RAPPOPAP

CESPOL

Quelle(s) relation(s) au politique et à l’action publique des populations pauvres et précaires ? Une comparaison quantitative et qualitative entre la Belgique, la France et les Etats-Unis.

Research Team

• Université catholique de Louvain: Virginie Van Ingelgom (Promotrice) et Benoît Rihoux
• A partir d’octobre 2015 : Charlotte Dolez (Visiting Fellow, Stanford University)

Financement

PDR F.R.S. – FNRS – 2015/2019

Contact
Virginie Van Ingelgom

Description

Le projet RAPPOPAP s’inscrit dans le contexte actuel de crise économique, d’augmentation des inégalités et de restriction des dépenses d’aide sociale. Il vise à comprendre comment des citoyens qui vivent des situations de pauvreté et de précarité sont connectés au champ politique, au-delà d’une seule distinction entre mobilisation et apathie, et comment leurs expériences et leur vécu de ces situations contribuent à leur perception du monde social et politique. Pour répondre à ces questions, deux volets d’exploration sont proposés. Le premier concerne les ressources que ces catégories de populations utilisent quand elles parlent politique ou de sujets d’actualité. Dans la mesure où elles sont souvent considérées comme dépourvus de ressources politiques et culturelles, il s’agit de comprendre ce qui leur permet de faire sens du monde social et politique, voire de politiser leurs opinions. Le deuxième axe se focalise sur le rapport à l’action publique, puisque ces populations sont très probablement en contact régulier avec les services sociaux et l’administration publique. Il convient d’analyser comment ce contact avec l’action publique au concret contribute à leurs représentations de la stratification sociale et à leur jugement sur les politiques sociales. Une comparaison entre deux cas proches (la France et la Belgique) et un cas contrasté (les Etats-Unis) du point de vue des inégalités et du système d’aide sociale est mobilisée. Une démarche de
méthodes mixtes est mise en place. L’analyse quantitative offre un cadrage comparatif sur les liens entre caractéristiques des populations pauvres et précaires et leur rapport au politique et l’analyse qualitative approfondit l’étude de ces processus, au travers d’entretiens basés sur des discussions.