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    <title>News of Université catholique de Louvain</title>
    <link>https://uclouvain.be/en/news/uclouvain</link>
    <description>Latest news of Université catholique de Louvain</description>
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    <pubDate>Wed, 23 Sep 2026 04:46:28 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>L’UCLouvain ouvre une nouvelle année académique en questionnant le monde</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44630</link>
      <description>Ce 14 septembre, l’UCLouvain a officiellement ouvert son année académique 2026-2027 sur son campus de Bruxelles Woluwe. Après une année exceptionnelle marquée par les 600 ans de l’Université, cette rentrée ouvre un nouveau chapitre, avec une même ambition : questionner le monde, faire progresser les savoirs et contribuer à éclairer la société.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce 14 septembre, l’UCLouvain a officiellement ouvert son année académique 2026-2027 sur son campus de Bruxelles Woluwe. Après une année exceptionnelle marquée par les 600 ans de l’Université, cette rentrée ouvre un nouveau chapitre, avec une même ambition : questionner le monde, faire progresser les savoirs et contribuer à éclairer la société.</strong></p><p>Une nouvelle année académique commence à l’UCLouvain. Avec elle arrivent de nouveaux étudiants et étudiantes, de nouveaux académiques et scientifiques, mais aussi de nouveaux projets, de nouvelles recherches et autant de questions à explorer.<br>Pour marquer ce nouveau départ, la communauté universitaire s’est réunie le 14 septembre sur le campus de Bruxelles Woluwe à l’occasion de la traditionnelle ouverture de l’année académique.</p><p>Une rentrée placée sous le signe du questionnement, du partage et de la rencontre.</p><h3>Questionner pour continuer à avancer</h3><p>Dans un monde traversé par de profondes transformations scientifiques, technologiques, environnementales et sociales, la capacité à questionner reste au cœur de la mission universitaire. C’est ce fil rouge qui a accompagné cette rentrée 2026-2027 et qui guidera l’Université tout au long de l’année.</p><p>Une ambition résumée par <strong>Françoise Smets, rectrice de l’UCLouvain</strong>, dans son discours de rentrée : <em>« Une UCLouvain qui questionne le monde et se remet en question pour éclairer la société. »</em></p><h3>Une célébration pour respirer, écouter et se connecter</h3><p>Celles et ceux qui étaient présents ont d’abord pu se recueillir autour d’un thème qui résonne particulièrement avec cette rentrée :<strong> « Questionner la vie… et s’attendre à l’inattendu »</strong>. Ce moment d’intériorité a mêlé des lectures issues de différentes traditions, des témoignages, des pauses musicales et des temps de silence.</p><h3>Une diversité de regards</h3><p>La séance académique a ensuite donné la parole à plusieurs représentantes et représentants de l’Université : Françoise Smets, rectrice de l’UCLouvain ; Jean Hilgers, président du Conseil d’administration ; Philippe Leroy, administrateur délégué des Cliniques universitaires Saint-Luc ; Liza Lecocq et Thomas Herry, co-président·es de l’AGLouvain ; Margo Tonnelier, présidente du Corps scientifique ; et Florence Stinglhamber, vice-rectrice à la politique du personnel.</p><p>Des regards différents réunis autour d’un même enjeu : ouvrir collectivement cette nouvelle année et poursuivre les missions d’enseignement, de recherche et de service à la société.</p><p>Dans son discours, la rectrice a notamment rappelé le rôle que l’Université entend continuer à jouer face aux grands défis contemporains, de l’intelligence artificielle aux enjeux environnementaux, en passant par la défense de la liberté académique et des droits humains.</p><h3>La recherche, au cœur des défis à venir</h3><p>La rentrée a également été l’occasion de revenir sur les avancées de la recherche à l’UCLouvain. Au cours des quatre dernières années, les montants des conventions de recherche obtenues par ses chercheurs et chercheuses ont progressé de plus de 30 %, tandis que plusieurs de leurs travaux ont été récompensés par des prix prestigieux.</p><p>Face aux pressions qui pèsent sur le financement de la recherche, Françoise Smets a insisté sur la nécessité de préserver les conditions qui permettent à l’Université de remplir sa mission : <em>« Protéger la liberté de chercher et d’enseigner, et être toujours plus innovante, ceci afin de servir au mieux la société et la connaissance. »</em></p><p>Cette ambition passe également par le développement de collaborations avec les entreprises, les acteurs publics et les mécènes, afin de faire émerger de nouveaux projets et de favoriser le passage de la recherche à l’innovation.