Livre d'or

 

Si vous souhaitez ajouter un commentaire, prière d'envoyer votre contribution à notre coordinatrice administrative, 
 Caroline Dutry. Merci.
 

 1. Michel Willem
  michel.willem(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  le 29 novembre 2007
  Je pense au Professeur Jean Ladrière avec émotion et avec gratitude. Je voudrais aussi faire part de ma sympathie à tous ses proches.

 


 

 2. Ricardo Salas Astrain
  rsalas(at)ucsh.cl
  Santiago du Chili
  29 novembre 2007
  Je voudrais rendre un sincère hommage à notre ancien promoteur de ma Thèse de Doctorat en Philosophie, je fus l'un de tants jeunes philosophes latino-américains et du Tiers Monde que nous sommes allés à l'Université Catholique Louvain-la-Neuve vers les '80 pour chercher des outils méthodologiques et épistémologiques pour aboutir à faire des études approfondies concernant la Cultura et de la Religion de nos sociétés. Lors de notre soutenence, nous avons entamé la traduction de « L'Articulation du Sens », avec mon collègue vasque José María Aguirre, qui finalment paru chez Ediciones Sigueme en 2001, dans la collection Hermeneia, le professeur Ladrière nous a octroyé un precieux temps pour éclairer des aspects de sa pensée, et nous avons vécu une chaleureuse amitié intelectuelle et humaine, que nous avons gardé grâce aux activités pérmanents du Séminaire de Philosophie en Amérique latine qui il toujours appuyé. Nous avons béneficié de son amitié qui a marqué à toute ma famille et à moi-même. Dans son esprit nous avons gardé des forts rapports avec des collègues qui poursuivent beaucoup de recherches. Mon dernier souvenir quand on a eu la chance de lui rendre visite avec mon épouse à Nivelles au mois de mars 2007, J. Ladrière gardait encore toute la force de son esprit et des précieux souvenirs des anciens louvainistes: on a parle des amis du Chili, des derniers travaux parus chez du Cerf, mon épouse a parlè longuement sur l'éthique et la société contemporaine. La départ de Ladrière aux régions du mystère est vraiment triste pour tous les disciples belges et pour tous et toutes les amis des quatre continents, mais nous avons au délà de la perte, la possiblité de combler une partie de ce perte avec les profondes oeuvres qui espèrent encore des nouvelles réfléxiones et des prolongations concernant l'espèrance de la raison... Comme nous le disons en espagnol, ce n'est pas ceci un adieu definitif, mais seulement à bientôt, « hasta luego » , Dr. Ricardo Salas Astrain UC Silva Henríquez Santiago du Chili

 


 

 3. Paul Gochet
  pgochet(at)ulg.ac.be
  1040 Bruxelles Belgique
  29 novembre 2007
  J'ai eu le privilège de rencontrer souvent le professeur Jean Ladrière, président d'honneur du Centre National de Recherche de Logique. Je lui dois beaucoup, intellectuellement et humainement. Je n'oublierai jamais son charisme et son affabilité. Ses oeuvres continueront à guider mes recherches. C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris son décès.

 


 

 4. De Deurwaerder Sylviane
  sylviane.dedeurwaerder(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve
  29 novembre 2007
  En tant qu'administrative, j'ai débuté ma carrière à l'Institut de Philosophie. J'ai eu le grand honneur de travailler avec Jean Ladrière. J'ai toujours été émue devant sa simplicité, son écoute, ses encouragements, son émerveillement devant la moindre anectode, son respect des autres. C'est bien là quelque chose de dommage ce grand départ... Mes pensées accompagnent tous ses proches.

 


 

 5. Sirio Lopez Velasco
  decsirio(at)furg.br
  Rio Grande – Brésil
  29 novembre 2007
  Un abrazo a Jean Ladrière, modelo de sabia modestia y de compromiso social y esperanza firmes. Los nuevos tiempos de liberación en América Latina sabrán honrar su legado.

 


 

 6. Horacio Rivera B.
  Santiago de Chile
  29 novembre 2007
  Oramos a Dios, por uno de sus testigos mas brillantes en el ambito academico y rogamos paera que sus enseñanzas permanescan y den abundante fruto.

 


 

 7. Jorge Gajardo Acuña
  gajardoj(at)gmail.com
  Santiago, Chile
  29 novembre 2007
  Al filosofo de la esperanza que sigue viviendo en lo nuestro, gracias por sus mensajes que le seguiremos oyendo.

 


 

 8. Andréa Maria Altino de Campos Loparic
  aloparic(at)gmail.com
  São Paulo – SP Brésil
  le 29 novembre 2007
  Ladrière a été mon professeur et orientateur de ma licence en 1962. Il a été une des plus admirables personnes que jái connu. Son intelligence brillante, l'ampleur et la profondité de sa culture étaient aussi impressionantes que la generosité, la simplicité et la chaleur humaine qui habitaient son âme.

 


 

 9. Salvador García Bardón
  bardon(at)rflt.ucl.ac.be
  Bruxelles, Belgique
  le 29 novembre 2007
  Je viens d'apprendre le décès de mon maître, ami et collègue, le professeur Jean Ladrière, par Alexandre von Sivers, mon premier compagnon de « l'Amitié Européenne Universitaire », docteur en droit, comédien, professeur et défenseur des droits des artistes, qui joue pour le moment à Monaco « Le Visiteur » d'Eric-Emmanuel Schmitt. S'il a pensé à le faire, au milieu de son travail, c'est parce qu'il sait la grande affection qui m'a toujours uni au professeur Ladrière, depuis mon arrivée en Belgique en août 1961. Je dois notamment au professeur Ladrière la direction et codirection de mes thèses de doctorat, dont l'une soutenue à Louvain et l'autre à la Sorbonne ; je lui dois également la préface de mon ouvrage sur la « Sémantique linguistique », paru en 1974 dans les Cours et documents de l'Institut de linguistique de l'UCL ; je lui dois aussi un nombre incalculable d'heures d'entretiens personnels et de séminaires partagés. Alexandre, moi-même et tous nos compagnons de « l'Amitié Européenne Universitaire » lui devons l'appui qu'il nous a prêté quand nous avons lancé notre mouvement de solidarité internationale contre la xénophobie en 1961-1962. Il partageait avec nous la conviction universaliste que nous exprimions avec la phrase que nous avions choisie comme devise de notre programme, empruntée à Theilard de Chardin : « l'avenir des hommes dépend du courage et du savoir-faire qu'ils montreront à vaincre les forces d'isolement ». Il appréciait aussi que notre mouvement ne veuille pas devenir une association bureaucratique, mais qu'il se donne pour tâche d'éveiller la conscience des universitaires sur la responsabilité universelle de leur vocation et de leur profession au service de l'Amitié Mondiale, au-delà d'un européisme narcissique, qui risquait de devenir une autre sorte de xénophobie. C'est ainsi que ce mouvement est né au ‘Foyer des nations’ (‘Hogar de las naciones’) de l'Université de Louvain, comme un vaccin pour nous protéger de la xénophobie, qui était à ce moment-là très forte en Belgique, du fait de la mauvaise coexistence entre Wallons et Flamands, de la fin désastreuse de la colonisation belgo-congolaise et du souvenir encore très vivace de la deuxième guerre mondiale. Il a servi aussi à nous préparer à travailler fraternellement dans des missions internationales. Ce mouvement a eu le mérite, restant fidèle au conseil du professeur Ladrière, de ne pas se voir transformé en une organisation bureaucratique. En fait partie toute personne qui vit sa condition d'universitaire comme un engagement éthique et déontologique actif de sa personne et de sa profession au service des valeurs universelles de l'humanité.

 


 

 10. Michel Lisse
  Michel.Lisse(at)uclouvain.be
  Mont-Saint-Guibert, Belgique
  29 novembre 2007
  « Dieu, s'il existe, ? ». Ces mots de Jean Ladrière me reviennent à la mémoire au moment où je souhaite saluer la sienne, celle du grand chercheur, du grand penseur et du grand professeur. Ces mots, j'ai dû les entendre dans un cours, à l'occasion d'un de ces moments ressentis comme magiques par ses étudiants, où, délaissant apparemment le fil de son exposé, le Professeur Ladrière se livrait à une digression. Ces mots, « Dieu, s'il existe, ? », disent la grandeur du professeur, chrétien certes, mais également philosophe. Le professeur de philosophie ne va pas imposer Dieu comme une certitude. Non, au contraire, dans le respect qu'il a toujours manifesté à ses étudiants, il va traiter Dieu comme une hypothèse : « Dieu, s'il existe, ? ». Un cours de Jean Ladrière ne valait pas seulement par son contenu, toujours remarquable, mais également par sa performance dans le cas évoqué, par sa tolérance, par son souci de ne pas blesser autrui qui ne partage peut-être pas sa foi , une leçon de pédagogie, en somme, que j'espère ne jamais oublier. Merci, Monsieur Ladrière.

 


 

 11. Patrick Balcaen
  pat6606(at)gmail.com
  Bruxelles, Belgique
  le 29 novembre 2007
  « Nous revenons toujours à la difficile synthèse – à l'université comme dans la pratique de la vie – entre la raison et la sensibilité, entre le construit et le vécu, entre la participation aux entreprises collectives et le retour sur soi, entre la volonté de comprendre et le silence de l'admiration, entre le discours et l'action, entre le souci de l'immédiat et le sentiment de la destinée, entre la patience du cheminement quotidien et la grâce des grandes visions. (...) La vérité se fait valoir comme exigence ; dans son contenu elle est toujours à distance infinie. Nous sommes toujours des commençants, dans une conscience vive de ce qu'il y a d'irrémédiablement précaire dans nos démarches, mais en même temps dans la certitude que rien n'est en vain, et que quoi qu'il arrive, vient toujours vers nous ‘cette obscure clarté qui tombe des étoiles’ ». Jean Ladrière, intervention au colloque « Comment former des intellectuels universitaires ? », 17 mars 1992, in actes du colloque.

 


 

 12. Francoise & Jean Van Neste
  jfvneste(at)shaw.ca
  Cobble Hill , British Columbia, Canada
  29 novembre 2007
  Nous avons appris avec peine le décès de Jean Ladrière, un ami de longue date de notre famille et de nous deux personnellement et que nous avons eu la joie de revoir à plusieurs reprises ces dernières décénies malgré la distance qui nous sépare. Nos sincères sympathies à ses frères Paul et Guy, sa soeur Genevèvre, son amie Ghislaine Florival ansi que tous les membres de sa famille et amis. Nos pensées sont avec vous tous dans la douleur de la perte d'un être cher.

