Les recherches en formation des enseignants et en didactique

Continuités et ruptures dans l'apprentissage. Des constats aux pistes d'action
Édité par Jim Plumat, Céline Mousset, Pierre Smets et Philippe Soutmans - 2018

L'apprentissage dans l’enseignement obligatoire n’est pas un long fleuve tranquille. Sous l’apparente continuité du curriculum se cachent des ruptures au niveau des contenus disciplinaires... L'apprentissage dans l’enseignement obligatoire n’est pas un long fleuve tranquille. Sous l’apparente continuité du curriculum se cachent des ruptures au niveau des contenus disciplinaires. C’est le constat que des enseignants formateurs – dans différentes disciplines : français, mathématiques, sciences, langues modernes, histoire et éducation physique – et à différents niveaux de formation – du préscolaire à l’université – ont pu faire lorsqu’ils se sont réunis lors d’une journée d’études du Centre de recherche interdisciplinaire sur les pratiques enseignantes et les disciplines scolaires. L’objet de la réflexion était d’étudier la manière selon laquelle un concept particulier ou une compétence – par exemple le concept de l’égalité en mathématique ou la compétence de lecture en français – pouvait voyager et être enseigné tout au long de la scolarité. Les analyses effectuées dans les diverses disciplines révèlent que la progression curriculaire que certains imaginaient continue présente régulièrement des tensions, voire des ruptures. L’apprentissage longitudinal d’un concept ou d’une compétence s’avère souvent lacunaire, et dès lors difficile pour les élèves. Au départ de ce constat, les équipes de formateurs impliquées dans ce projet proposent des pistes d’action très concrètes, qui invitent leurs étudiants, futurs enseignants, à travailler de manière davantage conjointe et à se forger une image plus construite du savoir à enseigner.

Le plaisir de chercher en mathématiques
Édité par Laure Ninove, Thérèse Gilbert et le Groupe d'enseignement mathématique  - 2017

Des problèmes pour susciter le débat, conjecturer, communiquer et argumenter, construire le savoir et se construire des images mentales, modéliser ou voir autrement. Des problèmes pour épicer l'enseignement des mathématiques de 5 à 18 ans et plus. Des problèmes qui stimulent le développement d’une pensée autonome et citoyenne. Comment, à 5 ans, comparer deux grandes collections d'objets, à 10 ans, dessiner un assemblage de cubes qu’on ne peut que toucher, à 14 ans, construire une parallèle à une droite avec seulement un angle en carton ou, à 17 ans, peser un objet avec une balance défectueuse ?
Depuis 40 ans, le Groupe d’enseignement mathématique (GEM) défend l’idée que la pensée mathématique se développe en cherchant. Aujourd’hui, il propose 40 problèmes, accompagnés d’éléments de solution et de pistes didactiques.
Des problèmes pour susciter le débat, conjecturer, communiquer et argumenter, construire le savoir et se construire des images mentales, modéliser ou voir autrement. Des problèmes pour épicer l’enseignement des mathématiques de 5 à 18 ans et plus. Des problèmes qui stimulent le développement d’une pensée autonome et citoyenne.
Ce livre, à mettre entre toutes les mains, intéressera particulièrement les enseignants de mathématiques, de la maternelle à l’enseignement supérieur, ainsi que les étudiants futurs professeurs concernés par l’enseignement des mathématiques.

La pratique de l'enseignement en sciences. Comment l'analyser et la moderniser ?
Édité par Manuel Bächtold, Jean-Marie Boilevin, Bernard Calmettes - 2017

