Séminaires de troisième cycle 2015-2016


 

L’émergence dans les sciences de la matière: physique, chimie et biologie

 

 

Responsables: Alexandre Guay & Olivier Sartenaer

 

La notion d’émergence est un sujet qui intéresse de plus en plus les scientifiques et les philosophes. On espère, grâce à celle-ci, mieux caractériser les relations entre les entités complexes et leurs parties. Cependant, le concept même d’une nouveauté dépendante est loin d’être une évidence. Les formalisations disponibles de l’émergence suscitent maintes controverses, que ce soit en métaphysique ou en philosophie des sciences. Dans ce séminaire, nous nous proposons d’analyser de manière critique les approches philosophiques de l’émergence dans les sciences bien établies que sont la physique, la chimie et la biologie.

Organisation pratique

Deuxième quadrimestre. Séances de 2h/sem. et workshop final de deux jours.

Présentation du séminaire au format pdf
Liste des intervenants au format pdf

Workshop international : "L'émergence dans les sciences de la matière"
Dans le cadre du séminaire doctoral éponyme organisé par le centre: "Philosophie des sciences et sociétés"
9-10 mai 2016, Institut supérieur de Philosophie, Université catholique de Louvain, Belgique.
Bilingue Français-Anglais

Avec la participation de Paul Humphreys, Gwenaël Laurent, Alexandre Guay, Olivier Sartenaer, Astrid Modera, Elena Castellani, Sebastian de Haro Ollé, Dominique Lambert, Vincent Ardourel, Matteo Mossio, Philippe Van Cutsem et Johannes Martens.

Entrée libre.


 

Utopies et contre-utopies

 

 

Responsable: Mylène Botbol-Baum

 

Ce séminaire propose de souligner la place que prend à travers l’histoire de la notion d’utopies le désir d’évasion ou de méliorisme d’un corps, qui passe du stade machinique au stade virtuel dans la littérature utopique.
Nous trouvons dans les textes utopiques un mépris de l’histoire, du corps et du devenir, que nous voudrions relire dans une perspective biopolitique et genrée. Nous ferons donc une généalogie de la fameuse couveuse de Thomas More et de ses transformations dans l’imaginaire pratique que procure les représentations dans le monde des biotechnologies dans leur retournement contre-utopique, en effet l’une des vertus de la crise sémantique actuelle.

A - L’effacement des affects du corps. -- Du discours utopique de Thomas More à celui de l’utopie/dystopie du méliorisme

Nous partirons d'extraits de textes pour interroger ce concept ambigu qu'est l'utopie et sa relation au corps, qui est précisément a-topie, dans les différentes phases du discours politique que porte le désir utopique. Dans une deuxième partie, nous nous interrogerons sur l'idéologie utopique portée par certains discours mélioristes en neurosciences ou en médecine anticipative comme laboratoire du retournement entre savoir, soins, et biopolitique, et ses effets sur le sujet des normes. Nous nous appuierons sur les discours critiques des philosophes de la technique.

 B - Critique genrée des Utopies posthumanistes et singularité

Organisation pratique

Les trois séances de ce séminaire auront lieu le 9 novembre 2015, le 22 février 2016 et le 2 mai 2016 à la Salle Ladrière de l'ISP.
Une bibliographie et les extraits de textes seront envoyés aux personnes intéressées. Celles-ci voudront bien indiquer à Mme Botbol-Baum leur choix d'un ou plusieurs auteurs de la liste pour leur présentation, pour le 15 mai 2015 au plus tard afin d'organiser l'agenda du séminaire.

Présentation du séminaire au format pdf , avec la liste des auteurs étudiés

Programmes :


 

Le langage et le métalangage, la logique et la méta-logique. Revisiter la hiérarchie de Tarski.

 

 

Responsable: Peter Verdée

 

Co-organisateur : Bruno Leclercq (ULg)

 

 

Ce colloque a pour but de rassembler des chercheurs en logique, philosophie de la logique, philosophie du langage et philosophie des mathématiques pour investiguer le problème de la séparation entre langage-objet et métalangage.

Depuis les travaux d’Alfred Tarski, nous savons que des paradoxes surgissent lorsqu’on met au point un langage précis susceptible d’exprimer à la fois la théorie d’un certain domaine d’objets et sa métathéorie. A titre de solution, Tarski suggérait une hiérarchie stricte des langages au sein de laquelle chaque langage ne pourrait parler que du langage immédiatement inférieur dans la hiérarchie. Bien que cette suggestion fonctionne comme solution technique, elle est assez artificielle et éloignée de nos intuitions relatives aux langues naturelles.

Depuis les résultats de Tarski, la logique, la philosophie du langage et les mathématiques ont pas mal évolué. Désormais, nous disposons d’une multitude de systèmes logiques non classiques qui peuvent éviter que des paradoxes jaillissent et détruisent toute signification. Nous disposons d’outils mathématiques bien établis pour prendre précautionneusement en charge les raisonnements métathéoriques à propos d’une théorie fondationnelle (« forcing » en théorie des ensembles, théorie des catégories, force de consistance). Des moyens de traiter de manière sensée la compréhension complète et non stratifiée en mathématiques ont été proposés. Des techniques sophistiquées pour les connaissances de base et leur révision ont été développées pour la vérité auto-référentielle. Des outils formels ont été mis au point pour comprendre mieux le langage naturel. Nombreux sont ceux qui s’efforcent désormais de s’émanciper de la norme poussant à utiliser une métathéorie classique.

Etant donné ces développements nouveaux, nous pensons que le moment est venu de rouvrir le débat philosophique sur la distinction entre langage-objet et métalangage. Des spécialistes des champs de recherches pertinents sont invités à présenter leur propre recherche en cours sur les sujets évoqués et, depuis cette perspective, à réfléchir sur les implications de leur travail pour au moins un des enjeux suivants :

* La distinction entre langage et métalangage est-elle nécessaire, désirable, naturelle ?
* L’importance d’une distinction claire entre langage et métalangage pour la théorie de la vérité
* L’importance d’une distinction claire entre langage et métalangage pour la métamathématique
* L’importance d’une distinction claire entre langage et métalangage pour des théorèmes fondationnels célèbres : Gödel (incomplétude), Löwenheim-Skolem (une modèle pour chaque cardinalité), Cohen (forcing)

* Comment formaliser le métalangage ?
* Comment éviter la régression à l’infini (langage-objet, métalangage, méta-méta-langage,...) lorsqu’on cherche à rendre précis un langage ?
* La même logique devrait-elle être utilisée pour le langage-objet et le métalangage ?

* Est-il raisonnable de supposer un métalangage naturel partagé ?
* Est-il possible/utile d’unifier les (méta-)languages et de réduire les langages les uns aux autres ?
* La théorie des catégories/types/ensembles pour unifier les métalangages mathématiques et informatiques
* L’universalité des langages
* Le pluralisme logique

 

Informations complémentaires