Veille sur l'alimentation

 

Thématique spécifique : Alimentation

 

La veille présente les 15 dernières ressources ajoutées dans la base de données DOCTES.


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La consommation des Autres aliments et des boissons chez les Québécois

23 janvier 2020

de Céline Plante, Carole Blanchet
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 36 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Une saine alimentation contribue au maintien de la santé, au bien-être général ainsi qu’à la prévention des maladies chroniques. La présente étude documente d’une part, la consommation des Autres aliments, soit ceux ne faisant pas partie des quatre groupes d’aliments du Guide alimentaire canadien de 2007 et, d’autre part, la consommation des boissons, peu importe leur appartenance à un groupe alimentaire. L’étude a été réalisée à partir des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes conduite en 2015 par Statistique Canada et dont la thématique était la nutrition. Les résultats de l’enquête de 2015 indiquent qu’une calorie sur cinq provient des Autres aliments. Le pourcentage des calories que cette catégorie d’aliments fournit aux jeunes de 2 à 18 ans (16 %) est moins élevé que celui des adultes (22 %). Les principaux contributeurs d’énergie parmi les Autres aliments sont les matières grasses (5 % des calories quotidiennes), les boissons alcoolisées (4 %) et les boissons gazeuses ou aux fruits (2 %). Les matières grasses sont consommées par près des trois quarts des Québécois de 2 ans et plus. Une proportion plus élevée de Québécois (44 %) consomment de la margarine comparativement aux autres types de matières grasses. Les sucres, les sirops et les confitures sont consommés par plus de la moitié des Québécois. Quant aux confiseries, la fréquence de consommation diminue avec l’âge, les jeunes étant significativement plus nombreux (25 %) que les adultes (15 %) à en manger. De plus, un Québécois sur dix a déclaré avoir mangé du chocolat au cours de la journée de référence. Comparativement à 2004, la consommation de matières grasses et de sucres, sirops et confitures a été plus faible en 2015.Les Québécois consomment en moyenne 1,75 litre par jour de boissons de toutes sortes, incluant l’eau. L’eau est la principale boisson consommée par les Québécois (90 %) et la quantité moyenne bue par jour est de 588 ml et de 847 ml respectivement chez les jeunes et les adultes. Près des deux tiers de l’eau bue provient du robinet et le tiers est embouteillée. Près du tiers des adultes ont consommé des boissons alcoolisées lors de la journée de référence et, parmi ceux en ayant consommé, la quantité moyenne bue équivaut à environ deux consommations (691 ml de bière ou 277 ml de vin). La quantité moyenne de boissons sucrées (incluant les jus de fruits) bues par les jeunes est plus élevée que celle des adultes (342 ml c. 267 ml).La quantité de boissons gazeuses consommées diminue significativement à mesure que la scolarisation des ménages augmente. Les Québécois vivant dans un ménage dont le revenu se situe dans les deux quintiles les plus faibles ont une consommation plus élevée de boissons sucrées (incluant les jus de fruits) que ceux dont le ménage a un revenu plus élevé. Comparativement à 2004, la consommation des boissons gazeuses et des boissons aux fruits apparaît réduite en 2015 alors que celle des boissons lactées sucrées ainsi que des cafés ou thés sucrés est augmentée. L’ESCC Nutrition 2015 constitue une précieuse source d’information sur l’alimentation et la nutrition de la population québécoise. La présente étude a permis de mettre en lumière l’ampleur de la consommation des Autres aliments et des boissons dont la plupart se distinguent par leur faible valeur nutritive. Les résultats pourront être utilisés pour l’élaboration de stratégies d’intervention adaptées aux besoins de la population et pour la création d’environnements favorables à la saine alimentation.

Épiceries sociales et solidaires pour l’accès à une alimentation de qualité (2019)

10 décembre 2019

de Solène Houze
Belgique : Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation-CPCP, 2019, 20 p.
En ligne : www.cpcp.be[...]

