Le bois de Lauzelle

Véritable puits de CO2 bordant le site de Louvain-la-Neuve, le Bois de Lauzelle, qui appartient à l’Université et est géré par son garde forestier, est une ressource précieuse qui rencontre les objectifs d’enseignement, de recherche et de service à la société de l’Université. La gestion de ces 200 hectares est pratiquée dans le plus grand respect de la nature tant végétale qu’animale.

Des chevreuils non loin des étudiant·es. Une réalité rendue possible grâce à la gestion du Service de gestion du patrimoine et des espaces extérieurs (GPEX), de l’équipe forestière du Earth and Life Institute et de la faculté des bioingénieurs.

Labellisé Zone Natura 2000, le Bois de Lauzelle remplit plusieurs fonctions : être au service de l’enseignement et de la recherche, accueillir le public et produire du bois. Des missions qui requièrent un équilibre entre activité humaine et respect de la nature. Dans cet espace préservé, la protection de divers biotopes est une priorité. Revitaliseur de la biodiversité, l’étrépage est notamment pratiqué dans deux zones distinctes. Cet appauvrissement du sol superficiel a pour but de favoriser l’apparition d’espèces pionnières et la renaturalisation.

Ici, la faune et la flore vivent en symbiose. Une communauté d’une vingtaine de chevreuils s’autorégule notamment sans chasse. La pression automobile alentour prélève d'ailleurs chaque année plusieurs individus.

Au Bois de Lauzelle, la régénération des arbres est devenue naturelle. Bien que périurbain, le bois, qui assure les fonctions majeures d’épuration des eaux et de capture de carbone, conserve son caractère sauvage. L’abattage des arbres se fait obligatoirement en accord avec un plan d’aménagement forestier garantissant la pérennité des espèces. Les essences sous-représentées bénéficient d’une protection particulière et un contrôle strict des prélèvements est assuré afin que le nombre d’arbres débités soit inférieur à l’accroissement.

Protégé à de multiples égards, notamment contre l’étendue des espèces invasives telles que le Prunus serotina, ce patrimoine sylvicole est aujourd’hui en partie répertorié dans un arboretum centré sur les espèces non indigènes. Près de 400 arbres ont aussi été mis en défens afin de pérenniser chênes, hêtres, charmes ou encore pins capables de vivre encore quatre ou cinq siècles. Répertoriés, ces élus sont devenus intouchables, mis à l’abri de toute activité humaine, laissés à leurs seuls destins naturels.

Défi

  • Gérer les impacts des changements climatiques sur la faune et la flore.

Frein

  • Le développement de l'urbanisation et les pressions diverses exercées aux limites du bois.

Berceau d'espèces rares

Cet environnement choyé accueille de plus en plus de nouvelles espèces animales. Un signal qui
prouve le caractère accueillant et qualitatif du Bois de Lauzelle. La truite se reproduit par exemple tous les ans dans ses eaux. Elle côtoie d’autres animaux devenus rares aux alentours, comme des castors, des oiseaux gorge bleue à miroir ou encore de grandes aigrettes blanches.