Les 100 ans d’une collection impériale !

Ce lundi 21 juin, notre université célèbre les 100 ans de sa collection précieuse japonaise. Cette collection, quasiment unique au monde, attire des scientifiques et des amateurs du monde entier qui viennent à l’UCLouvain pour la consulter. 

Dès qu’un ambassadeur du Japon est nommé en Belgique, il vient la voir. Direction : la réserve précieuse de nos bibliothèques. C’est là que se trouve une magnifique collection de livres japonais anciens. « On vient du monde entier pour admirer les ouvrages », indique avec enthousiasme Emilie Vilcot, responsable de la réserve précieuse. « Certains sont même aux ‘aguets’ : un moine bouddhiste chinois était prêt à prendre le premier avion pour venir sur place et consulter un ouvrage dont nous possédons l’unique exemplaire. Il a pu le découvrir en ligne sur notre vitrine numérique DIAL.num !».  

« Cette collection comprend les ouvrages les plus fondamentaux de l'érudition japonaise : des documents historiques édités et produits jusque dans les années 1920. Selon moi, cette collection de livres est extrêmement précieuse et fondamentale pour l'étude du Japon jusqu'au 19e siècle - non seulement en Belgique, mais dans toute l'Europe ! » 

Kurushima Hiroshi, directeur du Musée national d'histoire japonaise de Sakura 

Objet d’expositions 

Cette riche collection nippone sort aussi de l’ombre à l’occasion d’expositions. « Les plus beaux exemplaires illustrés sont sortis de leur écrin en 2019 pour une exposition au Musée L », rappelle Emilie. Le grand public a pu y admirer des ouvrages qui ont été illustrés par les grands maîtres de l’estampe durant la période d’Edo (1600-1868), époque caractérisée par une effervescence artistique et culturelle. « Ce sont des livres emblématiques dans le domaine de la philosophie, de la religion, des biographies, de la littérature de voyage, des textes juridiques, de l'économie, de la médecine, de l'art et autres ».  

Une partie de la collection est par ailleurs accessible au grand public grâce au Musée L. « Ce ne sont pas toujours les mêmes pièces qui sont exposées », indique Emilie. Un roulement est prévu entre les œuvres de manière à éviter qu’elles ne s’abiment ». 

D’une taille extraordinaire 

Outre les livres – 3.200 titres répartis en près de 14 000 volumes-, la collection comprend des rouleaux et d’autres œuvres artistiques. Pour leur donner de la visibilité, parallèlement aux expositions, certaines pièces font l’objet d’une numérisation. « Nous avons commencé la numérisation en 2015 en partant d’une sélection de livres les plus représentatifs de la diversité de cette collection », explique Emilie. Aujourd’hui, nous passons sous scanner ce qui a été choisi pour les expos ou les titres demandés dans le cadre de recherches plus spécifiques ». Cette digitalisation des documents se fera pas à pas, l’idée étant d’ouvrir davantage encore les portes sur ce magnifique trésor pour en partager toute la richesse. 

Une réserve précieuse en mode open

Au-delà de cette collection nippone, d’autres documents de notre réserve précieuse font l’objet d’un projet de numérisation. L’acquisition d’un troisième scanner donnera un coup de fouet aux opérations dans les mois qui viennent. Objectif : que les chercheurs et chercheuses du monde entier puissent avoir un accès facilité à des documents indispensables à leurs recherches.

Publié le 21 juin 2021