Veille sur les femmes

 

Public : Femmes

 

La veille présente les 15 dernières ressources ajoutées dans la base de données DOCTES.


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Des enfants ? Elles ont dit : "non, pas pour moi" (2020)

04 août 2020

Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2020, 28 p.
En ligne : questionsante.org[...]

La brochure de Question Santé Des enfants ? Elles ont dit : "non, pas pour moi" met en lumière la difficulté à poser des choix individuels opposés à la norme collective.Certaines femmes ont choisi de ne pas avoir d’enfant. Jamais. Pas même après avoir trouvé leur prince charmant, pas même après avoir consolidé leur carrière, pas même après avoir fait le tour du monde. Jamais, ça veut dire : jamais. Leur non-désir de grossesse, elles le ressentent de manière aussi viscérale que les femmes qui veulent un enfant à tout prix. Leur refus catégorique a été murement réfléchi et pourtant il pose question et fait débat dans la société. En effet, la norme qui prédomine largement est celle de la fondation d’une famille. Si bien que le choix de celles qui ne veulent pas d’enfant n’est pas toujours bien respecté.
Au niveau légal, on observe un recul du droit des femmes à l’IVG dans de nombreux pays. Au niveau médical, les femmes doivent se heurter à un certain paternalisme, volontiers moralisateur. Au niveau social, les femmes rejetant ce modèle qui érige la mère en modèle absolu sont marginalisées. Pour résumer, dans Save yourself, Danielle Henderson écrit : “En tant que femme qui a choisi de rester sans enfant, j’ai généralement un seul problème : les autres adultes.” La réalité est là : le non-désir d’enfant relève de l’indicible et est facteur d’exclusion sociale.
La procréation est-elle une obligation ? Demande-t-on aux femmes qui ont décidé d’avoir un enfant si elles ont « une bonne raison » de le vouloir ? La maternité, la parentalité sont-ils des incontournables à une vie épanouie ?
A côté des femmes qui ne veulent pas d’enfant, on retrouve de plus en plus de femmes qui avouent regretter d’être devenues mères. Un constat qui heurte dans un contexte où la fécondité est maîtrisée. Pourtant le contexte sociétale acceptant difficilement les femmes qui refuse de devenir mères devrait permettre de le comprendre. Est-ce si simple de poser un choix individuel réfléchi, pesé, décidé et… différent de la norme collective

Zones à défendre, manuel d’autodéfense féministe dans le cadre de la consultation en santé sexuelle et reproductive (2020)

08 avril 2020

de Manoë Jacquet, Miriam Ben Jattou
Bruxelles : Femmes et santé asbl, 2020, 76 p.
En ligne : www.femmesetsante.be[...]

« Zones à défendre » est un guide d’autodéfense féministe dans le cadre des consultations en santé sexuelle et reproductive. Il a été conçu et façonné par des associations féministes, en éducation permanente et en promotion de la santé. S’agissant également de la Journée internationale d’action contre la marchandisation de la santé, il nous semblait indispensable, dans le contexte actuel, d’inscrire cette publication dans une démarche de solidarité avec les professionnel.le.s de santé en lutte : questionner la violence inhérente au système de santé actuel. Nous sommes convaincues que les violences au sein des consultations en santé sexuelle et reproductive sont le résultat de systèmes d’oppression sexistes et néolibéraux. Ainsi, la lecture de ce guide devrait permettre de poser les questions suivantes : comment, en temps de pandémie, penser nos droits en tant que patientes ? Comment, en temps de crise sanitaire, conserver nos capacités à être entendues par les professionnel.le.s de la santé ?

