18-11-2021 et 19-11-2021 Mariages faillis (Moyen âge, première modernité)

LARHIS Louvain-La-Neuve

Source image : Répudiation de Berthe de Hollande (Paris, BnF, Français 2609 f. 150)

 

Colloque international : Mariages faillis (Moyen âge, première modernité)

Jeudi 18 novembre et vendredi 19 novembre 2021

UCLouvain, Auditoire More 56

 

► Sous la direction Gilles Lecuppre (UCLouvain) et d'Eva Pibiri (Université de Lausanne) 
► En collaboration avec 

Université de Lausanne

Centre d'Études Médiévales et Post-médiévales (CEMEP)

► Avec le soutien de la Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal (Lausanne)

Présentation 

Considérer la mécanique du mariage dans ses ratés permet d’appréhender toute la complexité des choix et des revirements qui président à l’union d’un homme et d’une femme rien moins qu’ordinaires. Deux cas de figure sont à prendre en considération :

  • Les projets échoués. Les enjeux que représente le choix d’un conjoint sont considérables dans les milieux princiers : équilibres au sein du royaume ou de la principauté, alliance extérieure – offensive, défensive, pacificatrice –, préparation de la succession… C’est pourquoi une quantité croissante d’acteurs intervient dans le processus. Tractations à différents niveaux, déplacements, représentations, échange des portraits, montée des enchères, comparaisons au sein du « marché » matrimonial, questions de la dot et du douaire, rencontres ou heurts des protocoles, attitudes des maisons respectives constituent autant de pierres d’achoppement sur le chemin difficile de la contractualité matrimoniale.

  • Les mariages brisés. Un arsenal juridique existe, qui permet la séparation d’un couple mal assorti ou devenu inopportun : si les prétextes de consanguinité ou de stérilité ont été fréquemment invoqués, ils n’épuisent pas la gamme des situations de tension amenant à l’échec du mariage. Des variantes existent, qui concernent la sexualité ou la sphère privée, mais peuvent aussi prendre une dimension plus collective ou ressortir de l’ambiance à la cour. Là encore, les notions anachroniques de public ou de privé doivent être reconsidérées, tant le sentiment intime, voire le caprice, peut se mêler à des préoccupations de l’ordre de la raison d’État.

À télécharger prochainement 

Le programme

Le dépliant

L'affiche

Informations : gilles.lecuppre@uclouvain.be - eva.pibiri@unil.ch