Prix Henry Bauchau de l'UCLouvain

ALPHA

Un Prix Henry Bauchau est désormais décerné à l’UCL au travail le plus remarquable relatif à l’œuvre d’Henry Bauchau, qu’il soit de recherche, de création, de diffusion ou d’exploitation de l’œuvre sous toute forme envisageable (voir ci-dessous le règlement du Prix).

D’un montant de 1000 euros, le Prix est destiné à récompenser un travail réalisé, mais aussi à encourager la poursuite de travaux sur Henry Bauchau.

Le jury est constitué par des personnalités nommément désignées par l’écrivain :

- Heinz Bouillon, Doyen honoraire de la Faculté de Philosophie, arts et lettres de l’UCLouvain (Doyen de la Faculté lors de la création du Fonds Henry Bauchau de l’UCL) ;

- Myriam Watthee-Delmotte, Directrice de recherches FNRS et Professeur émérite de littérature française, fondatrice du Fonds Henry Bauchau de l’UCL, co-fondatrice de la Revue internationale Henry Bauchau ;

- Anne Reverseau, Chercheure qualifiée du FNRS, directrice scientifique du Fonds Henry Bauchau de l’UCLouvain

- Jean Leclercq, Professeur de philosophie à l’UCL, directeur de la Plate-fiorme technologique Fonds-Alpha ;

- Philippe Lekeuche, Professeur émérite de psychologie à l’UCL et poète ;

- Catherine Mayaux, Professeur émérite de littérature française à l’Université de Cergy-Pontoise, co-fondatrice de la Revue internationale Henry Bauchau ;

- Christian Bauchau et Patrick Bauchau, fils de l’écrivain.

Ce Conseil pourra coopter d’autres membres.

Les modalités d'attribu­tion du Prix sont de la compétence du Conseil, qui établit le règlement d’ordre intérieur du  Prix. 

Le Prix possède un Comité d’honneur qui comprend les personnalités suivantes :

- M. Alain Badiou, philosophe ;
- M. Bernard Foccroulle, compositeur ;
- Mme Sylvie Germain, écrivain ;
- Mme Nancy Huston, écrivain ;
- Mme Françoise Nyssen, Directrice des éditions Actes Sud ;

- ex officio, le Secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique ;

- ex officio, le Secrétaire perpétuel de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique ;

- ex officio, le Doyen de la Faculté de Philosophie, arts et lettres, qui accueille le Fonds Henry Bauchau de l’UCL ;

- ex officio, le Directeur du Service de la Promotion des Lettres belges.

Le Prix, décerné tous les quatre ans, fut attribué pour la première fois en 2009 à M. Kris Lauwerys pour sa traduction néerlandaise du roman Le Boulevard périphérique : Maalstroom, parue aux éditions Manteau.

2009 : le traducteur anversois Kris Lauwerys pour Maalstroom (éditions Meulenhoff-Manteau), traduction néerlandaise du Boulevard périphérique (Prix Inter 2008).

2013 : le plasticien parisien Albert Palma pour l’ensemble de ses travaux effectués en collaboration avec Henry Bauchau ou inspirés par son œuvre.

2018 (prix remis en 2019) : le prix a été remis à deux compagnies théâtrales :

  • La Compagnie du Théâtre de l’Estrade (Benoît Weiler et Eric Pellet) pour l’ensemble du travail d’adaptation théâtrale des œuvres d’Henry Bauchau ;

 

  • La Compagnie du Théâtre de l’Entrouvert (Elise Vigneron et ) pour le spectacle Anywhere, une adaptation du roman Œdipe sur la route pour marionnette de glace.

 

 

Le Prix Henry Bauchau 2018-19 : une mise à l’honneur des audaces

Le Prix Henry Bauchau de l’Université catholique de Louvain 2018, remis exceptionnellement en 2019, a été à deux propositions émanant de deux compagnies théâtrales, l’une émergente, et l’autre de longue expérience, toutes deux portées par d’heureuses audaces. Le jury a dès lors décidé, exceptionnellement, de ne pas départager entre deux perspectives différentes : d'une part, encourager l’entreprise novatrice et aventureuse d’une jeune compagnie, déjà reconnue et pleinement prometteuse ; d'autre part, récompenser un travail de longue haleine opéré sur l'œuvre de Bauchau, et qui a eu le mérite de braquer le projecteur sur des textes jusque-là délaissés par le milieu théâtral.

- Élise Vigneron, pour l'encouragement à l'initiative extrêmement originale et pleine d'avenir du Théâtre de l'Entrouvert.

- Benoît Weiler et Éric Pellet, pour la reconnaissance d’un investissement de plusieurs années à l’égard de l’œuvre théâtrale d’Henry Bauchau dans le cadre du Théâtre de l'Estrade.

Élise Vigneron est partie du roman Œdipe sur la route, qui retrace le parcours du roi déchu de Thèbes sur les routes de l’Attique, accompagné de sa fille Antigone, pour recréer très finement l’ambiance du livre par les moyens scéniques, d’une manière particulièrement originale. Elle a eu l’idée de réaliser une marionnette de glace qui fond au fil du spectacle, et qui illustre ainsi le dépouillement progressif d’Œdipe en exil, son ascèse qui va s’achever par sa disparition, qui sera paradoxalement son accomplissement sur le plan intérieur. L’idée est saisissante et magnifique. Par le travail du Théâtre de l’Entrouvert, novateur, comparable à aucun autre, le rayonnement apporté à l’œuvre d’Henry Bauchau est pleinement assuré. Le succès du dispositif est d’ailleurs avéré par la présence du spectacle Anywhere sur les scènes internationales depuis sa création. Le jury a voulu marquer son enthousiasme pour cette jeune compagnie aventureuse, courageuse, de toute grande qualité. Il a voulu primer un projet résolument innovant, et par-là encourager les adaptations inventives de l’œuvre d’Henry Bauchau, qui sont le lieu de son avenir. Le spectacle Anywhere, à la faveur du Prix accordé, a pu être joué du 3 au 6 décembre au Théâtre 140 à Bruxelles.

Benoît Weiler et Éric Pellet ont postulé en duo pour faire droit à leur complicité de quinze années autour de l’œuvre d’Henry Bauchau dans le cadre du Théâtre de l’Estrade. Ils ont osé entreprendre le passage à la scène du théâtre d’Henry Bauchau en commençant par la pièce Gengis Khan, quasi jamais montée en raison de sa complexité scénique. En mars 2004, ils ont décidé d’apprivoiser ce texte d’abord par une mise en voix, un oratorio, pour aboutir à une représentation théâtrale d’une remarquable efficacité présentée dans divers théâtres parisiens et au festival d’Avignon. En 2007, ils ont relevé le défi de jouer une autre pièce d’Henry Bauchau, jamais créée encore, La Reine en amont, et ont créé, à l’Université catholique de Louvain, de la pièce Ceinte, à l’occasion du Centenaire de l’écrivain en 2013. Le duo que forment Benoît Weiler et Éric Pellet est celui du metteur en scène assisté par un conseiller littéraire, professeur de stylistique à l’Université de Paris-Créteil. Leur complémentarité fait la force de leur travail. Le jury a décidé de souligner le rôle pionnier joué par le Théâtre de l’Estrade quant au volet théâtral de l’œuvre d’Henry Bauchau, et de saluer l’importance sur le long terme du travail accompli par Benoît Weiler, Éric Pellet et toute l’équipe qu’ils ont encadrée avec brio.

2022 (en cours)

Règlement du Prix