RIPSYDEVE 2016

Louvain-La-Neuve

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Ce 9ème Colloque RIPSYDEVE proposera un panel de méthodes d’évaluation et de programmes d’intervention développés dans des travaux scientifiques récents.

Les préoccupations des parents, des psychologues, des professionnels de l’éducation et des chercheurs ont guidé le choix des thématiques de ce colloque. A l’âge préscolaire, l’enfant fait face à de nombreux défis, en particulier lorsqu'il est difficile à gérer ou présente un trouble de développement. Ses parents et son entourage souhaitent qu'il développe ses compétences cognitives, communique au mieux par le langage, s’adapte socialement et se sente bien dans sa peau. Les pratiques parentales, la façon dont les parents perçoivent et jouent leur rôle ainsi que l’intervention des professionnels peuvent mettre en œuvre des conditions favorables à ces compétences de l’enfant qui lui permettront de progresser.
A l’école maternelle et au début de sa scolarité, celui-ci est en effet amené à effectuer de nouvelles tâches de façon plus autonome, à répondre à des consignes de l’enseignant, à interagir avec d’autres enfants, à gérer ses émotions et ses comportements et à s’intégrer au quotidien.

Que peut-on proposer aux enfants et aux parents comme programmes d’intervention pour favoriser le développement des fonctions exécutives, du langage, des compétences émotionnelles et sociales, et par là, réduire les difficultés de comportement ? Quelles méthodes d’évaluation peuvent guider l’intervention et permettent d’apprécier les effets et l’efficacité de l’intervention clinique et psycho-éducative dans ces diverses dimensions ?

Concernant les enfants, adolescents et même des adultes qui présentent une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre de l’autisme, ou encore des troubles de comportement, des chercheurs, en se référant à leurs besoins de soutien, ont élaboré de nouveaux outils d’évaluation et des entraînements ou programmes d’intervention dont ils ont vérifié l’efficacité. Ces travaux ont permis de tester des hypothèses sur leur fonctionnement psychologique et d’induire des innovations dans leur prise en charge.

Ce colloque visera à :

- Mener une réflexion sur de nouvelles pratiques d’évaluations pertinentes des potentialités et faiblesses de ces personnes,

- Découvrir des outils applicables à des enfants tout-venant et des personnes à développement atypique

- Améliorer les pratiques d’interventions individuelles ou en groupes, destinées à ces enfants, à ces personnes et à leur famille.

Quatre axes thématiques seront traités : les fonctions exécutives, les compétences sociales et émotionnelles des enfants ou adolescents, parentaux, les interactions verbales entre parents et enfants, et la parentalité.

La journée du 19 mai 2016 sera consacrée à l’évaluation et à la prise en charge des comportements difficiles chez l’enfant. Elle se basera sur les travaux réalisés dans le cadre d’une Action de Recherche Concertée concernant les facteurs de risque et causaux des enfants qualifiés d’ « Hard to Manage ». Quant à La journée du 20 mai 2016, elle portera sur le développement typique et atypique de l’enfance à l’adolescence, par un état des lieux des champs cliniques et expérimentaux et elle est initiée par la Chaire Baron frère en orthopédagogie et le Réseau Interuniversitaire de Recherche en Psychologie du Développement.

Le colloque s’organise par des séances plénières, des ateliers en parallèles au choix et des symposiums en parallèle au choix et une session de posters.


                Stand livre

        

 

    Un stand livres mettra à disposition les récents ouvrages rédigés par l'équipe organisatrice pour consultation(s) et achat(s) éventuels  

 


 

 Programme


Jeudi 19 mai 2016

les comportements difficiles chez l’enfant : de l’évaluation à la prise en charge

Journée organisée par l’équipe d’Actions de Recherche Concertée Hard Two Manage (H2M)

 

Enfant difficile


 

Equipe H2M

 

  

 

Jeudi19 mai 2016


8h30 Accueil des participants


Séances plénières :


9h-9h15 Introduction
Pr Nathalie Nader-Grosbois


 

9h15-9h45 Comportements difficiles : définition et origines

Pr Isabelle Roskam

Les comportements dits difficiles chez l’enfant recouvrent une réalité complexe. Ils sont désignés comme des troubles externalisés dans la littérature scientifique et consistent-en de l’agitation, de l’opposition, de la provocation, de l’agressivité, de l’impulsivité ou encore de l’instabilité émotionnelle. Ces comportements sont présents chez tous les jeunes enfants à des niveaux variables. Lorsqu’ils se présentent de manière intense et fréquente, ils peuvent entraver le fonctionnement familial et l’insertion de l’enfant dans le milieu scolaire et les groupes de pairs.
Les recherches se sont penchées sur les facteurs de risque associés aux comportements externalisés chez l’enfant. Les facteurs de risque liés à l’enfant et ceux liés au contexte familial ont été particulièrement documentés. Chez l’enfant, les facteurs associés aux troubles du comportement concernent le langage, le fonctionnement cognitif en particulier le fonctionnement exécutif, le traitement de l’information sociale et le tempérament. Au niveau familial, les facteurs associés à ces troubles concernent la qualité des relations parent-enfant. Un attachement insécure ou désorganisé et des pratiques éducatives coercitives ont été plus spécifiquement envisagés comme risques potentiels. La contribution de chacun de ces facteurs à l’émergence, au développement et à la persistance des comportements externalisés a été envisagée dans de nombreuses études. Mais c’est l’accumulation dans la trajectoire de développement de l’enfant de plusieurs de ces facteurs de risque qui prédit le mieux la fréquence et l’intensité des comportements externalisés.
L’évaluation de l’intensité et de la fréquence des comportements externalisés chez le jeune enfant est complexe ; elle nécessite une approche multi informateur et multi méthode. Une évaluation rigoureuse est cependant indispensable tant pour identifier les enfants pour lesquels une prise en charge est indiquée que pour rendre compte de l’efficacité des interventions. Car sans intervention, ces comportements externalisés ont tendance à persister avec des conséquences négatives à plus long terme.