 


 

 13. Cristian Parker Gumucio
  cparker(at)usach.cl
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  29 novembre 2007
  Le professeur Ladrière a été un exemple de vocation philosophique, scientifique et humaniste qui illumine les générations futures par le chemin de la tolérance, de la compréhension, de la sagesse et de la compassion humaine. Je rappelle ses classes de philosophie de la nature que j'ai prise quand je suivais le doctorat en Sociologie à Louvain-la-Neuve: elles étaient extraordinaires. Un professeur d'énorme taille personnelle, morale et chrétienne : un témoin d'une humanité superbe. Je remercie le professeur Ladrière pour tout ce qu'il a apporté à ma formation académique, humaine et intellectuelle : surtout je le remercie pour sa sagesse infinie prémunie d'une véritable humilité. J'écris depuis l'Université de Santiago du Chili qui a le haut honneur d'avoir le professeur Ladrière entre ses distinguées maximes comme Docteur Honoris Causa. Toute notre hommage au Professeur Ladrière Sa mémoire restera toujours entre nous! Cristian Parker Gumucio Docteur en Sociologie (UCL) Directeur Institut d'Études Avancées Université de Santiago du Chili.

 


 

 14. miguel horacio Hinojosa Machuca
  Concepcion Chile
  29 de noviembre
  Je sui très trés touchè por la morte de notre grand enseignant et savant extraordinaire Jean Ladriére. Il nous a iluminé le chemin du véritable cristianisme. Notre sprit est avec Jean Ladrière et avec notre « alma mater » L'Universitè Catholique de Louvain. Miguel Hinojosa Ancien ressortisant à L'Universitè Docteur en Sciences de L'Educatión

 


 

 15. Frédérique Braun
  fredou.celia(at)gmail.com
  Court St Etienne, Belgique
  30 novembre 2007
  Jean Ladrière fut un grand ami de mon père, Benoît Braun, lui-même décédé il y a presque dix ans. Dans mes souvenirs lointains, ou dans mon imagination, je les vois discuter, refaire le monde, pendant des heures ... Heureusement que les écrits restent ! Encore récemment, Jean Ladrière fut cité lors d'une conférence à laquelle j'assistais. Il s'en est allé maintenant, mais je vais me remettre à lire ses textes.

 


 

 16. Paul van Praag
  paul.vanpraag(at)skynet.be
  Bruxelles, Belgique
  30 novembre 2007
  La mort de ce grand savant me touche beaucoup parce que j'avais connu sa gentillesse et sa simplicité . Mes souvenirs remontent à la fin des années 1950 où je ne sais plus dans quel ordre je l'ai rencontré : – au Groupe Esprit probablement grâce à Jean Van Lierde (alors que j'étais communiste [Jean Van Lierde était très anticommuniste]) , et je pense dans le contexte des Amis de Présence Africaine rue Belliard, – et aussi je ne sais plus dans quel contexte il me donna un exemplaire de sa thèse d'agrégation « Les limitations internes des formalismes ». Je terminais des études de mathématiques et j'avais envisagé de chercher dans ce domaine . Cela ne fut pas le cas mais la lecture de ce livre me marqua quant au sujet mais aussi quant à la conviction que l'on pouvait aborder ces questions difficiles et être philosophe, tout en s'exprimant très clairement.

 


 

 17. fra marcello bonforte
  L'Aquila Italia
  30 novembre 2007
  Sono grato al signore Dio di aver avuto un robustoso e intelligente aiuto a vivere la mia fede e a sviluppare uno sguardo critico e pacifico all'internno dell'odierno complessità grazie soprattutto alla trilogia « Articulation du sens ». Ho fatto la mia tesi di laurea in filosofia e il mio baccellierato in teologia sul pensiero di Jean Ladrière volendo così sviluppare un intelligente senso del dialogo. Grazie Jean. fra marcello bonforte ofm

 


 

 18. Luis M. Flores
  lmflores(at)puc.cl
  Santiago, Chili
  30 novembre 2007
  Comme disait autre grand philosophe : aimer quelqu'un veut dire : Toi, tu ne mourras point. Un autre remerciement pour toute la présence de M. Jean Ladrière parmi nous.

 


 

 19. fieve p-paul
  ppfieve(at)yahoo.com
  Belgique
  1er décembre 2007
  Merci.

 


 

 20. Albert Kasanda
  albertkasanda(at)hotmail.com
  Bruxelles, Belgique
  1er décembre 2007
  Juste un sincère merci pour le savoir transmis, l'exemple de simplicité et d'engagement intellectuel. Albert Kasanda

 


 

 21. Hervé Barreau
  hbarreau(at)noos.fr
  Strasbourg, France
  1er décembre 2007
  Profondément ému par la mort de Jean Ladrière, dont j'ai toujours admiré la vaste culture et la pénétration philosophique, je m'associe au deuil de ceux qui l'ont connu, estimé et aimé. Je ne peux oublier ce que je lui dois, pour m'avoir invité à donner des conférences Cardinal Mercier à Louvain la Neuve, et pour avoir rendu compte de ma thèse sur « la construction de la notion de temps » dans l'Encyclopédie Philosophique, au tome des OEuvres (IV). Mais surtout je veux saluer le témoin d'une alliance indéfectible entre la raison philosophique et la foi chrétienne. Il a exercé cette tâche de témoin de façon exemplaire, et même si l'on ne partage pas toutes les ouvertures qu'il voyait dans la première, on ne peut que considérer avec respect le souci de reconnaître les aventures de la raison qui l'a maintenu en écoute de toutes les aspirations de son siècle.

 


 

 22. Amistad Europea Universitaria
  aeu(at)skynet.be
  Madrid y Bruselas
  02/12/07
  Todos nuestros camaradas de la « Amistad Europea Universitaria » le debemos al profesor Jean Ladrière el apoyo que nos prestó cuando lanzamos nuestro movimiento de solidaridad internacional contra la xenofobia en 1961-1962. Compartía con nosotros la convicción universalista que expresábamos con la frase que habíamos elegido como divisa de nuestro programa, tomada de Theilard de Chardin : « el futuro de los hombres depende del valor y de la destreza que empeñarán para superar las fuerzas de aislamiento ». Apreciaba también que nuestro movimiento no quisiera convertirse en una asociación burocrática, sino que se diera por tarea el despertar la conciencia de los universitarios sobre la responsabilidad universal de su vocación y su profesión al servicio de la Amistad Mundial, más allá de un europeismo narcisista, que corría el riesgo de convertirse en otra clase de xenofobia. Así nació la AEU en el « Foyer des nations » (« Hogar de las naciones ») de la universidad de Lovaina como una vacuna para protegernos de la xenofobia, que en aquél entonces era muy fuerte en Bélgica, debido a la mala coexistencia entre valones y flamencos, al fin desastroso de la colonización Belgo-congolesa y al recuerdo, por entonces todavía muy vivo, de la segunda guerra mundial. La AEU sirvió también para prepararnos a trabajar fraternalmente en misiones internacionales, superando los chovinismos de nuestras diferentes nacionalidades. Este movimiento ha tenido el mérito, manteniéndose fiel al consejo del profesor Ladrière, de no haberse transformado nunca en una organización burocrática. Forma parte de él cualquier persona que vive su condición de universitario como un compromiso ético y deontológico activo de su persona y de su profesión con los valores universales de la humanidad.
http://lacomunidad.elpais.com/bardon/2007/11/30/a-memoria-ladriere-mi-maestro-belga  |  http://blogs.periodistadigital.com/aeu.php/2007/11/29/

 


 

 23. Bernard Stevens
  bernard.stevens(at)uclouvain.be
  Bruxelles
  3 décembre 2007
  Jean Ladrière était un esprit universel et un humaniste au sens où le mot pouvait s'entendre à l'époque de la Renaissance. Nullement intimidé par la complexification des savoirs, il était curieux de tout, cherchant inlassablement à étendre le champ du compréhensible: sciences exactes, sciences humaines, questions religieuses, existentielles et politiques, rien n'échappait à son inlassable questionnement. Humaniste, il était aussi profondément humain, sensible, accessible, modeste, aimable. C'était aussi un homme engagé: véritable philosophe dans la cité, il se dévouait entièrement, dans un esprit d'altruisme authentique. Il fut mon professeur, il fut pour moi un interlocuteur attentif et réactif. Lorque nous devinmes plus tard collègues, il fut le seul parmi ceux-ci à comprendre véritablement et encourager fermement la direction de mes recherches qui sortaient résolument des sentiers battus. Sauf pour l'accent présomptueux d'une telle déclaration, j'aimerais pouvoir dire: c'est un ami que j'ai perdu. Monsieur le professeur, ce fut un privilège pour moi de vous avoir connu.

 


 

 24. Bruno Marchal
  marchal(at)ulb.ac.be
  Bruxelles, Belgique
  3 décembre 2007
  C'est avec une grande tristesse que je viens d'apprendre le décès de M. Jean Ladrière. Son formidable ouvrage sur les limitations des formalismes a été ma bible pendant toute mon adolescence, et ce livre a contribué au choix de mes études de mathématiques. J'ai eu la chance de rencontrer Jean Ladrière et de suivre ces derniers séminaires de logique et de calcul lambda, et il m'offrit à cette occasion un dernier exemplaire, même le dernier en fait, de son ouvrage sur Gödel, ce qui me toucha énormément. Les circonstances ne nous ont pas permis de collaborer davantage, mais il n'a jamais cesser d'occuper une place importante dans mon coeur et dans mon esprit, tant par sa profonde humanité que par la rigueur de sa réflexion.

 


 

 25. Tesolin G. A.
  tesolin(at)fin.ucl.ac.be
  Braine-le-Comte, Belgique
  4.12.2007
  Merci pour votre simplicité et votre humilité. Que le Seigneur qui est venu pour servir et non pour être servi vous accueille : « Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître ! »

 


 

 26. Heredia Ardila, Ricardo Alfonso
  herediar(at)hotmail.com
  Belgique
  mardi 4 décembre 2007
  Merci Mr Jean Ladrière.

 


 

 27. Brigitte Danhier
  brigitte.danhier(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  4 décembre 2007
  Deux souvenirs, deux anecdotes...
Je ne peux m'empêcher de sourire en évoquant des séances du Conseil et des délibérations tenues dans la Salle cardinal Mercier de l'Institut à Leuven, au cours desquelles l'humour très caustique de G. Van Riet, alors président, suscitait chez moi d'irrésistibles fous rires face à J. Ladrière, gagné à son tour par une franche et contagieuse hilarité.
C'est dans le bureau du secrétariat, situé au premier étage de la petite maison Nauwelaerts, que j'actionnai un jour avec témérité un bouton lumineux « attendez » fixé à l'entrée, inconsciente du fait que cette simple pression allait faire attendre J. Ladrière docilement sur le palier. Inutile de dire qu'il est le seul professeur à s'être mis dans cette situation qui m'emplit encore aujourd'hui de confusion !
En partageant l'émotion liée au départ de ce grand professeur, je dis toute mon amitié à Ghislaine Florival.

 


 

 28. Professeur André Haquin (TECO)
  andre.haquin(at)skynet.be
  B 5570-Beauraing
  4 décembre 2007
  Les écrits de J. Ladrière (notamment L'articulation du sens) m'ont été précieux à plusieurs reprises. J'ai aussi expérimenté la disponibilité de J.L. à diverses occasions, notamment comme expert dans certains groupes de travail. Enfin, sa gentillesse et sa cordialité discrète se sont manifestées lors de certains anniversaires de collègues amis. Pour sa grande humanité, pour sa foi, pour sa cordialité et sa modestie, je ne puis que remercier le philosophe qui nous a quittés.

