VELENTZA Eleni

La surveillance électronique des justiciables comme surveillance (Belgique, Angleterre, Grèce)

Cette thèse de doctorat porte un regard -qui se veut autant théorique qu’empirique- sur la surveillance électronique des justiciables. Il s’agit cependant d’un regard tout particulier, traversé par une problématisation de l’objet opérée via la littérature de surveillance studies. La recherche effectuée au sein de cette thèse est ancrée sur la notion générique de la surveillance électronique, c’est-à-dire à la notion de surveillance (comme activité), dénominateur commun de toute forme de surveillance et élément souvent oublié la tendance générale étant de privilégier l’étude de son inscription pénale et son évolution technologique plus que sa propre nature de surveillance. Il s’agit, par conséquent, d’une recherche qu’on qualifierait comme non pénalo-centrée. Ce qui est visé est la découverte des éléments essentiels de la philosophie et de la nature du contrôle exercé via la surveillance électronique des justiciables avec un intérêt accru pour l’évolution des pratiques et des discours qui l’entourent. Les trois terrains empiriques, la Grèce, la Belgique et l’Angleterre ont été choisis conformément à l’objectif d’une étude transversale de l’objet. Dans ces trois pays européens, seront menées des observations et des entretiens avec des acteurs de la surveillance électronique dans un but d’avoir accès à une étude diachronique des transformations de l’activité que la surveillance constitue en ayant comme axe central de la problématisation le fait qu’au-delà du dispositif technique, qui est régulièrement présenté comme l’aspect majeur, toute une série de rôles (surveillant-surveillé), leur articulation, ainsi que les formes que prennent les dimensions anthropologiques du temps, de l’espace et du mouvement méritent davantage d’attention.

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