Publications emblématiques

LARHIS

Quelques publications emblématiques des membres du LaRHis. Pour obtenir plus d'informations, cliquez sur l'image.


Costantino Paonessa (ed.)

La transmission de la tradition à l’« époque de la modernité ». Le cheikh Muhammad Amîn al-Kurdî et le Naqshbandiyya en Égypte au tournant des XIXe et XXe siècles. Préface de Catherine Mayeur-Jaouen ISBN 978-88-255-2668-4

Résumé

Que peut apporter l’étude de la vie et des œuvres du cheikh Muhammad Amîn al-Kurdî (m. 1914) à la compréhension de la société égyptienne et ottomane de la fin du XIXe siècle ?

Savant et soufi d’origine kurde, ignoré par l’historiographie qui le considérait comme un « âlim traditionnel » à l’époque de la « renaissance » au XIXe siècle (nahda), il rencontre un surprenant succès auprès d’une certaine catégorie de cheikhs égyptiens, azhariens et soufis, au Caire et dans le Delta. Ce succès l’amènera à introduire en Égypte - tardivement par rapport aux nombreuses autres confréries soufies du pays - une branche de l’imposant ordre mystique Naqshbandiyya. Cependant, au-delà de l’histoire de la confrérie et de son maître spirituel, c’est tout le complexe débat du temps entre différentes visions de l’Islam et du monde qui est mobilisé dans ce livre. À travers une production littéraire abondante et variée, le cheikh al-Kurdî aborde des sujets doctrinaux et politiques restés brûlants dans l’Islam contemporain (taqlîd et ijtihâd, transmission du savoir, rôle de la femme et pudeur, sainteté et pratiques soufies) avec un regard antithétique à celle des courants réformateurs et modernistes. 

  

Françoise Van Haeperen (ed.)

Dieux et hommes à Ostie. Port de Rome. ISBN : 978-2-2711-3127-0

Résumé

Le port de Rome, Ostie, situé au sud de l’embouchure du Tibre, constitue un terrain exceptionnel pour étudier la vie religieuse d’une cité antique. Depuis la fondation de la colonie romaine à la fin du IVe siècle avant notre ère, dieux et hommes cohabitent dans la cité. Leur destin commun durera jusqu’aux dernières attestations de cultes polythéistes à la fin du Ve siècle.

Port militaire sous la République, ayant un rôle fondamental dans l’approvisionnement de la capitale, dès le IIe siècle avant notre ère, Ostie est une cité à la fois particulière et exemplaire.

Elle représente un laboratoire extraordinaire pour qui veut connaître les cultes durant l’Antiquité : les communautés et individus y pratiquent des cultes divers et variés, « ancestraux » ou « étrangers ». Les dieux font battre le cœur de la ville, comme le montre la documentation, particulièrement pour les premiers siècles de notre ère, lorsque cohabitent dévots des dieux, juifs et chrétiens.

 

Mathilde Collin

Les jumelages de villes européennes. Une relecture des origines politiques des jumelages et de leur inscription dans le champ des relations internationales, dans Relations internationales. ISBN : 978-2-1308-2161-8 (2019/3, n°179, pp. 53-65)

 

Emmanuel Debruyne (éd.)

Femmes à Broches. ISBN : 978-2-2514-4843-5

Résumé

Entre 1914 et 1918, les expériences de guerre ne se limitent pas au front et à l’arrière. Il y a aussi l’occupation militaire, subie par près de 10 millions de Français et de Belges. La faim, l’angoisse, la privation et la lassitude sont les conditions de cette situation particulière où se mêlent complémentarité de genre et antagonisme de guerre : des relations intimes naissent entre des femmes et des hommes qui dans d’autres circonstances ne se seraient jamais rencontrés. Mais ces relations ne sont pas simplement une révolte de l’amour contre la haine. La vague de viols qui accompagne l’invasion d’août 1914 participe à terroriser les populations civiles. Et la prostitution connaît un essor fulgurant au cours des années suivantes. Quelle que soit leur nature, ces relations ne laissent pas les occupés indifférents : pendant quatre ans, le corps féminin est l’enjeu de tensions incessantes en pays occupé. « Sources de contamination » pour les uns, « femmes à Boches » pour les autres, celles qui fréquentent l’ennemi font les frais de leur choix. Ostracisées sous l’occupation, tondues à la libération, puis disparues une fois la paix revenue. Cent ans après la fin de la guerre, « Femmes à Boches » est le premier ouvrage à se pencher sur l’histoire de ces femmes.

