Veille sur l'activité physique

 

Thématique spécifique : Activité physique

 

La veille présente les 15 dernières ressources ajoutées dans la base de données DOCTES.


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n°8 - Juillet 2020 - Activité physique en milieu rural (Bulletin de Debout l'info)

05 août 2020

de Clément Prévitali, Brigitte Linder
Clermont-Ferrand : Observatoire Nationale de l'Activité physique et de la Sédentarité (Onaps), 2020

Debout l’info ! nous invite à l’occasion de ce bulletin trimestriel à réinterroger nos perceptions sur le milieu rural et sur les besoins de ses habitants. Sensibiliser un habitant qui vient de s’installer dans une commune périurbaine aux bienfaits de l’activité physique et l’amener à une pratique régulière ne mobilisera pas les mêmes leviers que pour une personne isolée en milieu rural à faible densité. Observer les niveaux d’équipement sportifs par rapport au nombre d’habitant ou la taille de la commune ne suffit pas pour démontrer une situation favorable ; l’absence de transports en commun et/ou des temps d’accès importants à ces équipements peuvent creuser les inégalités territoriales. L’état de santé des populations en milieu rural révèle de profondes inégalités sociales de santé. Les associations proches des populations sont une force d’innovation et trouvent leurs places dans les politiques publiques : elles savent s’inscrire par exemple dans les dispositifs tels que les contrats locaux de santé ; elles contribuent aux côtés des collectivités territoriales au développement social local, avec de multiples impacts tant en termes de bien-être, que d’impact économique et social avec le repeuplement de nos campagnes.

Synthèse des données probantes – Interventions pour favoriser l’activité physique et l’appartenance sociale chez les enfants et les jeunes dans des espaces extérieurs : revue rapide de la littérature

05 août 2020

de Alexander Wray, Martin Gina
Ottawa : Gouvernement du Canada, 2020, pp. 115-127
En ligne : www.canada.ca[...]

Introduction. La conjugaison d’une augmentation du comportement sédentaire et d’une baisse de la santé mentale globale chez les enfants et les jeunes canadiens dans les dernières décennies est le signe évident que l’on a besoin de recherche appliquée axée sur l’élaboration et l’évaluation d’interventions interdisciplinaires. Les espaces extérieurs offrent des possibilités d’activité physique et d’interactions sociales, ce qui en fait un cadre idéal pour répondre à ces préoccupations essentielles en matière de santé chez les enfants et les jeunes.

Méthodologie. Nous avons procédé à une revue rapide de la littérature évaluée par les pairs (n = 3 096) et de la littérature grise (n = 7) afin de sélectionner les interventions en faveur de l’activité physique et de l’appartenance sociale portant sur les espaces extérieurs et visant les enfants et les jeunes (19 ans ou moins) en Australie et en Nouvelle-Zélande, au Canada, en Europe et aux États-Unis. Nous avons déterminé si les interventions étaient efficaces en analysant la conception de l’étude, les intervalles de confiance et les limites signalées, puis en réalisant une synthèse narrative des interventions efficaces.

Résultats. Nous avons relevé 104 études, dont 70 (67 %) ont été jugées efficaces. Sur l’ensemble, 55 interventions visaient l’activité physique, 10 visaient l’appartenance sociale et 5 visaient les deux. Le jeu (n = 47) et le contact avec la nature (n = 25) étaient les thèmes dominants dans toutes les interventions, la plupart ayant lieu dans une école ou un parc. Nous rendons compte des caractéristiques, des limites et des conséquences de ces interventions.

Conclusion. L’intégration d’éléments naturels et ludiques dans les espaces extérieurs peut être un moyen efficace d’améliorer l’activité physique et l’appartenance sociale. Il y a un besoin considérable de recherches plus spécifiques au Canada. De nouvelles stratégies, comme l’intégration de la technologie des téléphones intelligents dans la conception et l’évaluation de ces interventions, méritent d’être envisagées.