10h-10h30 Axe Enfant 1 : facteur cognitif. Quand les fonctions exécutives s’en mêlent

Dr Alexandra Volckaert, Pr Marie-Pascale Noël

Les troubles externalisés du comportement (TEC) occupent une place importante dans la pratique clinique chez le jeune enfant d’âge préscolaire (3-5 ans). Divers facteurs de risque y sont associés, dont un déficit au niveau des fonctions exécutives (FE), et en particulier de l’inhibition.
Dans nos recherches expérimentales, nous avons dès lors investigué les relations entre les FE et les TEC chez le jeune enfant. Nous avons observé, dans une population d’enfants d’âge préscolaire, l’effet d’une prise en charge à moyen terme (8 semaines), centrée sur la fonction d’inhibition, sur les autres FE d’une part, mais également sur la sphère comportementale. Cette intervention a été mise en place dans une population d’enfants tout-venant, mais également dans une population d’enfants présentant des TEC. Nos résultats montrent que cette prise en charge a des effets différents en fonction de la population ciblée. Enfin, le profil cognitif, comportemental et environnemental des enfants TEC a été examiné et les variables permettant de discriminer au mieux ces enfants ont été mises en évidence.


10h30-11h Axe Parent 1 : facteur langagier parental. Quand le langage et la communication s’en mêlent…

Dr Elise Brassart Pr Marie-Anne Schelstraete

La littérature montre une cooccurrence non négligeable entre les troubles externalisés du comportement (agitation, opposition, désobéissance, impulsivité) et le retard de langage chez les enfants d’âge préscolaire. Plusieurs limites sont toutefois à signaler. D’une part, peu d’études ont analysé quels sont les aspects langagiers (articulation, lexique, morphosyntaxe, pragmatique) qui s’associent aux différentes facettes du comportement. D’autre part, les causes de cette association ont été peu explorées, et particulièrement l’hypothèse selon laquelle elle serait renforcée par la présence de pratiques éducatives dysfonctionnelles. Cette présentation a pour but de donner des éléments de réponse à ces questions. Dans cette recherche, trois populations de dyades parents/enfants, dont les comportements externalisés variaient d’un niveau normal à pathologique, ont été rencontrés : des enfants tout-venant, des enfants à risque de présenter des troubles du comportement et un groupe d’enfants avec un niveau clinique de troubles externalisés du comportement. Ces trois groupes ont ensuite été comparés sur le plan des difficultés comportementales, du développement langagier et des pratiques éducatives. Les résultats vont dans le sens d’un lien entre les difficultés comportementales et le développement du langage des enfants et montrent le rôle des pratiques éducatives parentales dans le développement de ces deux habiletés. L’importance de prendre en charge les difficultés langagières des enfants avec troubles du comportement, notamment par des programmes de guidance parentale orthophonique, destinés à améliorer les pratiques communicationnelles des parents, est donc mise en évidence par cette recherche.


11h-11h15 Pause-café


11h15-11h45 Axe Enfant 2 : facteur cognition sociale. Quand les compétences sociales et émotionnelles s’en mêlent…

Dr Marine Houssa, Pr Nathalie Nader-Grosbois

Les troubles externalisés du comportement (TEC) se manifestent sous forme d’agitation, d’impulsivité, d’agressivité, d’opposition ou de désobéissance. Chez le jeune enfant (3-5 ans), ces troubles sont associés à différents facteurs de risque, notamment un déficit au niveau compétences sociales et émotionnelles. Plusieurs études suggèrent que plus la cognition sociale est déficitaire, en termes de compréhension des états mentaux et de résolution de problèmes sociaux, plus les enfants sont à risque de développer des TEC ou des problèmes d’adaptation sociale.
Par des études expérimentales, nous avons testé les liens prédictifs et causaux entre la cognition sociale et des compétences sociales et émotionnelles ou les TEC chez des enfants d’âge préscolaire. Concrètement, nous avons étudié l’effet d’un entrainement de la cognition sociale à court terme (une séance de 45 minutes) et à moyen terme (15 séances de 45 minutes) sur ces compétences ainsi que sur le comportement externalisés d’enfants. Ces entrainements ont été testés auprès d’enfants tout-venant et d’enfants présentant des TEC. Des résultats nuancés sont obtenus et montrent les bénéfices d’un entrainement de la compréhension d’états mentaux et de la résolution de problèmes sociaux sur la régulation émotionnelle, ou l’adaptation sociale et une baisse des TEC.


