Le personnel en transition

Le corps scientifique (CORSCI)

Animé·es par la même envie d’action, une quarantaine de chercheurs et chercheuses, toute discipline confondue, se sont rassemblé·es dès 2018 en un groupe de travail sur la transition. Une entité qui s’est rapidement scindée en deux sous-groupes : l’un consacré aux pratiques, l’autre à l’enseignement. Le dynamisme des volontés a rapidement fait naître des projets concrets donnant des résultats à court terme. État des lieux du présent, participation au MOOC sur le développement durable, envoi d’une lettre de sensibilisation adressée à l’ensemble des doyen·nes pour lancer le débat sur l’inclusion de formations sur la transition dans l’enseignement, inventaire des transformations accomplies par d’autres universités sont autant d’actions impactantes menées depuis la formation du sousgroupe de travail « enseignement ».

En parallèle, les membres, dont le focus porte sur la pratique, mettent sur pied une plateforme de communication web regroupant les initiatives de transition qui ont émergé au sein de l’UCLouvain. Une interface qui souhaite favoriser l’échange et l’entraide entre les divers groupes qui ont éclos parmi les facultés et qui sont animés par un changement vers plus de durabilité. D’autres projets sont aussi concrets, comme un travail mené sur les poubelles individuelles ou le tri du catalogue d’achat visant à rendre les fournitures de l’UCLouvain plus durables.

Les jeudis pour le climat

Le 15 mars 2019, à l'occasion de l’appel de la jeune activiste Greta Thunberg à une première grève internationale pour le climat, un petit groupe d'académiques et de scientifiques se sont réuni·es autour de la question suivante : « Comment, grâce à nos compétences de chercheurs, chercheuses et d’enseignant·es, pouvons-nous faire sauter les verrous qui nous empêchent d’opérer une transition écologique et sociale rapide ? ». En parallèle des manifestations des jeunes, les Jeudis pour le climat se réunissent régulièrement, se répartissent les champs d’action et les pistes de réflexion dans des sousgroupes (séminaire de recherche, enseignements relatifs à la transition, mobilité universitaire, gestion des espaces verts, requalification du personnel). Cette initiative a permis d'identifier, en quelques mois à peine, plus de 150 personnes qui partagent cette préoccupation de la transition écologique et inclusive au sein de l’Université.

En faculté d'architecture, ingéniérie architecturale et urbanisme (LOCI)

« Vers une réduction drastique de l’impact environnemental de LOCI ». Tel est l’un des points permanents mis à l’ordre du jour du bureau de la faculté d’architecture, ingénierie architecturale et urbanisme. Dans ce centre, la volonté de durabilité émane notamment du doyen et s’exprime en actions facultaires ponctuelles et concrètes. Les initiatives sont multiples pour diminuer la production de déchets comme le réemploi de matériaux de représentation des projets estudiantins. L’ensemble de la faculté travaille à la mise en oeuvre d’une transition environnementale dans son quotidien, dans son enseignement et sa recherche avec, notamment, la participation active au comité de pilotage du prochain écoquartier Athéna-Lauzelle de Louvain-la-Neuve.

En faculté de psychologie et des sciences de l'éducation

L’un des principaux leviers de la résilience du système se trouve au coeur de chaque individu. Telle est la conviction qui anime la commission écoresponsable (CER) de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation. Motivé par des préoccupations clairement environnementales, ce groupe se compose d’étudiant·es, de membres du personnel administratif, scientifique et académique qui réfléchissent ensemble à la transition vers une société plus durable au sein même de l’Université. Ses objectifs portent sur les changements de comportement, la sensibilisation des collègues, étudiant·es et la proposition de solutions concrètes. Mais des réflexions sont aussi naturellement menées sur les enjeux psychologiques des changements climatiques, comme l’écoanxiété, à intégrer au sein de la formation des futur·es psychologues. Enfin, le CER souhaite également stimuler la recherche dans le domaine de la transition écologique en étudiant, notamment, les freins comportementaux au passage à l’action.

A l'Earth and Life Institute (ELI) : Groupe action pour la transition du pôle Environmental sciences (ELIE) et de l'association des chercheurs et chercheuses (ACELI)

Au fait des dérèglements climatiques et de leurs impacts par le biais de leurs recherches, les membres du personnel de l’Earth and Life Institute (ELI), tous corps confondus, misent sur la cohérence. Le groupe Action pour la transition du pôle Environmental Sciences (ELIE) de l’Earth & Life Institute, fort d’une quinzaine de participant·es (personnel scientifique, administratif et académique), a donc mis en place trois cellules de réflexion centrées respectivement sur la mobilité scientifique, la gestion énergétique des bâtiments et l’organisation des événements de convivialité (pauses café, séminaires, anniversaires, etc.). Tous les deux mois, ils et elles se rassemblent et réfléchissent ensemble à des pistes concrètes. Parmi celles-ci : des initiatives zéro déchet appliquées à la vie quotidienne, un compost collectif mis en place par l’association des chercheurs et chercheuses du Earth and Life Institute (ACELI), etc. Quant aux réflexions sur la mobilité scientifique, elles ont abouti à un arbre de décision proposant des alternatives à l’avion . Ce voyage est-il important pour votre carrière ? Devez- vous être présent·e physiquement ? Est-ce que votre meeting se situe à moins de 400 km ? Autant de questions auxquelles des alternatives concrètes sont proposées : train, bus ou encore vidéoconférence. Et si l’avion est indispensable ? Le groupe invite à compenser l’empreinte carbone. Aujourd’hui, ces suggestions sont mises en pratique par des membres du personnel convaincu·es et engagé·es. Demain, elles seront peut-être imposées au sein du pôle ELIE. Placardées dans les toilettes, les cafétarias, le secrétariat du Earth & Life Institute ou publiées dans la newsletter, elles encouragent un maximum d’adhésions. Prochainement, un outil de calcul des émissions de CO2 individuelles générées par les déplacements en avion va compléter ce premier pas de sensibilisation. Une démarche concrète qui a pour but de se fixer, individuellement, des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre par l’usage de l’avion.