La pratique de l'enseignant se compose à la fois d’une activité observable et d’une activité mentale qui guide et accompagne l’activité. Observer et analyser cette pratique s’avère complexe. Cet ouvrage met en perspective plusieurs approches développées par des chercheurs en didactique des sciences et en sciences de l’éducation.  La pratique de l'enseignant se compose à la fois d’une activité observable, par exemple des gestes et des interactions langagières, et d’une activité mentale qui guide et accompagne l’activité. Observer et analyser cette pratique s’avère complexe, notamment dans le cadre des préconisations institutionnelles liées aux démarches d’investigation. Cette complexité est notamment liée à la variété des fonctions que l’enseignant assume, entre tutelle et médiation, entre transmission et construction des savoirs par les élèves, entre apprentissages conceptuels, méthodologiques et techniques, etc.
Comment procéder pour conduire et analyser cette pratique ? Avec quelle méthode et suivant quelle grille d’analyse ? Comment la modéliser de manière fine ? Cet ouvrage met en perspective plusieurs approches développées par des chercheurs en didactique des sciences et en sciences de l’éducation, tous spécialistes de l’activité enseignante. Il invite d’abord les auteurs, à travers des contributions individuelles, à expliciter et justifier leurs présupposés théoriques ainsi que leurs méthodes d’analyse et de modélisation. Il les engage ensuite dans une réflexion collective inédite, sous forme d’un débat, de manière à proposer finalement un éclairage de nature épistémologique sur les recherches portant sur la pratique enseignante en classe de sciences.
Ce ouvrage s’adresse à tous les acteurs de l’éducation et de l’enseignement des sciences en langue française : formateurs et chercheurs en didactique des sciences et en sciences de l’éducation, enseignants en sciences dans le primaire et le secondaire, étudiants suivant un master dans le domaine des sciences, de l’enseignement des sciences, en didactique des sciences ou en sciences de l’éducation.

Didactiques et formation des enseignants
Sous la direction de Ghislain Carlier - 2016

Cet ouvrage interroge les fondements de la transmission des savoirs, analyse les pratiques des enseignants et des formateurs, pour construire avec et pour les enseignants et les élèves des dispositifs pouvant répondre aux défis actuels. Les modalités de recrutement des enseignants et les systèmes de formations connaissent depuis une dizaine d'années de nombreux bouleversements. Ceux-ci sont liés à des modifications profondes des programmes scolaires, des exigences en termes de diplômes, des structures de formation. Ces contextes de changement conduisent à de nouveaux questionnements sur les complémentarités possibles et souhaitables entre les mondes de l’éducation et de l’enseignement, de la formation, de la recherche. Les chercheurs dans les domaines des didactiques des disciplines se sont toujours impliqués dans ce type de problématique.

Pour y répondre, ils proposent dans le cadre de cet ouvrage d’interroger les fondements de la transmission des savoirs, d’analyser les pratiques des enseignants et des formateurs, de construire avec et pour les enseignants et les élèves des dispositifs pouvant répondre aux défis actuels.
Cet ouvrage est composé d’un ensemble d’études et de propositions issues de travaux et de réflexions de professeurs, de chercheurs, d’étudiants, d’inspecteurs, de décideurs institutionnels. Il est donc destiné à tout acteur potentiel, professionnel ou expert, des mondes de l’enseignement, de l’éducation et de la recherche.

Vers l'interdisciplinarité. Croiser les regards et collaborer dans l'enseignement secondaire
Édité par Myriam De Kesel, Jean-Louis Dufays, Jim Plumat et Marie-Emilie Ricker - 2016

S'intéresser à l’interdisciplinarité des pratiques enseignantes revient à se poser des questions vitales pour toute équipe éducative : pourquoi travailler ensemble, en tant que formateurs d’enseignants, et en tant qu’enseignants dans les écoles ? Au nom de quels enjeux et en vue de quels objectifs ? Autour de quels projets concrets ?  S'intéresser à l’interdisciplinarité des pratiques enseignantes revient à se poser des questions vitales pour toute équipe éducative : pourquoi travailler ensemble, en tant que formateurs d’enseignants, et en tant qu’enseignants dans les écoles ?

Au nom de quels enjeux et en vue de quels objectifs ? Autour de quels projets concrets ? Certes, dans l’état actuel des choses, l’interdisciplinarité demeure davantage un idéal, présent dans les écoles à travers quelques expériences pilotes, qu’une expérience déjà fortement ancrée dans les pratiques. Un idéal, un projet, voire une utopie, diront certains. Mais n’est-ce pas justement l’une des spécificités des recherches sur l’école que de confronter l’existant au désirable ? Un auteur comme Edgard Morin n’a cessé de souligner combien, loin d’être un luxe de la pensée, l’interdisciplinarité constituait une condition de pertinence de toute démarche se voulant en prise sur l’évolution des connaissances et de la société.

