Veille sur les maladies chroniques et cancers

 

Thématique spécifique : Maladies chroniques et cancers

 

La veille présente les 15 dernières ressources ajoutées dans la base de données DOCTES.


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Comment évoquer le sujet de la sexualité au sein d’une démarche d’ETP ? (2020)

05 août 2020

Marseille : Cres Paca, 2020, 4 p.
En ligne : www.cres-paca.org[...]

Le CRES lance une collection de fiches thématiques « Les Fiches SYNTHEP » (SYNTHèse en Education du Patient) destinées aux professionnels investis dans une démarche d’éducation thérapeutique du patient (ETP).La première fiche s'intitule « Comment évoquer le sujet de la sexualité au sein d’une démarche d’ETP ? ».Ce sujet, peu abordé en éducation du patient, fait l’objet de nombreuses interrogations et les patients souhaitent échanger avec leurs professionnels de santé sur ce sujet. Ces derniers éprouvant des difficultés pour l'aborder lors des ateliers d’ETP, cette fiche ressource leur est proposée.

Vidéo-consultations dans le suivi des patients atteints de maladies chroniques (2020)

05 août 2020

de Patriek Mistiaen, Stephan Devriese
Bruxelles (Belgique) : Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), 2020, 41 p.
En ligne : kce.fgov.be[...]

À la demande de l'INAMI et du CHU de Namur, le Centre fédéral d’Expertise des Soins de santé (KCE) a étudié l'impact des consultations vidéo sur la santé des patients atteints de maladies (somatiques) chroniques et a analysé la manière dont ce type de consultations est organisé en France et aux Pays-Bas. D’après le KCE, il n’existe actuellement aucune preuve scientifique que les consultations vidéo aient un impact différent sur la santé des patients que les consultations ‘ordinaires’. Les soignants ont semblé quelque peu réticents à utiliser ces technologies et leur introduction en France et aux Pays-Bas a aussi montré que le chemin est long et semé d’obstacles. Mais la crise du coronavirus a éclaté dans le courant de cette étude et les chercheurs ont été rattrapés par la réalité ; les consultations à distance par téléphone ou par vidéo ont soudain été acceptées et remboursées partout dans le monde. La dynamique actuelle devrait être mise à profit pour introduire davantage ce type de soins ‘numériques’ comme complément utile à une consultation en face à face, et non pour la remplacer. Certaines conditions doivent toutefois être respectées, dont notamment le consentement éclairé du patient.

Le numérique au service de l’ETP : à propos d’un programme polypathologies

04 août 2020

de Pascale Lafitte, Karine Lince-Barrere
2020, pp. 10401
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Introduction :  En France, les programmes d’ETP mono-affection se développent, en même temps qu’augmente le nombre de patients atteints de polypathologies nécessitant une polymédication. L’ETP doit alors s’orienter vers l’apprentissage de compétences transversales en plus des compétences spécifiques à chaque pathologie.
Objectif : Pour répondre aux besoins éducatifs croissant des patients polypathologiques, une UTEP a collaboré avec des étudiantes de Master Création numérique de l’ESPE de Toulouse pour la création d’outils pédagogiques numériques dans le cadre d’un programme « ETP Polypathologie et Polymédication ». Description : Une partie des ressources a été confiée au groupe d’étudiantes dans le cadre d’un module « projet collectif ». Quant à l’autre partie, elle a été confiée à une étudiante dans le cadre de son stage individuel. Elles ont choisi des logiciels et des applications gratuites et faciles d’utilisation pour que l’équipe d’ETP puisse par la suite se les approprier afin d’apporter des modifications ou créer de nouvelles ressources.
Résultats : À partir de certains objectifs pédagogiques préalablement identifiés comme pouvant être conduits à l’aide d’outils numériques, plusieurs activités interactives ont été conçues.
Conclusion : Les outils numériques ainsi créés sont utilisés en collectif ou en individuel avec les patients, toujours animés par des professionnels de santé.