“Sit Yourself Down”: Women’s Experiences of Negotiating Physical Activity During Pregnancy

04 août 2020

de Janelle M. Wagnild
2020, pp. 1072–1082
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Approaches to understanding why physical activity (PA) tends to decline during pregnancy are generally based on individualized behavioral models, examining “barriers” or “enablers.” In contrast, we used a social practice approach to explore the ways in which women negotiate PA during pregnancy within the contexts and routines of their everyday lives. Semistructured interviews were conducted with 18 pregnant women who had been classed as being at risk of gestational diabetes. We found that leisure-time physical activities were valued as pleasurable and therapeutic, but women’s roles as employees and carers for others often constrained their opportunities for leisure-time PA. Women encountered others’ expectations that they should sit down and slow down. This surveillance was often resisted, as women relied on “listening to the body” as a way to negotiate PA. These findings have important implications for public health strategies or interventions designed to promote PA during pregnancy.

Évaluation de la condition physique durant l’enfance dans le nord de la France : le programme Diagnoform

30 juillet 2020

de J. Vanhelst, C. Ternynck
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 163-169
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
La condition physique est un déterminant important de la santé chez l’enfant et l’adolescent. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer l’évolution du niveau de la condition physique chez des enfants dans le nord de la France. L’objectif secondaire était de situer les niveaux de condition physique de ces enfants par rapport aux normes françaises préexistantes.

Méthodes
Au total, 516 enfants (254 garçons) âgés de 7,7 ± 0,4 ans (en 2010) et de 10,9 ± 0,4 ans (en 2013) ont participé à cette étude longitudinale sur trois ans. L’endurance cardiorespiratoire, la force musculaire, la vitesse et l’agilité/coordination ont été évaluées. Pour chaque test de la mesure de la condition physique, la détermination de la situation (en termes de percentiles) de chaque enfant en 2010 puis en 2013 par rapport aux normes nationales a été réalisée. Les percentiles de 2010 et de 2013 ont été ensuite comparés à l’aide du test des rangs signés de Wilcoxon.

Résultats
Une dégradation du niveau de la condition physique sur les trois années est retrouvée pour la force musculaire, l’agilité/coordination et l’endurance cardiorespiratoire chez les filles et les garçons (p < 0,01). Une diminution significative a également été trouvée pour l’ensemble des composantes de la condition physique concernant les enfants normo-pondérés (p < 0,05). Pour les enfants normo-pondérés en 2010 devenus en surpoids ou obèse en 2013, on constate une diminution significative des performances aux tests de l’endurance cardiorespiratoire et de l’agilité/coordination (p < 0,05). Pour les enfants passant du statut pondéral surpoids à celui de normal, seulement les performances au test de coordination/agilité ont diminué significativement (p < 0,05). Les enfants, étant en surpoids ou obèses en 2010 et le restant en 2013, ont une dégradation significative de leur condition physique, quelle que soit la composante évaluée (p < 0,05).

Conclusions
Nos résultats montrent que la condition physique des enfants de la région Hauts-de-France diminue entre l’enfance et le début de l’adolescence. Ces résultats indiquent l’importance et la nécessité de développer et de mettre en place des programmes d’intervention et/ou de promotion de la santé dans les écoles françaises afin d’améliorer la santé et la condition physique de ces enfants et adolescents

n° 39 - Juin 2020 - L’activité physique adaptée comme stratégie de prévention et de traitement des maladies chroniques (Bulletin de Questions de santé publique)

15 juillet 2020

Paris : Editions Edk, 2020, 8 p.
En ligne : www.iresp.net[...]

L’activité physique adaptée (APA) se définit comme une activité physique ou sportive adaptée aux capacités de personnes à besoins spécifiques: atteintes de maladies chroniques, vieillissantes, en situation de handicap ou vulnérables. Elle mobilise des connaissances scientifiques pluridisciplinaires pour évaluer les ressources et les besoins des individus et concevoir avec eux des dispositifs et des projets d’intervention sportifs ou artistiques adaptées à des fins de prévention, de réadaptation, d’inclusion, d’éducation ou de participation sociale. Au-delà de l’accessibilité de la pratique, elle cherche surtout à créer les conditions du développement d’un projet personnel d’activité physique durable, qui s’intègre au parcours de vie des individus. Sollicitée par le ministère des Sports, l’Inserm a réalisé une expertise collective faisant le bilan des connaissances scientifiques sur l’APA, afin d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, son impact et sa place dans le parcours de soin. S’appuyant sur les résultats de cette expertise collective, ce nouveau numéro de Question de Santé Publique présente le cas du diabète de type II et de la dépression. Face au vieillissement de la population, l’APA est aujourd’hui devenue un nouvel enjeu de santé publique dont les conditions politiques, sociales, organisationnelles et professionnelles de son émergence restent à définir, ainsi que les caractéristiques des programmes d’activité les plus efficients. Pour le diabète de type II et la dépression, comme pour les autres pathologies chroniques, les bénéfices des programmes d’APA sont bien supérieurs aux risques, lorsque les conseils et les recommandations de pratiques sont respectées et que celles-ci sont personnalisées en fonction des caractéristiques individuelles et du contexte de vie de chaque patient