Pour interroger les conditions de possibilité et de fécondité de cette approche, il convenait de donner la parole à des chercheurs, des enseignants et des formateurs qui y ont consacré des expériences. 

Donner du sens aux savoirs. Comment amener nos élèves à (mieux) réfléchir à leurs apprentissages
Édité par Jean-Louis Dufays, Myriam De Kesel, Ghislain Carlier, Jim Plumat - 2015

Trois raisons au moins justifient que soit aujourd'hui remise à l’honneur la question du sens des savoirs à l’école.
En premier lieu, le contexte auquel les enseignants et les élèves sont confrontés en ce début de XXIe siècle ébranle les finalités, la nature et les modalités de l’enseignement-apprentissage. Révolution numérique, accélération des modes de déplacement, de communication et d’information, nouvelle économie du rapport aux savoirs et aux compétences, explosion des réseaux sociaux… Impossible de ne pas s’interroger sur le rôle que les enseignants ont à jouer dans un tel contexte.

En second lieu, le contexte actuel d’incertitude et de remise en question rend indispensable un surcroit de réflexivité tant de la part des enseignants comme des élèves. Il en va dès lors de la responsabilité des chercheurs en didactique d’alimenter cette question par des recherches et par des expériences empiriques.
Enfin, à l’évidence, la question du sens constitue la question fondamentale par excellence, celle dont dépendent nécessairement toutes les autres et qui fédère les différents acteurs de l’école. Y consacrer un livre était donc le contraire d’un luxe : c’était une nécessité vitale.

Pour analyser ces différents enjeux et proposer des pistes d’action qui leur soient articulées, le livre donne la parole d’abord à Michel Develay, reconnu comme un éveilleur de sens, capable comme personne de voyager entre les disciplines pour en souligner les enjeux et les potentialités. Suivent quatre articles qui proposent une série de pistes et de réflexions pour un travail axé sur le sens des savoirs dans différentes disciplines ou structures de collaboration co-disciplinaires de l’enseignement secondaire, en l’occurrence les cours de sciences (biologie, physique et chimie), les cours d’éducation physique et sportive, les cours de français et d’histoire de l’art et les cours de religion.

L'apprentissage en situation de travail. Itinéraires du développement professionnel des enseignants d'éducation physique
Édité par Ghislain Carlier - 2015

Le développement professionnel des professeurs d'éducation physique ne se cantonne pas au quotidien de l’enseignement en classe. Il est au coeur des stages de formation continue, tant pour les formateurs que pour les formés.  S'intéresser à l’apprentissage en situation de travail, c’est avant tout porter un regard sur l’intervention ordinaire des enseignants.

C’est aussi identifier les événements significatifs de leur développement professionnel et comprendre l’usage qu’ils font de leur expérience.

Le développement professionnel des professeurs d’éducation physique ne se cantonne pas au quotidien de l’enseignement en classe. Il est au coeur des stages de formation continue, tant pour les formateurs que pour les formés.

À l’aide de méthodes qualitatives fines, les auteurs explorent les singularités des intervenants en éducation physique sous l’angle de la didactique clinique, de l’étude de la pratique, de leur sensibilité à ou de la place qu’ils accordent au plaisir d’enseigner et d’apprendre.

Interdisciplinarité en sciences humaines. Huit disciplines, cinq projets pédagogiques
Sous la direction de Marie-Laurence De Keersmaecker, Annick Detry et Jean-Louis Dufays (2014), avec des contributions de Mathieu Bouhon, Christine Dave, Serge De Patoul, Anne Ghysselinckx, Françoise Lowie, Nathalie Monier, Philippe Verhaegen, Marie-Cécile Wagner - 2015

Comment concilier les différents "regards" disciplinaires requis pour enseigner les sciences humaines quand aucune formation initiale spécifique n'existe ? L'objectif de cet ouvrage est de donner des clés aux nombreux enseignants qui doivent relever ce défi. Interdisciplinarité en sciences humaines propose une approche en deux parties. La première partie dégage les aspects spécifiques de huit disciplines des sciences humaines : la géographie, l'histoire, les sciences sociales, les sciences économiques, le droit, le français et la psychologie. La deuxième partie, plus pratique, présente cinq séquences pédagogiques pluridisciplinaires répondant aux exigences d'un apprentissage par compétences.