People With Advanced Cancer: The Process of Living Well With Awareness of Dying

04 août 2020

de Maria Arantzamendi, Noelia García-Rueda
2020, pp. 1143–1155
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Literature suggests that it is possible to live well with advanced cancer but little is known about the process. In this article, we present a secondary analysis of experiences of living with advanced cancer (n = 22) that refines the theory of “Living Well with Chronic Illness” for a different context and population. The refined theory explains the experience of living well with advanced cancer illuminating a five-phase iterative process: struggling, accepting, living with advanced cancer, sharing the illness experience, and reconstructing life. These five phases revolve around the core concept of Awareness of Dying, which varied from awareness of the possibility of dying, to accepting the possibility of dying, to acceptance that “I am dying.” Awareness of Dying led to a focus on living well with advanced cancer and movement towards living a life rather than living an illness.

Estimation de l’impact du programme actuel de dépistage organisé du cancer colorectal

30 juillet 2020

de S. Barré, H. Leleu
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 171-177
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent et le deuxième le plus mortel en France. Son dépistage présente un intérêt qui a été confirmé dans une méta-analyse Cochrane. Le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, en France, a été mis en place en 2009. Il s’adresse, tous les deux ans, aux personnes âgées de 50 à 74 ans à risque moyen et asymptomatiques. Il, repose, depuis 2015, sur le test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles. Le taux de participation pour 2016–2017 était de 34 %, inférieur aux recommandations européennes. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact du programme au taux actuel et aux taux européens de 45 % et 65 %.

Méthodes
L’impact épidémiologique du programme a été estimé à partir des résultats d’un modèle de simulation individuelle adapté du modèle « Microsimulation Screening Analysis Colon model » calibré et transposé au contexte français. Une première analyse a été réalisée afin d’estimer l’impact individuel du dépistage et une seconde pour l’ensemble de la population éligible, aux différents taux de participation.

Résultats
La réalisation d’un test dans le cadre du programme est associée à une réduction du risque de développer un cancer colorectal au cours de la vie, de 24 % pour les hommes et de 21 % pour les femmes, et une réduction du risque de décéder du cancer colorectal, de 51 % et 43 % respectivement. Au niveau de participation actuel, le programme permet de réduire de 5 % l’incidence et de 14 % la mortalité par rapport à l’absence de dépistage organisé. L’incidence serait réduite de 3 % et 8 % additionnels pour des taux de participation, respectivement, de 45 % et 65 %. De façon similaire, la mortalité diminuerait de 8 % et 22 % additionnels.

Conclusion
Ces résultats confirment que dans la population à risque moyen, le dépistage organisé est une stratégie efficace pour la réduction du risque de cancer colorectal. Ils confirment également que l’atteinte des objectifs européens reste un enjeu clef pour améliorer l’efficacité du dépistage organisé. Une évolution des modalités de remises du test immunologique pourrait permettre d’atteindre ces objectifs de participation.

n° 39 - Juin 2020 - L’activité physique adaptée comme stratégie de prévention et de traitement des maladies chroniques (Bulletin de Questions de santé publique)

15 juillet 2020

Paris : Editions Edk, 2020, 8 p.
En ligne : www.iresp.net[...]

