Impact des pratiques de gestion de la fertilité sur la qualité des sols en cultures maraîchères à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

Louvain-La-Neuve

December 04, 2019

17h

04 december

Cette thèse s’intéresse à la durabilité des systèmes de production maraîchers à travers une caractérisation et une typologie des pratiques maraichères et de leurs impacts à court et à long terme sur les sols au Burkina Faso. Une enquête a été réalisée auprès de 300 producteurs dans 10 périmètres maraichers à Bobo-Dioulasso. Les propriétés physiques, chimiques et biologiques de 69 échantillons de sols du site de Kuinima ont ensuite été analysées.

Actuellement, aucun agriculteur ne pratique une production exclusivement biologique ou agro-écologique. Quatre types d’exploitations ont été définis sur base de leur superficie et de leurs pratiques. Elles présentent des atouts en commun comme la pratique généralisée de la rotation et de l’association culturale et de la fertilisation organique, mais aussi des défis spécifiques à relever en termes d’usage des pesticides de synthèse et de fertilisation raisonnée. L’analyse et le fractionnement du carbone organique du sol (COS) a révélé une augmentation asymptotique de la teneur en carbone totale, de 9 g C kg-1 dans des parcelles témoins non cultivées à 28 g C kg-1 après 60 années de production. On note une forte contribution des micro-agrégats à la stabilisation physique du COS, favorisée par les oxydes de fer et d'aluminium amorphes et/ou les complexes métal-humus. Globalement, les pratiques maraichères ont conduit à une amélioration de l’activité biologique et de la qualité générale du sol. Cette amélioration de la qualité du sol semble en grande partie attribuable à l’augmentation de la teneur en carbone du sol consécutive aux apports d’amendements organiques. Malgré cette tendance positive, des efforts devront être faits pour un usage plus raisonné des intrants.