11h45-12h15 Axe Parent 2 : facteur parental. Quand la confiance en soi du parent s’en mêle…

Bénédicte Mouton , Pr Isabelle Roskam

Chaque parent se forge une représentation de son rôle, des caractéristiques d’un bon parent et des buts d’une éducation. Parmi ces croyances parentales, la confiance qu’a le parent en ses propres capacités, ou « sentiment de compétence parentale », joue un rôle important en agissant comme un filtre dans les relations parent-enfant.
Ce sentiment de compétence n’est pas acquis une fois pour toute, mais est continuellement remis en question. Quatre facteurs principaux peuvent l’influencer: les succès et échecs vécus par le parent dans sa relation avec son enfant; le fait d’observer un autre parent et de se comparer à des « modèles »; les feed-backs reçus par les parents de la part de personnes proches et significatives et enfin, les états physiologiques et émotionnels du parent, comme la colère, l’irritation ou la frustration, ressentis anticipativement à une interaction avec l’enfant.
Le lien entre sentiment de compétences parentales et pratiques éducatives a été largement démontré. Le parent qui se sent compétent est davantage positif avec son enfant, il recourt moins aux pratiques sévères et met en place une discipline cohérente. Grâce à son influence sur les comportements parentaux, le sentiment de compétence agit également sur l’enfant qui tend à mieux ajuster son comportement. L’enfant étant plus facile, cela contribue à renforcer le sentiment de compétence parentale. À l’inverse, lorsque l’enfant présente des comportements difficiles, la confiance en soi du parent est fragilisée. S’il se heurte quotidiennement à l’opposition ou à l’agressivité de son enfant, il en arrive à douter de sa capacité à jouer son rôle de parent. La perception de plus en plus négative du parent influence directement ses pratiques. Des cercles vicieux entre parent et enfant s’automatisent et tendent à devenir résistants au changement.


12h15-12h45 Axe Parent 3 : facteur parental. Quand la gestion des émotions s’en mêle…

Laurie Loop, Pr Isabelle Roskam

La gestion de nos états émotionnels ou régulation émotionnelle fait référence à notre capacité d’accéder à une certaine variété d’émotions et d’en moduler l’intensité ou la durée.
Dans les interactions quotidiennes, le parent influence de façon déterminante le développement des capacités de l’enfant à réguler ses propres émotions, en particulier durant la période de deux à six ans. Pour ce faire, le parent a recours à un ensemble de pratiques éducatives liées à la régulation émotionnelle, plus connues sous le terme de socialisation parentale des émotions. Ces pratiques comprennent la façon dont le parent régule et exprime ses propres émotions, les réactions qu’il adopte face aux émotions de son enfant et la manière dont il en discute avec lui. Ces pratiques influencent le développement de compétences socio-émotionnelles adaptées chez l’enfant, c’est-à-dire qu’elles favorisent une meilleure compréhension, régulation et expression des émotions positives et négatives chez l’enfant.
Si le développement de compétences adaptées en régulation émotionnelle favorisera la mise en place d’un comportement adéquat chez l’enfant, des compétences limitées ou déficientes participera à l’apparition de difficultés comportementales se manifestant par une intolérance à la frustration, des crises de colère, de l’agressivité ou une agitation excessive. Dans l’impossibilité d’identifier, de comprendre et de réguler les émotions auxquelles il est confronté, l’enfant ressentira et exprima ses affects de manière intense, nécessitant l’aide particulière de son parent comme corégulateur de ses émotions. Cependant, cette situation, génératrice de stress, favorisera chez le parent l’utilisation de pratiques éducatives davantage marquées par le contrôle et la directivité, l’inconsistance, un manque de soutien émotionnel et une tendance à vouloir supprimer les émotions vécues par l’enfant. Les difficultés comportementales de l’enfant participeront ainsi à une déstructuration des comportements parentaux qui entraveront à leur tour le développement des capacités d’autorégulation de leur enfant.


12h45-14h00 Pause lunch libre


14h-15h00 : 6 Ateliers en parallèle*: facteurs individuels versus facteurs parentaux
 

Atelier 1 : Evaluation des troubles externalisés
Pr Isabelle Roskam et collaboratrices

Atelier 2 : Programme d’intervention sur les fonctions exécutives
Dr Alexandra Volckaert, Pr Marie-Pascale Noël

Atelier 3 : Programme d’intervention sur les compétences sociales et émotionnelles
Dr Marine Houssa, Pr Nathalie Nader-Grosbois

Atelier 4 : Programme d’intervention sur le langage des parents à l’égard de l’enfant
Dr Elise Brassart Pr Marie-Anne Schelstraete

Atelier 5 : Programme d’intervention sur la régulation émotionnelle parentale
Laurie Loop, Pr Isabelle Roskam, Pr. Marie Stiévenart

Atelier 6 : Programme d’intervention sur la confiance en soi du parent
Bénédicte Mouton

*A partir de notre formulaire d'inscription, vous pourrez nous confirmer votre participation à deux de ces ateliers.