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Préférences des femmes vis-à-vis du dépistage du cancer du sein

18 mars 2020

de Sicsic Jonathan, Nathalie Pelletier-Fleury
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, p. 7-17
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Introduction : Au cours de ces dix dernières années, la balance bénéfice-risque associée au dépistage du cancer du sein a été largement débattue. À ce jour, il n’existe malheureusement pas de données françaises interrogeant le point de vue des femmes et leurs préférences (au sens économique) vis-à-vis de ce dépistage, pourtant controversé.
Méthodes : Un questionnaire élaboré selon la méthode des choix discrets et administré par un institut de sondage auprès de femmes françaises, a été développé afin de révéler leurs préférences et les arbitrages qu’elles réalisent en tenant compte des bénéfices et des inconvénients du dépistage (risque de surdiagnostic et de faux positif), de façon collective et individuelle.
Résultats : Huit cent douze femmes représentatives de la population française (âge, statut socio-économique, localisation géographique) ont rempli le questionnaire diffusé sur internet. En moyenne, les femmes seraient prêtes à accepter 14,1 surdiagnostics (médiane : 9,6) et 47,8 faux positifs (médiane : 27,2) pour éviter un décès lié au cancer du sein. Les simulations issues des modèles à préférences aléatoires prédisent que moins de 50 % des femmes seraient disposées à accepter un dépistage avec une balance bénéfice-risque de 10 surdiagnostics (ou 30 faux positifs) par décès évité.
Conclusion : Les femmes françaises arbitrent réellement entre les bénéfices et les inconvénients du dépistage, en accordant relativement plus d’importance aux bénéfices qu’aux risques. Les préférences sont toutefois très hétérogènes, et ce résultat montre à quel point il est nécessaire de transmettre aux femmes une information neutre et complète leur permettant de prendre une décision informée conforme à leurs préférences.

Grossesses non prévues, violences sexuelles et contraception chez les femmes consommant du cannabis ou d’autres substances psychoactives illégales en Île-de-France : données du Baromètre Santé 2016

12 février 2020

de C. Embersin-Kyprianou, A. Yermachenko
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 9-15
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
Les femmes qui ont des consommations de produits psychoactifs pourraient avoir plus de grossesses non prévues et des difficultés d’accès à une contraception fiable que celles qui n’ont pas ce type de consommation. Les données sur ce sujet en population générale sont rares, particulièrement en France.

Méthodes
Cette étude s’appuie sur les données du Baromètre Santé 2016 recueillies auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans, vivant en Île-de-France (n=1626). Les consommations de produits psychoactifs illégaux (cannabis, substances utilisées par voie intranasale ou intraveineuse) ont été évaluées au cours de la vie et, pour le cannabis, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Les grossesses non prévues ont été renseignées au cours des cinq ans précédant l’enquête, l’utilisation de la contraception d’urgence, l’interruption volontaire de grossesse (IVG), et l’expérience de violences sexuelles au cours de la vie. Nous avons également étudié le nombre de partenaires sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête et le type de contraception utilisé. Les analyses ont été menées à l’aide de modèles de régression logistique pondérés, en ajustant sur les caractéristiques sociodémographiques et la consommation quotidienne de tabac.

Résultats
Les femmes rapportant des consommations de produits psychoactifs illégaux avaient une probabilité plus élevée que les non-consommatrices d’avoir eu une grossesse non prévue dans les 5 ans (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,61, IC à 95 % 1,00–2,58), d’avoir utilisé une contraception d’urgence (ORs de 2,20 à 2,90), d’avoir eu une IVG (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,77, IC à 95 % 1,26–2,49), et d’avoir subi des violences sexuelles (ORs de 1,87 à 3,14). Elles avaient aussi plus de partenaires sexuels que les non-consommatrices, mais ne différaient pas en termes de mode de contraception utilisé.

Conclusion
En population générale, on observe des liens entre consommations de produits psychoactifs illégaux par les femmes et probabilité accrue de grossesse non prévue et de violences sexuelles. Ces résultats devraient être portés à l’attention des professionnels de santé en contact avec les femmes, afin de repérer celles qui ont des conduites addictives et identifier leurs besoins de santé sexuelle et reproductive.

Ménopause… Une étape et non un drame (2019)

23 janvier 2020

Bruxelles (Belgique) : Question Santé, 2019, 15 p.
En ligne : questionsante.org[...]