La prescription médicale d’activité physique et perspectives socio-écologiques

14 mai 2020

de Sandrine Knobé
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2020, pp. 827- 836
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Objectif : cet article propose un état des lieux récent (2009-2018) de la littérature en sciences sociales et en santé publique relative à la prescription médicale d’activité physique. La focale est spécifiquement orientée vers les études portant sur les bénéficiaires de ces prescriptions, et cherche à y questionner le recours à des indicateurs d’ordre socio-écologique.
Méthode : L’interrogation de bases de données de références bibliographiques a permis de retenir 28 articles tenant compte des critères d’inclusion suivants : (1) revue à comité de lecture ; (2) prescription effectuée par un professionnel de santé ; (3) bénéficiaires adultes ; (4) participation à un programme d’activité physique encadrée ; (5) programme d’au moins un mois ; (6) prise en compte, dans la publication, d’indicateurs sociodémographiques ou psychosociaux complémentaires aux seuls âge et sexe.
Résultats : La « prescription médicale d’activité physique » renvoie à des interventions variées en termes de publics visés, de modalités d’encadrement, de durées de prise en charge ou de suivi à l’issue du programme proposé. Les études réalisées mesurent essentiellement le niveau global d’activité physique pendant et/ou à l’issue de l’intervention. Elles mobilisent principalement des indicateurs d’ordre individuel et ont peu recours à l’analyse d’autres déterminants dans une perspective socio-écologique.

Conclusion : La prise en compte des différents types et niveaux de déterminants, dans une approche multidimensionnelle, permettrait d’identifier les facteurs sociaux, relationnels et territoriaux, ainsi que leur poids respectif et leurs liens, pour affiner les actions mises en place et favoriser des leviers d’accès à des modes de vie moins sédentaires et des changements durables dans les pratiques au quotidien.

Lignes directrices sur l’activité physique, la sédentarité et le sommeil chez les enfants de moins de 5 ans (2020)

29 avril 2020

Genève (Suisse) : Organisation mondiale de la santé (OMS), 2020, 36 p.
En ligne : apps.who.int[...]

« L’inactivité physique est un des grands facteurs de risque de mortalité dans le monde et elle contribue à la hausse du surpoids et de l’obésité. La petite enfance est une période de développement physique et cognitif rapide où se forment les habitudes de l’enfant et où il est possible de changer et d’adapter les règles de vie de la famille. Pour respecter les recommandations relatives au temps d’activité physique quotidien, en particulier chez les enfants, il faut prendre en compte les besoins sur une durée globale de 24 heures, car la journée se compose de temps de sommeil, de sédentarité et d’activité d’intensité faible, modérée ou soutenue. Le but général de ces lignes directrices est de faire des recommandations sur le laps de temps pendant lequel, dans une journée de 24 heures, les jeunes enfants (âgés de moins de 5 ans) devraient dormir ou être physiquement actifs pour leur santé et leur bien-être, et sur la durée maximale pendant laquelle ils devraient avoir des activités sédentaires devant un écran ou être immobilisés. Ces recommandations comblent un vide dans les recommandations de l’OMS sur l’activité physique, car les enfants de moins de 5 ans n’étaient pas pris en compte dans les Recommandations mondiales en matière d’activité physique pour la santé publiées en 2010, et elles contribueront à l’application des recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant. Elles concourent aussi plus généralement au cadre mondial fondé sur le concept de soins attentifs pour le développement de la petite enfance. Ce concept englobe les besoins en matière de santé, de nutrition et de sécurité, ainsi que les possibilités d’apprentissage précoce. Les présentes lignes directrices ne portent pas expressément sur les besoins des enfants handicapés ou souffrant de maladie chronique. Les recommandations peuvent s’appliquer à eux, mais les parents et les personnes qui s’occupent d’enfants devront demander des conseils supplémentaires à des professionnels de la santé ou aux personnes qui suivent l’enfant. »