 


15h15-16h15 : 6 Ateliers en parallèle* : facteurs individuels versus facteurs parentaux
 

Atelier 1 : Evaluation des troubles externalisés
Pr Isabelle Roskam et collaboratrices

Atelier 2 : Programme d’intervention sur les fonctions exécutives
Dr Alexandra Volckaert, Pr Marie-Pascale Noël

Atelier 3 : Programme d’intervention sur les compétences sociales et émotionnelles
Dr Marine Houssa, Pr Nathalie Nader-Grosbois

Atelier 4 : Programme d’intervention sur le langage des parents à l’égard de l’enfant
Dr Elise Brassart, Pr Marie-Anne Schelstraete

Atelier 5 : Programme d’intervention sur la régulation émotionnelle parentale
Laurie Loop, Pr Isabelle Roskam, Pr. Marie Stiévenart
Atelier 6 : Programme d’intervention sur la confiance en soi du parent
Bénédicte Mouton, Pr Isabelle Roskam, Pr. Marie Stiévenart

*A partir de notre formulaire d'inscription, vous pourrez nous confirmer votre participation à deux de ces ateliers.

 


16h30-17h00 Conclusion : La prise en charge des comportements difficiles chez l’enfant : comment intervenir efficacement ?
Pr Isabelle Roskam

Voir le site H2M : https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/ipsy/h2m

 

 

 

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Vendredi 20 mai 2016 :

Développement typique et atypique de l’enfance à l’adolescence : Etat des lieux des champs cliniques et expérimentaux

Chaire Baron Frere

 

 

Journée organisée par la Chaire Baron Frère en orthopédagogie et le RIPSYDEVE

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 20 mai

 


 

 

Séances plénières de 8h30 à 11h30 :


8h30-9h00 Les perspectives de programmation d’activité de stimulation des fonctions exécutives chez des enfants d’âge préscolaire.

Marc Bigras (Département de psychologie, Université du Québec à Montréal)

Devant les premières difficultés d’adaptation à l’école de certains élèves, les enseignants s’inquiètent surtout de l’insuffisance de leurs capacités de régulation des comportements en classe. Ces enfants semblent en effet éprouver des déséquilibres du traitement de l’information scolaire ou sociale qui contribuent à des manifestations d’agitation et de désengagement dans les situations d’apprentissage. Dans le cadre de la présente conférence, il sera question des dispositifs éducatifs préscolaires qui visent à prévenir ces difficultés et à promouvoir la réussite éducative dès le début de la scolarisation. Nous verrons d’abord comment la régulation du comportement dès l’âge préscolaire peut se comprendre à la lumière des travaux sur le développement des fonctions exécutives (FE). Bien que ce champ de recherche offre des applications très prometteuses pour ce groupe d’âge, il reste encore des obstacles à surmonter du point de vue de la conceptualisation et de la mesure. À partir des expériences de programmation d’activité de stimulation des FE chez les adolescents et les enfants d’âge scolaire, nous discuterons ensuite des transpositions possibles pour les enfants de 4 et 5 ans. En guise de conclusion, nous exposerons la rivalité entre, d’une part, une approche dite de domaine-spécifique qui se concentre sur la stimulation de chaque fonction exécutive (par ex. grâce à des jeux de mémoire de travail à l’ordinateur) et, d’autre part, une approche dite de domaine-général qui fait faire aux enfants des exercices de posture, de respiration et de méditation s’apparentant au Yoga et au courant de la pleine conscience. Nous présenterons des exemples d’activités de chaque type adaptées à la période préscolaire et leurs effets potentiels sur la régulation du comportement, des émotions et de la cognition des jeunes élèves.


9h15-9h45 Développement atypique de la cognition sociale : des recherches aux pratiques auprès des enfants avec troubles du spectre de l’autisme.

Marie-Hélène Plumet (Université Paris Descartes- Sorbonne Paris Cité)

De très nombreuses recherches internationales ont mis en évidence un développement atypique de la cognition sociale chez les enfants avec Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA) (Cf. pour une synthèse en français Plumet, 2014). Il est donc essentiel que les pratiques d’accompagnement sur le terrain puissent prendre appui sur ces travaux. Cela implique au minimum des bilans psychologiques réguliers de façon à pouvoir s’ajuster aux modalités de fonctionnement sociocognitif propres à chaque enfant et à son évolution. En outre, ces connaissances neuro-développementales offrent des opportunités de pratiques d’interventions innovantes, à condition que leurs effets soient étayés par la recherche et qu’elles soient intégrées dans un ensemble psycho-éducatif cohérent avec le profil et la trajectoire singulière de chaque enfant.
Pour autant, l’intégration de ces recherches sur le terrain et la mise en évidence rigoureuse des effets des programmes d’intervention restent hétérogènes. Nous présenterons les différentes modalités de soutien au développement sociocognitif des enfants TSA selon 4 axes :
• Soutien spécifique au développement des interactions sociales et de la communication
• Soutien à la compréhension et à l’acquisition de connaissances sociales
• Interventions cognitives ou comportementales plus générales avec effets sur le développement sociocognitif
• Interventions médiatisées par l’aide et l’accompagnement de l’entourage des personnes avec TSA

En conclusion, nous soulignerons les points issus des recherches qui selon nous manquent encore de visibilité et de traduction dans les pratiques professionnelles en France : approches véritablement développementales et intégratives; aides à la diversification de la communication et à l’usage fonctionnel de la cognition sociale en contexte écologique (habiletés pragmatiques); prise en compte des dysfonctionnements exécutifs et des troubles de l’intégration sensorielle ; guidance de l’entourage (famille, pairs, professionnels) . La diffusion de l’ensemble de ces dimensions dépend d’un partenariat entre structures de formation, équipes scientifiques conduisant des recherches appliquées et structures de prise en charge.