La ménopause est une réalité universelle qui touche toutes les femmes sur terre. Alors que cette étape est vécue positivement dans de nombreuses cultures, en Europe et Amérique du Nord, la ménopause est devenue une question de santé préoccupante tant elle est associée à une expérience pénible pour les femmes. Les représentations sociales de nos sociétés occidentales sur les femmes matures permettent de comprendre la vision négative de celles-ci par rapport à leur ménopause. En effet, les messages qui associent la minceur à la jeunesse et au fait d’être désirable y sont omniprésents. Or, lors de la ménopause, des transformations physiques apparaissent et s’inscrivent à l’inverse des diktats de beauté imposés aux femmes par notre société. Une fois l’âge de la fertilité passée, les femmes deviennent ainsi « sans intérêt » et vivent un phénomène d’invisibilité sociale. Elles sont absentes du paysage médiatique et peinent également à attirer les hommes. « La pression sur la femme qui vieillit est injuste, avec un gout de domination patriarcale, qui nous range du côté des fleurs flétries non fécondables. Cela me met en colère. » (Témoignage anonyme) Le potentiel de séduction de la femme ne tient-elle qu’à sa fertilité ? Comment faire pour que cette période n’enferme pas dans des états dépressifs et un sentiment que le meilleur est passé ? Notre société peut-elle aider les femmes à aborder plus sereinement la ménopause ? A travers l’expérience de femmes venues d’ici ou d’ailleurs, la nouvelle brochure d’éducation permanente : « Ménopause… Une étape et non un drame » de Question Santé interroge : pour le bien-être de toutes, n’est-il pas temps de prendre exemple sur d’autres cultures en considérant positivement la ménopause ?

Conciliation travail-vie personnelle : point de vue de travailleuses et pistes d’action pour des contextes de travail plus favorables à la santé mentale (2020)

23 janvier 2020

de Nathalie Jauvin, Mariève Pelletier
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2020, 68 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Ce rapport présente les résultats de l’analyse des données issues d’une étude descriptive visant à documenter la perception qu’ont les femmes à l’égard des mesures de conciliation travail-vie personnelle en place dans leur milieu de travail, l’organisation du travail et leur état de santé mentale. Voici, de façon synthétique, ce que les analyses nous apprennent sur l’expérience de conciliation du travail et de la vie personnelle des participantes. Concilier c’est surtout être en mesure d’organiser son temps et son énergie en tricotant pour trouver un équilibre entre le travail et la vie personnelle, principalement la famille, en tentant de respecter du mieux possible ses valeurs et ses priorités. La conciliation travail-vie personnelle interpelle avant tout la portion « famille » et, plus particulièrement, la question des soins et des responsabilités liées aux enfants. Cette conciliation travail-famille repose encore avant tout sur les épaules des femmes. Elles aspirent, en amont, à un partage plus important de la conciliation avec les hommes, une situation qui leur permettrait de trouver un meilleur équilibre dans leur propre vie et, ainsi, aspirer à une meilleure santé mentale. Pour les femmes, certains contextes de travail sont plus favorables à la conciliation travail-vie personnelle et, incidemment, à la santé mentale. Ils sont notamment caractérisés par :la présence de soutien social, plus particulièrement celui du gestionnaire; la reconnaissance par la gestion des défis pour les travailleuses qui doivent tenter de concilier le travail et la vie personnelle; la mise en place de mesures de conciliation accessibles à tous. Des conditions sont moins favorables, notamment : une charge de travail élevée; une faible autonomie décisionnelle; une faible reconnaissance au travail. Il s’avère important de tenir compte des risques psychosociaux du travail, notamment la charge de travail, pour favoriser une meilleure conciliation travail-vie personnelle de même qu’une meilleure santé mentale. Au travail, la conciliation est perçue comme étant avant tout la responsabilité de l’employeur, mais elle repose beaucoup, concrètement, sur les épaules des supérieurs immédiats qui, selon les cas, la facilitent ou non. Lorsque la conciliation est difficile, les travailleuses en subissent les effets, notamment : une charge mentale élevée, de la détresse psychologique, de l’épuisement. Certaines sont encore plus touchées : celles qui ont de jeunes enfants et, plus encore, celles dont les enfants ont des besoins particuliers. Les femmes qui ont de la difficulté à concilier et qui sont exposées à des risques psychosociaux du travail sont davantage touchées par la détresse psychologique que celles qui évaluent, de leur côté, avoir de la facilité à concilier. Les organisations peuvent aussi être touchées par les impacts de la difficulté à concilier : roulement du personnel, désengagement de certaines, présentéisme. Le fait d’avoir accès à des mesures de conciliation travail-vie personnelle favorise le maintien d’une bonne santé mentale. L’accès à une plus grande flexibilité dans l’utilisation de ces mesures constitue un enjeu particulièrement crucial puisque celle-ci permet une plus grande souplesse dans l’utilisation des mesures en fonction des réalités de chacun. Il importe de viser une plus grande équité pour l’accès aux mesures, sans toutefois nuire à la flexibilité d’application et d’ajustement des mesures en fonction des diverses réalités familiales et personnelles.