Celles-ci ont pour objets successifs la mondialisation, l'urbanisation, le développement durable, les dépendances et la démocratie.

 

 
Passage des frontières. Études de didactique du français et de l'interculturel
Édité par Luc Collès - 2013

Cinq thèmes majeurs de l'œuvre et du parcours de Luc Collès : l'enseignement de la littérature, la didactique du FLE et de l'interculturel, la promotion de la francophonie, la littérature migrante et l’interrogation sur les enjeux de la transmission...  

En choisissant de consacrer sa thèse à l'apport de la littérature francophone dans la formation des élèves issus d'autres espaces linguistiques et culturels, Luc Collès a opéré un double et spectaculaire passage des frontières : le professeur de langue maternelle devenait professeur de FLE, et l’amateur d’analyses structurales n’avait plus d’yeux désormais que pour la manière dont les différences culturelles modelaient non seulement le langage et la littérature, mais aussi toutes nos relations et toutes les dimensions de l’action humaine.

Les cinq parties qui composent cet ouvrage résument bien la diversité du parcours foisonnant de ce jeteur de ponts en mettant en évidence les thèmes majeurs qui l’ont mobilisé au long de sa carrière et à propos desquels il a fait œuvre de fondateur : l’enseignement de la littérature, la didactique du FLE et de l’interculturel, la promotion de la francophonie, la littérature migrante et l’interrogation sur les enjeux de la transmission du fait religieux dans le contexte des sociétés multiculturelles.

Identité professionnelle en éducaction physique. Parcours des stagiaires et enseignants novices
Édité par Ghislain Carlier, Cecilia Borges, Marie Clerx, Cécile Delens - 2012

L'enseignement est de moins en moins souvent la vocation de toute une vie. Nombreux sont les collègues qui ne font plus carrière à l'école et qui la quittent après une expérience très courte. L'interdisciplinarité, la collégialité, le travail collaboratif modifient profondément l'exercice de la profession.

Cette évolution a des répercussions sur l'attrait du métier d'enseignant ainsi que sur la formation initiale et continue. L'éducation physique n'échappe pas à ces transformations du paysage éducatif et scolaire. En particulier, l'enseignant novice est mis à l'épreuve par les nouvelles exigences, qui questionnent d'emblée ses capacités de maîtrise du processus d'enseignement-apprentissage.

Ce livre rassemble douze contributions internationales francophones qui respectent l'itinéraire chronologique des futurs professionnels : étudiants, stagiaires, novices, formation continue.

Outre des thématiques comme le plaisir d'apprendre ou d'enseigner et les interactions langagières, il aborde une réflexion plus générale à propos du processus de construction d'une identité d'enseignant en éducation physique, vue en tension sous différents aspects socioprofessionnels.

Progression et transversalité. Comment (mieux) articuler les apprentissages dans les disciplines scolaires ?
Coordination éditoriale de Ghislain Carlier, Myriam De Kesel, Jean-Louis Dufays, Bernadette Wiame  - 2012

Quoi de plus incontournable, en matière d'enseignement-apprentissage, que la progression des dispositifs mis en œuvre par les enseignants et des acquisitions qu'ils permettent de susciter ?

La progression est sans conteste la condition fondamentale de la dynamique du savoir et de son enrichissement, car tout enseignement est inscrit dans le temps et comporte une dimension narrative : apprendre quelque chose à quelqu'un, c’est nécessairement construire une histoire avec lui, c’est l’entrainer dans un récit dont il est le héros.

Peut-on caractériser plus précisément cette progression des apprentissages ?

Comment se construit l’histoire de l’apprentissage dans chaque domaine du savoir et dans la diversité des contextes éducatifs ? Telle est la première question à laquelle les contributions du présent ouvrage ont cherché à apporter quelques éléments de réponse.