En Belgique, comme ailleurs dans le monde, les statistiques en matière de précarité sociale, économique et alimentaire continuent de grimper. En 2017, près de 16 % des Belges étaient encore considérés comme à risque de pauvreté monétaire. Un Belge sur quatre déclare ne pas savoir faire face à une dépense imprévue. Un Belge sur vingt se trouve en situation de privation matérielle sévère. Si on réunit l’ensemble des indicateurs de précarité, c’est 20 % de la population belge qui se retrouve dans le rouge, c’est-à-dire, en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. L’accès à l’alimentation, en particulier saine, équilibrée et de qualité, est un des symptômes le plus souvent visible et emblématique de cette précarité grandissante. Bien que l’accessibilité à l’alimentation de qualité revête de nombreuses dimensions, les questions des revenus et du budget consacré à l’alimentation jouent un rôle important dans cet enjeu. En effet, de nombreuses études démontrent que revenus et précarité sont en corrélation avec les indicateurs d’équilibre des régimes alimentaires, que ce soit au niveau de la composition de l’assiette ou des facteurs d’obésité et de surpoids, par exemple. Pour plus de détails, Carine Dusseldorf a publié une analyse sur l’accès à l’alimentation saine pour le CPCP. L’aide alimentaire est donc malheureusement encore une institution souvent utile pour permettre à 450 000 Belges de manger au quotidien. Cette aide peut prendre des formes multiples. Au départ, vu comme un secteur souvent humiliant avec des démarches administratives et sociales lourdes, des colis imposés avec de la nourriture pas toujours attirante, le secteur a tenté de s’adapter aux attentes des personnes dans le besoin. Les acteurs du secteur travaillent ainsi sur l’accueil, l’accompagnement social, les modalités d’accès, l’inclusion des bénéficiaires aux différentes étapes (choix des produits, ateliers, etc.), la diversité et le choix des produits proposés, etc. Depuis le début des années 2000, les épiceries sociales et solidaires connaissent un véritable succès. Les bénéficiaires deviennent des clients comme les autres. Ils ont plus de liberté dans leurs choix. Le but est de favoriser leur autonomie financière et alimentaire et de respecter leurs droits et leur dignité. Comment cela fonctionne-t-il ? Quelle est la situation à Bruxelles et en Wallonie ? Quels sont les bénéfices sociaux, économiques et environnementaux de ces initiatives ? Quels sont les enjeux des épiceries sociales comme solutions aux défis de l’aide alimentaire Cette analyse va tenter de répondre à ces questions : en nous permettant de comprendre le lien entre le rôle des épiceries sociales et solidaires, l’accès à l’alimentation de qualité et la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales.

La consommation des aliments chez les Québécois selon les recommandations du Guide alimentaire canadien (2019)

10 décembre 2019

de Céline Plante, Carole Blanchet
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 44 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Une saine alimentation contribue au maintien de la santé ainsi qu’à la prévention des maladies chroniques. À partir des données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes conduite en 2015 par Statistique Canada et dont la thématique était la nutrition, cette étude documente chez les Québécois la consommation d’aliments provenant des quatre groupes alimentaires faisant partie du Guide alimentaire canadien (GAC) de 2007, soit le Guide qui était en vigueur au moment de l’enquête et auquel la population québécoise pouvait se référer. L’atteinte des recommandations du GAC 2007 a été évaluée quantitativement (selon le nombre de portions) et qualitativement selon le niveau de conformité des choix alimentaires.

Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition (Esteban 2014-2016). Volet Nutrition. Chapitre Dosages biologiques : vitamines et minéraux (2019)

09 décembre 2019

France : Santé Publique France (SPF), 2019, 61 p.
En ligne : www.santepubliquefrance.fr[...]

