Le coefficient de biotope par surface

30 septembre 2020

L’équipe du projet Interreg TVBuONAIR a le plaisir de vous inviter à son workshop transfrontalier, sous forme d’un webinaire d’une demi-journée consacré à la thématique suivante : « Le coefficient de biotope par surface (CBS). Ou comment repenser la végétalisation de l’espace urbain et les opérations d’aménagement », le 30 septembre 2020.
 
Sur inscriptions (Google-Forms)


Programme détaillé

9h00 : Introduction, par un représentant de l’Agence de Développement et d’Urbanisme de la Sambre (ADUS)


9h05 : Contextualisation, par Corentin Greuez (Urbaniste, chargé de mission PCAET et animateur TEPCV à l’ADUS)


9h30 : Kesako CBS, intervenant à confirmer


10h30 : Session 1 – L’application : montage juridique et opérationnel

L’Ecopotentiel et le CBS+, adaptation de l’outil CBS aux réalités bruxelloises et aux besoins locaux des administrations : le bureau d’urbanisme BRAT, associé au bureau d’ingénierie « ecorce », ont réalisé pour le compte de Bruxelles Environnement, une adaptation de l’outil « Coefficient de Biotope par Surface », communément utilisé à Berlin, pour correspondre au mieux aux réalités bruxelloises et aux besoins locaux des administrations. Le travail et les discussions ont mené au développement de deux outils parallèles :

  • l’Ecopotentiel : outil détaillé permettant aux différents acteurs liés de près ou de loin à la biodiversité (développeurs immobilier, paysagistes, administrations, gestionnaires d’espaces verts, propriétaire de jardins….) de développer la biodiversité à Bruxelles
  • le CBS+ : outil simplifié qui est plus facile à mettre en œuvre et qui pourrait à terme rentrer dans la législation

Par Mélanie Vesters, bioingénieure et urbaniste de formation, Mélanie Vesters s’est spécialisée dans les questions de gestion de l’environnement dans la ville et l’agriculture urbaine. Elle travaille pour le bureau d’études BRAT, spécialisé en urbanisme, mobilité et environnement.

Intégrer et appliquer le CBS au sein d’un PLUi, l’exemple de la Communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre (CAMVS) : parmi ses nombreuses missions, l’Agence de Développement et d’Urbanisme de la Sambre (ADUS) assiste les collectivités dans la formalisation de leurs projets de territoire, dans l’élaboration de leurs documents de planification (PLUi/SCOT) et dans la mise en œuvre de démarches d’aménagement opérationnel et/ou expérimental

Par Ambre Legrand, chargée d’études planification au sein de l’agence, présentera l’expérience de la CAMVS dans la définition et la mise en œuvre du CBS dans son document de planification intercommunale (PLUi) approuvé en décembre 2019. La conservation et la­ mise en valeur du patrimoine naturel faisant parie intégrante du projet politique de l’intercommunalité, la mise en œuvre du CBS se veut être un outil opérationnel favorable à l’introduction de la nature en ville.

 
Panorama d’actions exemplaires issues de «  Capitale pour la Biodiversité » : un panorama d'actions exemplaires et concluantes en matière de planification et Trame Verte et Bleue (TVB) en milieu urbain (Strasbourg/Rennes) seront présentées, suivra une présentation de plusieurs actions qui permettent d’établir le lien « ville-TVB-climat » (Lyon), et d’autres actions plus spécifiques au milieu rural (Alsace/Bretagne). Enfin, la planification non réglementaire sera abordée, en tant que moyen efficace d’intégrer la nature en ville.

Par Gilles Lecuir, chargé de mission, Agence Régionale de la Biodiversité (ARB). Spécialiste de la communication publique, Gilles se charge depuis 2010, de mettre en œuvre, avec les acteurs du territoire les pratiques favorables à la biodiversité et de faire percoler les observations et conclusions des naturalistes parmi les acteurs franciliens, afin de faire évoluer les pratiques. Gestion écologique des espaces de nature, éco-conception des produits et services comme du bâti et de la ville, meilleur partage des usages de la nature, le champ d'intervention est large et les techniques variées.


11h30 : Session 2 – Les alternatives : servitude environnementale, mesures compensatoires, intégration des couloirs écologiques dans les outils de planification

Les outils juridiques de la prise en compte de la biodiversité dans les projets au-delà du CBS : Charles-Hubert Born présentera l'encadrement normatif de la délivrance des permis, les conditions et charges dans les permis, les projets de nature temporaire et la compensation des atteintes à la biodiversité, dans la perspective de l'établissement d'une trame verte et bleue intégrée à la politique d'aménagement du territoire.
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Par Charles-Hubert Born, professeur à l'UCLouvain et avocat au Barreau de Nivelles, pour le cabinet Haumont-Scholasse & Partners. Il est actuellement Vice-doyen à l’enseignement à la Faculté de droit et de criminologie de l’UCLouvain. Il est docteur en sciences juridiques, licencié en biologie et diplômé en Sciences et gestion de l'environnement. Parmi ses nombreuses activités, il enseigne l’introduction au droit, le droit de l’urbanisme et le droit de l’environnement et encadre des étudiants et doctorants dans ces matières. Il effectue et dirige des recherches scientifiques et des consultations pour les pouvoirs publics sur différents thèmes en droit de l’urbanisme et de l’environnement et en particulier sur le droit de la biodiversité au Séminaire de droit de l’environnement et de l’urbanisme (SERES) de la Faculté de droit.

La prise en compte de la biodiversité dans les chantiers de renouvellement urbain, l’exemple de l’EPF Nord-Pas de Calais : en cohérence avec les grands enjeux planétaires, l’Etablissement Public Foncier Nord – Pas de Calais prend en compte de façon précise les problématiques du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité dans ses interventions. En plus d’appliquer la séquence ERC (éviter, réduire et compenser) pour ses impacts sur les espèces protégées, l’établissement public prend en compte les espèces patrimoniales. En phase chantier il préserve, autant faire se peut, les arbres, végétations et sols pour lutter contre le réchauffement climatique, préserver la fertilité des sols et leurs fonctions (infiltration, évaporation…) et maintenir des éléments de « nature en ville ». Les sites urbains déconstruits temporairement disponibles sont ensemencés de « prairies fleuries » pour favoriser la biodiversité et limiter les coûts de gestion. L’installation de boisements temporaires ou de préfiguration est testée. Des essais de culture pour produire de la biomasse pour la méthanisation sont également en cours.

Par Guillaume Lemoine, ancien gestionnaire d’espaces naturels, Guillaume Lemoine, écologue de profession est référent biodiversité et ingénierie écologique à l’EPF Nord – Pas de Calais. Il s’intéresse à la restauration et la renaturation d’écosystèmes très anthropisés (friches industrielles, carrières…), à la désartificialisation et à la prise en compte des pollinisateurs sauvages et de la biodiversité en générale dans les métiers de l’aménagement.


12h50 : Restitution, par Yves Hanin (Sociologue-urbaniste, Professeur à l’Université Catholique de Louvain, Directeur du CREAT-UCLouvain)