9h45-10h15 Pause


10h15-10h45 Négligence parentale et développement langagier : Une relation complexe.

Audette Sylvestre (Département de réadaptation, Université Laval)

La négligence fait référence à l’incapacité parentale à répondre adéquatement aux besoins physiques, affectifs, cognitifs et sociaux d’un enfant. Près d’un enfant négligé sur deux présente déjà un retard de langage significatif à l’âge de 3 ans. Ce taux est jusqu’à quatre fois plus élevé que dans la population des enfants tout-venant du même âge. Depuis les 20 dernières années, l’analyse des interactions parent-enfant est devenue une perspective incontournable dans la recherche et l’intervention sur les enfants grandissant dans des contextes de négligence comme, plus largement, dans tout contexte de vulnérabilité sociale. Le modèle systémique développemental (Guralnick, 2013) propose en effet que la qualité des interactions parent-enfant soit le principal facteur de protection contre l’effet cumulatif des conditions adverses d’un milieu négligent sur le développement du langage.

Cette présentation permettra d’exposer les premiers résultats d’une étude longitudinale du développement langagier d’enfants pris en charge à l’âge de 3 ans pour motif de négligence (Sylvestre et al., 2014-2018). Trois objectifs seront poursuivis : 1) illustrer le domaine de l’interaction parent-enfant dans ses grandes lignes avec séquences vidéo à l’appui; 2) dégager les caractéristiques de l’interaction parent-enfant dans les dyades négligentes puis, 3) présenter les relations établies entre les caractéristiques de l’interaction adulte-enfant et le niveau de développement langagier d’enfants négligés de 3 ans.


11h-11h30 La parentalité entre science et idéologie

Blaise Pierrehumbert (Service Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, Université de Lausanne)

La littérature sur la parentalité se réfère souvent à une conception implicite normative de la structure familiale, des parents, des enfants, et donc de la parentalité. La réalité est pourtant bien plus variée; qu'en est-il par
exemple de la parentalité avec un enfant sans lien génétique (adoption) ou avec un lien partiel (don de gamètes); de la parentalité sous stress (comme avec un enfant grand prématuré); avec un enfant né après une
expérience de mort périnatale; avec un enfant handicapé; après une séparation conjugale; de la parentalité en famille recomposée; avec des parents de même sexe, ou encore de la parentalité dans les différentes
cultures ? Toutes ces formes de parentalité potentiellement atypiques sont susceptibles de nous questionner sur nos modèles implicites, et ceci n'est pas sans répercussions au niveau des choix concernant l'intervention
clinique ou encore au niveau des décisions de politique sociale dans la société moderne.

 


11h45-12h45 4 Symposiums parallèles au choix, avec 3 interventions de 15 minutes suivies de 15 minutes de questions-réponses


Symposium 1 : Fonctions exécutives chez l’enfant
Ce symposium se centre sur des études relatives au développement des fonctions exécutives chez des enfants typiques, atypiques ou à risque. Les présentations devront souligner les implications cliniques amenées par les études pour l’enfant et son environnement. Il y aura trois présentations d’un quart d’heure suivies d’un temps d’échange avec le public.

Coordinatrices : Dr Volckaert Alexandra, Pr Marie-Pascale Noël, (Université Catholique de Louvain)

Intervention 1a : Habiletés gestuelles et fonctions exécutives chez l’enfant atteint de neurofibromatose de type 1
Chrystelle Remigereau (Université d’Angers)

Intervention 1b : Les troubles des fonctions exécutives chez l’enfant. : quelle réalité à l’école ?
Arnaud Roy (Université d’Angers, CHU de Nantes) :

Intervention 1c : Métamémoire, fonctions exécutives et performance cognitive
Marie Geurten (Université d’Aix Marseille)


Symposium 2 : Cognition sociale et compétences sociales d’enfants en situation de handicap
Ce symposium se centre sur des études relatives au développement de la cognition sociale et des compétences sociales chez des enfants à développement atypique. Les différents orateurs vont présenter les spécificités développementales de ces enfants dans ces domaines. Trois questions spécifiques seront examinées : Les difficultés linguistiques ont-elles un impact sur la compréhension sociale d’enfants porteurs d’une microdélétion 22q11.2 ? Le développement d’un réseau amical stable et diversifié constitue-t-il un élément déterminant dans la réussite du projet d’inclusion d’élèves en situation de handicap cognitif ? Comment soutenir le développement socio-émotionnel des enfants présentant une déficience intellectuelle ? Grâce à ces présentations, plusieurs implications cliniques seront dégagées pour l’enfant et son environnement.