Quelles pratiques didactiques pour favoriser la transition secondaire-université ? Gros plan sur les programmes du 3e degré de l'enseignement secondaire de transition
Édité par Jean-Louis Dufays, Marie-Laurence De Keersmaecker, Alain Meurant - 2011

La transition entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur pose des questions fondamentales de sens et de valeurs. Qu'est-ce qui fait que certains jeunes ont envie de poursuivre leurs études et d'autres non ? Quels facteurs ont influencé cette disposition ? Quels sont les liens entre rapport au savoir, rapport aux autres et rapport à soi ? Le champ disciplinaire, la maitrise du langage, la situation sociodémographique, le parcours des ascendants, le trajet et le projet de vie sont autant d'éléments qui entrent en compte pour le meilleur et parfois pour le pire dans ce moment crucial du jeune en formation.

Dans ces conditions, les pratiques didactiques destinées à favoriser la transition secondaire-université sont appelées – particulièrement dans la phase terminale de l'enseignement secondaire – à se laisser interroger par la question délicate du rapport au savoir. Celui-ci, quelle que soit la discipline envisagée – de l'histoire au français en passant par l'éducation physique, les sciences religieuses, les langues modernes et anciennes, la géographie et les technologies –, n'est pas seulement affaire de connaissances « transversales » et de rapport à un projet d'études. Il requiert tout aussi bien des compétences disciplinaires qui aident l'individu à se construire dans un rapport adéquat à des types de savoir spécifiques. Il mobilise aussi le gout de reculer les frontières de la connaissance en vue de mettre ses contenus et les compétences où ils s'intègrent au service de l'individu et de la société.

Les voies du discours. Recherche en sciences du langage et en didactique du français 
Édité par Francine Thyrion - 2011

Francine Thyrion accède aujourd'hui à l’éméritat après une carrière totalement dédiée à l’enseignement, à la recherche et au service à la société. Tout au long de sa carrière universitaire, elle a été une enseignante dans l’âme, convaincue des bienfaits de la recherche, non seulement pour elle-même, mais aussi et d’abord pour ses étudiants, qui sont à la fois le point de départ, l’aboutissement et la pierre de touche de son engagement. Toutes ses recherches concernent l’étude des discours en langue française, considérés dans leur production comme dans leur réception. Quand la langue se fait culture, et particulièrement culture internationale, elle lui consacre des études qui s’étendent jusqu’au Japon.

Elle a également marqué de son empreinte la Faculté de philosophie, arts et lettres de l’Université catholique de Louvain, en tant que présidente de son Département d’études romanes, en tant qu’une des pilotes de la réforme de Bologne et en tant que responsable de la formation rédactionnelle des étudiants du premier cycle. Le présent ouvrage met en lumière les trois volets de son itinéraire : l’analyse littéraire – qui l’a menée à s’intéresser à des auteurs aussi divers que Willems, Sarraute et Malinconi –, la didactique de l’écrit argumenté – et particulièrement du discours scientifique vulgarisé – et l’apprentissage de l’écriture à l’université. Livre d’hommage, cet ouvrage est conçu comme un bouquet. Il se veut le témoin d’un parcours marqué du double sceau de la rigueur et de la diversité.

Le curriculum en question. La progression et les ruptures des apprentissages disciplinaires de la maternelle à l'université
Édité par Jean-Louis Dufays, Myriam De Kesel, Alain Meurant - 2011

Le livre qui s'ouvre ici rassemble les Actes de la deuxième journée d'études que le CRIPÉDIS – le Centre de recherche interdisciplinaire sur les pratiques enseignantes et les disciplines scolaires de l'UCLouvain – a organisée le 27 avril 2011.