L’activité physique adaptée (APA) se définit comme une activité physique ou sportive adaptée aux capacités de personnes à besoins spécifiques: atteintes de maladies chroniques, vieillissantes, en situation de handicap ou vulnérables. Elle mobilise des connaissances scientifiques pluridisciplinaires pour évaluer les ressources et les besoins des individus et concevoir avec eux des dispositifs et des projets d’intervention sportifs ou artistiques adaptées à des fins de prévention, de réadaptation, d’inclusion, d’éducation ou de participation sociale. Au-delà de l’accessibilité de la pratique, elle cherche surtout à créer les conditions du développement d’un projet personnel d’activité physique durable, qui s’intègre au parcours de vie des individus. Sollicitée par le ministère des Sports, l’Inserm a réalisé une expertise collective faisant le bilan des connaissances scientifiques sur l’APA, afin d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, son impact et sa place dans le parcours de soin. S’appuyant sur les résultats de cette expertise collective, ce nouveau numéro de Question de Santé Publique présente le cas du diabète de type II et de la dépression. Face au vieillissement de la population, l’APA est aujourd’hui devenue un nouvel enjeu de santé publique dont les conditions politiques, sociales, organisationnelles et professionnelles de son émergence restent à définir, ainsi que les caractéristiques des programmes d’activité les plus efficients. Pour le diabète de type II et la dépression, comme pour les autres pathologies chroniques, les bénéfices des programmes d’APA sont bien supérieurs aux risques, lorsque les conseils et les recommandations de pratiques sont respectées et que celles-ci sont personnalisées en fonction des caractéristiques individuelles et du contexte de vie de chaque patient

Physical Activity, Screen Time, and Sleep Duration Among Youth With Chronic Health Conditions in the United States

24 juin 2020

de Sean Healy
2020, pp. 505–511
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Purpose:
To compare the degree to which youth with and without chronic conditions in the United States met physical activity (PA), screen time, and sleep duration guidelines.

Design:
A cross-sectional study using data from the 2016 National Survey of Children’s Health.

Participants:
A total of 24 405 youth (aged 10-17 years) with and without 1 of 19 prevalent chronic health conditions who participated in the 2016 National Survey of Children’s Health.

Measures:
Parents reported on the time spent by their children in PA, screen time, and sleep.

Analysis:
Descriptive and bivariate analyses were conducted to estimate and compare health behavior guideline adherence rates among children with and without chronic conditions.

Results:
Overall, 18.7% of children with chronic conditions did not meet any health behavior guidelines compared to 15.6% of children without chronic conditions. Children with hearing impairments, diabetes, and depression were most likely to not meet any health behavior guidelines (27.9%, 25.4%, and 21.7%, respectively). Of the 3 guidelines, children with and without chronic conditions were least likely to meet the PA guideline (18.6% and 21%, respectively).

Conclusions:
This study identifies specific groups of children with chronic conditions that are most at risk of not meeting health behavior guidelines. The findings highlight specific behaviors in most need of intervention for children with chronic conditions; PA was identified as the most frequently unmet guideline. Overall findings suggest a need for a more integrated, holistic view of health promotion for children with chronic conditions.

L’effet du non-recours aux soins médicaux et dentaires sur les dépenses de santé des personnes ayant une maladie chronique

29 avril 2020

de A.C. Bas, Sylvie Azogui-Levy
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 91-98
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques ont plus de risques de développer des maladies buccodentaires. Cela ne se traduit pas par un recours plus important au dentiste. Les deux objectifs de notre étude sont (1) d’estimer l’effet de l’absence de soins médicaux ou dentaires sur les consommations de ces soins à 4 ans et (2) d’observer si ces effets sont différents chez les personnes ayant une maladie chronique et dans la population générale.

Méthodes
Cette étude longitudinale exploite les données de consommation de soins de l’Assurance maladie et les données de l’enquête santé et protection sociale sur le statut socioéconomique et l’état de santé déclaré des enquêtés. Nous avons suivi l’évolution des consommations de soins médicaux et dentaires et étudié les relations entre le recours initial, l’état de santé et la dépense de santé à quatre ans.

Résultats
L’absence initiale de soin médical ou dentaire entraîne par la suite des comportements de consommation de soins irréguliers. Ces effets sont plus importants chez les personnes ayant une maladie chronique. Chez les personnes ayant une maladie chronique et en cas d’absence de soin médical à T 0, les dépenses de soins dentaires à quatre ans sont inférieures de 77 % à celles des personnes malades chroniques ayant consulté un médecin à T 0. Cette différence n’est que de 15 % pour les personnes en population générale. Les personnes malades chroniques qui n’ont pas consulté de médecin en 2010 présentent une très grande variation de leurs dépenses moyennes en soins dentaires sur les trois années suivantes, avec un taux de variation de 91 %. Ce taux n’est que de 42 % pour la population générale.