Les inégalités sociales dans la pratique de l’activité physique au prisme de l’âge et du genre

03 mars 2020

de Claude Renard, Carine Bourmorck
Bruxelles : Education Santé, 2020, pp. 3-11
En ligne : educationsante.be[...]

« Depuis plusieurs décennies, l’épidémie de surpoids et d’obésité s’amplifie dans les pays industrialisés. Cette épidémie est associée à de nombreuses comorbidités, pour certaines responsables d’une mortalité prématurée. La sédentarité et l’inactivité physique sont identifiées comme étant les principaux facteurs de risque en association avec une alimentation parfois peu équilibrée. Pour enrayer cette pandémie, l’OMS a émis des recommandations précises en matière de pratique de l’activité physique pour chaque tranche d’âge. La littérature scientifique souligne que ces recommandations sont loin d’être rencontrées par la majorité de la population et que de grandes variations existent selon les classes sociales. »

Measuring Health Promotion in Sports Club Settings: A Modified Delphi Study

28 janvier 2020

de Stacey Johnson, Anne Vuillemin
2020, pp. 78–90
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Settings-based approaches have become an increasing health promotion focus since the World Health Organization’s 1986 Ottawa Charter. While schools, cities, and prisons have implemented this approach, its development within sports environments is recent. Sports are a popular leisure-time activity, requiring validated tools to measure health promotion activity. This study’s aim was to develop a measurement tool based on international consensus that measures perceptions of health promotion within sports clubs. It is grounded in the settings-based approach and builds on theory from previous works expanding their context and knowledge. An online, three-round international Delphi study was conducted, inviting experts in sports and health fields to participate in designing the tool. Round 1 created a collaborative list of items; Round 2 validated items based on relevance, importance, and feasibility; and the final round classified items into one determinant category—social, cultural, environmental, or economic. Panelists (69 experts) from 13 countries participated, creating a final list of 62 items at 3 organizational levels; the sports club level included 23 items, the officials level retained 20 items, and the coaching level contained 19 items. This study provides several innovations: (1) applying the settings-based approach to health promotion within sports clubs, (2) defining each club level (sports club, official, coaching) and determinants (social, cultural, environmental, economic) within 3-levels, (3) creating a tool that measures perceptions of health-promotion activities per level and determinant, and (4) obtaining expert consensus on included items. These advancements allow further research on promoting health within sports clubs.

Physical Activity Policies for Cardiovascular Health (2020)

23 janvier 2020

de Ilkka Vuori, Joao Breda
Bruxelles : European Heart Network, 2020, 52 p.
En ligne : www.ehnheart.org[...]

Le Réseau européen du cœur a publié, en collaboration avec le Bureau européen pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles de l’OMS, un important rapport sur les politiques d’activité physique pour la santé cardiovasculaire. Chaque année, les maladies cardiovasculaires sont à l’origine de 3,9 millions de décès en Europe et de plus de 1,8 million de décès dans l’Union européenne. L’inactivité physique augmente le risque de maladies cardiovasculaires de plus de 20 %. Le rapport examine le rôle de l’activité physique dans la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires en Europe. Il contient un résumé concis des connaissances récentes dans ce domaine, basé sur des examens systématiques et des méta-analyses, ainsi que des énoncés récapitulatifs de nature politique et scientifique. Le rapport s’adresse principalement aux responsables politiques qui exercent une influence sur les politiques européennes ou nationales susceptibles d’accroître l’activité physique. Il présente plusieurs recommandations à l’intention des responsables politiques, ainsi que des exemples de bonnes pratiques qui montrent comment les politiques et les interventions en matière d’activité physique peuvent s’inscrire dans une approche globale de lutte contre les taux alarmants de maladies cardiovasculaires en Europe.

