Universités : attractivité et sous-financement

Nette croissance des étudiants primo-inscrits dans les universités : les recteurs des institutions universitaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles soulignent la discordance entre ce succès d’attractivité et le sous-financement de l’enseignement universitaire.

Alors que les inscriptions dans les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles se clôturent, l’analyse des chiffres fait ressortir plusieurs faits marquants. Tout d’abord le nombre de primo-inscrits (premières inscriptions dans un cursus universitaire) est en nette croissance, de l'ordre de 10%. Cette croissance cumulée à celle des années précédentes induit naturellement une augmentation du nombre total d’étudiants universitaires qui dépasse maintenant les 105.000. Enfin, l’internationalisation de nos étudiants s’accentue avec, dans plusieurs universités, plus de 20% de primo-inscrits n’ayant pas obtenu leur certificat d’études secondaires supérieures en Belgique francophone.

Si on peut se réjouir de cette augmentation et de cette diversification de nos étudiants, qui est bien plus le reflet d’une attractivité renforcée que d’une croissance démographique, elle est aussi une source d’inquiétude, car comment maintenir la qualité de nos formations avec des moyens par étudiants en constante décroissance ? Se pose ainsi avec une intensité accrue la question de la discordance entre la saine volonté d’augmenter le taux d’accès à l’enseignement supérieur et l’impossibilité avouée d’en financer le succès. C’est un défi incontournable en ce début de législature.

Pour plus d’informations : Mémorandum du Conseil des Recteurs (CRef) du 4 décembre 2018, http://www.cref.be/communication/20181204_Memorandum_CREF_2018.pdf

Publié le 06 novembre 2019