 

Etienne Dubslaff, Paul Maurice et Maude Williams (éd.)

Fraternisations franco-allemandes en temps de guerre/Deutsch-französische Fraternisierungen in Kriegszeiten. ISBN : 978-3-5151-2418-8

Résumé

Des guerres napoléoniennes du XIXe siècle aux deux guerres mondiales du XXe siècle, l'Allemagne et la France n'ont cessé de se faire la guerre. Les rencontres humaines ont été marquées par la violence et la destruction. Dans l'historiographie, les guerres et les occupations qui y sont associées sont considérées avant tout comme des moments de violence et, depuis quelques années, également comme des moments d'échange culturel. Cependant, jusqu'à présent, la recherche n'a pas accordé suffisamment d'attention à la fraternisation entre les soldats des armées ennemies, mais aussi entre les soldats et la population occupée, qui constituent cependant un aspect important des guerres franco-allemandes des XIXe et XXe siècles. Ces fraternisations témoignent de rencontres qui, malgré les circonstances de la guerre et les obstacles (crimes, géographie, langue et mentalité), n’ont pas seulement été violentes mais aussi pacifistes et amicales. Dans leurs contributions, les auteurs examinent le phénomène de la fraternisation (ses caractéristiques, ses mécanismes et ses formes d'expression) sur les plans social, politique, historique et culturel. La représentation artistique et la mémoire des fraternisations jouent également un rôle central dans ce volume.

  ici

 

Françoise Van Haeperen (éd.)

Etrangère et ancestrale. La mère des Dieux dans le monde romain. ISBN : 978-2-2041-2835-3

Résumé

La tête couronnée d’une muraille, la Mère des dieux trône sur un attelage tiré par des lions. Cette représentation de la divinité est largement di­ usée dans le monde romain. À nos yeux de Modernes cette image évoque aussi le caractère contrasté de la puissance divine originaire de Phrygie, que les Romains accueillent en 204 avant notre ère. D’emblée, ceux-ci la considèrent comme à la fois étrangère et ancestrale. Ce paradoxe est examiné à partir de quatre dossiers qu’éclairent des découvertes et des recherches récentes. Le premier est consacré aux galles, dévots de la déesse qui se châtrent à l’imitation d’Attis, frappé de folie par la déesse. Le deuxième vise à éclairer les identités et fonctions de la Grande Mère des dieux. La question complexe des mystères de la déesse est ensuite étudiée, ainsi que leur rapport avec le taurobole, cérémonie particulière durant laquelle les testicules du taureau sacrifié font l’objet de manipulations. Enfin, le culte de Mater Magna est analysé à partir de la documentation abondante qu’o­ re le cadre particulier d’Ostie, port de Rome. Ce parcours interroge ainsi sous de nouveaux éclairages l’extranéité même de la déesse et de son culte.

 

Marc Bergère, Jonas Campion, Emmanuel Droit, Dominik Rigoll et Marie-Bénédicte Vincent (éd.)

