont des « one shot » qui donnent une idée à un moment donné, mais pas sur l’évolution. Ici, nous voulons construire un instrument qui prend en compte cet aspect évolutif, qui permet de suivre de manière longitudinale les mêmes personnes à travers le temps. Nous avons déjà une expérience car durant toute la pandémie de COVID-19 nous avons sondé des personnes que nous suivons encore aujourd’hui. Ainsi nous pouvons détecter certaines réactions au moment du COVID qui ont aujourd’hui un impact négatif sur leur santé mentale, ou au contraire, nous avons pu repérer des personnes qui sont très résilientes.Quelles sont les particularités de votre approche ?L’approche longitudinale, c’est-à-dire un suivi sur du moyen ou long terme, est l’une des lignes de force de ce projet. L’autre point de force, c’est d’avoir à la fois des modules fixes et des modules réactifs. Les modules fixes concernent les variables que nous devons absolument monitorer en permanence et sur le long terme. Mais nous voulons aussi être très réactifs en cas de situations particulières. À la fin du COVID, on est entré dans ce qu’on a appelé une période de polycrise avec la guerre en Ukraine, la crise énergétique, la crise au Moyen-Orient, etc. Donc toute une série de situations potentiellement anxiogènes, mais on ne sait pas quels sont précisément les motifs d’inquiétude de la population, quelle situation est plus anxiogène que les autres.Concrètement, comment allez-vous procéder ?L’idée est de faire cette enquête deux fois par an, avec une flexibilité pour réagir à des événements soudains et particuliers. Nous aurons aussi des focus sur certains groupes de population : les jeunes, les personnes endeuillées, la question de la solitude, le rôle de l'activité physique, etc. C’est pour cela que nous avons constitué une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses. Nous sommes cinq, un nombre idéal pour assurer une bonne diversité d’approche tout en maintenant une efficacité certaine.Pour mener ces enquêtes sur une population large et diversifiée, nous avons établi un partenariat avec le groupe de presse Rossel (Le Soir, Sud Presse, RTL). Ces médias publieront nos résultats ainsi que nos recommandations pratiques que les gens pourront appliquer dans leur vie de tous les jours. Notre but étant de sortir de notre tour d’ivoire et de fournir des pistes d’action concrètes pour favoriser le bien-être et la santé mentale de toute la population.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em><span lang="fr"><strong>Sans baromètre fiable et constant, comment mener des politiques pertinentes pour la santé mentale ? C’est ce défaut d’outil que compte pallier ce projet porté, entre autres, par le P<sup>r</sup> Olivier Luminet, de la Faculté de psychologie. Un partenariat avec un grand groupe de presse assurera l’impact concret de ces recherches sur la population belge francophone, ainsi que la visibilité du leadership de l’UCLouvain en matière de recherches sur la santé mentale.</strong></span></em></p><p><span lang="fr"><strong>Que vise ce projet ?</strong></span></p><p><span lang="fr">Le but est d’établir une cartographie de la santé mentale en Communauté française de Belgique et de pouvoir en suivre l’évolution à travers le temps. À l’heure actuelle, il manque vraiment d’un instrument tel que celui-ci. Or c’est une pré-condition pour pouvoir mener des politiques efficaces de prévention de la santé mentale et d’intervention dans les situations difficiles. On manque vraiment de chiffres. Et actuellement, les enquêtes menées en Belgique sur la santé mentale sont généralement très ponctuelles, ce sont des « one shot » qui donnent une idée à un moment donné, mais pas sur l’évolution. Ici, nous voulons construire un instrument qui prend en compte cet aspect évolutif, qui permet de suivre de manière longitudinale les mêmes personnes à travers le temps. Nous avons déjà une expérience car durant toute la pandémie de COVID-19 nous avons sondé des personnes que nous suivons encore aujourd’hui. Ainsi nous pouvons détecter certaines réactions au moment du COVID qui ont aujourd’hui un impact négatif sur leur santé mentale, ou au contraire, nous avons pu repérer des personnes qui sont très résilientes.</span></p><p><span lang="fr"><strong>Quelles sont les particularités de votre approche ?</strong></span></p><p><span lang="fr">L’approche longitudinale, c’est-à-dire un suivi sur du moyen ou long terme, est l’une des lignes de force de ce projet. L’autre point de force, c’est d’avoir à la fois des modules fixes et des modules réactifs. Les modules fixes concernent les variables que nous devons absolument monitorer en permanence et sur le long terme. Mais nous voulons aussi être très réactifs en cas de situations particulières. À la fin du COVID, on est entré dans ce qu’on a appelé une période de polycrise avec la guerre en Ukraine, la crise énergétique, la crise au Moyen-Orient, etc. Donc toute une série de situations potentiellement anxiogènes, mais on ne sait pas quels sont précisément les motifs d’inquiétude de la population, quelle situation est plus anxiogène que les autres.</span></p><p><span lang="fr"><strong>Concrètement, comment allez-vous procéder ?</strong></span></p><p><span lang="fr">L’idée est de faire cette enquête deux fois par an, avec une flexibilité pour réagir à des événements soudains et particuliers. Nous aurons aussi des focus sur certains groupes de population : les jeunes, les personnes endeuillées, la question de la solitude, le rôle de l'activité physique, etc. C’est pour cela que nous avons constitué une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses. Nous sommes cinq, un nombre idéal pour assurer une bonne diversité d’approche tout en maintenant une efficacité certaine.</span></p><p><span lang="fr">Pour mener ces enquêtes sur une population large et diversifiée, nous avons établi un partenariat avec le groupe de presse Rossel (Le Soir, Sud Presse, RTL). Ces médias publieront nos résultats ainsi que nos recommandations pratiques que les gens pourront appliquer dans leur vie de tous les jours. Notre but étant de sortir de notre tour d’ivoire et de fournir des pistes d’action concrètes pour favoriser le bien-être et la santé mentale de toute la population.</span></p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44152</guid>
      <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 19:35:07 +0200</pubDate>
      <author>Louvain Fundation</author>
    </item>
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