Coordinatrices : Dr Marine Houssa, Emilie Jacobs (Institut de recherche en Sciences Psychologiques, Université Catholique de Louvain)

Intervention 2a : Développement de la cognition sociale d’enfants ayant une déficience intellectuelle : comment intervenir ?
Emilie Jacobs, Charline Léonard, Pr Nathalie Nader-Grosbois (Université Catholique de Louvain)

Intervention 2b : Langage et cognition sociale dans la microdélétion 22q11.2
Magali Ngawa (Université de Liège)

Intervention 2c : Les réseaux amicaux des élèves en situation de handicap cognitif
Stéphane Jacob (Université de Tours)


Symposium 3 : Spécificités émotionnelles et comportementales des parents d’enfants présentant de l’autisme : de la compréhension à l’intervention
Ce symposium aura pour objectif de faire le point sur les avancées scientifiques concernant le développement émotionnel de l’enfant atypique. Deux questions générales seront traitées : Quels liens existent-ils entre le développement émotionnel d’un enfant atypique et la gestion émotionnel du parent ? La régulation émotionnelle de l’enfant atypique joue-t-elle un rôle spécifique dans la relation parent-enfant? Les résultats obtenus permettront de mettre en évidence des pistes d’intervention clinique pour soutenir le développement émotionnel de ces enfants.

Coordinatrices, Stéphanie Mazzone et Laurie Loop (Université Catholique de Louvain)

Intervention 3a : Réactions parentales à l’égard des émotions en lien avec les capacités en Théorie de l’Esprit et la régulation émotionnelle d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme
Stéphanie Mazzone, Pr Nathalie Nader-Grosbois (Institut de recherche en Sciences Psychologiques, Université Catholique de Louvain)

Intervention 3b : Difficultés émotionnelles chez les parents et leurs enfants ayant un trouble du spectre autistique
Andreia P. Costa (Université de Luxembourg)

Intervention 3c : Programme psychoéducatif destiné à des parents d’enfants ayant un TSA
Emilie Cappe (Université Paris Descartes)


 

Symposium 4 : Interactions parents-enfants : de la grossesse à l’adolescence
Les interactions parents-enfants seront discutées à travers la présentation de trois recherches récentes aux implications cliniques riches et complémentaires. D’une part, lors de la venue du premier enfant, la construction des interactions familiales précoces est un processus triadique père-mère-enfant qui peut être influencé par la personnalité de chacun des parents, leur pattern d’attachement ainsi que leur coparentalité. D’autre part, un modèle de compréhension de l’anxiété de séparation chez l’enfant sera proposé dans le but de discuter des prises en charge possibles. Ce modèle situe les représentations parentales (à propos d’eux-mêmes, de leur enfant et de leurs propres figures parentales) au coeur des interactions parent-enfant. Enfin, ces interactions seront analysées chez l'adolescent à travers l’influence de l'adolescent sur la socialisation parentale, en soulignant à quel point les enfants ne sont pas de simples bénéficiaires passifs des messages parentaux de socialisation religieuse. L’intérêt de l’adolescent pour les messages positifs de ses parents est ainsi lié à son évaluation plus positive des autres groupes religieux que le sien.

Coordinatrice : Bénédicte Mouton

Intervention 4a : Du moi au nous : le processus de construction des interactions familiales précoces
Sarah Galdiolo (Université catholique de Louvain)

Intervention 4b : Un modèle des relations parents-enfant pour comprendre l’anxiété de la séparation
Daniela Oyarce-Cadiz (Université catholique de Louvain)

Intervention 4c : Stratégies de distanciation dans les interactions mères-jeunes enfants : effet de la durée de scolarisation de la mère
Corinne Ponce (Université de Bordeaux)

Intervention 4d : Le dynamisme du processus de socialisation parentale : comment fonctionne l’intérêt de l’adolescent ?
Neda Bebiroglu (Université catholique de Louvain)


12h45-14h00 Pause lunch (Libre)


13h30-14h00 Session de Posters 


14h-15h00 4 Symposiums parallèles au choix, avec 3 interventions de 15 minutes suivies de 15 minutes de questions-réponses


Symposium 5 : La communication parent-enfant : évaluation et intervention
Ce symposium se centre sur des études portant sur la communication parent(s)-enfant(s) et qui ont appliqué un programme pour l’améliorer. Ces études concernent des enfants tout-venant, à risque ou présentant un retard ou trouble de langage. Les présentations souligneront les implications cliniques qui en découlent.

Coordinatrice : Dr Elise Brassart (Université Catholique de Louvain), Pr Marie-Anne Schelstraete

Intervention 5a : Motherese quand l’enfant présente un retard simple de langage/dysphasie
Bernadette Pierart (Université catholique de Louvain)

Intervention 5b : Efficacité de la guidance parentale langagière chez de jeunes enfants belges issus de populations vulnérables
Christelle Maillart (Université de Liège)

Intervention 5c : Et si on lisait ? La lecture d’histoire pour enrichir les interactions parents-enfants
Nathalie Thomas (Université libre de Bruxelles)


Symposium 6 : Comportements antisociaux chez l’enfant
Les comportements antisociaux peuvent être définis comme le manque de considération pour autrui. Ceux-ci peuvent engendrer d’importantes conséquences dans l’adaptation générale de l’enfant, et particulièrement dans la relation avec ses pairs. Actuellement, différentes recherches sont menées pour tenter de mettre en évidence les différents processus pouvant expliquer ces comportements antisociaux. Sur base de ces résultats de recherche, des interventions ciblées pourraient être mises en place afin d’aider au mieux les enfants présentant ce type de comportements. Dans le cadre de ce symposium, nous nous intéresserons aux interactions entre le TDAH et les comportements antisociaux ainsi qu’à un certain type de profil d’enfants pouvant présentés des comportements antisociaux, à savoir le profil callous-unemotionnal. Une intervention en vue de réduire ces comportements antisociaux sera également présentée.