La mise en œuvre du plan « Sport, Santé, Bien-être » en région Un processus d’ajustements continus

18 décembre 2019

de Frédéric Illivi, Marina Honta
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2019, pp. 475-484
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Introduction : Les Agences Régionales de Santé (ARS) et les Directions Régionales de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS) doivent collaborer afin de définir, ensemble, les modalités de mise en œuvre du plan « Sport, Santé, Bien-Être ». C’est, ensuite, à partir de celles-ci qu’elles invitent les acteurs « offreurs d’activités physiques et sportives, (APS) » agissant au plus près de la population (les collectivités territoriales et leurs groupements, les établissements scolaires, de santé, médico-sociaux, les associations du secteur sanitaire, sportif, les professionnels, etc.) à se mobiliser pour concrètement déployer les finalités de ce plan.
Méthode : Adossée à une perspective de sociologie de l’action publique, l’enquête a été construite sur une démarche qui a permis de cerner les jeux d’acteurs et leurs discours. Quatre-vingt-dix entretiens semi-directifs ont été menés avec les acteurs publics et privés impliqués dans la mise en œuvre de ce plan, en région Nouvelle-Aquitaine. Ce corpus a été amendé par un recueil de sources ciblées sur le cas étudié et par un traitement de la littérature afin de conforter les résultats.
Résultats : À travers la mise en œuvre de ce plan, l’État central encourage la collaboration entre acteurs publics et privés de différents secteurs. La pluralité des intérêts en présence explique que l’articulation de leurs manières de voir et de faire demeure une opération particulièrement complexe.

Sport injury prevalence and risk by level of play and sports played among a representative population of French adolescents. A school-based study

02 décembre 2019

de M. Luiggi, J. Griffet
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2019, pp. 383-391
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
La pratique sportive comporte à la fois des bénéfices et des risques corporels. En France, les données concernant les blessures subies en sport par les adolescents sont rares. L’objectif principal de cet article est d’étudier la prévalence et les risques de blessures par niveau de pratique et sport dans le sud-est de la France.

Méthode
Des données ont été collectées dans des établissements scolaires français auprès d’adolescents en 2015 et 2017 (n=1849 ; âge : 14–19 ans). Seuls les sportifs ont été inclus (n=1366). Deux niveaux de pratique ont été définis : le groupe de faible niveau constitué des adolescents pratiquant leur sport en dehors d’un club ou dans un club, au niveau de compétition départemental ou inférieur ; le groupe de haut niveau constitué des adolescents pratiquant leur sport dans un club au niveau de compétition régional ou plus. Les odds ratios et leurs intervalles de confiance à 95 % ajustés sur des variables sélectionnées en utilisant des procédures de sélection par étapes ont été calculés pour déterminer le risque de blessure des sportifs de plus haut niveau par rapport à ceux de plus faible niveau, par sport. Le risque de blessure pour chaque activité sportive comparé aux autres sports de l’échantillon a également été calculé par niveau de pratique.

Résultats
Au plus haut niveau de pratique, presque toutes les activités sportives présentaient une plus importante prévalence d’athlètes blessés qu’au plus faible niveau. L’augmentation du risque de blessure était la plus importante en tennis, basket-ball, danse, athlétisme et volley-ball. En comparant les sports, au plus faible niveau, les joueurs de handball, boxe, football et gymnastique avaient un risque plus élevé de blessure que les autres sportifs. Au plus haut niveau de pratique, seuls les joueurs de basket-ball étaient plus à risque. La danse était l’activité sportive la moins dangereuse en termes de survenue de blessures, quel que soit le niveau de pratique.

Conclusion
À partir du niveau de compétition régional, le risque de blessure augmente significativement dans la plupart des activités sportives. Dans le même temps, des différences ont été observées concernant la prévalence, la sévérité et la nature des blessures subies. Il pourrait être utile de réaliser des analyses similaires sur des échantillons plus importants, idéalement représentatifs de la population adolescente nationale.