</p><h3>Accueillir celles et ceux qui feront vivre l’Université</h3><p>La rentrée marque aussi l’arrivée de nouveaux académiques à l’UCLouvain. Académiques, chercheurs et chercheuses qualifiés du FNRS ainsi que des académiques cliniques : <strong>près de 60 nouveaux collègues </strong>viennent renforcer les équipes de l’Université et enrichir ses activités d’enseignement et de recherche.</p><p>Lors de la cérémonie, <strong>Florence Stinglhamber, vice-rectrice à la politique du personnel</strong>, a salué leur arrivée, qui contribue à la fois à assurer la continuité de l’institution et à la renouveler grâce aux expertises, aux idées et aux perspectives nouvelles qu’ils et elles apportent.</p><p>Entre les différentes prises de parole, plusieurs intermèdes musicaux sont venus ponctuer ce moment. Ils étaient assurés par quatre étudiant·es de l’UCLouvain, dont deux ont participé, l’an dernier, au séminaire « Artiste en résidence » du chanteur Saule.</p><h3>Une nouvelle année pour chercher, transmettre et éclairer</h3><p>Après une année anniversaire tournée à la fois vers son histoire et vers son avenir, l’UCLouvain entame un nouveau chapitre.</p><p>Une année pour enseigner et apprendre. Pour expérimenter, créer et chercher. Pour confronter les points de vue et faire circuler les connaissances. Mais surtout, une année pour continuer à questionner et à se remettre en question. Comme le souligne Françoise Smets en guise de conclusion dans son allocution : &nbsp;<em>« Le monde actuel est bien inquiétant, encore plus pour nos jeunes</em> (…) <em>Mais je suis optimiste. L’important est de continuer à questionner et à se remettre en question. Si nous avançons ensemble, les réponses et les solutions sont à notre portée. Et ensemble nous pouvons être actrices et acteurs d’un réel changement. »</em></p><p><a href="https://uclouvain.be/fr/events/rentree-academique-2026-2027"><em>Retrouvez les discours et l'enregistrement vidéo de la séance académique</em></a></p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>Wed, 16 Sep 2026 16:10:44 +0200</pubDate>
      <author>Université catholique de Louvain</author>
      <targetAudiences>
        <audience>pbl-personnel</audience>
      </targetAudiences>
    </item>
    <item>
      <title>Un mur à vent unique en Europe ! </title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44649</link>
      <description>Le Windshaper, une soufflerie de dernière génération, a pris ses quartiers à l’UCLouvain. Il permet de façonner le vent de manière très fine pour simuler au plus proche du réel diverses conditions de vent et de turbulences. Il va contribuer à tester et concevoir des éoliennes, drônes, avions, panneaux solaires plus performants et résistants.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="https://uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-uclouvain/Actus%20/Recherche/mur%20%C3%A0%20vent/mur_a_vent_920X250.png" width="1227" height="333">Le Windshaper, une soufflerie de dernière génération, a pris ses quartiers à l’UCLouvain. Il permet de façonner le vent de manière très fine pour simuler au plus proche du réel diverses conditions de vent et de turbulences. Il va contribuer à tester et concevoir des éoliennes, drônes, avions, panneaux solaires plus performants et résistants.</strong></p><p>Le tout nouveau mur à vent « WindShaper » est prêt à déployer toute sa puissance au sein de l’Institute of Mechanics, Materials, and Civil Engineering (iMMC) de l’UCLouvain. Haute de près de cinq mètres et large de trois, cette soufflerie dernier cri permet de façonner le vent à souhait. <em>« Elle permet de produire des vents beaucoup plus représentatifs de ce qu’il se passe dans la nature »</em>, explique Julien Dandoy, doctorant à l’iMMC. <em>« Dans une soufflerie traditionnelle, un gros ventilateur entraine l’air dans une boucle fermée, ce qui donne un vent relativement uniforme dans toute la section d’essai »</em>, explique le jeune chercheur. <em>« Alors qu’avec le WindShaper, nous disposons au contraire de 2592 mini ventilateurs que nous contrôlons individuellement et dont nous pouvons faire varier la puissance au cours du temps »</em>. Cette technologie permet ainsi de reproduire une variété de profils de vent turbulents et instationnaires. De quoi reproduire, à petite échelle, des vents se rapprochant de ce qu’il est possible d’observer en réalité. Un niveau de contrôle, difficilement atteignable dans une soufflerie traditionnelle. <em>« Compte tenu de la nouveauté de ce type de dispositif, la maîtrise de cette nouvelle soufflerie est loin d’être triviale. De nombreux défis restent encore à être relevés ! »</em>.</p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44649</guid>