Continued tobacco consumption during pregnancy and women’s depression and anxiety symptoms

04 décembre 2019

de Carmen M. Mıguez
2019, pp. 1355–1365
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Objectives: This study aimed to analyse depression and anxiety symptoms changes from the first to the third trimester of
pregnancy in non-smokers versus quitters versus continuous smokers, and the contribution of depression and anxiety
symptoms to continued tobacco consumption during pregnancy.
Methods: The sample comprises 850 Spanish pregnant women (595 non-smokers, 123 quitters, and 132 continuous
smokers), assessed at the first and the third trimester of pregnancy with a questionnaire concerning socio-demographic,
obstetric, and tobacco consumption information, and measures of depression and anxiety.
Results: Continuous smokers during pregnancy showed more depression and anxiety symptoms than both non-smokers and
quitters and no changes from the first trimester to the third trimester of pregnancy, while both non-smokers and quitters
revealed a decrease in depression and anxiety symptoms. More anxiety symptoms at the first trimester (OR 1.03) and
depression symptoms at the third trimester (OR 1.14) were associated with continued smoking during pregnancy.
Conclusions: Anxiety and depression symptoms need to be considered to screening for women at risk of smoking during
pregnancy. Future prenatal smoking cessation interventions must take into account these variables

Table d'échanges santé migrant·e·s 2018 : Comment améliorer le recours aux services du social et de la santé pour les femmes ayant vécu l'exil? (2019)

20 novembre 2019

Bruxelles : Cultures&santé, 2019, 40 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]

Dans la continuité de nos actions autour de la santé des publics ayant vécu l’exil, Cultures&Santé met en place des rencontres interprofessionnelles annuelles, focalisées sur le territoire bruxellois. Ces espaces d’échanges et de création de liens ont été nommés Tables d’échanges santé migrant·e·s. Pour la première édition en 2018, la thématique s’est tournée vers les publics féminins, touchés par des inégalités de genre et le recours aux services du social et de la santé. À partir des constats et des pratiques et sous forme d’ateliers participatifs, cette matinée proposait de traiter différentes questions : Quels sont les freins identifiés et partagés par les acteurs et actrices bruxellois·es dans ce domaine ? Quels sont les apports de chacun·e dans le continuum de la prise en charge ? Quelles sont les expériences des différent·e·s acteurs et actrices bruxellois·es pour améliorer le recours aux services ? Cet événement offrait un espace d’échanges de savoirs et de pratiques et visait l’identification de besoins et ressources. Il s’adressait aux professionnel·le·s issu·e·s de secteurs variés, agissant à différents niveaux et participant à la promotion de la santé de ce public, mais également directement aux femmes ayant vécu l’exil. La présence de ces acteurs et actrices, de secteurs divers et complémentaires, était nécessaire afin d’appréhender de manière cohérente et globale la problématique, et de passer progressivement de préoccupations partagées à des perspectives d’orientations coordonnées. Cette table d’échanges contribuait également à un objectif transversal de renforcement de liens entre différent·e·s acteurs et actrices bruxellois·es. En prévision de l’édition 2019, ce document vous propose une compilation des échanges, de manière à percevoir les rôles des différents services et à garder une mémoire des pratiques. Vous y trouverez une introduction à la problématique, une présentation du format de la rencontre, pour enfin développer les échanges de savoirs et de pratiques lors de la table.