Pour une histoire connectée et transnationale des épurations en Europe après 1945. ISBN : 978-2-8076-0689-0

Résumé

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe libérée est traversée par une même soif de justice à l’égard des anciens ennemis et de leurs collaborateurs. Ce livre interroge ce « moment 1945 » comme une expérience, sinon totalement commune, du moins largement partagée par delà la coupure Est-Ouest du continent qui s’installe rapidement. Dans une perspective d’histoire comparée, son objectif premier est de faire dialoguer des historiographies nationales des « épurations » déjà riches mais qui s’ignorent le plus souvent. Au-delà, le pari de cet ouvrage collectif réside dans sa capacité à proposer de manière originale les bases d’une histoire connectée et transnationale des épurations européennes. Pour ce faire, les auteurs portent une attention particulière aux phénomènes de circulation et de transferts en matière de normes, de pratiques, voire d’acteurs des épurations, puis des « dés-épurations ». De même, ils accordent une place privilégiée aux populations « déplacées » dans ce contexte, en considérant les expulsés, exilés et réfugiés comme un autre phénomène marquant de l’histoire chaotique de l’Europe post-1945 qu’il convient de relier à l’histoire des épurations.

 

Genviève Warland (éd.)

Experience and Memory of the First Wordl War in Belgium. ISBN : 978-3-8309-3855-2

Résumé

Due to its unprecedented violence and unexpected duration, the First World War generated many complex and tragic experiences, which over time have been reinterpreted. Connecting past experiences with current memories of the war – in order to revisit in an interdisciplinary way Belgium’s archival and literary, as well as material and monumental war heritage – is the goal of this book which presents the outcomes of the research project Experiences and Memories of the Great War in Belgium (MEMEX WW1).

The following topics as part of the historical, psychological and memory studies are addressed: emotions and writing strategies in a war context and attitudes towards the Germans based on the diaries of Belgian soldiers and scholars; the memory of the war in the two fort cities of Antwerp and Liege during the Interbellum; the literary reception of Tom Lanoye’s No Man’s Land and the impact of the reading of some poems to current Flemish students. Another issue concerning the social representations of the war investigates the representations of soldiers as heroes or as victims among young Europeans. As for the impact of war centenary commemoration events, they are analyzed firstly through the iconology of the First World War illustrated on stamps and secondly through the effects of exhibitions and documentaries on young Belgians.

 

Marco Cavalieri et Olivier Latteur (dir.)

Antiquitates et Lumières. Étude et réception de l'Antiquité romaine au siècle des Lumières. ISBN : 978-2-87558-824-1

Actes de la journée d'étude du 6 octobre 2017 organisée avec le soutien du LaRHis - Parution en Juin 2019 avec le soutien financier du LaRHis (ainsi qu'INCAL, du CEMA et du GEMCA)

Résumé

Si le XVIIIe siècle est généralement qualifié de « Siècle des Lumières », cette période se caractérise également par un véritable « retour à l’antique » au sein des différents États européens. Cet engouement, conforté par de nombreuses découvertes archéologiques dont les premières fouilles à Herculanum et à Pompéi (1738 et 1748), se manifeste notamment dans le domaine des recherches portant sur l’Antiquité romaine : les textes des Anciens font l’objet d’une relecture critique tandis que les antiquaires, ces érudits collectant et étudiant les objets et les monuments antiques, développent de nouvelles approches permettant d’analyser les traces archéologiques. L’étude et la réception de l’Antiquité romaine au cours du XVIIIe siècle constituent un domaine de recherche relativement peu traité mais particulièrement riche et fécond : il fournit un éclairage intéressant non seulement sur l’histoire intellectuelle du Siècle des Lumières mais aussi sur l’histoire politique – les autorités « éclairées » prenant à cœur de mettre en valeur le passé romain des régions qu’elles administraient – et sur l’histoire sociale de cette période – les antiquaires travaillant souvent collectivement dans le cadre d’académies ou par le biais d’une correspondance. Ce volume propose un panorama vaste mais structuré illustrant les liens existant entre antiquarisme, histoire romaine et Lumières.

 

Maïté Billoré et Gilles Lecuppre (dir.)