      <pubDate>Wed, 16 Sep 2026 11:41:32 +0200</pubDate>
      <author>Université catholique de Louvain</author>
    </item>
    <item>
      <title>Physics et Maths Project Days : quatre jours pour découvrir la recherche et dépasser les stéréotypes de genre</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44496</link>
      <description>Du 2 au 5 septembre, 60 jeunes femmes du secondaire ont participé à la quatrième édition des Physics Project Days à l’UCLouvain, organisée par Jérôme de Favereau, logisticien de recherche à l’institut IRMP, et Anna Benecke, chercheuse qualifiée FNRS. Au même moment, 30 jeunes filles de 3e et 4e secondaire ont participé aux Maths Project Days organisée par Timothée Marquis, chercheur qualifié FNRS et Robynn Corveleyn, doctorante.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Du 2 au 5 septembre, <strong>60 jeunes femmes du secondaire ont participé à la quatrième édition des Physics Project Days </strong>à l’UCLouvain, organisée par Jérôme de Favereau, logisticien de recherche à l’institut IRMP, et Anna Benecke, chercheuse qualifiée FNRS. Au même moment, <strong>30 jeunes filles de 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> secondaire ont participé aux Maths Project Days </strong>organisée par Timothée Marquis, chercheur qualifié FNRS et Robynn Corveleyn, doctorante. Deux initiatives qui permettent à des jeunes femmes, à différents moments de leur parcours scolaire, de découvrir les sciences et la recherche autrement.</p><p>Après une cérémonie d’accueil en présence de plusieurs présidentes et présidents d’instituts de recherche, les participantes aux Physics Project Days ont travaillé en petits groupes sur des <strong>projets expérimentaux </strong>ou théoriques, accompagnées par des tutrices et tuteurs. Accrobranche, échanges avec des étudiantes, postdoctorantes et professeures, et visite du cyclotron ont également rythmé ces quatre jours.</p><p>Dans le même esprit, les participantes aux Maths Project Days ont exploré les mathématiques comme une véritable démarche de recherche. Réparties en groupes de six, elles ont travaillé sur des <strong>questions ouvertes</strong>, accompagnées par des chercheuses et chercheurs, en testant des exemples, en formulant des conjectures et en explorant différentes pistes. Les Maths Project Days étaient organisés par <strong>Timothée Marquis, professeur à la Faculté des sciences et chercheur à l’IRMP, et Robynn Corveleyn, chercheuse à l’IRMP</strong>.</p><p>Le samedi, les participantes aux Physics Project Days ont présenté leurs recherches sous forme de <strong>posters scientifiques </strong>à leur entourage et à la communauté universitaire. Une cérémonie de remise des diplômes, en présence de la <strong>rectrice</strong>, Françoise Smets, a clôturé l’événement. À cette occasion, celle-ci a souligné l’importance de la recherche, du questionnement et de la diversité des regards dans la production des connaissances.</p><p>Au-delà de leur discipline respective, les deux projets poursuivent une même ambition : <strong>nourrir la curiosité scientifique, renforcer la confiance des jeunes filles en leurs capacités et leur faire rencontrer des modèles féminins dans les sciences</strong>. En s’adressant à des tranches d’âge différentes, les Maths et Physics Project Days contribuent ainsi à déconstruire les stéréotypes de genre et à encourager, dès le secondaire, de futures vocations scientifiques.</p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44496</guid>
      <pubDate>Mon, 14 Sep 2026 14:00:00 +0200</pubDate>
      <author>Université catholique de Louvain</author>
    </item>
    <item>
      <title> Une réparation des chromosomes transmise de génération en génération </title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44454</link>
      <description>Des scientifiques de l’UCLouvain et de l’ULB révèlent une stratégie de réparation de l’ADN exceptionnelle chez les rotifères bdelloïdes, des petits animaux capables de survivre à des doses de radiation hautement létales pour l'être humain. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des scientifiques de l’UCLouvain et de l’ULB révèlent une stratégie de réparation de l’ADN exceptionnelle chez les rotifères bdelloïdes, des petits animaux capables de survivre à des doses de radiation hautement létales pour l'être humain. L’intérêt ? Ce mécanisme, baptisé « BIHER », permet de mieux comprendre les conditions d'adaptation de la vie en milieu extrême.