Qu'est-ce qu’un curriculum ? Stricto sensu, ce terme désigne l’organisation des contenus dans des cursus, mais plus largement il signale un point de vue global qui est posé à la fois sur le choix des contenus de l’apprentissage et sur la manière de les planifier dans le temps. Les chercheurs distinguent quatre types de curriculums ou de parcours éducationnel : celui qui est prescrit par les instructions officielles, celui qui est effectivement enseigné dans les classes, celui qui est effectivement appris par les élèves et celui qui est « caché », c’est-à-dire véhiculé en dehors – voire en dépit – des projets explicites du système éducatif et de la volonté de ses acteurs. Au départ de cette notion fondamentale, le souci des intervenants dont on découvrira ici les contributions est commun : il s’agit pour eux de mieux comprendre non seulement les tensions repérables entre les différents types de parcours curriculaires, mais aussi les logiques de progression propres aux différentes disciplines scolaires, les ruptures inévitables quise produisent entre les différents niveaux d'enseignement, ainsi que les difficultés qu’éprouvent les enseignants et les élèves pour y faire face. L’objectif visé par ces recherches estdouble : il s’agit à la fois de mieux conseiller les décideurs et de mieux outiller les formateurs et les enseignants. Le livre débute par un texte de cadrage de Marcel Crahay, professeur aux universités de Liège et de Genève. La parole est ensuite donnée à différents responsables du système éducatif belge francophone : Roger Godet, inspecteur général coordonnateur à la Communauté française de Belgique, Godefroid Cartuyvels, Eric Daubie et André Coudyzer, secrétaires généraux respectivement de la Fédération de l’enseignement fondamental catholique (FédEFoC), de la Fédération de l’enseignement secondaire catholique (FESeC) et de la Fédération de l’enseignement supérieur catholique (FédESuC), et Philippe Parmentier, directeur de l’Administration de l'enseignement (ADEF) à l’UCLouvain. On lira enfin les productions issues de huit ateliers disciplinaires, composés chacun de dix à vingt chercheurs, formateurs et décideurs issus des mêmes disciplines, qui ont permis de partager leurs expériences et leurs questions en vue de se fédérer autour de projets de recherche communs.

Enseigner et apprendre la littérature aujourd'hui, pour quoi faire ? Sens, utilité, évaluation
Édité par Jean-Louis Dufays - 2007

Les rencontres qui ont rassemblé quelque 120 chercheurs en didactique de la littérature à Louvain-la-Neuve du 29 au 31 mars 2007 étaient les huitièmes du nom.

Leur objectif était de démontrer par la présentation de résultats de recherches récentes que la prise en compte du sens, de l’utilité et des retombées empiriques de l’enseignement de la littérature fait aujourd’hui l’objet de savoirs qui ne se limitent pas à l’affirmation de croyances ou de convictions plus ou moins subjectives.

Le thème retenu invitait ainsi à s’intéresser à la fois au travail de l’enseignant (« enseigner »), à l’activité de l’élève (« apprendre »), au statut de l’objet enseigné (« la littérature »), à la finalité de son enseignement (« pour quoi »), aux pratiques de la classe (« faire ») et à leurs enjeux existentiels (« sens »), sociaux (« utilité ») et scolaires (« évaluation »).

Qu’est-ce qui s’enseigne et s’apprend comme valeurs sous le label « littérature » dans les classes de français ? Plus généralement, quelles sont les finalités assignées à l’enseignement-apprentissage de la littérature par ses différents acteurs ? Au-delà de « la littérature » en général, quelles finalités associe-t-on aux différents objets et savoirs et aux différentes compétences qui lui sont liés ? Et quelle place cela prend-il au sein de la discipline « français » par rapport aux autres objets, savoirs et compétences ? Par ailleurs, à quelles pratiques effectives d’évaluation l’enseignement de la littérature donne-t-il lieu ? Ces pratiques sont-elles propres à cet enseignement ? Dans quelle mesure enrichissent-elles la notion d’évaluation ? Et quelles sont leurs implications axiologiques et sociales ? C’est à ces questions, et à quelques autres, que l’on a tenté ici de répondre.

La planification des apprentissages. Comment les enseignants préparent-ils leurs cours ?
Édité par Mathieu Bouhon, Myriam De Kesel, Jean-Louis Dufays et Jim Plumat - 2007

Pourquoi s'intéresser à la manière dont les enseignants planifient leurs cours ? Parce qu’au-delà de son apparente banalité, cette activité, qui est consubstantielle de tout travail enseignant, apparait comme l’une des plus révélatrices des complexités du métier.

