2008

Projet GRAP - Le rôle des organisations de la société civile dans la lutte contre la pauvreté
Marthe Nyssens, Marie-Catherine Vermer, Pierre-Germain Umuhire (2004-2008)

L’objet de ce projet interuniversitaire (Ulg et UCL, UMH) ), soutenu par la CUD et la DGCD est d’analyser le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans la lutte contre la pauvreté, en particulier en Afrique subsaharienne et dans le secteur de l’éducation, de la micro-finance et de la micro-assurance santé. Notre équipe a collaboré au volet concernant les secteurs micro-finance et micro-assurance santé. Le premier objectif est d’analyser dans quelle mesure l’implication des OSC dans ce secteur peut ou non favoriser une meilleure accessibilité des plus démunis à ces services. Dans un deuxième temps, il s’agit de se demander comment l’appui aux OSC peut favoriser une meilleure régulation de secteurs d’activité de la santé et de la micro-finance.
Nyssens M., Vermer M.-C., (2012), "La régulation des mutuelles de santé au Bénin", in Brot J., Gérardin H., Leloup F. (eds), L'acteur public et le développement: l'Etat malgré tout ?, Paris, Karthala
Labie M., Nyssens M., Wélé P. (2007), " Microfinance et micro-assurance santé : réflexions sur des articulations possibles à partir de quelques expériences au Bénin et au Burkina Faso" , Mondes en Développement, (35), 3, pp. 1- 15.

 

L'encastrement des organisations d'économie sociale et solidaire : une analyse de réalités Nord et Sud
Andreia Lemaître (20014-2008)

La recherche stabilise le concept d’encastrement, demeuré fortement polysémique dans la littérature et rarement opérationnalisé, en étudiant l’encastrement politique des organisations d’économie sociale et solidaire. Il s’agit de l’inscription de ces organisations dans l’espace public et au sein des politiques publiques, selon une relation d’influence réciproque. C’est donc à travers une hypothèse de co-construction du champ qu’elle examine les processus d’institutionnalisation de ces organisations. Le concept d’encastrement est opérationnalisé dans un terrain Nord et un terrain Sud, où varient les formes d’action publique des organisations d’économie sociale et solidaire et les formes d’action publique de l’Etat. Ce sont les entreprises sociales d’insertion par le travail en Région wallonne et les coopératives populaires dans l’Etat de Rio de Janeiro.
Au-delà des conclusions propres à chaque étude de cas, des conclusions transversales sont formulées. Elles sont relatives à la manière dont les organisations d’économie sociale et solidaire combinent des dimensions qui tendent à demeurer séparées dans les analyses : une dimension économique – de production de biens et services –, une dimension sociale – de service à la collectivité – et une dimension politique – d’expression collective dans l’espace public, susceptible d’interroger les cadres institutionnels en présence et de s’inscrire dans le paysage des politiques publiques.
Lemaître A. (2009), Organisations d’économie sociale et solidaire. Lectures de réalités Nord et Sud, Thèse doctorat, Louvain-la-Neuve, Presses Universitaires de Louvain.