Le volet nutritionnel de l'Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition (Esteban 2014-2016) avait pour objectif de décrire les consommations alimentaires, l'activité physique, la sédentarité et l'état nutritionnel de la population résidant en France métropolitaine. Il s'agissait d'une reconduction de l'Étude nationale nutrition santé (ENNS) réalisée en 2006-2007. Esteban a été réalisée sur un échantillon d'enfants de 6 à 17 ans et d'adultes de 18 à 74 ans résidant en France métropolitaine. Suite à un tirage au sort selon un plan de sondage à trois degrés, l'inclusion des sujets s'est déroulée d'avril 2014 à mars 2016 pour tenir compte de la saisonnalité de l'alimentation et des expositions éventuelles. Cette étude incluait une enquête par questionnaires, une enquête alimentaire et un examen de santé avec prélèvements et dosages biologiques. Ce chapitre rend compte des résultats d'une partie des dosages des biomarqueurs de l'état nutritionnel étudiés dans le cadre de l'étude, notamment le statut en vitamine D, ferritine, folates sériques, vitamine A, vitamine E et caroténoïdes de la population, ainsi que leurs évolutions depuis ENNS, par sexe, classe d'âge et niveau de diplôme. La consommation de compléments alimentaires et la prise d'un traitement médicamenteux spécifique, ont été prises en compte dans le traitement et l'analyse des données biologiques, en cas d'effets reconnus de ces compléments ou médicaments sur les concentrations des biomarqueurs nutritionnels étudiés. Ces données ont porté sur un échantillon national représentatif de 2 472 adultes et 794 enfants de 6 à 17 ans ayant participé à l'examen de santé et pour qui nous disposions de matériel biologique. Elles ont été pondérées en tenant compte du plan de sondage et redressées selon plusieurs caractéristiques sociodémographiques. Les résultats indiquent qu'en 2015, seulement un adulte sur quatre et trois enfants sur dix atteignaient un seuil adéquat de vitamine D. La prévalence de la carence en vitamine D concernait près de 7% des adultes et 4% des enfants et atteignait 13% chez les adolescents. Si la situation s'est améliorée depuis 2006 chez les femmes, on relève toutefois une augmentation de la carence chez les hommes âgés de 55-74 ans. Concernant le statut en fer, 20% des femmes en âge de procréer témoignaient d'une déplétion totale des réserves en fer, 7% présentaient une anémie et 4% souffraient d'une anémie ferriprive majoritairement non traitée. Aucune évolution significative n'a été relevée depuis 2006. La prévalence de l'anémie ferriprive atteignait plus de 10% chez les filles de 6-17 ans. Concernant le statut en folates, la prévalence du risque de déficit en folates sériques était quasi-nulle chez les adolescentes (15-17 ans), mais elle a quasiment doublé ces dix dernières années chez les femmes adultes en âge de procréer (18-49 ans non ménopausées) passant de 7% en 2006 à 13% en 2015. Enfin, les prévalences des déficits en rétinol et tocophérol étaient quasi-nulles dans la population française, en 2015 comme en 2006, quels que soient le sexe, l'âge ou le niveau d'études des individus, alors que la concentration sérique moyenne des principaux caroténoïdes était supérieure chez les adultes les plus âgés et les plus diplômés. De manière générale, on ne relève pas, en 2015, de résultats alarmants concernant les principaux biomarqueurs nutritionnels étudiés. Il n'existe pas de déficit important ou de carence à grande échelle au sein de la population française, qui nécessiterait la mise en oeuvre de politiques de santé publique de grande envergure. Ces résultats mettent toutefois en évidence plusieurs points de vigilance qu'il est nécessaire de prendre en compte pour prioriser et orienter des actions de prévention ciblées, en particulier l'augmentation de la carence en vitamine D chez les hommes de plus de 55 ans, l'augmentation de la prévalence du risque de déficit en folates chez les femmes en âge de procréer, le dépistage et le traitement de la carence martiale chez les femmes en âge de procréer et les déficits en vitamines et minéraux liés à la baisse de consommation de fruits et de légumes dans certaines sous-populations.

Diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte (2019)

09 décembre 2019

France : Haute autorité de santé (HAS), 2019, 25p. + 142 p.
En ligne : www.has-sante.fr[...]

Les objectifs de cette recommandation sont de :
• définir la dénutrition chez l’enfant et l’adulte de moins de 70 ans ;
• définir les critères permettant de diagnostiquer une dénutrition chez l’enfant et chez l’adulte de moins de 70 ans ;
• améliorer le diagnostic de la dénutrition à l’aide d’outils adaptés.
La prise en charge des patients dénutris ne rentre pas dans le champ de ces recommandations.