 


 

 29. Théophile Kisalu Kungu
  theofeelings(at)hotmail.com
  Louvain-la-Neuve
  4 décembre 2007
  Le monde est rempli de penseurs incapables de reconnaitre les limites de leur rationalité et la trace de l'Eternité dans le Monde. La rigueur scientifique et la probité intellectuelle de Jean Ladrière, sont pour nous un modèle de modestie dans la constuction du sens. Puisse son élan susciter des scientifiques équilibrés et conscients de leurs limites... Que la couche terrestre lui soit légère et que son âme trouve le repos éternel des justes.

 


 

 30. Julio Navarro Román
  julionavarroroman(at)hotmail.com
  Rome - Italie
  5 décembre 2007
  Mes condoleances pour la mort du Prof. Jean Ladrière. Il a été mon Professeur et directeur de thèse pendant mes études à l'Institut Sup. de Philo de Louvain, de 1966 à 1969. Je garde toujours de lui un souvenir plein d'admiration et de gratitude. J'unis ma prière d'action de graces à tous ceux qui lui rendent hommage en ce moment, pour son temoignage et son devouement. Julio Navarro Román, a.a.

 


 

 31. Philippe Malherbe
  philippe.malherbe(at)pandora.be
  Rhode-St-Genèse, Belgique
  5 décembre 2007
  Des souvenirs inoubliables : un savant, un enseignant, mais d'abord la bonté personnifiée.

 


 

 32. Mariscal-Sohet Anne-Françoise
  anne-francoise.mariscal(at)uclouvain.be
  Ottignies, Belgique
  5 décembre 2007
  Je rends hommage au Professeur Jean Ladrière pour le charisme qu'il dégageait à chaque rencontre. Je suis heureuse d'avoir eu la chance de le connaître et je le remercie de ce qu'il a partagé : son savoir, son humilité, le rayonnement de sa bonté, de son bonheur ... et sa simplicité ! Que son souvenir et les messages qu'il a transmis rayonnent au travers de tous ceux qui l'ont connu.

 


 

 33. Gryspeerdt Axel
  axel.gryspeerdt(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  5 décembre 2007
   Le caractère modeste du Professeur Ladrière m'a toujours impressionné. De plus, il « n'enseignait pas » : il présentait des réflexions, des propositions, de nouvelles pistes. Il fut – incidemment – mon ‘professeur d'anglais’, à une époque où les tests d'anglais étaient pris en charge par les académiques membres de l'institut des sciences politiques et sociales. Comme membre de cet institut, il envoyait régulièrement des lettres manuscrites pour s'excuser de son absence à telle réunion, à telle séance de jury... (modestement comme toujours). Avec toute ma reconnaissance, car nous lui devons énormément.

 


 

 34. Debelle Jean
  jean.debelle(at)belgacom.net
  Bruxelles
  5 décembre 2007
  Je garde le souvenir ému d'une personne tout à fait exceptionnelle à maints égards: niveau de connaissance et de réflexion très élevé, cela couplé avec des qualités humaines d'humilité,d'affabilité, d'engagement jamais prises en défaut. Des hommes comme lui honorent beaucoup l'UCL et contribuent grandement à un mieux-être de nos contemporains. Merci et adieu, cher Jean Ladrière.

 


 

 35. Michèle Schmiegelow
  Michèle.Schmiegelow(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  5 décembre 2007
  Ma reconnaissance infinie au maître qui ouvrit les yeux à la jeune étudiante de 19 ans en l'introduisant non seulement à la logique, mais à Kant, Touraine et Popper, à la modestie de la pensée réfléchie et du doute permanent, à la rigueur et à l'éthique. Quarante ans plus tard, son enseignement me tient toujours compagnie. Merci.

 


 

 36. Bernard Coulie
  bernard.coulie(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  5 décembre 2007
  Le professeur Jean Ladrière a non seulement marqué de son empreinte des générations d'étudiants et l'histoire de la pensée, mais il a aussi, par son action et sa présence, profondément enrichi l'Université catholique de Louvain. Il a porté les valeurs et la réputation de l'université loin au delà de nos frontières. Je tiens à lui exprimer la reconnaissance de l'UCL.

 


 

 37. De Smedt, Thierry
  thierry.desmedt(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  5 décembre 2007
  Un grand penseur, un maître pédagogue. Je lui dois tant !

 


 

 38. Michèle Garant
  michele.garant(at)uclouvain.be
  Bruxelles, Belgique
  5 décembre 2007
  Je tiens à témoigner de ma gratitude à l'égard du professeur Jean Ladrière, chercheur-enseignant qui m'a le plus profondément marquée durant mes études à l'UCL à la fin des années soixante. Philosophe de haut niveau reconnu de tous il partageait avec les jeunes, sans le moindre effet de manches, sa passion pour la recherche de sens. Son souci était grand de voir son interlocuteur comprendre et penser par lui-même. Attentif à son auditoire, il savait reprendre une explication, et ce jamais de manière répétitive. Même les temps d'examen étaient un cadeau : je me souviens l'avoir vu réexpliquer un point de théorie, s'excuser d'arriver avec un (minime) retard, écouter avec un égal respect nos propos balbutiants.

 


 

 39. Newton Aquiles von Zuben
  nzuben(at)terra.com.br
  Campinas Etat de São Paulo Brésil
  5 décembre 2007
  Grande nostalgie de mon três cher maître qui m´a introduit dans le merveilleux monde de la philosophie. Je garde toujours dans ma mémoire les précieux moments, lors de mon séjour à Louvain. de son enseignement. J´ai eu l´honneur de l´avoir comme membre du jury dans la défense de ma these doctorale, en 1970. Mes pensées et mes prières pour le repos de son âme. Newton Aquiles von Zuben. Faculté de Philosophie Pontifícia Universidade Católica de Campinas São Paulo - Brasil

 


 

 40. Alberto Gruson
  agruson(at)gmail.com
  Caracas, Venezuela
  5 décembre 2007
  Ému et reconnaissant, je me permets de dire en sa mémoire le psaume 131 (130) qu'il a certainement fait sien: « Mi corazón, Señor, no es engreído, ni mis ojos soberbios, ni me he puesto a buscar coss grandes o maravillosas para mi gloria. Al contrario, tranquila y en silencio he mantenido mi alma. Como un niño en brazos de su madre, como niño que acaba de mamar, así está mi alma en Tí, Señor. Israel, espera en el Señor, desde ahora y por siempre ». Alumno y tesista del Prof. Ladrière, agradecido (UCL, Ciencias sociales, 1960-65); profesor de sociología, Universidad Católica Andrés Bello, e investigador en el Centro de Investigación Social, CISOR, Caracas

 


 

 41. Vincent Hanssens
  vincent.hanssens(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  6 décembre 2007
  Ma première rencontre avec Jean Ladrière fut celle d'un étudiant avec l'un de ses professeurs. Il était alors au début de sa carrière professorale. J'ai été frappé dès les premiers instants par l'intensité lumineuse de sa pensée et une humilité tellement intégrée dans sa démarche qu'elle inscrivait celle-ci dans une vérité qui ne reposait pas seulement sur l'étendue et la richesse de son savoir mais aussi sur la profondeur de sa personnalité. Par la suite, nos contacts, qui s'étaient maintenus au sein de l'U.C.L., furent plus rares mais, à chaque occasion, j'ai retrouvé ce sentiment. Avec émotion, j'écris ces quelques mots dans le livre d'or qui lui est destiné en hommage posthume.

 


 

 42. Wénin André
  andre.wenin(at)uclouvain.be
  Namur
  6 décembre 2007
  La fécondité d'une pensée se mesure à sa capacité à féconder d'autres champs que ceux qu'elle a labourés. Ainsi la pensée de Jean Ladrière qui s'avère pertinente même pour une herméneutique de la Bible hébraïque. Merci.

 


 

 43. Rosoux Valérie
  valerie.rosoux(at)uclouvain.be
  Bruxelles, Belgique
  6 décembre 2007
  Votre visage, comme dénué de toute peur, habite désormais mon paysage intérieur. Il m'encourage, souriant : « Va vers ta terre. Suis ton chemin d'humanité ». Telle est la trace que vous laissez dans ma vie.

 


 

 44. Luc Courtois
  luc.courtois(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve
  6 décembre 2007
  « Nous sommes comme des nains sur des épaules de géants. Nous voyons mieux et plus loin qu'eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes portés et soulevés par leur stature gigantesque » (Bernard de Chartres, 12e s.). Je garde le souvenir ébloui des cours de Jean Ladrière suivis à l'Institut supérieur de philosophie alors que j'étais jeune étudiant : une voie était possible qui articule valablement la raison et la foi dans le respect de la consistance de chacune.

 


 

 45. Goffinet Philippe
  philippe.goffinet(at)skynet.be
  Dinant, Belgique
  6 décembre 2007
  Merci à ce profeseur éminent et humble dont j'ai eu le plaisir de suivre les cours de Philosophie des Sciences à l'Institut de Philosphie de Leuven en 1969. Très grand pédagogue, il il était soucieux de nous faire entrer dans les arcanes du savoir en répliquant les choses deux fois plutôt qu'une. Remerciant même pour les questions posées, et profitant parfois de l'examen pour apporter une nouvelle lumière. Il m'a fait aimer la philosophie. Que le Seigneur l'accueille dans la paix de son Royaume.

 


 

 46. Materne Pierre-Yves
  pierre-yves.materne(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  7 décembre 2007
  Merci pour tout le travail de dialogue entre foi et raison, réalisé infatigablement par Jean Ladrière.

 


 

 47. Arne Vangheluwe
  arne.vangheluwe(at)uclouvain.be
  Leuven
  7 décembre 2007

 


 

 48. Gilbert Tembo Nzambe
  giltembo(at)laposte.net
  Paris, France
  8 décembre 2007
  C'est en feuilletant, à Paris, La Croix du jeudi 29 novembre 2007 (rubrique Religion, p. 19) que j'ai découvert avec émotion et tristesse que « Le philosophe Jean Ladrière est mort ». Je lui avais écrit et rencontré personnellement lors d'un de ses derniers voyages en RD Congo pour participer au Conseil d'Administration des Facultés Catholiques de Kinshasa. Au nom de mes amis Anciens Séminaristes et Enseignants de Bamanya ( Mbandaka, RDC) qu'il avait visités du 29 mars au 1er avril 1989, lors des 5es Journées Philosophiques de notre Philosophicum, et au mien propre, je voudrais exprimer ici notre reconnaissance à l'égard de notre vénérable Professeur. De son court mais très riche séjour pour participer auxdites Journées Philosophiques et aussi à Kinshasa, nous gardons de lui, et à tout jamais, le souvenir et le témoignage d'un homme de science solide, de vertu vraie et de foi audacieuse, qu'il mettait toujours en dialogue. Que son âme attende en paix la résurrection et que ses proches et amis trouvent du réconfort en faisant mémoire de sa vie qui fut indubitablement portée par la raison, la simplicité, la foi, l'espérance et la charité ! Deus dedit, Deus abstulit ! Sit nomen Domini benedictum ! Dieu nous l'avait donné ! Dieu nous l'a repris ! Que le Nom du Seigneur soit béni ! Gilbert Tembo, Prêtre de Saint-Sulpice

 


 

 49. Sue Van Parijs-Black
  sue_black(at)swing.be
  Bruxelles, Belgique
  8 décembre 2007

 


 

 50. Morval Jean
  J.morval(at)sympatico.ca
  Cowansville Canada J2K2E8
  8 décembre 2007
  Durant toute ma carrière académique à l'université de Montréal au Département de Psychologie, j ai remercié cent fois le ciel d'avoir suivi les leçons de Jean Ladrière qui m'ont fait aimer la philosophie pour le reste de ma vie. A Leuven, il m'arrivait souvent de croiser le professeur Ladrière qui se rendait donner cours, sa démarche énergique et sa concentration exceptionnelle quant à l'articulation des idées qu 'il allait développer. On savait que le cours serait clair et stimulant. Comme d'autres, j'ai été fasciné par autant de compétence alliée à une rare modestie en milieu académique. Ma gratitude pour cet intellectuel authentique qui demeurera un exemple à suivre.