Soulèvement de charges au travail et grossesse (2019)

24 octobre 2019

de Agathe Croteau
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 230 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Outre les facteurs personnels pouvant affecter le bon déroulement de la grossesse, l’accumulation de contraintes professionnelles, incluant les efforts physiques, est associée à certaines issues défavorables de la grossesse L’effet spécifique du soulèvement de charges sera examiné ici. Il est fréquent que les travailleuses enceintes doivent soulever des charges. Selon les sources consultées et les définitions utilisées, on peut estimer que 12 % à 28 % des travailleuses enceintes sont exposées au soulèvement de charges. D’où l’importance de comprendre les effets du soulèvement de charges sur la grossesse selon le poids et la fréquence des soulèvements, lorsque des recommandations sont faites dans le cadre du programme Pour une maternité sans danger. Ce travail fait la synthèse systématique des connaissances scientifiques disponibles concernant les effets de l’exposition au soulèvement de charges au travail sur la grossesse.

Caractéristiques associées à la dépression et aux symptômes de stress post-traumatique chez les femmes victimes d’agression sexuelle durant l’enfance

17 octobre 2019

de S. Lemieux, M. Tourigny
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2019, pp. 285-294
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
Une proportion considérable de victimes d’agression sexuelle à l’enfance présente des séquelles psychologiques à l’âge adulte. Les facteurs permettant de comprendre pourquoi certaines victimes développent ces séquelles alors que d’autres non, demeurent peu explorés. Dans ce contexte, l’objectif principal est d’examiner la contribution spécifique des caractéristiques contextuelles des agressions sexuelles à l’enfance, des mauvais traitements subis à l’enfance et des tentatives de suicide à l’adolescence dans le développement de la dépression et du trouble de stress post-traumatique à l’âge adulte. L’objectif secondaire est d’établir les prévalences des diverses formes de mauvais traitements subis à l’enfance, de la présence d’un trouble de stress post-traumatique et de dépression à l’âge adulte parmi les femmes agressées sexuellement à l’enfance.

Méthodes
L’échantillon se compose de 479 victimes d’agression sexuelle à l’enfance ayant participé à deux enquêtes distinctes menées auprès de femmes québécoises.

Résultats
Plus de la moitié de ces femmes rapportent au moins une autre forme de mauvais traitements à l’enfance ; 30 % d’entre elles présentent des symptômes de stress post-traumatique et 40 % des symptômes de dépression à l’âge adulte. Les analyses de régression montrent que la présence d’un trouble de stress post-traumatique est associée à la précocité de l’agression sexuelle à l’enfance, à la continuité intergénérationnelle de la victimisation sexuelle ainsi qu’aux expériences de mauvais traitements physiques et à la négligence. La dépression est associée aux mauvais traitements psychologiques et à la négligence, au fait d’avoir reçu une réaction non aidante lors du dévoilement de l’agression sexuelle à l’enfance et aux tentatives de suicide à l’adolescence.

Conclusion
Les résultats confirment la nécessité de considérer le cumul de divers facteurs d’adversité plus distaux lors de l’évaluation psychosociale des femmes agressées sexuellement à l’enfance permettant ainsi de mieux comprendre et traiter leurs séquelles psychologiques

Quelles approches pour mieux prévenir les addictions auprès des publics féminins ?