Ces recommandations visent à répondre aux questions suivantes :
• Quelle est la définition de la dénutrition ?
• Quels sont les outils diagnostiques des états de dénutrition ?
• Quels sont les critères permettant de retenir le diagnostic de dénutrition ?
• Quels sont les critères permettant de retenir le diagnostic de dénutrition sévère ?
• Quelles sont les méthodes de réévaluation de l’état nutritionnel au cours de l’hospitalisation et en ambulatoire ?

Nouvelle fiche repère sur la nutrition (2019)

05 décembre 2019

de Raphaëlle Ancellin, Julie Gaillot-de Saintignon
Paris : Institut national du cancer, 2019, 16 p.
En ligne : www.e-cancer.fr[...]

L’Institut national du cancer actualise sa fiche repère consacrée à la prévention des cancers par la nutrition. Dans cette fiche, les trois principales causes de cancers pouvant être prévenues après le tabac - à savoir l’alcool, une alimentation déséquilibrée et le surpoids - font l’objet d’une analyse, complétée de recommandations pour diminuer les risques. Si le rôle de certains facteurs de risque dans la survenue des cancers fait encore l'objet de recherches, nous connaissons les actions qui permettraient de prévenir 40% des cancers. Mieux appréhender le poids de chacun des facteurs, c'est pouvoir agir efficacement en établissant des priorités ! 16 à 20 % des cancers sont dus à des facteurs de risque nutritionnels. Avec en premier lieu la consommation d’alcool (deuxième facteur de risque après le tabac), puis l’alimentation, le statut pondéral (statut relatif à la taille et au poids), l’activité physique. En France, plus de 70 000 cas par an pourraient être ainsi prévenus en suivant les recommandations nutritionnelles. Parmi les localisations de cancers liées à des facteurs nutritionnels, les plus fréquentes sont le colon-rectum et le sein. Le cancer du sein est la localisation de cancer la plus fréquemment associée à la consommation d’alcool en France. Nul aliment n’offre une protection à lui seul, et encore moins une possibilité de guérison. En revanche, plusieurs facteurs nutritionnels sont associés à une augmentation ou une diminution du risque de certains cancers et font l’objet de recommandations.

La taille des portions des aliments transformés : évolution et impacts sur l’apport alimentaire et le poids corporel (2019)

05 décembre 2019

de Laurie Plamondon, Marie-Claude Paquette
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 62 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Une transformation du système alimentaire mondial a été observée au cours des dernières décennies, laquelle s’est traduite par une offre de plus en plus importante d’aliments transformés riches en calories, gras, sucre et sel, à faible coût. Certains aliments sont également offerts en portions plus grosses, comme les mets de restauration rapide et les boissons sucrées. Les consommateurs constamment exposés à de grosses portions dans l’environnement alimentaire risquent de s’y habituer et de percevoir les portions surdimensionnées comme étant normales ou appropriées. Par ailleurs, plusieurs études indiquent que les gens ingèrent généralement davantage de nourriture en présence de grosses portions. L’augmentation de la taille des portions d’aliments transformés riches en calories et à faible coût sur le marché est donc considérée par plusieurs chercheurs comme étant un contributeur potentiel de la montée des taux d’obésité dans la population. Cette synthèse des connaissances a été réalisée dans le but d’explorer la pertinence d’agir sur la taille des portions comme moyen d’améliorer l’alimentation et de contribuer à prévenir l’obésité et les maladies chroniques dans la population québécoise. Pour ce faire, nous avons examiné l’évolution de la taille des portions offertes sur le marché au cours des dernières décennies, de même que l’impact potentiel des grosses portions sur les apports alimentaires, le poids corporel et l’état de santé.

L’alimentation du jeune enfant : entre équilibre, plaisir et découvertes (2019)

03 décembre 2019

Bordeaux : Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé (IREPS) Nouvelle-Aquitaine -, 2019, 15 p.
En ligne : irepsna.org[...]

Cette sélection de ressources documentaires offre des informations relatives au développement du jeune enfant ainsi qu’à son environnement (qualité de l’air intérieur, préservation d’un environnement sain). Dans la rubrique « nutrition » vous retrouverez des documents relatifs à l’éducation au goût, aux comportements alimentaires du jeune enfant, aux besoins et recommandations nutritionnelles.

