Cotutelle UCL-EPFL pour des robots humanoïdes

Publié le 22 août 2017

L’accord entre l’UCL et l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), une des meilleures écoles de sciences et ingénierie d’Europe, pour promouvoir des thèses de doctorat en cotutelle donne son premier fruit. Nicolas Van der Noot (iMMC) soutiendra en effet publiquement sa thèse ce 30 août à l’UCL après l’avoir défendue en privé à Lausanne le 21 juin dernier.

Ses travaux portent sur le développement de modèles de locomotion bio-inspirés pour la marche de robots humanoïdes. Son objectif ? Faire un pas de plus vers des robots adoptant une démarche comme la nôtre, chose que les robots industriels actuels sont incapables de faire. A long terme ce type de robot pourrait être utilisé pour intervenir sur des zones sinistrées suite à des catastrophes naturelles ou à un accident nucléaire par exemple.

Pour ce faire, Nicolas Van der Noot s’est inspiré à la fois de la robotique industrielle classique et de la modélisation de la marche de l’homme. Il a d’abord implémenté, virtuellement et grâce à des algorithmes, les propriétés musculaires caractéristiques de l’homme aux robots et ensuite appris à les contrôler via une série de petits moteurs présents dans la structure des robots. Un travail de longue haleine, d’apprentissage par essai et erreur, un peu à l’image d’un enfant qui apprend à marcher…

Grâce à la cotutelle avec l’EPFL, Nicolas Van der Noot a pu tester ses résultats en conditions réelles avec le robot COMAN. Il a ainsi réussi à faire faire à ce robot, de la taille d’un enfant de 5 ans, une cinquantaine de pas sur un tapis roulant en lui tenant la main pour qu’il ne tombe pas. Un grand pas pour ce robot humanoïde!

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