 


 

 51. Robert Petkovsek
  robert.petkovsek(at)siol.net
  Ljubljana
  9 décembre 2007

 


 

 52. ghislain robyn
  ghislainrobyn(at)gmail.com
  Bruxelles, Belgique
  9 décembre 2007
  Jean Ladrière est pour moi le plus fort et le plus précieux témoignage de ce que l'esprit peut accomplir dans l'homme. Son oeuvre et le rayonnement de son oeuvre chez ceux que j'ai rencontrés sont une grâce vers laquelle va toute ma reconnaissance.

 


 

 53. Laduron Dominique
  dominique.laduron(at)uclouvain.be
  Dion-Valmont (Belgique)
  10 décembre 2007
  Un « grand homme » et un « vrai universitaire » rempli de sagesse et d'humilité. Merci pour sa contribution comme administrateur de la « Fondation Hélène et Lucien Morren » dont l'objectif est « Approche interdisciplinaire du problème de l'évolution ». Dominique Laduron, Professeur émérite de géologie (Faculté des Sciences- UCL), Président de la « Fondation Hélène et Lucien Morren ».

 


 

 54. Pascal Jamin, Geneviève Bricoult
  pascal.jamin(at)uclouvain.be; genevieve.bricoult(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  11 décembre 2007
  Les Bibliothèques de l'UCL ont le bonheur de conserver la mémoire de la pensée et de l'enseignement du Professeur Ladrière, au service de tous. Avec gratitude pour l'ensemble de son oeuvre et en union avec ses proches.

 


 

 55. Juan José Illingworth
  sinfoq(at)sinfo-q.com
  Guayaquil, Ecuador
  11 décembre 2007
  Ses cours de Philosophie de la Science et de Cosmologie étaient superbes et lumineux, on y allaient pour deguster ses exposés qui prennaient l´air de beaux tablaux à travers lesquels on arrivaient a deviner les paysage de la connaissance de l´univers. Soudain, un étudiant l´arretait pour lui poser une bête question. Mais la réaction de Ladrière était innouie, il trouvait toujours un contenu grandiose dans les réponses qu´il donnait, ce qui découvrait devant tous l´énormité potentielle cachée dérrière les paroles maladroites des elêves. C´est que, Ladrière était au centre de ses paroles mais pas au centre de son discours, c´était un pilote aviateur qui conduisait son cerveau comme un avion dont le moteur prennait sa force directement de l´air qui permet son vol, ou plus précisement de l´esprît qui souffle partout où l´on veut le voir souffler.

 


 

 56. Guillaume de Stexhe
  destexhe(at)fusl.ac.be
  Bruxelles
  11 décembre 2007
  La mort de Jean Ladrière me fait mieux comprendre encore l'importance de sa pensée, mais aussi du rayonnement de sa personne, pour mon itinéraire intellectuel et existentiel, comme pour celui de beaucoup d'autres, qui se découvrent d'un coup un peu orphelins. Les textes nés de son travail inlassable m'aident presque quotidiennement avec leur intelligence éblouissante et leur rigueur. Mais cette rigueur est au service d'une formidable audace de pensée : Jean Ladrière a osé penser même les évidences de la logique, même l'énigme du Royaume de Dieu. C'est son audace qui nous invite à la liberté et à l'espérance de la raison. Mais ce qui nous manquera terriblement, comme l'a magnifiquement dit Philippe Van Parijs, c'est le sourire qui exprimait ce qu'il était, lui, dans la profondeur du coeur et dans la vérité de ses actes. On voudrait dire, comme Claire d'Assise au soir de sa mort : « merci, Seigneur, d'avoir créé Jean Ladrière. Merci, Jean Ladrière, d'avoir accueilli sans réserves cette création ! »

 


 

 57. Juan Virgilio Correa R.
  juanvirgiliocorrear(at)yahoo.com
  Universidad de Panamá, Facultad de Psicología. Republique de Panamá
  11 décembre 2007
  He recibido con mucha tristeza la noticia del deceso del Gran Profesor Jean Ladriere. La primera vez que lo vi fue en en el Instituto Superior de Filosofía. Estaba yo en su salon de clases, estudiando mis materias de psicología. El entró unos minutos antes, saludó interesándose de inmediato acerca de mi persona, de donde venía, cuál eran mis intereses, y preguntó si daba clases con él. Mi respuesta fue que « no ». Yo no sabía quién era realmente esa persona que parecía tan sencilla y descomplicada. El se retiró y dio su curso en otro salon. Al ´contarle a mis amistades acerca de lo ocurrido, no lo podía creer. Su humildad, sencillez, dedicación, el brillo de ojos reflejando el interés hacia sus estudiantes, me llevóa a asistir, como oyente, en sus cursos sobre epistemología de las ciencias y luego sobre el tema de la relación entre razón y la fe. Allí fui descubriendo a una gran profesor, pero más que eso, a una gran persona que amaba el saber, la reflexión. Y aún más, descubrí a un Gran Cristiano, que con su ejemplo, nos enseño muchos valores para la vida.

 


 

 58. Jeremy Harvey
  jeremy.harvey(at)bris.ac.uk
  Bristol, Royaume Uni
  11 décembre 2007
  Je suis triste d'apprendre le décès du professeur Ladrière. J'ai beaucoup apprécié son cours suivi vers 1991 dans le cadre de la licence spéciale en philosophie – et j'ai même de bons souvenirs de l'examen oral, pendant lequel il a montré une grande patience envers mon ignorance...

 

 


 

 59. Bouillon marc-jerome
  detss(at)hotmail.com
  Mons, Belgique
  11 décembre 2007
  Souvenir d'une rencontre... En 1995 si ma mémoire est bonne, Mme Florival avait reçu du cercle des étudiants en philosophie une calote, la faisant membre d'honneur du dit cercle. En remerciement de cette initiative, elle nous avait reçus à Nivelles. Jean Ladrière était de la partie. Il nous fit visiter son appartement, ses archives, leur bibliothèque commune, parfaitement rangées, et finalement nous avons pris le goûter ensemble, une partie des étudiants dans une pièce avec Mme Florival, l'autre dans une pièce voisine avec Mr Ladrière. En toute simplicité, il nous a adressé la parole à chacun, nous questionnant bien sûr sur nos sujets philosophiques de prédilection...Moi qui n'étais qu'en première candi, je ne savais trop quoi dire... Je me souviens parfaitement bien de cette rencontre, de la simplicité de nos hôtes, de leur gentillesse. Je n'ai découvert qu'après, en travaillant sur mon mémoire et en lisant quelques ouvrages de Mr Ladrière, que j'avais eu le privilège de croiser sa route...j'en garde un souvenir ébloui. Grâce soit rendue au Père qui nous donne de rencontrer de tels frères sur notre route.

 

 


 

 60. Jaramillo Orbegoso Carlos
  jaramillo(at)infonie.be
  Bruxelles, Belgique
  11 décembre 2007
  Un merci infini au Professeur Jean Ladrière, phare intellectuel qui continuera d'éclairer les pensées pour toujours, et qui accepta de me guider dans l'élaboration de mon mémoire de licence et de thèse de doctorat en philosophie, à l'UCL, portant sur le philosophe espagnol Ortega y Gasset. La présentation du sujet qu'il réalisa, le jour de la défense orale, fût d'une telle clarté qu'elle aurait suscité l'admiration d'Ortega y Gasset lui-même, si ce dernier eut été présent. Carlos Jaramillo Orbegoso.

 

 


 

 61. Jean-Marc Lafontaine
  jm.lafontaine(at)ilmh.be
  Bruxelles, Belgique
  11 décembre 2007
  Je présente mes plus sincères condoléances à tous les proches de Jean Ladrière. Je garde de lui le souvenir ému d'un immense professeur. JM Lafontaine, Institut Libre Marie Haps, Bruxelles

 

 


 

 62. Asiegbu Martin F.
  masiegbu(at)hotmail.com
  Nigeria
  11 décembre 2007
  Your ideas live on. rest in peace.

 


 

 

 63. Wasso Mbilizi, Modeste
  wasso.mode(at)skynet.be
  Origine congolaise (RDC)
  11 décembre 2007
  La disparition du Professeur Jean Ladrière m'a profondement affecté. J'ai rencontré M. Jean Ladrière à Louvain la Neuve, en janvier 1984. Depuis lors, j'ai gardé de très bons rapports avec lui en tant que professeur et en tant que promoteur de ma thèse de doctorat en Philosophie (promotion de 1990). En une vingtaine d'années, j'ai eu à apprécier en M. Jean Ladrière non seulement ses qualités en tant que professeur compétent entièrement voué à sa tâche, mais aussi ses qualités humaines. J'ai beaucoup appris de Monsieur Jean Ladrière. Mais de nos contacts, trois choses m'ont profondemment marqué. Sa simplicité (qui, me semble-t-il, a fait de lui un homme très accueillant et très disponible), sa capacité de travail (jusqu'à un âge avancé, il a continué à écrire et à faire des conférences d'une profondeur remarquable) et son ouverture à l'autre différent. M. Jean Ladrière reste dans mon coeur un modèle à suivre. Modeste Wasso Mbilizi, Rue Cayauderie 172, 6000 Charleroi

 

 


 

 64. Professor Therese-Anne Druart
  druart(at)cua.edu
  Washington, DC, USA
  December 11, 2007
  Le cours de cosmologie de Ladrière était passionnant. Je me rappelle d'un jour où il expliqua Kant en une seule session. Les plumes et bics tombaient car nous ne savions plus suivre mais c'était superbe.