Coordinatrice : Pr. Marie Stiévenart (Université de Liège)

Intervention 6a : Développer le langage des émotions et la théorie de l’esprit par des jeux peut-il réduire les comportements antisociaux d’élèves de 9 à 11 ans avec troubles du comportement en récréation
Agnès Desbiens (Université de Lille 3)

Intervention 6b : . : Les enfants présentant un profil dur et insensible : qui sont-ils ?
Marie Stiévenart (Université de Liège)

Intervention 6c : TDAH et comportements antisociaux : de la singularité à la dilution des spécificités
Michel Bader (Université de Lausanne)


Symposium 7 : Cognition et apprentissages scolaires
Ce symposium se centre sur les liens entre le développement cognitif et les apprentissages scolaires. Trois questions seront examinées. Le premier exposé abordera la question du transfert de stratégie cognitive spécifique à une nouvelle tâche et discutera de l’implication des fonctions exécutives dans ce processus de transfert. Le second exposé adressera la question du lien entre le développement des fonctions exécutives et les acquisitions en mathématiques et en français chez les enfants de primaire. Enfin, le troisième exposé présentera une étude en cours qui porte sur les interventions qui peuvent être menées dès les maternelles pour renforcer les précurseurs aux apprentissages scolaires en mathématiques et lecture dans le cycle primaire. Ces exposés amèneront différentes pistes de réflexion sur les actions qui peuvent être menées pour stimuler les apprentissages scolaires.

Coordinatrice : Pr Laurence Rousselle (Université de Liège)

Intervention 7a : Transfert stratégique et mémoire de travail
Jérôme Clerc (Université Lille 3)

Intervention 7b : La flexibilité cognitive dans les acquisitions en français et en mathématiques chez les élèves de primaire
Marie Danet (Université Lille 3)

Intervention 7c : Renforcer les précurseurs aux apprentissages scolaires : intervention auprès de populations vulnérables
Line Vossius (Université de Liège)


 

Symposium 8 : Intégration/inclusion scolaire et relations entre élèves et engagement scolaire
L’engagement scolaire est un facteur clé de réussite des apprentissages. Pour chaque élève, il est important de soutenir cet engagement et de s’assurer du bien-être.
A la première présentation (symposium 8a), nous interrogerons l’intégration des élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire par une approche multifactorielle tenant compte de l’ensemble des acteurs impliqués dans un projet d’intégration (les enseignants, les accompagnateurs pédagogiques, les directions, les parents…).
A la seconde présentation (symposium 8b), nous nous pencherons en particulier sur le soutien social, aux liens entre différentes sources de soutien social (les parents, les enseignants, les pairs) et l’engagement scolaire des adolescents, ainsi qu’au rôle médiateur potentiel des difficultés émotionnelles.
Enfin, à la troisième présentation (symposium 8c), nous discuterons des multiples enjeux sous-tendant l’évolution vers une école inclusive, pour les élèves, les parents et les professionnels, et pour la société. Nous envisagerons également les pratiques d’orientation scolaire et la nécessité d’une approche centrée sur les compétences des élèves.

Coordinatrice : Laetitia Desmet (Univesité catholique de Louvain)

Intervention 8a : Intégration des élèves à besoins dans l’enseignement ordinaire en Fédération Wallonie Bruxelles
Laetitia Desmet (Université catholique de Louvain)

Intervention 8b : Relations entre les pairs à l'école et l'engagement scolaire
Neda Bebiroglu (Université catholique de Louvain)

Intervention 8c : Les enjeux de l’intégration scolaire d’élèves avec déficience dans l’enseignement non spécialisé
Jean-Jacques Detraux (Université Libre de Bruxelles, Université de Liège)


15h-15h15 Pause


15h30-16h30 4 Symposiums parallèles au choix, avec 3 interventions de 15 minutes suivies de 15 minutes de questions-réponses


 

Symposium 9 : Comment évaluer et entraîner les habiletés fonctionnelles par le programme Evaluation, Intervention et Suivi (EIS) ?
Le programme Évaluation, Intervention et Suivi (EIS) a été conçu pour structurer une intervention efficace auprès d’enfants à retard de développement et ce, sur base d’un bilan des habiletés fonctionnelles.
Pour montrer son efficacité, deux études ont été réalisées : l’une dans un contexte clinique pluridisciplinaire auprès d’enfants présentant une trisomie 21 et l’autre en classe ordinaire pour soutenir la réussite scolaire après d’élèves ayant une déficience intellectuelle.