Martyrs politiques (Xe-XVIe siècle). Du sacrifice à la récupération partisane. ISBN : 978-2-7535-7579-0

Résumé

Au cours du Moyen Âge, les logiques martyriales sortent du champ proprement religieux. Les autorités mais aussi les sujets et les fidèles participent de la fabrique d’icônes d’un genre nouveau: des martyrs « hors la foi », témoins d’un engagement politique et public.

Le martyr politique ne répond pas à un profil unique. On le pense dissident, engagé au service d’une cause qui l’oppose aux puissants, souffrant dans un contexte de tensions politiques avérées, mis à mort dans des conditions anormales et érigé en figure héroïque et vénérable par ses partisans au point de faire l’objet d’un culte populaire à la postérité plus ou moins importante ou d’être au cœur de récits identitaires, voire légendaires. Mais ce schéma, pour être classique, n’épuise pas la gamme des possibles.

Le martyr politique est une affaire de représentation – l’idée qu’une communauté se fait de la mort d’un des siens – et son potentiel d’identification peut être valorisé immédiatement par ses partisans. Il peut aussi faire l’objet de manipulations et servir en définitive une cause distincte du combat mené. Le martyr politique est ainsi, il ne faut pas l’oublier, l’objet d’un discours construit pour contester le pouvoir ou, au contraire, le soutenir et le légitimer. Mais ce discours ne trouve pas toujours son public et il subsiste des martyrs incomplets ou incertains.

 

Aurore François, Anne Roekens, Véronique Fillieux, Caroline Derauw (dir.)

Pérénisser l'éphémère. ISBN : 978-2-8061-0370-3

Résumé

Les textes, commentaires, photos et vidéos postés et relayés sur les médias sociaux constituent désormais une masse documentaire impressionnante. Extrêmement volatils, ces éphémères ne sont pas sans poser de nombreux défis aux chercheurs qui tentent de les collecter ou aux archivistes soucieux de les conserver. Treize contributions issues d'horizons multiples interrogent le sens, les enjeux et les défis de la collecte et de l'archivage de ces nouvelles formes d'expression.

 

Paul Servais (dir.)

La composante humaine. ISBN : 978-2-87558-706-0

Résumé

Comment se fait-il qu’un historien formé à l’histoire économique et sociale ait pu développer un parcours cohérent à travers des thématiques aussi différentes que l’évolution de la rente et du crédit hypothécaire en terre de Liège au 18e siècle, la littérature dévote bourgeoise en langue française du 20e siècle, les représentations de la Chine par les savants et les aventuriers du 19e et du 20e siècle ? En lisant ces études, on se rend compte que le fil rouge reliant des objets d’enquête si différents est celui que Paul Servais définit à plusieurs reprises comme « la composante humaine ». Un élément constitutif et unificateur d’expériences diverses, comme le sont les sphères d’action mobilisées par tout être humain dans le courant de sa vie. Si chaque historien est avant tout le fils de son temps, Paul Servais est un enfant des Annales, avec toute la richesse de cette tradition historiographique capable de circuler entre les sources les plus disparates dans la confiance déterminée de ceux qui veulent saisir l’homme. Le parcours par étapes proposé ici est nourri par la recherche passionnée de « la composante humaine » dans ses différentes facettes, éclairées par la notion polysémique du paysage. En effet, de l’histoire matérielle à l’histoire culturelle, c’est le paysage – physique ou intérieur – qui s’impose comme contexte essentiel des hommes et des femmes étudiés et qui façonne les modes de vie et les esprits. Pour ce parcours, la collection « L’Atelier d’Érasme » se veut fidèle à son choix de promouvoir l’échange entre chercheurs de générations différentes. C’est cet esprit qui a amené Silvia Mostaccio à relire et à éclairer ces travaux de recherche, en dialogue avec l’auteur.

Gilles Lecuppre (dir.)

