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Nous avons le très grand plaisir de vous annoncer la mise en ligne d’une nouvelle publication électronique du Centre de recherche interdisciplinaire sur la déviance et la pénalité.  Rédigés par les membres du Centre, les Cahiers du Crid&p proposent de courtes analyses critiques sur des questions d’actualité touchant aux questions pénales et criminologiques. Notre ambition est d’offrir une information rapide, objective et gratuite. N’hésitez pas à diffuser la publication dans vos réseaux. Nous vous souhaitons une bonne lecture et restons à votre écoute pour tou
 
Depuis le 6 juillet 2017, une nouvelle mesure est venue s’ajouter au panel de modalités qui permettent à un condamné de sortir de prison avant le terme de sa peine : le congé pénitentiaire « prolongé », accordé pour des périodes alternatives de 7 jours (7 jours de congé, suivis de 7 jours de détention). Dépourvue de toute base légale, cette mesure n’est pas réglementée par la loi du 17 mai 2006 « relative au statut juridique externe des personnes condamnées à une peine privative de liberté et aux droits reconnus à la victime dans le cadre des modalités d’exécution
 
Introduction Il n’aura échappé à personne que le Président déchu du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, se trouve depuis peu sur le territoire belge et qu’il est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par les autorités judiciaires espagnoles le 3 novembre dernier, pour "rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l'autorité"[1]. L’exécution de ce mandat d’arrêt – qui fait suite à l’organisation du référendum relatif à l’indépendance de la Catalogne le 1er octobre 2017, ainsi que la proclamation de celle-ci le
 
L’article 12 alinéa 3 de notre Constitution, tout juste révisé, plafonne à 48 heures au lieu de 24 heures précédemment, le délai maximal endéans lequel une personne peut être privée de sa liberté en dehors de l’intervention d’un juge[1]. Toute personne peut, désormais, conformément à notre Charte fondamentale, être privée de sa liberté pendant deux jours et deux nuits sans que l’intervention d’un juge ne soit requise[2]. Cette modification du délai maximal d’arrestation judiciaire prescrit par notre Constitution s’accompagne d’une modification, dans le