Prix Robert Beaujean 2020 : L’homme et la ville par le prisme de la bête. L’animal comme marqueur identitaire et révélateur de la gestion, des activités et des espaces urbains (Pays-Bas méridionaux et principauté de Liège, XVIIe-XVIIIe siècles)

LARHIS Louvain-La-Neuve

La thèse de William Riguelle dont le titre portait  "L’homme et la ville par le prisme de la bête. L’animal comme marqueur identitaire et révélateur de la gestion, des activités et des espaces urbains (Pays-Bas méridionaux et principauté de Liège, XVIIe-XVIIIe siècles)" sous la direction de Silvia Mostaccio,  a remporté le prix Robert Beaujean 2020.

Cette thèse propose de se pencher sur les discours et les pratiques des hommes à l’égard des animaux en milieu urbain dans les Pays-Bas méridionaux et la principauté de Liège aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sujet d’investigation en pleine expansion dans les sciences humaines et sociales depuis la décennie 1980 – suite notamment aux ouvrages de Robert Delort Les animaux ont une histoire (1984) et de Keith Thomas Men and the Natural World (1983) –, l’animal fournit de précieux renseignements sur l’être humain et son rapport à la nature en même temps qu’il constitue un excellent indicateur pour éclairer la gestion publique de l’espace urbain. Cette recherche ne s’inscrit donc pas dans le « tournant animaliste » s’attachant à écrire l’histoire de l’animal du point de vue animal : la visée est anthropologique, se limitant aux représentations, aux décisions et aux faits humains, et non éthologique. Au cœur de l’analyse se situent l’homme et la ville, que nous abordons par le prisme du monde animal, qui cohabite avec celui des humains dans une grande proximité au sein du milieu urbain de l’Ancien Régime – par le biais notamment des transports ou de l’alimentation. Se penchant sur les pratiques sociales et culturelles à l’égard des (autres) animaux en chair et en os, ce travail permet de découvrir le poids de la responsabilité animale dans les transmissions contagieuses ou infectieuses, l’omniprésence de la gent canine dans les activités urbaines et plus généralement le rôle social, économique et politique d’une faune que l’on veut la plus riche possible, des gros mammifères aux insectes, le tout placé dans une démarche heuristique englobant des sources hétérogènes, que ce soit narratives, législatives, scientifiques, iconographiques, voire, en moindre mesure, archéozoologiques. Il s’agit de fournir un nouvel apport à l’histoire urbaine, concernant tant son organisation spatiale que sa gestion par les hommes qui y vivent et la contrôlent. Si cette étude rejoint les observations des historiens comme Peter Hatkins, Louise Robbins ou Hannah Velten, ayant insisté sur le lien indissociable entre les actions envers les bêtes et le contexte politique et culturel, elle apporte un lot d’informations tantôt complémentaires, tantôt neuves, qui tiennent pour l’essentiel à un cadre géographique inédit, à une volonté prL'information sera normalement bientôt disponible sur le site https://www.kbs-frb.be/frononcée de placer la ville et sa topographie au centre du propos, ainsi qu’à un ancrage chronologique se détachant du « grand XIXe siècle », davantage traité.

L'information sera normalement bientôt disponible sur le site https://www.kbs-frb.be/fr

Publié le 16 février 2021