 


 

 65. Renaud Denuit
  Renaud.Denuit(at)voo.be
  1150 Bruxelles
  11 décembre 2007
  C'est avec tristesse mais en réactivant des souvenirs d'intensité, que j'ai appris le départ de Jean Ladrière. Parmi les professeurs de philosophie que j'eus le bonheur d'entendre, il fut l'un des plus marquants. Parce que son cours n'était qu'intelligence, excluant tout effet oratoire, toute séduction d'auditoire et bien sûr, tout vedettariat, il nous laissait à la fois captivés et muets, tordant notre plume pour savoir comment noter en bref ce qui correspondait le mieux à son ample pensée. Son immense érudition m'impressionnait d'autant plus qu'elle était communiquée avec une sobriété et une modestie incomparables. Cet homme seul, entouré de livres mais donné aux étudiants autant qu'à l'étude, sa quête constante, cet homme vraiment seul dans la vie, se tenait au confluent de la science la plus naturelle, de la philosophie la plus exigeante, de la foi la plus risquée; plus exactement, il n'a cessé de brasser ces fleuves, d'en investiguer les berges, et finalement d'en maîtriser les eaux sans les endiguer. En tout cela, il voyait la rationalité à l'oeuvre - c'est-à-dire oeuvrant et ouvrant à son propre dépassement, non sans une indiscible jubilation. Ce confluent ne pouvait que l'emporter, comme il se doit, mais selon la texture qu'il avait lui-même comprise et qu'il nous a, par bonheur, transmise, ou plutôt dont nous sommes, en quelque sorte, équipés provisoirement et mandatés à poursuivre le grand et fascinant travail : austère école du sens, hors de laquelle n'est pas audible l'appel du large.

 


 

 66. Dudley, John
  jajdudley(at)yahoo.co.uk
  Louvain
  11.12.2007
  M. Ladrière était sans doute le plus brillant de mes professeurs à Louvain (1972-4). Son humilité était tout à fait extraordinaire. Ses cours étaient toujours bourrés. Plus tard j'ai lu certains de ses écrits qui frappent par leur lucidité remarquable. En 1996 j'ai eu l'honneur et le bonheur de me trouver assis à côté de lui dans un bus de Lublin jusqu'à Varsovie (en revenant d'une conférence) et donc de pouvoir profiter de sa sagesse pendant plus de deux heures. C'était une expérience que je n'oublierai jamais.

 


 

 67. Patricia L. Reynoso
  patricia.reynoso(at)gmail.com
  Washington DC. USA
  10-12-2007
  Avec mes plus sinceres condoleances. Monsieur Ladriere a ete aussi un homme solidaire et bon, qui n' a pas hesite a aider les jeunes apprentis-philosophes venant des pays sous des dictatures militaires. Pour tout cela et le reste, merci, Professeur. Descanse en paz.

 


 

 68. Yolanda Ingianna M.
  yingiann(at)gmail.com
  San José, Costa Rica. Amérique Centrale
  12 Decembre 2007
  Je pense au Prof. Ladrière avec émotion et nostalgie. Je garde toujours de lui un souvenir plein d'admiration et de gratitude. Je lui remercie la sagesse et la bonté qu'il a toujours partagé. Pour lui mon hommage et gratitude.

 


 

 69. Marie-Paule Estienne
  Louvain, Belgique
  12 décembre 2007
  « Heureux l'homme qui médite sur la sagesse et qui raisonne avec son intelligence, qui réfléchit dans son coeur sur les voies de la Sagesse » (Ecclésiastique, XIV, 22).
A Jean Ladrière, ce grand monsieur, ce professeur d'exception, toute mon admiration et ma gratitude pour ce qu'il a été et restera pour l'éternité.

 


 

 70. Scieur Anne
  a.scieur(at)skynet.be
  Belgique
  12/12/07
  J'ai eu la chance de pouvoir suivre le cours de monsieur Ladrière la dernière année avant son éméritat (1993 si je ne me trompe), et je pense avoir été la toute dernière étudiante à qui il a fait passer un examen à LLN (en 2de session, je dois bien l'avouer). Son esprit brillant m'impressionnait beaucoup, alliant rigueur et culture scientifiques et philosophiques. Son cours était si dense que nous l'enregistrions et nous le dactylographiions à tour de rôle, pour ne rien perdre de ses raisonnements et de ses références. J'ai le souvenir d'un professeur ouvert et proche des gens, très accueillant. J'adresse mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches, et conserve le meilleur souvenir de monsieur Ladrière.

 


 

 71. Mungimur Ibalamur Wenceslas
  wensmungi(at)hotmail.com
  Arlon, Belgique
  12 décembre 2007
  D'origine congolaise, j'ai baigné dans « l'ère Ladrière » depuis les Facultés Catholiques de Kinshasa, non seulement à travers ses propres séances académiques, mais surtout à travers le savoir-faire, le style, disons tout le savoir scientifique qu'il a su communiquer à mes anciens enseignants, ses étudiants de Louvain-La-neuve, qui évoquaient le maître avec beaucoup d'admiration et de respect. Des qualités que je découvre au jour le jour à travers ses écrits. Merci à vous, cher professeur, pour la qualité de votre vie, votre rigueur scientifique, la perspicacité de vos recherches ; merci d'avoir semé ainsi des fruits qui demeureront toujours...

 


 

 72. Antoine-Dover Osongo-Lukadi
  antoinedover(at)yahoo.fr
  Louvain-La-Neuve
  12/12/2007
  Un très grand merci pour cette occasion que vous me donnez pour rendre témoignage au professeur Jean Ladrière. Ce majestueux nom, c'est d'abord l'intelligence, et la connaissance de la philosophie belge. C'est un nom, une institution qui a fait la fierté de la philosophie universelle. Je n'ai jamais vu un homme aussi simple, modeste, tolérant, assis sur ses épaules. Il ne m'a laissé que des bons souvenirs en tant que professeur tant dans mon pays le Zaïre qu'ici en Belgique. Proventuel, et néo-noématique, il faut en revanche qu'on vous le présente pour que vous vous rendiez compte de l'immensité de la personnalité tellement il fut discret et très modeste. Il est, avec le professeur Jacques Taminiaux, deux enseignants et savants belges qui m'ont le plus impressioné et marqué tant dans leur savoir-être que savoir-faire. Jamais, avec eux deux, l'action arendtienne n'en a jamais été aussi plurielle. Enfin, c'est de Jean Ladrière qu'il est question aujourd'hui, et je n'en achèverai pas sans rapporter cette anecdote de ce jour d'hiver où je le croisai à l'entrée de l'ascenseur de Thomas More : « Voulez-vous passer cher monsieur, m'y invita-t-il ? ». Gêné parce qu'il tenait la porte, car me disant que ce fût à moi pareille tâche, il ne voulut rien savoir, mais y insista plutôt que je m'engouffrai le premier comme un petit prince ! Dedans, en y amorçant la montée, je n'osais pas le regarder. Ce personnage m'écrasait. Il le sentit sans doute, et fut le premier à briser le silence lourd qui y élit domicile entre lui et moi. Il me questionna sur la situation sociale au Zaïre. A bon port, le long du quatrième étage, nous ne parlâmes que des hommes, jamais de la science et de ceux qui la font !

 


 

 73. Dantinne Alain
  a.dantinne(at)skynet.be
  5150 Floreffe, Belgique
  12 décembre 2007
  Sa classification des sciences me permet de faire comprendre aux étudiants le bien-fondé des sciences herméneutiques face aux sciences empirico-formelles. Bien que chercheur de haute volée, il était un grand pédagogue ; ainsi les étudiants d'aujourd'hui bénéficient toujours de son enseignement par l'intermédiaire de nombreux philosophes qu'il a formés. Il faisait passer un savoir, mais plus encore : une bonté.

 


 

 74. Mauro Carbone
  mauro.carbone(at)unimi.it
  Milan, Italie
  12/12/2007
  Avec gratitude ineffaçable.

 


 

 75. Jean Ferrari - Jean Leclercq
  Dijon - Louvain-la-Neuve
  12.12.07
  Jean Ferrari et Jean Leclercq, Président et Secrétaire général de l'Association des Sociétés de Philosophie de Langue Française (ASPLF), s'associent à l'Espérance de tous ceux qui sont affectés par le déces du Professeur Jean Ladrière, qui fut durant de longues années Vice-Président de l'ASPLF. Notre reconnaissance et notre gratitude pour son apport décisif au travail associatif en philosophie sont infinies. Sa présence lumineuse et intérieure lors des différents Congrès internationaux de l'ASPLF restera dans nos mémoires et nos coeurs comme le gage d'une vie donnée en partage.

 


 

 76. Charlotte Luyckx
  charlotteluyckx(at)hotmail.com
  Belgique
  12/12/07
  Juste une révérence...

 


 

 77. John Bechhoefer
  johnb(at)sfu.ca
  Vancouver, Canada
  12 décembre 2007
  En 1982-1983, j'ai eu le grand bonheur d'étudier la philosophie des sciences avec Pr. Ladrière. Ce qui m'avait frappé surtout de cette année était la grande ouverture de l'UCL envers des différents courants de pensée philosophique, une ouverture qui contrastait avec les « écoles » plus fermées de philosophie aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, etc. A l'UCL, j'ai pu étudier la philosophie des sciences de Popper et Kuhn, la logique de Wittgenstein et Gödel, la phénoménologie de Husserl et Heidegger, et les classiques (Platon, Aristote, Kant, Leibniz, etc.) Pour moi, en grande partie à cause de Pr. Ladrière, la Belgique était le meilleur endroit au monde pour étudier la philosophie. Et Jean Ladrière, qui maîtrisait profondément ces différentes approches, s'incarnait toute cette connaissance dans un personnage qui était à la fois modeste, tolérant, et inspirant. C'était un grand homme. -- John Bechhoefer, Professor of Physics, Simon Fraser University, Burnaby, British Columbia, Canada

 


 

 78. Professor Thomas A.F. Kelly
  philsec(at)nuim.ie
  Maynooth, Irlande
  13 December 2007
  I would like to express my most profound sympathy to the family and colleagues of Professor Ladriere. The world of philosophical scholarship will mourn the passing of a great mind and an exemplary human being. Professor Thomas A.F. Kelly Head, Department of Philosophy NUI, Maynooth. Dean, Faculty of Philosophy St. Patrick's College, Maynooth.

 


 

 79. Philippe DeVillé
  philippe.deville(at)uclouvain.be
  Bruxelles, Belgique
  13/12/2007
  Il fut mon professeur, et tous ceux qui ont suivi son cours de philosophie sociale ne peuvent oublier combien son enseignement tranchait à cette époque, combinant les exposés magistraux (nous avions bien un « maître » !) avec des moments de discussions, à la fois passionnées et sereines, où il parvenait à « libérer » la pensée de ses interlocuteurs et à les guider dans l'expression. Lorsqu'en 1963, des jeunes chrétiens humanistes de gauche, des socialistes « démocratiques » (j'en étais !) et des marxistes-léninistes, voire maoistes, s'unirent, dans une démarche commune qui m'aura marquée toute ma vie, pour fonder un journal étudiant politique, « Paroles », Jean Ladrière (avec Marc Lagneau, philosophe disparu prématurément et dont il avait dirigé la thèse sur les rapports entre Stirner et Marx) fut notre « père spirituel », assistant jusque tard le soir à Leuven à nos réunions de comité de rédaction qui se tenaient dans notre maison communautaire Ravenstraat. Il alliait avec une humanité sans pareille une capacité d'écoute, une tolérance intellectuelle, mais aussi un engagement « impérieux » se nourissant de ses convictions. Son exigence de rigueur nous a tellement aidé à voir plus clair dans le joyeux désordre de nos idées. Continuons à porter haut les valeurs de l'esprit et du coeur qu'il a incarnées pendant toute sa vie et à les transmettre à ceux qui nous suivent.