La Contestation. Moyen Âge et Temps Modernes, Paris, Éditions Kimé, 2016 (coll. Histoire, Le sens de l’histoire). ISBN : 978-2-84174-756-6

Résumé

Les douze contributions rassemblées ici sous la direction de Gilles Lecuppre font justice à la diversité des motifs et des vecteurs de la contestation sur une très large période, qui nous mène du début du XIe siècle aux prodromes de la Révolution française, de l’âge d’or d’al-Andalus à des Lumières fatiguées et sceptiques. Partout, en Espagne, en France, à Naples ou dans le Saint-Empire, ce ne sont pas seulement des pouvoirs que l’on abat ou contre lesquels on se soulève, mais plus simplement, plus quotidiennement, des abus que l’on dénonce et auxquels on résiste par la plume ou les procès, la grève ou le déguerpissement, le cri ou l’éloquence – avant, parfois, il est vrai, de prendre les armes, sans que celles-ci perdent tout contact avec les manifestations plus symboliques qui ont précédé leur avènement rien moins que spontané.

Contributions de Véronique Beaulande-Barraud, Julien Briand, Monique Cottret, Christophe Duhamelle, Alexis Fontbonne, Manuela Águeda García Garrido, Nathalie Gorochov, Alain Hugon, Thierry Lassabatère, Vincent Meyzie, Juliette Sibon et Emmanuelle Tixier du Mesnil.

 

Laurence Van Ypersele, Emmanuel Debruyne et Chantal Kesteloot

Brussels. Memory and War (1914-2014), Waterloo, Renaissance du Livre, 2014. ISBN : 978-2-5070-5220-1

Résumé

The memory of the First World War is particularly present in Brussels. Today, the Brussels-Capital Region counts no less than six hundred street names, commemorative plaques and monuments dedicated to its memory.

At the time of the centenary of 1914-1918, the importance of this memorial heritage encourages to interrogate the different identities, in all their complexity, as they are revealed through these traces, for the Region of Brussels is the bearer of a multiple memory. As the capital of the kingdom, it is home to the Unknown Soldier, preserves the memory of great battles and important national figures, even as it pays homage to the Allies and the international humanitarian aid of which Belgium was the beneficiary. Brussels also embraces the memory of national corporations such as the foresters or the showmen. Finally, and most importantly, as an entity formed of municipalities eager to acknowledge their autonomy, Brussels keeps local memories alive, memories of simple soldiers who died in battle, of the everyday suffering of civilians during the occupation, as well as of Belgian patriotic figures.

The present work aims to retrace the construction of this memory in the space of Brussels, analyse its symbolic impact and its evolution, while it interrogates the current meaning of this extraordinary heritage.

 

Silvia Mostaccio

Early Modern Jesuits between Obedience and Conscience during the Generalate of Claudio Acquaviva (1581–1615), Ashgate, 2014. ISBN: 978-1-4094-5706-0

Résumé

The Society of Jesus was founded by Ignatius Loyola on a principal of strict obedience to papal authority, yet the nature of the Jesuits’s work and the turbulent political circumstances in which they operated, inevitably brought them into conflict with the Catholic hierarchy. In order to better understand and contextualise the debates concerning obedience, this book examines the Jesuits of south-western Europe during the generalate of Claudio Acquaviva.

Acquaviva’s thirty year generalate (1581–1615) marked a challenging time for the Jesuits, during which their very system of government was called into doubt. The need for obedience and the limits of that obedience posed a question of fundamental importance both to debates taking place within the Society, and to the definition of a collective Jesuit identity. At the same time, struggles for jurisdiction between political states and the papacy, as well as the difficulties raised by the Protestant Reformation, all called for matters to be rethought.

Divided into four chapters, the book begins with an analysis of the texts and contexts in which Jesuits reflected on obedience at the turn of the seventeenth century. The three following chapters then explore the various Ignatian sources that discussed obedience, placing them within their specific contexts. In so doing the book provides fascinating insights into how the Jesuits under Acquaviva approached the concept of obedience from theological and partical standpoints.