</strong></p><p>Les mécanismes de <strong>réparation de l’ADN </strong>sont <strong>essentiels au maintien de l’intégrité de notre génome</strong>. Lorsqu’ils sont <strong>défaillants</strong>, ils peuvent notamment être à l’origine de maladies ou <strong>contribuer au développement de cancers</strong>. La nature offre cependant des exemples remarquables d’organismes ayant développé des capacités de réparation exceptionnelles. C’est notamment le cas des rotifères bdelloïdes.</p><p>Ces minuscules animaux peuvent <strong>survivre à des conditions extrêmes</strong>, notamment à une dessiccation complète et à des doses de rayonnement ionisant supérieures à 500 grays, soit plus de 100 fois la dose létale chez l’être humain. À de telles doses, leurs chromosomes sont pulvérisés en dizaines, voire centaines de morceaux. Comment leur génome peut-il dès lors être réparé et transmis à la génération suivante ?</p><p>Une <a href="https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aee0891"><strong>étude publiée dans la revue </strong><em><strong>Science Advances </strong></em></a>par les équipes de Karine Van Doninck (ULB) et Bernard Hallet (UCLouvain) révèle une <strong>stratégie de réparation </strong>jusqu’ici inconnue. Les scientifiques montrent chez le rotifère <em>Adineta vaga </em>que les chromosomes fragmentés ne sont pas nécessairement réparés en une seule fois. Certains fragments peuvent être conservés et transmis au fil des générations, puis <strong>progressivement reconstruits </strong>grâce à des fragments intacts du chromosome homologue servant de modèle pour recopier les régions manquantes. Les scientifiques de l’UCLouvain et de l’ULB proposent de nommer ce nouveau mécanisme "BIHER", pour "<em>break-induced homologous extension repair</em>".</p><p>Cette stratégie, qui permet de reconstruire progressivement un génome fragmenté au cours de plusieurs générations, constitue une <strong>avancée majeure dans la compréhension de l’extraordinaire résistance des rotifères </strong>bdelloïdes. Au-delà de ces organismes, cette découverte montre que la <strong>réparation de l’ADN </strong>peut reposer sur des <strong>mécanismes beaucoup plus flexibles et originaux </strong>qu’on ne le pensait. Elle pourrait à terme contribuer à mieux comprendre les conséquences des défauts de réparation du génome impliqués dans certaines pathologies humaines comme les cancers.</p><p>Cette publication constitue le 3<sup>e</sup> article en série publié dans <em>Science Advances</em>, issu de la collaboration étroite et fructueuse entre les deux équipes de l’UCLouvain et de l’ULB. Depuis plus de 10 ans, grâce à la <strong>complémentarité de leurs expertises en biologie évolutive et moléculaire</strong>, les scientifiques ont réussi à révéler plusieurs découvertes entourant l’espèce modèle du rotifère bdelloïde <em>Adineta vaga</em>, notamment sa reproduction asexuée en l’absence de mâles et son extrême capacité à survivre au dessèchement complet ainsi qu’à des doses exceptionnellement élevées de radiations ionisantes. Cette recherche a été menée grâce au soutien de soutien de l’ARC, du FNRS, du Conseil européen de la recherche (ERC), du FSR de l'UCLouvain et de la Fondation ULB.</p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44454</guid>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 20:00:00 +0200</pubDate>
      <author>Université catholique de Louvain</author>
    </item>
    <item>
      <title>Prévention du suicide : passer de la parole à l’action collective</title>
      <link>https://uclouvain.be/en/node/44513</link>
      <description>À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, ce 10 septembre, Vincent Lorant, professeur de sociologie médicale et de politique de santé à l’UCLouvain, appelle à changer notre regard sur la prévention. Au-delà de l’accompagnement individuel, écoles, entreprises, institutions et pouvoirs publics ont eux aussi un rôle essentiel à jouer. Une approche collective que l’UCLouvain entend notamment renforcer avec un nouveau certificat universitaire dès janvier 2027.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, ce 10 septembre, Vincent Lorant, professeur de sociologie médicale et de politique de santé à l’UCLouvain, appelle à changer notre regard sur la prévention. Au-delà de l’accompagnement individuel, écoles, entreprises, institutions et pouvoirs publics ont eux aussi un rôle essentiel à jouer. Une approche collective que l’UCLouvain entend notamment renforcer avec un nouveau certificat universitaire dès janvier 2027.</strong></p><p>En Belgique, le suicide reste un enjeu majeur de santé publique. En 2022, il a causé environ 14 décès pour 100 000 habitants, soit l’un des taux les plus élevés d’Europe occidentale. Une réalité qui évolue par ailleurs moins favorablement chez nous que dans plusieurs pays voisins.