 


 

 80. Alain Dome
  dome(at)un.org ; jjyadome(at)un.org
  Kinshasa, Republique democratique du Congo
  13/12/2007
  C'est aujourd'hui seulement que je viens d'apprendre la triste nouvelle de la mort du professeur Jean Ladriere. Etudiant a Louvain la neuve de 1993 a 1996, au moment ou Jean Ladriere n'etait plus tres actif a l"institut, j'ai neanmoins vecu dans sa proximite tant il remplissait les couloirs et les auditoires de l'institut. C'etait le professeur. Le penseur. Je ne connaissais alors pas ses ouvrages... Il fallait pourtant les connaitre, sinon on etait hors circuit dans les conversations. La curiosite donc m'a emmene a lui et je ne l'ai jamais regrette... Aujourd'hui dans les ressources humaines aux Nations unies, je vis dans mon travail et dans mes rapports de tous les jours dans la mouvance des inspirations de ce grand penseur... C'est une grande perte... Mais, en realite, les grands hommes ne meurent pas. Les morts, disons-nous en Afrique, ne sont pas morts.

 


 

 81. Leroux Pierre
  p.leroux(at)swing.be
  Belgique
  14 décembre 2007
  Jamais je n'oublierai le professeur Ladrière qui, un jour alors que je présentais un examen de philosophie sociale (c'était en 1968) commença à me parler à propos d'un texte d'un philosophe (je ne sais plus lequel, peut-être Touraine,...) Puis, après quelques minutes, un peu comme s'excusant, me proposa une question pour m'évaluer tout de même. Ce sont des professeurs de cet acabit qui m'ont donné le goût de l'aventure intellectuelle. Merci Monsieur Ladrière. Pierre Leroux

 


 

 82. Reding José
  jose.reding(at)skynet.be
  5002 Namur (Saint Servais)
  14/12/07
  A la croisée de l'espérance de la raison et des raisons de l'espérance, vous avez éclairé Monsieur Ladrière, nos routes, et quelquefois ma route. Courageusement lucide, tendrement exigeant, votre sourire infiniment malin et respectueux n'a cessé d'inviter beaucoup d'hommes et de femmes d'action et de réflexion à aller plus profondément, en vérité élargie, sur leurs chemins. Vous m'avez confirmé, ainsi que bien des amis, dans nos quêtes d' « un peu de sens ». Merci d'avoir partagé, tout ensemble, goût de vie, saveur de raison et parfum de fraternité amicale sans frontière. Grâce aux paroles de témoins qui vous étaient proches, j'apprends, aujourd'hui, avec émotion reconnaissante, à désirer conjuguer, jusqu'à la fin, la convocation à une tâche durable et la conscience essentielle d'une oeuvre toujours inaccomplie. J'entrevois, de même, avec gratitude, le sens ouvert qu'offre l'audacieux acte de remise de soi confiante en un fonds d'être qui a nom, pour vous, de miséricorde divine. Merci

 


 

 83. Luz Gloria Cárdenas Mejía
  lcardenas(at)quimbaya.udea.edu.co
  Colombia
  Diciembre 14 de 2007
  J'avais etudie a Louvain-la-Neuve a 1979-80. Je toujours un merveilleux souvenir de Monsieur Jean Ladriére. Ses cours de Philosophie de la science et de Philosophie du Langage. Je lis encore ses livres avec mes estudiants. Toujour j' aurai avec moi son souvenir comme professeur et être humain Luz Gloria Cárdenas Mejía, Instituto de Filosofía, Universidad de Antioquia, Colombia.

 


 

 84. René Ngambele
  ngarene(at)hotmail.com
  Tontelange, Belgique
  14/12/2007
  Je me joins à la communauté universitaire de l'ISP pour rendre un hommage vibrant au Prof. Ladrière, qui restera pour ceux qui l'ont approché une lumière qui guide et réchauffe. Je ne l'ai pas connu personnellement. Mais je lui suis reconnaissant pour la sagesse, le dévouement et la générosité qu'il a su communiquer à ceux qui sont devenus à leur tour mes maîtres. RIP.

 


 

 85. Mairesse
  paulmairesse(at)hotmail.com
  Nivelles
  14/12/2007
  Meilleure impression d'un homme dynamique, énergique, présent. Merci de ces rencontres furtives et toniques.

 


 

 86. Malherbe Jean-François
  jf.malherbe(at)bluewin.ch
  Lausanne (Suisse) et Sherbrooke (Québec)
  1er décembre 2007
  Merci, Cher Jean, pour tout ce que vous avez été et restez dans ma vie, tant personnelle que professionnelle : un Maître et un Ami très chers. Jean-François

 


 

 87. Pitrone Lorenzo
  lorpitro(at)alice.it
  Catania, Italie
  15/12/2007
  Il nous a montré le chemin. Remercions le Seigneur.

 


 

 88. Philippe Delhaise
  philippedelhaise(at)hotmail.com
  Hong Kong, Chine
  16 décembre 2007
  Hommage respectueux, souvenir ému des années 60. Incursion d'un ingénieur dans le monde de l'Institut Supérieur de Philosophie de Louvain-Leuven, cours de Philosophie des Sciences, fascination pour Jean Ladrière, ses idées, son oeuvre, sa personne. Nous qui eûmes le privilège de le connaître, savons-nous à quel point, discrètement, à l'image de ce grand homme, toute notre vie en a été marquée ?

 


 

 89. Pascale Florence
  roulotte(at)skynet.be
  Erezée, Belgique
  17-12-07
  Je voudrais simplement dire que suis touchée par le décès du professeur Ladrière qui a si bien su, lors de mes éudes à l'isp, allumer cette petite flamme, cet intérêt pour le questionnement philosophique.

 


 

 90. Fr. James McEvoy
  Belfast, Northern Ireland
  11 December 2007
 

Transcription d'une carte imprimée :
“I give thanks to my God always on your account for the grace of God bestowed on you in Christ Jesus” (1 Corinthians 1:3-4). 
Grace to you and Peace from God our Father and the Lord Jesus Christ... A Mass will be celebrated for the intentions of le regretté Jean Ladrière at the prayerful request of, and by Fr. James McEvoy. School of Politics, International Studies & Philosophy, Queen's University Belfast, Belfast BT7 1NN, Northern Ireland.

 


 

 91. Les étudiants de premier baccalauréat de l'ISP
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  11 décembre 2007
 

Transcription d'une carte manuscrite :
À l'ensemble du collège professoral. Les étudiants de première baccalauréat de philosophie présentent leurs plus sincères condoléances. Nous saluons ce grand esprit. Ce sera notre tâche à nous de perpétuer le devoir de mémoire. Sophie, Gilles, Chris, Simon, Natacha, Grégory, Julien, Nicolas, Valérie.

 


 

 92. Martin Ichoku
  martin.ichoku(at)student.uclouvain.be
  Awka, Nigeria
  18 décembre 2007
  That Faith and Knowledge found a peaceful dwelling in your heart is a luminous testimony which must keep shinning in your remembrance. Rest in the peace of Christ but keep on inspiring us in our search for knowledge.

 


 

 93. Mery Castillo
  paideia95(at)gmail.com
  Bogotá, Colombie
  20 diciembre 2007
  Nous avons perdu un intellectuel, un penseur humaniste.

 


 

 94. ignacio angelelli
  angelelli(at)mail.utexas.edu
  austin, texas, usa
  december 20 2007
  I remember meeting Jean Ladriere in the early 1960s, when I was a student at the Univ of Fribourg, Switzerland. He was very helpful.

 


 

 95. Clemens
  ecrilec(at)belgacom.net
  Bruxelles (Belgique)
  décembre 2007
  Jean Ladrière fut-il le dernier encyclopédiste ? Il fut d'abord, pour nous à qui il en fit don, celui pour qui le désir de vérité ne se sépare jamais de la passion de savoir. Au risque de penser le sans fondement, comme il y fut poussé par le théorème de Gödel... Etudiant, j'étais « ladrièromane » : je suivais presque tous ses cours, hors des cadres de mon programme. Il nous reste ses livres - et combien de notes inédites qui, je l'espère, seront un jour publiées... Je crains fort que, pour une fois, le cimetière soit peuplé d'un irremplaçable. Eric Clémens

 


 

 96. Olivier Depré
  Olivier.depre(at)uclouvain.be
  Louvain-la-Neuve, Belgique
  21 décembre 2007
  Respectueux hommage.

 


 

 97. Jesus Rodolfo Santander
  jrsant(at)prodigy.net.mx
  Puebla PUE, Mexique
  21 décembre 2007
  Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai appris avec une grande tristesse le décès du professeur Jean Ladrière. Comme d'autres étudiants allant de l'Amérique Latine, j'ai assisté à ses cours de philosophie à Louvain en admirant son intelligence lumineuse et son profond savoir qui chez lui étaient unis à une modestie exemplaire. Le travail de doctorat, que j'ai fait sous sa direction, m'a donné l'occasion de jouir encore de son enseignement me permettant de connaître de plus près en lui le grand maître qu'il était ainsi que l'homme plein d'humanité et de génerosité. Une personne si exceptionnel ne peut que laisser des traces définitives dans l'âme de ceux qui ont eu la chance de le traiter. Je considére un grand privilège et un grand honneur d'avoir eu cette chance. Et je regrette profondement que la mort ait éteint cette lumière qui nous a tant éclairé.

 


 

 98. Jean-Pierre Pfiti Vumuna
  jppvumuna(at)yahoo.fr
  Louvain-la-Neuve
  22/12/07
  Je suis désolé d'apprendre la triste nouvelle de la mort du professeur Ladrière. Je présente à tous ceux qui l'ont connu et en particulier à la faculté de philosophie où il a rendu service, mes condoléances les plus émues.