Planifier, en effet, c’est se situer dans une triple temporalité : celle de la longue durée (le semestre et l’année, mais aussi, le degré et le cycle), celle de la durée moyenne (la séquence didactique) et celle de la durée courte et immédiate (l’heure de cours). C’est aussi articuler en permanence des choix personnels avec ceux, prescrits, de l’institution. Comment ces tensions sont-elles vécues et gérées dans les différentes disciplines ? Cette question méritait déjà à elle seule qu’on y consacre un ouvrage collectif.

Pour éclairer cette réflexion, deux témoins privilégiés ont d’abord été sollicités. Le premier, Frédéric Dewez, par sa position institutionnelle de responsable pédagogique au sein du réseau libre catholique de la Belgique francophone, était bien placé pour proposer un nouveau mode de planification applicable à plusieurs disciplines qui permette une meilleure intégration des acquis scolaires. Le second témoin est François Tochon, professeur à l’Université du Wisconsin-Madison, dont les ouvrages alimentent depuis longtemps le travail des formateurs. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de l’« approche profonde » de l’éducation pour présenter un modèle de planification « ouverte » de l’enseignement et pour mettre en évidence le défi que les réformes en cours posent aux enseignants et aux administrations scolaires. Au-delà de ces deux éclairages liminaires, les participants à cette journée d’études se sont répartis en cinq ateliers disciplinaires consacrés au français, à l’histoire, aux langues modernes, aux mathématiques et aux sciences.

L'évaluation des compétences chez l'apprenant. Pratiques, méthodes et fondements
Sous la direction de Léopold Paquay, édité par Ghislain Carlier, Luc Collès and Anne-Marie Huynen - 2002

Dans une école qui vise la construction de compétences, comment adapter les pratiques d’évaluation des apprentissages ?

Quelles sont les exigences spécifiques d’une évaluation de compétences ? Comment réaliser une évaluation plus “authentique” ?

Comment associer davantage les apprenants au processus sans les piéger ? Comment éviter une dérive élitiste ? Peut-on évaluer le transfert ? Comment contourner les difficultés concrètes d’une telle évaluation ? Voici quelques questions parmi d’autres qui sont discutées dans cet ouvrage.

Elles sont posées transversalement mais aussi dans le cadre de l’enseignement de disciplines diverses : éducation physique, français, histoire, histoire de l’art, langue étrangère, mathématiques, sciences… Ces questions sont ici traitées en croisant les préoccupations des chercheurs, des formateurs, des décideurs et des enseignants. Elles ouvrent également des perspectives nouvelles en termes de formation des enseignants.

Réflexivité et écriture dans la formation des enseignants
Actes du séminaire et des journées d'études organisés par le CEDILL (UCLouvain) et THÉODILE (LILLE III) en 2001-2002 édité par Jean-Louis Dufays et Francine Thyrion (2004) - 2001-2002

Dans la lignée des travaux de Schön et de Clot, plusieurs recherches récentes relatives à la formation initiale et continuée des enseignants ont montré la fécondité des démarches qui amènent ceux-ci à s'interroger sur les difficultés qu'ils rencontrent dans leurs pratiques pour essayer de les transformer.

Parmi ces démarches, le recours à l'écriture apparaît comme un moyen privilégié de prendre une distance tant cognitive qu'affective par rapport aux activités d'enseignement. Plusieurs dispositifs pédagogiques d'écriture réflexive ont ainsi été mis en place, tels que le portfolio, le rapport de stage, le journal de bord, la description d'incidents critiques, le récit de vie…, qui font aujourd'hui, pour la plupart, l'objet de diverses recherches empiriques.

Le présent ouvrage a pour objectif d'analyser les enjeux et les modalités de ces dispositifs ainsi que certains de leurs effets déjà observés, afin de dégager les conditions de leur efficacité. Le livre s'adresse en priorité aux formateurs d'enseignants et aux maîtres de stage, mais il intéressera aussi les enseignants, qu'ils soient débutants ou chevronnés, qui y trouveront matière à interroger leurs propres pratiques. Il intéressera également les décideurs amenés à (re)définir les cursus de formation initiale et continuée, ainsi que les chercheurs en pédagogie et en didactique des disciplines.