Conclusion
L’absence de recours aux soins médicaux ou dentaires en 2010 des personnes atteintes de maladies chroniques n’entraîne pas de hausse de la consommation des soins médicaux et dentaires à quatre ans. Elle n’est donc pas rattrapée en quatre ans. Cela souligne un problème de suivi et de marginalisation de cette population par rapport au système de soins.

Recherche interventionnelle pour la réduction des inégalités sociales et territoriales de dépistage des cancers

18 mars 2020

de Élodie Guillaume, Rémy De Mil
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 59-65
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Les inégalités sociales constituent un obstacle majeur à la cohésion sociale et économique d’un pays, particulièrement celles touchant le domaine de la santé. Dans le domaine du dépistage des cancers, le constat actuel est celui d’un gradient social de participation et de fortes inégalités territoriales. Cet article rapporte des résultats de deux recherches interventionnelles consistant à ajouter au dispositif en place des modes supplémentaires d’incitation à réaliser un test de dépistage pour des populations particulières. Un essai prospectif à unités de randomisation collective a été mis en place d’avril 2011 à avril 2013 dans les trois départements du Nord de la France – l’Aisne, l’Oise et la Somme – afin d’évaluer l’apport d’un accompagnement au dépistage du cancer colorectal (CCR) par des travailleurs sociaux (essai Prado). Une étude rétrospective a été conduite sur l’expérience de mammobile conduite dans le département de l’Orne depuis plusieurs années concernant le dépistage du cancer du sein. L’analyse des résultats montre que chacun de ces dispositifs est capable de réduire, voire d’effacer les inégalités sociales et territoriales à un coût raisonnable pour la société. Elle montre également qu’en matière de dépistage, les inégalités ne pourront être réduites que si on ajoute au dispositif national des dispositifs supplémentaires dédiés à des populations particulières selon un principe d’universalisme proportionné.

Préférences des médecins généralistes vis-à-vis des mesures incitatives associées aux dépistages des cancers

18 mars 2020

de Sicsic Jonathan, Carine Franc
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 33-41
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Introduction : Les médecins généralistes (MG) jouent un rôle clé dans l’offre de services de prévention et de dépistage ciblé, en particulier dans le cas des cancers du sein, du col de l’utérus et du côlon. Cependant, leur implication reste limitée et très variable selon les médecins et le type de cancer. En utilisant la méthodologie des choix discrets, notre objectif est d’analyser les préférences des MG quant aux leviers susceptibles d’améliorer leur implication dans le dépistage de ces trois cancers.
Méthodes : Un échantillon représentatif de la population des MG français a été constitué entre mars et avril 2014 ; les 402 participants ont eu à révéler leurs préférences sur la base de 12 scénarios de choix construits autour de cinq dispositifs destinés à promouvoir leur activité de dépistage.
Résultats : Les MG sont sensibles à la fois aux incitations financières et non financières, tels que le financement d’une formation ou la transmission bisannuelle d’un listing des patient(e)s ayant été dépisté(e)s. Les préférences varient selon le type de cancer à dépister, les MG étant relativement plus sensibles aux incitations financières pour le cancer colorectal et aux incitations non financières pour les cancers du sein et du col de l’utérus.
Conclusion : Les résultats de l’étude permettront de mieux définir les mesures à prioriser et/ou à associer aux schémas existants (dépistages organisés, P4P) afin de favoriser de façon plus efficiente l’offre de dépistage des cancers en médecine générale.