Alimentation lactée des nourrissons et enfants en bas age. Répertoire des laits et des préparations infantiles (2019)

03 décembre 2019

de Amal Alaoui, Nathalie Claes
Bruxelles : Office de la naissance et de l'enfance (ONE), 2019, 52 p.
En ligne : www.one.be[...]

Le lait maternel est l’aliment idéal du nourrisson. A défaut d’allaitement maternel, il est essentiel de diriger les familles vers des laits qui répondent aux besoins spécifiques des nourrissons. Le choix étant vaste, ce répertoire a pour objectif d’aider les professionnels de la santé à conseiller aux familles les laits les plus appropriés à leur enfant. Cette liste recense les laits infantiles disponibles en magasin ou pharmacie sur le territoire belge. Pour être commercialisés, les préparations pour nourrissons et de suite doivent répondre notamment aux règlementations européennes ((UE) N°609/2013 ET(UE) N°127/2016) qui légifèrent entre autre sur la composition nutritionnelle de ces produits. Les laits de croissance ne sont pas soumis à une législation spécifique. Les aliments diététiques destinés aux enfants de 0 à 4/6mois sont officiellement appelés laits ou préparations pour nourrissons, ils sont destinés aux nourrissons qui ne consomment que du lait. Les aliments diététiques destinés aux nourrissons de 4/6mois à 12/18 mois sont officiellement appelés laits ou préparations de suite et sont proposés aux enfants en complément d’une alimentation diversifiée. Le passage au lait de suite se fait progressivement lorsque l’enfant mange un à deux repas à la cuillère

Interventions visant à modifier l’accessibilité géographique à des commerces d’alimentation et impacts sur l’alimentation et le poids corporel (2019)

19 novembre 2019

de Éric Robitaille, Sarah Chaput
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 118 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Ce rapport présente les résultats d’une synthèse des écrits scientifiques et un aperçu d’initiatives québécoises entourant des interventions modifiant l’accessibilité géographique à des commerces d’alimentation. Il étudie également leurs impacts sur les comportements alimentaires, le poids corporel et la santé. Les principaux faits saillants dégagés sont les suivants. L’implantation d’un commerce d’alimentation de type « supermarché » ou « épicerie » dans un secteur qualifié de désert alimentaire est une intervention prometteuse. Celle-ci permettrait d’améliorer l’accès, la perception d’accès et légèrement la fréquentation à ce type de commerces. L’implantation d’un marché mobile, d’un marché public et de petits kiosques maraîchers est une intervention pouvant augmenter la consommation de fruits et de légumes chez la population, mais des études à devis de recherche de plus haute qualité sont nécessaires. Les évaluations de ces interventions sont globalement de qualité méthodologique de niveau modéré pour les interventions de type « supermarché » et « épicerie ». Elles sont de faible qualité pour les interventions de type « marché » (marché mobile, marché public et kiosque maraîcher). Outre l’implantation de nouveaux commerces d’alimentation, il existe d’autres stratégies complémentaires qui peuvent être mises en place afin d’améliorer l’accès géographique à une saine alimentation. Il s’agit de localiser ces nouveaux commerces d’alimentation à proximité des milieux de vie et d’optimiser les transports vers les commerces. Huit professionnels de la santé de huit régions ont répondu à un questionnaire sur leurs initiatives pour modifier l’accessibilité physique aux aliments sains et ont rapporté avoir mis en place des interventions dans leur région. L’établissement de marchés publics saisonniers était l’intervention la plus rapportée, les autres mesures répertoriées portaient sur l’établissement de commerces alimentaires ou de jardins communautaires et de services pour faciliter l’accès géographique comme des mesures liées au transport. Au Québec, les initiatives sont presque toutes mises en œuvre en collaboration avec les Directions de santé publique et des organismes communautaires. Certaines Directions finançaient les initiatives. Pour améliorer l’accessibilité à des aliments sains, il est proposé d’établir un partenariat avec les acteurs clés concernés par les caractéristiques de l’environnement alimentaire, tels que le secteur privé, les organismes communautaires, les municipalités, etc. Ces partenariats permettraient de procéder à l’évaluation des caractéristiques de l’environnement alimentaire, de cibler des stratégies prometteuses ou d’élaborer un plan d’action et d’évaluer des interventions mises en place.