  1. : Dr Céline Baurain, (Cliniques Universitaires St-Luc, Université Catholique de Louvain)

Intervention 9a : Programme-Evaluation-Intervention et Suivi (EIS) ciblant les habiletés fonctionnelles des enfants
Céline Baurain (Cliniques Universitaires St-Luc, Université catholique de Louvain)

Intervention 9b : Evaluation, Intervention et Suivi dans un contexte clinique pluridisciplinaire auprès d’enfants présentant une trisomie 21
Céline Baurain (Cliniques Universitaires St-Luc, Université catholique de Louvain)

Intervention 9c : De l’inclusion à la participation active programme d’évaluation et d’intervention pour soutenir la réussite scolaire des élèves ayant une déficience intellectuelle en classe ordinaire
Anelya Garbatcheva (Université Sts Cyrille et Methode)


 

Symposium 10 Acquisitions langagières et compétences émotionnelles et sociales
Le développement du langage s’inscrit dans la construction d’un réseau relationnel et affectif. Ce symposium est consacré à la présentation puis à la discussion des rapports entre le développement des compétences strictement langagières et celui des relations socio-affectives et pragmatiques de l’enfant et l’adolescent. Après la présentation des itinéraires de développement au tout début du langage, la question de la nature linguistique des déficits dans la Compréhension de l’Esprit, évaluée par le ToM Storybooks sera traitée par l’analyse des scores d’enfants porteurs de troubles spécifiques du langage à l’adaptation italienne de cet outil diagnostique. Le rôle des fonctions exécutives (flexibilité mentale, inhibition, mémoire de travail) dans les inférences sociales (théorie de l’esprit et maladresse sociale) et pragmatiques (ironie, expressions idiomatiques et demandes indirectes) sera discuté en appui sur les observations d’enfants présentant un autisme de haut niveau et de sujets témoins.

Coordinatrice : Pr Bernadette Piérart (Université Catholique de Louvain)

Intervention 10a : Itinéraires de développement aux débuts du langage
Bernadette Piérart (Université catholique de Louvain)

Intervention 10b : Théorie de l’esprit chez les enfants avec Difficultés Spécifiques du Langage (DSL) : question de compétence ou de performance
Paola Molina (Université de Turin)

Intervention 10c : Inférences sociales et langagières chez des enfants et adolescents avec un trouble du spectre de l’autisme : le rôle des fonctions exécutives
Pauline Girard (Université Rennes 2)


Symposium 11 Apprendre et interagir en classe
Au cours de ce symposium, nous aborderons trois thématiques en lien direct avec les apprentissages et l’école.
Il s’agira tout d’abord de documenter la qualité des interactions langagières entre un enseignant et ses élèves dans des classes préscolaires et de se demander comment le professionnel peut soutenir le développement langagier des enfants, en particulier ceux issus de milieux précarisés.
Ensuite, toujours avec de jeunes enfants, nous nous demanderons comment stimuler chez les élèves, leur connaissance de leur propre fonctionnement cognitif en leur faisant prendre conscience de cet outil qu’est le cerveau humain et en réfléchissant avec eux sur des stratégies métacognitives favorisant l’apprentissage.
Enfin, dans une perspective neuropsychologique, nous nous demanderons comment les enseignants appréhendent les fonctions exécutives chez leurs élèves, allant du repérage des difficultés se présentant chez certains enfants à la mise en place d’une intervention adaptée.

Coordinateur : Pr Jean-Jacques Detraux (Université libre de Bruxelles et Univesité de liège)

Intervention 11a : Soutien au développement langagier en maternelle : portrait de la qualité des interactions enseignant/enfants
Sandrine Leroy (Université de Liège)

Intervention 11b : Comment apprendre aux élèves à découvrir leur cerveau et à exercer un contrôle cognitif ?
Céline Lanoë (Université de Caën)

Intervention 11c : Vincent Lodenos (Université d’Angers, CHU de Nantes) : Fonctions exécutives, quelles réalités à l’école ?
Vincent Lodenos (Université d’Angers, CHU de Nantes)


Symposium 12 Cognition, créativité et autorégulation chez l’adolescent
Ce symposium s’intéresse spécifiquement à l’adolescence ; période marginalement étudiée dans la littérature au profit d’intérêts plus marqués pour les enfants et les adultes. Pourtant, cette période développementale se caractérise par de nombreux changements cognitifs, émotionnels, sociaux, relationnels ou encore physiques. Un regain d’intérêt pour cette période ainsi que ses spécificités développementales s’observent toutefois ces dernières années. C’est dans cette optique que les trois études présentées dans ce symposium s’inscrivent. En se ciblant sur des groupes de pré-adolescents, d’adolescents et d’adulescents, elles interrogent les particularités développementales de diverses populations. Elles examinent respectivement (a) l’apport des fonctions exécutives et du langage dans la compréhension des capacités d’autorégulation d’adulescents avec déficience intellectuelle ; (b) l’impact de l’engagement dans le processus créatif sur l’humeur positive auprès de pré-adolescents tout-venant ; et (c) les particularités cognitives et émotionnelles d’adolescents à haut potentiel intellectuel.

Coordinateur : Sacha Baugniet (Université Catholique de Louvain)

Intervention 12a : Autorégulation d’adolescents présentant une déficience intellectuelle : l’apport des fonctions exécutives
Marine Ballé (Université de Lille 3)

Intervention 12b : Processus créatif et variations d’humeur : étude expérimentale auprès d’enfants préadolescents
Sylvain Vandaudenard (Université catholique de Louvain)

Intervention 12c : Que peut-on dire aujourd’hui sur les particularités cognitive et émotionnelle des jeunes à haut potentiel intellectuel ?
Maria Toth-Gauthier (Université catholique de Louvain)

 

 

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