30 avril 2019

de Carine Mutatayi
Bruxelles : Prospective Jeunesse asbl, 2019, pp. 8-10
En ligne : prospective-jeunesse.be[...]

Alors qu’en Belgique, les études traitant du genre et des drogues sont peu nombreuses, l’Observatoire français a publié différentes analyses sur la prévention genrée. Carine Mutatayi nous résume les principaux enseignements de ces travaux.

Vive Olympe ! Un jeu pour explorer l'histoire des droits des femmes en Belgique (2018)

23 janvier 2019

Bruxelles : Cultures&santé, 2018, 28 p. ; 60 p. ; 34 p.
En ligne : www.cultures-sante.be[...]

Ce kit propose de parcourir l'évolution du statut des femmes et de leurs droits.Il propose 7 pistes d'animation qui reposent sur une série de 30 cartes illustrées. Celles-ci font référence à 30 moments-clés de l'histoire des droits des femmes en Belgique. Elles traversent 6 thématiques : l’emploi, l’instruction, la santé – les droits sexuels et reproductifs, la famille, la citoyenneté et le mouvement social.L'outil vise à travers ce dispositif ligne du temps à mettre en évidence le processus d'acquisition de ces droits, droits qui nous paraissent aujourd'hui aller de soi alors qu'ils sont le fruit de luttes politiques et alors que l'égalité entre les sexes n'est pas encore accomplie dans les faits, ni dans les droits.

EP2018-viveOlympe-explication-cartes.pdf - application/pdf

EP2018-viveOlympe-explication-cartes.pdf
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Penser la santé autrement : vers une approche globale et féministe ?

08 janvier 2019

de Fanny Colard
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp. 20-24
En ligne : educationsante.be[...]

Aujourd’hui, la médecine se révèle de plus en plus divisée en spécialisations multiples et la santé de chacun-e n’est plus que très rarement analysée dans sa globalité. C’est l’approche biomédicale qui s’impose principalement, proposant une vision de la personne, de la santé et de la maladie axée sur la biologie. Pourtant, d’autres approches de la santé ont toujours coexisté et continuent de se développer un peu partout, et tout particulièrement au Québec. Celles-ci remettent en cause le modèle biomédical dominant. Le présent article se focalise sur une théorie québécoise, dite de l’approche globale et féministe de la santé

Femmes, genre et promotion de la santé : origine et perspectives du réseau

08 janvier 2019

de Manoë Jacquet
Bruxelles : Education Santé, 2019, pp. 12-16
En ligne : educationsante.be[...]

En 2018, Femmes et Santé asbl est mandatée par la Cocof pour créer et renforcer un réseau « Femmes, genre et promotion de la santé » sur le territoire bruxellois. La mise en place de ce réseau prévue par le plan stratégique de promotion de la santé 2018-2022, répond à l’objectif transversal « lutter contre les inégalités basées sur le genre ». Nous vous proposons ici de (re)découvrir Femmes et Santé asbl, la Plateforme pour Promouvoir la Santé des Femmes, l’articulation entre ces entités et la nouvelle mission de réseau, ainsi que les projets portés par celui-ci.

Projet Bien-être : vers un meilleur repérage et accompagnement des femmes présentant des vulnérabilités psychologiques ou sociales

25 septembre 2018

de Gladys Ibanez, Hector Falcoff
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2018, pp. 89-97
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Près de 10 % des femmes enceintes françaises déclarent avoir ressenti un mal-être psychologique au cours de leur grossesse. Cette prévalence peut être doublée ou triplée parmi les femmes présentant des facteurs de vulnérabilité sociale. Parmi ces femmes, 81,3 % n’ont pas consulté un professionnel de santé au cours de leur grossesse pour ces difficultés. Le projet Bien-être vise à améliorer le repérage précoce des vulnérabilités psychologiques ou sociales et le parcours de soin actuel des femmes enceintes vulnérables, et à évaluer l’intérêt de l’entretien prénatal précoce dans l’accompagnement de ces femmes.

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