Un nouvel élan pour la recherche en sciences du vivant et environnementale

Publié le 24 mars 2017

Ce jeudi 16 mars 2017, le Secteur des Sciences et Technologies de l’UCL et le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) ont signé un accord de partenariat privilégié en matière de recherche pour les six prochaines années. Celui-ci couvre le domaine très large des sciences et technologies du monde vivant et de l’environnement. A l'UCL, la Faculté des bioingénieurs Agro Louvain et trois instituts de recherche, l'ELI (Earth and Life Institute), l'IMCN (Institute of Condensed Matter and Nanosciences) et l'ISV (Life Sciences Institute), sont impliqués dans ce partenariat avec le LIST. Le partenariat est soutenu financièrement par l'Association Luxembourgeoise des Amis de la Fondation Louvain.

« Nous sommes chercheurs dans le même domaine, donc nous pourrions être concurrents, et pourtant nous collaborons. Et on se complète bien ! » explique Patrick Gerin, bioingénieur et chercheur au sein du Earth and Life Institute de l’UCL, qui travaille en collaboration avec Philippe Delfosse, chercheur au LIST. Ces deux scientifiques pourront désormais accentuer leur partenariat grâce à l’accord signé entre les deux institutions.

Concrètement, l’accord signé vise à favoriser la mobilité des étudiants, doctorants et chercheurs seniors et à faciliter l’accès aux infrastructures et équipements scientifiques spécifiques dont dispose chacun des partenaires. « Nous ne partons pas de rien » déclare le Pr. Lucien Hoffmann, directeur du département Environmental Research and Innovation du LIST  « puisque de nombreux projets ont déjà été menés en commun par nos chercheurs, par exemple dans la valorisation énergétique de la biomasse, dans l’identification de composés bioactifs d’intérêt nutritionnel ou dans la compréhension des mécanismes mis en œuvre dans la formation de la paroi végétale, pour ne citer que quelques exemples ».

Les scientifiques se veulent ambitieux : développer une école doctorale thématique, organiser des cours d’été, coordonner l’acquisition de nouveaux équipements, et élargir le champ des thématiques abordées de manière conjointe. Un bel exemple  de thématique déjà explorée en collaboration mais qui sera facilitée et approfondie grâce à la nouvelle convention LIST-UCL : le développement de nouvelles applications pour les fibres végétales dont l’utilisation était, jusqu’il y a peu, cantonnée aux secteurs du textile et du papier. En étudiant la façon dont la fibre se développe dans la plante et en cherchant à améliorer ses propriétés, les chercheurs du LIST et de l’UCL mettent au point de nouvelles techniques de fertilisation impliquant l’utilisation de composés naturels, comme le silicium. Ces stratégies innovantes permettront d’obtenir de nouvelles fibres, à la fois plus souples, plus légères et plus résistantes qui trouveront de multiples applications dans le secteur de la construction, de la plasturgie, de l’isolation thermique et acoustique en remplacement de fibres synthétiques.

La signature donnera aussi un cadre davantage officiel aux collaborations existantes. Il s’agit d’un moment symbolique pour les deux institutions de recherche, traduisant un nouvel élan.