Préférences des femmes vis-à-vis du dépistage du cancer du sein

18 mars 2020

de Sicsic Jonathan, Nathalie Pelletier-Fleury
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, p. 7-17
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Introduction : Au cours de ces dix dernières années, la balance bénéfice-risque associée au dépistage du cancer du sein a été largement débattue. À ce jour, il n’existe malheureusement pas de données françaises interrogeant le point de vue des femmes et leurs préférences (au sens économique) vis-à-vis de ce dépistage, pourtant controversé.
Méthodes : Un questionnaire élaboré selon la méthode des choix discrets et administré par un institut de sondage auprès de femmes françaises, a été développé afin de révéler leurs préférences et les arbitrages qu’elles réalisent en tenant compte des bénéfices et des inconvénients du dépistage (risque de surdiagnostic et de faux positif), de façon collective et individuelle.
Résultats : Huit cent douze femmes représentatives de la population française (âge, statut socio-économique, localisation géographique) ont rempli le questionnaire diffusé sur internet. En moyenne, les femmes seraient prêtes à accepter 14,1 surdiagnostics (médiane : 9,6) et 47,8 faux positifs (médiane : 27,2) pour éviter un décès lié au cancer du sein. Les simulations issues des modèles à préférences aléatoires prédisent que moins de 50 % des femmes seraient disposées à accepter un dépistage avec une balance bénéfice-risque de 10 surdiagnostics (ou 30 faux positifs) par décès évité.
Conclusion : Les femmes françaises arbitrent réellement entre les bénéfices et les inconvénients du dépistage, en accordant relativement plus d’importance aux bénéfices qu’aux risques. Les préférences sont toutefois très hétérogènes, et ce résultat montre à quel point il est nécessaire de transmettre aux femmes une information neutre et complète leur permettant de prendre une décision informée conforme à leurs préférences.

Comparing the lung cancer burden of ambient particulate matter using scenarios of air quality standards versus acceptable risk levels

04 mars 2020

de Alberto Castro, Thomas Götschi
2020, pp. 139–148
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Objectives
Ambient particulate matter (PM) is regulated with science-based air quality standards, whereas carcinogens are regulated with a number of “acceptable” cases. Given that PM is also carcinogenic, we identify differences between approaches.

Methods
We assessed the lung cancer deaths for Switzerland attributable to exposure to PM up to 10 µm (PM10) and to five particle-bound carcinogens. For PM10, we used an epidemiological approach based on relative risks with four exposure scenarios compared to two counterfactual concentrations. For carcinogens, we used a toxicological approach based on unit risks with four exposure scenarios.

Results
The lung cancer burden using concentrations from 2010 was 10–14 times larger for PM10 than for the five carcinogens. However, the burden depends on the underlying exposure scenarios, counterfactual concentrations and number of carcinogens. All scenarios of the toxicological approach for five carcinogens result in a lower burden than the epidemiological approach for PM10.

Conclusions
Air quality standards—promoted so far by the WHO Air Quality Guidelines—provide a more appealing framework to guide health risk-oriented clean air policymaking than frameworks based on a number of “acceptable” cases.

Cancer, territoires et discrimination : des zones rurales aux quartiers prioritaires de la ville

30 janvier 2020

de Anastasia Meidani, Arnaud Alessandrin
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 693-702
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Introduction : L’objectif de cet article est de restituer une enquête portant sur les déterminants sociaux qui influencent l’expérience cancéreuse dans sa pluralité. Il fait ainsi place aux inégalités socio-économiques et ethnoraciales et discute l’entrée territoriale comme marqueur d’inégalités de la santé.
Méthodes : L’article retient le volet qualitatif et français de deux recherches, dont une européenne et de protocole mixte, et prend appui sur 60 entretiens menés auprès des malades et des professionnels impliqués dans leur prise en charge et 100 heures d’observations in situ de consultations de soins.
Résultats : Les résultats se structurent autour de quatre axes. Le premier fait la part belle au principe d’un accès universel aux soins. Le second met l’accent sur les « minorités visibles », plus présentes dans les quartiers prioritaires de la ville que dans les zones rurales, et leur invisibilisation en oncologie. Le troisième axe se focalise sur les interactions soignants/soignés et la notion de « confiance médiatisée par la “bonne réputation” » des établissements et des professionnels. Enfin, le quatrième axe met en perspective les contours genrés de la trajectoire de la maladie et du soutien social.
Conclusion : L’article met en évidence les mécanismes de production d’inégalités sociales de santé en contexte de désertification. Il montre que ces inégalités restent encastrées dans un système de ségrégation territoriale, socio-économique et raciale qui renforce les sentiments de discrimination des patient.e.s atteint.e.s de cancer.