L’activité physique au travail : des bienfaits pour tous - Avis du Comité scientifique de Kino-Québec (2019)

12 novembre 2019

de Alain Bergeron, Karine Richard
Québec : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Direction du sport, du loisir et de l’activité physique, 2019, 88 p.
En ligne : www.education.gouv.qc.ca[...]

« L’avis du Comité scientifique de Kino-Québec, L’activité physique au travail : des bienfaits pour tous, fait état des données actuelles qui précisent les effets bénéfiques de la pratique régulière d’activités physiques pour les organisations et leur personnel. Il apporte aux spécialistes, aux employés et aux décideurs en milieu de travail un éclairage actualisé sur les interventions possibles en matière de promotion de la pratique régulière d’activités physiques. Cet avis se veut un guide pour sensibiliser, motiver et outiller les entreprises qui souhaitent bonifier ou mettre en place une démarche structurée qui tient compte de leurs enjeux, de leur réalité et des besoins de leur personnel. Il met en lumière le rôle que peuvent joueur les entreprises en vue d’améliorer la qualité de vie au travail et expose diverses initiatives prises par de petites, de moyennes et de grandes entreprises qui ont fait la promotion de l’activité physique auprès de leur personnel. Employés et employeurs sont sollicités pour faire de leur milieu de travail un endroit propice à la pratique d’activités physiques. Il est maintenant temps de se mettre au travail. »

L'activité physique sur prescription en France. Etat des lieux 2019. Dynamiques innovantes et essor du sport sur ordonnance (2019)

06 novembre 2019

de Marc Charles, Benjamin Larras
Clermont-Ferrand : Observatoire Nationale de l'Activité physique et de la Sédentarité (Onaps), 2019, 84 p.
En ligne : www.onaps.fr[...]

L’Onaps et le Pôle Ressources National Sport Santé Bien-Être ont initié fin 2018 un travail visant à établir un état des lieux des initiatives locales et institutionnelles en matière de prescription d’activité physique en France, qui rentre dans le cadre d'une des actions de la Stratégie Nationale Sport Santé 2019-2024. Ce rapport a pour objectif de dessiner les profils, les acteurs impliqués, les partenaires et les modèles économiques de près de 100 dispositifs ayant répondu à l'enquête menée.

Are physical activity interventions for healthy inactive adults effective in promoting behavior change and maintenance, and which behavior change techniques are effective? A systematic review and meta-analysis (2019)

09 octobre 2019

de Neil Howlett, Daksha Trivedi
2019, 11 p.
En ligne : academic.oup.com[...]

Physical inactivity and sedentary behavior relate to poor health outcomes independently. Healthy inactive adults are a key target population for prevention. This systematic review and meta-analysis aimed to evaluate the effectiveness of physical activity and/or sedentary behavior interventions, measured postintervention (behavior change) and at follow-up (behavior change maintenance), to identify behavior change techniques (BCT) within, and report on fidelity. Included studies were randomized controlled trials, targeting healthy inactive adults, aiming to change physical activity and/or sedentary behavior, with a minimum postintervention follow-up of 6 months, using 16 databases from 1990. Two reviewers independently coded risk of bias, the “Template for Intervention Description and Replication” (TIDieR) checklist, and BCTs. Twenty-six studies were included; 16 pooled for meta-analysis. Physical activity interventions were effective at changing behavior (d = 0.32, 95% confidence intervals = 0.16–0.48, n = 2,346) and maintaining behavior change after 6 months or more (d = 0.21, 95% confidence intervals = 0.12–0.30, n = 2,190). Sedentary behavior interventions (n = 2) were not effective. At postintervention, physical activity intervention effectiveness was associated with the BCTs “Biofeedback,” “Demonstration of the behavior,” “Behavior practice/rehearsal,” and “Graded tasks.” At follow-up, effectiveness was associated with using “Action planning,” “Instruction on how to perform the behavior,” “Prompts/cues,” “Behavior practice/rehearsal,” “Graded tasks,” and “Self-reward.” Fidelity was only documented in one study. Good evidence was found for behavior change maintenance effects in healthy inactive adults, and underlying BCTs. This review provides translational evidence to improve research, intervention design, and service delivery in physical activity interventions, while highlighting the lack of fidelity measurement.

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