 


 

 99. Olinto Pegoraro
  Universidade Federal do Rio de Janeiro - Universidade do Rio de Janeiro
  Rio de Janeiro, Brasil
  22 de dezembro de 2007
  Jean Ladrière Junto-me à multidão de intelectuais e de pessoas de todas as classes sociais e formação cultural que, neste fim de ano celebram a vida de Jean Ladrière, gigante do pensamento que vivia num corpo minúsculo. Sim, celebremos ! Louvemos a Natureza e o Criador que nos brindaram com um luzeiro tão forte. As cirscunstâncias da vida fizeram-me ouvinte e discípulo de Ladrière em Louvain e Louvain-la-Neuve ; nunca poderia imaginar de ouvir um sábio, ao mesmo tempo, tão universal e profundo, brilhante e modesto, desinteressado de si e sempre aberto a quem quer que fosse, do Oriente ou do Ocidente, crente ou ateu, marxista ou líder religioso, príncipe ou plebeu. Ele aprendia muito com a diversidade de visões filosóficas, religiosas, políticas e científicas. Muitos cientistas admiravam o filósofo que dizia coisas profundas a respeito de física, biologia e ciências atômicas. Dele ouvi repetidas vezes a reflexão sobre a dupla maneira de existir : « nós estamos e existimos no palco da presença histórica, onde representamos nosso papel no mundo ; depois, na transhistória, continuamos a existir no modo da ausência ». Portanto desde 26 de novembro Ladrière está presente na memória viva de todos nós ; continua nos ensinando pelos seus livros e conferências ; ele está vivo aqui no Rio de Janeiro, na Universidade Federal, onde ministrou três cursos memoráveis de Introdução à Filosofia ; está presente nos livros que traduzimos para a língua portuguesa com grande proveito dos estudantes e professores. Pessoalmente, tive o privilégio de viver com Jean uma fraterna amizade nas últimas três décadas no Rio, hospedava-se em minha casa e, na Bélgica, por duas vezes hospedou-me na sua residência de Nivelle. A melhor lembrança desta amizade é recordar quando, de modo vibrante e caloroso Jean me explicava como chegou ao conceito de Deus através do número mas « por um caminho diferente daquele dos pitagóricos e platônicos ». Jean Ladrière partiu para « o campo da ausência » consciente de que muito lhe restava fazer. Aos oitenta anos, olhando para o passado, Jean Ladrière reconheceu que « não realizou tudo que poderia ter feito » ; olhando para o futuro, disse : « eu vejo o tempo que me resta o tempo de uma tarefa que eu ainda devo cumprir » ; e conclui « este modo de viver o tempo é uma maneira de me preparar para a morte ». Este é Jean Ladrière que habita na minha memória : grande talento filosófico, ético sem moralismos, profundamente religioso sem precisar falar o nome de Deus, incansável no trabalho, insatisfeito com o que fez e sempre projetado para o futuro. Olinto Pegoraro

 


 

 100. Patrick Masterson Ph.D. ISP 1962
  Dublin, Ireland
  23/12/2007
  Jean Ladriere was one of the most brilliant, inspiring and unassuming people I have ever known. I still return to his writings on many issues for the profound insights they contain. He was a living example that one could be strong in faith and unreservedly committed to the intellectual life. May he rest in peace and enjoy the vision of God whose traces he so faithfully explored througout his life.

 


 

 101. Achille Mutombo-Mwana
  st.franziskus(at)t-online.de
  Pliezhausen, Allemagne
  23.12.2007
  Je me souviendrai toujours de sa vaste érudition, de son intelligence pénétrante et de sa foi profonde. Je remercie Dieu pour m'avoir fait rencontrer un tel homme.

 


 

 102. Maria Manuela Brito Martins
  mariabmartins(at)tvtel.pt
  VALBOM- GDM - Porto - Portugal
  24/12/07
  Ma profonde gratitude envers un ancien professeur, que je n'oublierai jamais et un Homme de grande qualité scientifique et humaine.

 


 

 103. Gloria Maria de Pádua Moreira (marriée Vilhena de Paiva)
  Rua Benjamim Jacob, 120 - Apt. 301 - CEP 30430 - 290
  Belo Horizonte - Minas Gerais - Brésil
  27 décembre 2007
  J'ai étè une des élèves de Mr. Ladrière, aux années 70-80. Je suis latinoamericaine et, a ce momment là, fuyant des persecutions dans mon pays. Je jamais eu un professeur si intéressé et si compréhensif par rapport aux problèmes que nous vivions à ce momment là. En mêmme temps, il était toujours très exigeant et attentif au notre dévellopement intellectuel, ne laissant pas de suggerer et attaindre de nous autres, étrangers, les mêmes progrès et les mêmes actitudes qu´il demandait des autres élèves. Il a étè quelq'un inoubliable, tant du point de vue personnel, quant du point de vue intellectuel. Nous avions un profond respect et une grande admiration pour lui.

 


 

 104. Gomez-Muller, Alfredo
  agomezmr(at)hotmail.com
  Paris, France
  30 décembre 2007
  Merci, Jean, pour ton témoignage de vie et de philosophie.

 


 

 105. André Muamba Katema
  andreamuambakt(at)yahoo.it
  Milan - Italie
  31 décembre 2007
  Origine congolaise(R.D.Congo). C'est avec beaucoup de consternation et de douleur que j'ai appris, par le biais d'un ami qui vit en Belgique, la nouvelle du dèces de l'un des grandes figures scientifiques du siècle écoulé, Mr le Pr Jean Ladrière. J'ai connu et aimé Jean Ladrière pour l'avoir étudié comme auteur et Philosophe dans les cours dispensés par ses anciens étudiants de l'UCL aux Facultés catholiques de Kinshasa. Ensuite j'ai eu la chance de rencontrer Mr Ladrière pour la première fois à Kinshasa quand il est venu représenter l'Episcopat Belge au conseil d'administration des Facultés catholiques de Kinshasa. La profondeur de sa pensée m'avait porté non seulement à travailler sur lui pour mon mémoire de Licence en Philosophie aux Facultés catholiques de Kinshasa, mais aussi et surtout à approfondire mes investigations sur sa pensée pour une Thèse de doctorat en Philosophie à Rome. Et à propos de cette dernière, j'ai eu le privilège non seulement de faire apprécier mon projet de Thèse par Jean Ladrière lui-même qui l'avait qualifié d'excellent, mais aussi et surtout d'avoir eu en 2004 un entretien privé et personnel avec lui pendant presqu'une heure et demi dans sa Bibliothèque privée à Nivelles (Belgique). A l'issu de cet entretien il m'avait non seulement encouragé à continuer mes recherches, mais aussi souhaiter de venir à ma défense de Thèse à Rome. Helas! Toutefois,la disparition de l'illustre penseur laisse en moi deux sentiments apparemment contradictoires: d'une part un profont regrès de ne pouvoir faire apprécier les dernières conclusions de mes recherches à mon Maître à pensé, et d'autre part la grande satisfaction d'avoir eu le privilège de non seulement de travailler sur un auteur encore vivant, mais auusi et surtout de l'avoir rencontré et avoir fait apprécier par lui-même mon projet de Thèse. Jean Ladrière a laissé en moi l'image d'une simplicité lengendaire dans les relations sociales malgré son importance internationale. Que son âme repose en paix et que le destin de l'histoire puisse susciter encore des grands esprits de ce genre pour l'avenir de notre société et de notre monde des hommes. Merci.

 


 

 106. Sergio Rondinara
  Roma, Italie
  31 dicembre 2007
  Mi unisco al dolore del mondo accademico Lovaniense per la partenza da noi del Prof. Ladrière.

 


 

 107. Paul Willems
  paulwillems.adk(at)gmail.com
  Bruxelles
  4 janvier 2008
  Tu comprenais. Et tu introduisais à des processus de pensée. Tu t'effaçais devant la pensée de ceux dont tu parlais parfois avec passion. Tu interrogeais les propres finalités de leurs recherches. En lisant les Enjeux de la Raison, j'ai senti que cette pensée universelle te tracassait, ses méandres, son développement mènent-ils quelque part ? Mais tu ne jugeais pas ces pensées. Tu te posais des questions sur l'assertion, sur la proposition lorsque tu évoquais Wittgenstein. Avec toi, j'ai balayé un champs passionnant d'idées et de recherches qui nous plaçaient à la pointe des réflexions les plus capables de faire basculer le monde du bon côté. Je n'ai pas eu le privilège de te revoir ne fût-ce que quelques instants avant ta mort que j'ai apprise par inadvertance. Le silence a dû mordre sur sa langue et laisser échapper un cri. Comme Hegel a succédé à Kant, il est normal que quelqu'un te succède, reprenne à son compte ton apport, et en fasse quelque chose. Y songe-t-on ? Sans doute, ne voit-on pas quel esprit pourrait te remplacer, ni quel âme suffisamment bien faite pourrait nous consoler de ta perte.

 


 

 108. Maria Teresa Marquez-Blanc
  mtmarquez(at)hotmail.fr
  Reims, France
  7 janvier 2008
  Je commence ma thèse doctorale sur la philosophie de Jean Ladrière sous la direction du Dr. M. Ghins, et c'est avec tristesse que j'apprends son decès. J'espère que mon travail sera à l'hauteur de l'effort intellectuel et philosophique qu'il a mené pour éclairer notre temps dans la perspective de la foi et de la raison.

 


 

 109. Mario Casañas
  Maricasanas(at)aol.com
  San Juan de Puerto Rico
  1/1/008
  Adios mi maestro querido. De sus enseñanzas vivo yo aun.

 


 

 110. Mario Casañas
  Maricasanas(at)aol.com
  San Juan de Puerto Rico
  1/9/008
  Tal vez no sea costumbre, firmar dos veces un libro de homenage. Pero mi agradecimiento es tan grande hacia el Profesor Ladriere que no se muy bien como demostrarlo y hacerlo saber. No solo tengo que agradecerle sus enseñanzas intelectuales de tan alto valor. El hecho de haber sido mi director de tesis, sino el apoyo inmenso que me ofreció en momentos muy difíciles para mí. Se me ocurre que mi mejor homenaje es comportarme en la medida de mis posibilidades, con mis estudiantes, con la misma generosidad y exigencia intelectual que él lo hacía.

 


 

 111. Vincent Shen
  vincent.shen(at)utoronto.ca
  Canada/Taiwan
  Jan. 8, 2008
  Pour moi, Monsieur Ladrière est un maître de science et surtout un maître d'éthique. Je me rappelle encore, c'était en l'année 1976, la première année de mes études à l'Institut Supérieur de Philosophie, quand je faisais visite à M. Ladrière dans son appartement près de la Place Foch à Louvain. Je lui ai demandé ce qu'il pensait de la vie éthique. Il m'a répondu que la vie éthique, c'est une invitation, pas une imposition. Voici il y a plus que trente ans, sa générosité, sa disponibilité et surtout sa vie pour les autres m'ont toujours inspiré, même jusqu'à maintenant, fonctionnant comme un modèle, un paradigme, presque comme une haute montagne qui m'invite de faire encore moi-même un effort pour m'élever. It is with deep sorrow we share the very sad news that Monsieur Ladrière passed away. He must be a great angel in Heaven, and came to this world to bring wisdom and light to many people's minds. Now he returns to God to report his successful mission. Recently I dreamed of him for several times, and I didn't realize that it might be a sign that he was ready to go. Johanna and I we were still making plan to visit him in Nivelle again. My son and I still keep the fresh and warming memory of having visited him in the summer of 2006. The vivid image of Jean openning the door for us is so deeply impreesed in our hearts. He will always be an enlightening torch in our heart and in our life. He opens the door for each one of us.

 


 

 112. Marcos Reigota
  marcos.reigota(at)uniso.br
  São Paulo- Brasil
  15.01.2008
  Sou muito grato ao professor pela gentileza e acolhida que me deu durante seus seminários (1985-1990). Sua postura ética, profundidade, competência e generosidade foram fundamentais e me deram uma alternativa, politica e profissional, não dogmática, critica e voltada para o bem comum.