</p><p><img src="https://uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-presse/cp-septembre-2026/20201112_VincentLorant_Haulot_006.jpg" data-align="right" width="151" height="189">Dans une carte blanche publiée dans <em>Le Soir </em>à l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, Vincent Lorant, professeur à l’UCLouvain, invite à dépasser une vision de la prévention centrée presque exclusivement sur l’individu et le monde médical.</p><h3>Parler du suicide ne provoque pas le suicide</h3><p>Le thème de cette Journée mondiale, « Changer le discours sur le suicide », porte d’abord un message essentiel : <strong>parler à une personne de ses idées suicidaires ne les provoque pas</strong>. Ouvrir le dialogue peut au contraire permettre de rompre l’isolement et constituer une première étape vers l’aide.</p><p>Changer de discours suppose aussi de sortir d’une logique rétrospective : après un suicide, la question ne peut pas être uniquement de savoir qui aurait pu ou dû « voir venir » le drame. Car prédire le suicide à l’échelle individuelle reste extrêmement difficile. La majorité des personnes décédées par suicide n’avaient pas fait de tentative antérieure et moins d’un tiers avaient rencontré un professionnel de la santé mentale au cours de l’année précédente.</p><h3>Prévenir sans attendre de pouvoir prédire</h3><p>C’est là tout le paradoxe souligné par Vincent Lorant : <strong>si le suicide est difficile à prédire chez une personne, il est possible de le prévenir à l’échelle d’une population</strong>.</p><p>La prévention doit donc aussi se penser dans les lieux où nous vivons, étudions et travaillons. Que peut mettre en place une école avant qu’un drame ne survienne ? Comment une entreprise peut-elle se préparer à accompagner ses équipes ? Comment un hôpital, une maison de repos, une commune ou encore une prison peuvent-ils agir ?</p><p>Les leviers existent : préparer davantage les sorties d’hospitalisation psychiatrique, limiter l’accès aux moyens létaux, sécuriser certaines infrastructures, former les professionnels, lutter contre l’isolement, développer les compétences psychosociales des jeunes ou encore mieux soutenir les proches après un décès.</p><p>Autrement dit, la prévention du suicide ne relève pas uniquement de la santé mentale : <strong>elle concerne aussi l’enseignement, le monde du travail, la justice, les médias et, plus largement, l’ensemble de la société</strong>.</p><h3>Vers une véritable politique nationale de prévention</h3><p>Vincent Lorant appelle dès lors à franchir une étape supplémentaire. Contrairement à plusieurs autres pays, la Belgique ne dispose toujours pas d’un véritable plan interfédéral de prévention du suicide.</p><p>Pour le chercheur, une stratégie efficace devrait articuler trois dimensions : permettre une parole respectueuse, sans culpabilisation ni banalisation ; donner aux organisations les moyens de prévenir les crises et d’accompagner leurs communautés ; et développer une politique publique coordonnée, dotée d’objectifs, de moyens et d’une évaluation fondée sur les résultats de la recherche scientifique.</p><h3>Former celles et ceux qui peuvent agir</h3><p>L’UCLouvain entend contribuer à cette évolution. Dès janvier 2027, l’Université ouvrira un <strong>nouveau certificat universitaire consacré à la prévention du suicide dans les communautés et les organisations</strong>.</p><p>La formation s’adresse aux acteurs et actrices de différents secteurs et leur permettra de construire un programme de prévention adapté à leur propre contexte. L’objectif : donner aux organisations des outils pour agir <strong>avant, pendant et après une crise</strong>, plutôt que de devoir improviser lorsqu’un drame survient.</p><p>Une initiative qui traduit concrètement le message porté par Vincent Lorant : la souffrance suicidaire est individuelle, mais ses déterminants et les moyens de la prévenir sont aussi sociaux, organisationnels et politiques.</p><p><strong>Changer le discours sur le suicide, c’est donc passer du silence à la conversation. Mais aussi, et surtout, de la conversation à l’action.</strong></p><p>Plus d'informations : <a href="https://uclouvain.be/prog-2026-suic2fc">https://uclouvain.be/prog-2026-suic2fc</a>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
      <guid isPermaLink="false">https://uclouvain.be/en/node/44513</guid>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 11:03:36 +0200</pubDate>
      <author>Université catholique de Louvain</author>
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