Formation et conditions facilitant l’intégration de patients dans la coanimation de séances collectives d’éducation thérapeutique

30 janvier 2020

de Alessandra Pellecchia, Agnès Certain
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 683-692
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

But de l’étude : L’objectif de cette étude était de favoriser l’implication et l’intervention des patients-intervenants (PI) dans des séances collectives d’éducation thérapeutique du patient (ETP), notamment par une formation et un accompagnement à la mise en place de ces séances, en coanimation avec un professionnel de santé (PDS). Il s’agissait donc de coconstruire un modèle de formation, d’expérimenter un début d’application et de définir des conditions favorables à cette collaboration.
Méthodes : Il s’agit d’une recherche collaborative orientée par la conception (RoC), menée par un comité de pilotage représentatif des différentes catégories d’acteurs concernés, qui s’est déployée sur deux ans, en Région parisienne et à Montpellier. La recherche a comporté quatre phases : 1/ exploration (revue bibliographique et enquête) ; 2/ recrutement des PI concernés par différentes pathologies ; 3/ mise en œuvre et évaluation de la formation des PI en interpathologie ; 4/ mise en œuvre et évaluation des séances collectives coanimées.
Résultats : Parmi les 35 patients sollicités, 24 (69 %) ont accepté de participer à l’étude et 22 (92 %) ont suivi la formation dans son intégralité ; 17 séances (vs 15 initialement prévues) ont été réalisées en coanimation avec les PDS pour 151 patients bénéficiaires (vs 150 prévus). Les taux de satisfaction des PI, PDS et patients bénéficiaires ont été très élevés.
Conclusions : Cette recherche a permis de valider un modèle de formation pour les PI en éducation thérapeutique et de préciser quelques conditions pouvant faciliter leur intégration dans les programmes d’ETP.

Diabetes disclosure strategies in adolescents and young adult with type 1 diabetes

28 janvier 2020

de Andrea K. Pihlaskari, Barbara J. Anderson
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 208-213
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Objective
Adolescence and young adulthood have social and developmental challenges that can impact type 1 diabetes (T1D) management. New relationships (e.g. friends, schoolmates, dating partners, teachers, employers) introduce opportunities for disclosure of T1D status. Characterizing how adolescents and young adults (AYAs) disclose having T1D to others may help inform clinical strategies to help AYAs ensure their safety by obtaining social support.

Methods
As part of a study about diabetes health-related quality of life across the lifespan, transcriptions of semi-structured qualitative interviews with AYAs with T1D (n = 16, age 12–25 years, mean age 18.7 ± 4.9, 38% female) were coded to derive themes related to T1D disclosure.

Results
Participants described three disclosure strategies: (1) Open Disclosure: shares T1D status in straightforward, direct manner and readily requests diabetes-related support; (2) Disclosure Hesitancy: reluctant to tell others about or actively hides having T1D; (3) Passive Disclosure: discloses T1D via other people (e.g., parents) or through others’ observation of T1D management tasks.

Conclusion
AYAs may benefit from guidance in approaches to informing others about having T1D in different contexts. Identifying individuals’ use of these strategies can inform education and intervention strategies aimed at engaging AYAs in healthy T1D-related disclosure to seek and receive support.

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