 


 

 113. Serge Pahaut
  spahaut(at)ulb.ac.be
  Bruxelles
  22 janvier 2008
  Ladrière et l'Unique Nécessaire ? Ceux à qui ce professeur souriant a permis de penser par eux-mêmes sont aujourd'hui répartis en tous sens. Ils avaient eu la chance d'éprouver, souvent confusément, combien la finesse des distinctions qui négociaient sans effort apparent les parages d'écueils prévus et repérés laissait bien des portes ouvertes. Aussi, l'aimable assurance avec laquelle il savait dénoncer sans discrétion déplacée l'oubli de tel ou tel point décisif. On réimprimera donc un jour telles phrases confiées aux journaux du pathétique automne belge 1996, où il osa mobiliser ses travaux sur les limitations internes des formalismes pour inviter nos responsables à faire preuve de créativité, alors que des corporations entières s'enivraient jusqu'à la stupeur de maximes juridiques peu sûres. Il avait de solides lectures dans les domaines les plus surprenants, même la théologie! J'ajouterai que hors son travail de professeur, il semblait ne parler avec chacun que de matières d'intérêt commun. On ne lui connut donc pas d'ennemi. En cela il n'a pas suivi les traces de son Dieu.

 


 

 114. Khaznadar Ismaël-Sélim
  khaznadar.ismael(at)gmail.com
  Constantine, Algérie
  24 janvier 2008
  Jean Ladrière, que m'a fait lire mon maître Jean-Louis Destouches, est resté un pivot vers lequel je revenais, et qui souvent a enrayé ma dispersion. En Philosophie, en Logique, ou dans d'épineuses questions liées à la foi chrétienne. La mienne. Dans de nombreux moments ennuagés, il m'a écrit et envoyé ses livres, le dernier était « l'Ethique dans l'univers de la rationalité ». L'espérance de la Raison sera un peu plus abrupte. I.S. Khaznadar. Mathématicien. Université de Constantine 

 


 

 115. Van Oudenhove Agnès
  avoudenh(at)ulb.ac.be
  Belgique
  janvier 2008
  Comment ne pas saluer un homme de coeur et d'esprit ? Merci pour l'intelligence, la pensée et l'ouverture au monde représentée dans cette vie.

 


 

 116. Louis Perron
  lperron(at)ustpaul.ca
  Gatineau, Canada
  25 février 2008
  Bien que je ne l'aie jamais eu comme professeur, je reconnais en Jean Ladrière un véritable maître. Lorsque j'ai découvert l'Articulation du sens il y a déjà une vingtaine d'années, j'ai trouvé ce que je cherchais confusément : un philosophe croyant à la fois authentiquement philosophe, pleinement de son temps et chrétien convaincu. Mais encore : une pensée à la fois classique et novatrice, enracinée dans les traditions philosophique et chrétienne et amie de la philosophie contemporaine, toujours lucide, brillante sans prétention, irénique mais convaincue, simple et profonde, honnête et riche d'une grande humanité. J'ai consacré mon mémoire de licence en théologie à l'existence comme lieu de la foi, titre d'un chapitre du second tome de l'AS et thème cher à Ladrière. Au moment de choisir un sujet de recherche pour la thèse en philosophie, je me suis à nouveau tourné vers Ladrière. Je lui ai consacré sans doute la première étude d'envergure autour du thème de l'eschatologie de la raison. Jean Ladrière m'aura enseigné ce qu'est la philosophie et l'exigence qui l'anime. Je continue à vivre de cette oeuvre que l'un des mes anciens professeurs considérait comme la plus puissante écrite en langue française à notre époque. Merci à vous, Jean Ladrière, pour le don de votre pensée. Honneur soit rendu à l'ISP et à l'UCL pour vous avoir donné l'infrastructure institutionnelle dans laquelle vous vous êtes épanoui.

 


 

 117. José Carlos Reis
  jkrs(at)uol.com.br
  Belo Horizonte - Brésil
  01/03/2008
  Merci de votre cours sur Philosophie de la Nature et Cosmologie et de toute votre gentillesse envers les etudiants Brésilens. 

 


 

 118. Dominique van Wessem
  dominique(at)vanwessem.be
  Arquennes, Belgique
  19 mars 2008
  Lors d'une soirée informelle au cercle de l'Institut de philosophie de l'UCL, fin des années 1960, une étudiante posa à Jean Ladrière la question suivante : « A quoi sert la philosophie ? ». Le maître répondit avec simplicité : « La philosophie est nécessaire pour dégager les questions. Ces questions conduisent au seuil d'un saut à effectuer. Le saut lui-même n'est pas une démarche intellectuelle, il est une démarche de tout l'être, une démarche existentielle. Et ce saut, on le fait ou on ne le fait pas. Lorsqu'on le fait, on constate que la philosophie ne sert à rien. Mais la philosophie a été nécessaire pour dégager et se poser les vraies questions ». Ne jamais enfermer la raison, ne jamais s'enfermer dans la raison. Oser toute la raison et l'ouvrir sans cesse vers les rivages de son au-delà. Ceci résumerait, à nos yeux, la démarche la plus essentielle à laquelle Jean Ladrière invitait, joyeusement et avec une infinie discrétion, chacun de ses interlocuteurs. Inlassable invitation à l'aventure audacieuse de l'esprit, que sous-tend l'espérance d'un avènement, jusqu'à l'humble reconnaissance de ce qui est plus grand que lui et qui lui donne ses lettres de noblesse, telle se révélait chaque rencontre avec sa personne. Devenues proverbiales, son écoute et son attention ne se sont jamais démenties. Avec bien d'autres, nous lui gardons une gratitude débordante qui rejaillit vers Celui qui nous a donné un savant aussi lumineux en même temps qu'un frère aîné aussi humble dans la foi. 

 


 

 119. Bernard Forthomme
  bernard.forthomme(at)laposte.net
  75014 PARIS, France
  avril 2008
  Sero te amavi ! Et c'est encore bien tardivement que j'apprends la mort du bien-aimé Jean Ladrière ! Voilà plus de trente ans que je le lis et relis, que je l'enseigne ! Quel bonheur aussi pour les théologiens qui ne peuvent plus justifier leur discours, le fonder de manière crédible depuis la Renaissance, et qui tentent toutefois d'en attester la dimension critique, si importante pour connecter tous les savoirs autrement qu'en philosophie, par un sens plus aigu de la contingence et de l'implication de la foi qui récuse les soumissions à l'ordre physique, religieux, politique, administratif et... fiscal. Que de souvenirs aussi, de lui comme enseignant de premier ordre, et de ses grands collègues, la dream team louvaniste : feu Alphonse de Waelhens et le Dr Jacques Schotte, Antoine Vergote... Enfin, mes pensées affectueuses vont tout particulièrement à Ghislaine Florival. Forthomme Bernard Centre Sèvres, Paris VI 

 


 

 120. Katia Muricy
  kmuricy(at)fil.puc-rio.br
  Rio de Janeiro, Brasil
  01-05-2008
  Todo gratidão e homenagem ao grande professor Jean Ladrière que me acolheu com sua generosa sabedoria, dispondo-se a orientar a tese da jovem brasileira que, nos difíceis anos 70, encontrou nele um sólido e permanente exemplo de integridade ética e de honestidade intelectual.  

 


 

 121. Pedro Paixão
  pjpaixao(at)hotmail.com
  Lisbonne, Portugal
  1/5/2008
  Obrigado, Professor, por tudo o que me fez aprender sem nunca esquecer o que não se pode saber.

 


 

 122. Yahya Michot
  Fellows(at)oxcis.ac.uk
  Oxford
  10 mai 2008
  Un modèle d'honnêteté intellectuelle et d'humanisme du coeur. ADieu, Monsieur le Professeur...

 


 

 123. André Rousseau
  andrerousseau(at)dbmail.com
  Brest, France
  5 juillet 2008
  J'interroge internet avec un pressentiment... et voici la nouvelle irrévocable. Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce que Philippe Van Parijs exprime si bien, tant dans les souvenirs du professeur de « philosophie sociale » durant mes études de sociologie à Leuven (1967-72) ; le personnage croisé dans les parages de Vlamingenstraat ; l'acteur engagé, si proche et si différent de quelqu'un comme François Houtart ; le philosophe fréquenté sans discontinuité depuis. Le mot d'admiration et d'amitié de Paul Ricoeur à qui je parlais de cette fréquentation et de l'enthousiasme qu'elle me communiquait. Tant de force dans tant de paix ! Oui merci !

 


 

 124. Daniel Finati
  daniel.finati(at)areva.com
  Villennes-sur-Seine, France
  7 novembre 2008
  Je viens de découvrir la pensée de Jean Ladrière lors d'une conférence à l'Institut Catholique de Paris et j'en suis très heureux.

 


 

 125. Mireille de Coune
  mireille.decoune(at)orange.fr
  Teneur, France
  21 décembre 2008
  Je m'attendais à un « simple » cours de philosophie. Et vous m'avez révélé tout à la fois la beauté des mathématiques, la fulgurance de la logique et leurs illusoires séductions, l'art contemporain et la cybernétique, la physique nucléaire et la physique quantique, Wittgenstein et Whitehead, ... Vitesse de la lumière, vitesse de votre esprit. Clarté de la lumière, clarté de votre intelligence. Rare : une si vive lumière qui éclaire sans éblouir. Humilité. A jamais je vois votre regard bleu transparent (lumière, encore), j'écoute votre discours ponctué par « en définitive » et « du reste », j'entends la musique de votre voix claire et chantante. « En définitive », merci et à Dieu, Monsieur Jean Ladrière.

 


 

 126. Jose Rafael Revenga
  jrrevenga(at)gmail.com
  Caracas, Venezuela
  28 janvier 2009
  Il a été mon tuteur pour ma thèse de maîtrise en 1961 sur « Random reflections on contringency » à l'ISP. Je garde les meilleures mémoires sur sa personne.

 


 

 127. Ghyslain Charron
  ghyslaincharron(at)rogers.com
  Ottawa, Canada
  10 février 2009
  Je n'oublierai jamais tout ce que je dois à cet esprit lumineux et à cet homme d'une exceptionnelle humanité. J'ai suivi ses cours pendant quatre ans et son oeuvre m'inspire depuis plus de quarante ans. Ghyslain Charron, Professeur émérite, Université d'Ottawa.

 


 

 128. Innocent Maduakolam Osuagwu
  Owerri, Imo State, Nigeria
  March 9, 2009
  Je viens d'aprendre de votre deces, mon prof. inestimable, inubliable. Ce n'est pas tard de faire mon hommage. Je passerai la nouvelle au autres ici au pays, et nous allons prier pour votre repos. R.I.P.

 


 

 129. Olivier Nyssens
  Court-Saint-Étienne, Belgique
  octobre 2009
  Hommage au professeur et à l'homme connu à l'occasion du bac en Philo en 1977. Passionnant, humain, discret, attentionné et accessible pour le simple étudiant curieux.

 

Si vous souhaitez ajouter un commentaire, prière d'envoyer votre contribution au secrétariat de philosophie, 
à l'adresse de Marie-France Delcourt. Merci.