Dessine comme tu manges : Les adolescents à table (2019)

05 novembre 2019

de Salvatore d'Amore, Aurelie Lepot
Paris : Fabert, 2019, 215 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

En adolescence, le manger avec autrui se transforme au profit de la découverte de nouveaux espaces de partage alimentaire, entre autres, à l'école et avec les amis. Ces nouvelles pratiques alimentaires participent à la formation de l'identité de l'adolescent et sont influencées par une importante quantité de messages culturels contradictoires et parfois paradoxaux. Cet ouvrage s'intéresse aux significations multiples que l'alimentation peut prendre à l'adolescence selon trois principaux contextes socio-relationnels : la famille, l'école et les amis. À travers un nouvel outil, Le test du Dessin des Contextes Alimentaires, on propose une lecture à la fois représentationnelle et interactionnelle des expériences alimentaires. Le dessin des repas permet de faire émerger les symboles mais aussi les narrations liées au partage alimentaire. En plus de certaines dynamiques psychosociales, l'outil permet de faire émerger des indicateurs de risque utiles à des fins diagnostiques et de prise en charge psychothérapeutique. Ce livre est un guide utile pour les médecins, les psychologues, les enseignants, les parents et les éducateurs qui souhaitent mieux comprendre la complexité de l'acte alimentaire à l'adolescence afin de pouvoir programmer des circuits vertueux de changement.

Les sucres libres dans notre alimentation : principaux contributeurs et modélisation de l’impact de la réduction des teneurs en sucres libres (2019)

24 octobre 2019

de Gabrielle Durette, Marie-Claude Paquette
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 78 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

L’apport moyen en sucres libres des Québécois dépassait, en 2004, la recommandation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les données de consommation de sucres libres et de sucres totaux issues d’une étude de cohorte québécoise et de l’ESCC 2015 laissent penser que la situation est demeurée inchangée. Or, une consommation élevée de sucres libres augmente les risques de développer de l’obésité, des maladies chroniques et des caries dentaires. Les sucres libres correspondent à la somme des sucres ajoutés et des sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits purs. La présente étude s’attarde à identifier et à quantifier les sources de sucres libres dans les achats effectués en supermarchés et magasins à grande surface au Québec. De plus, elle évalue l’effet théorique d’une réduction de la teneur en sucres libres de certains aliments sur l’apport en sucres libres des Québécois. Les boissons sucrées sont de loin la principale source de sucres libres dans les achats alimentaires des Québécois en 2015-16, en fournissant plus de la moitié des sucres libres retrouvés dans le Panier d’épicerie (58,3 %). Les boissons sucrées évaluées dans l’étude sont les boissons gazeuses régulières, les jus de fruits purs, les laits et boissons végétales sucrés, les boissons aux fruits, les thés glacés ainsi que les boissons énergisantes. La seconde source de sucres libres dans les achats des Québécois est les desserts. Ceux-ci fournissent près du quart des sucres libres dans les achats alimentaires des Québécois (22,1 %). Les desserts étudiés sont de type glacé (p. ex. : yogourts glacés, sorbets, crème glacée) et non glacé (p. ex. : gâteaux, biscuits, muffins).

L'essentiel sur alimentation et cancer (2019)

16 octobre 2019

de Nadia Bastide-Sibille
Montrouge (France) : Parresia, 2019, 224 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Près d'un décès sur 6 dans le monde est dû au cancer. Cette maladie qui a fait 8,8 millions de morts en 2015 touche toutes les populations, à tous les âges. Le nombre de cas ne cesse d'augmenter et l'impact économique est considérable. Actuellement on estime que 30 à 50% des cancers pourraient être évités en agissant sur les principaux facteurs de risque notamment comportementaux et alimentaires. Pourtant, entre surmédiatisation et informations parfois contradictoires, il est souvent difficile de s'y retrouver. Cet ouvrage a pour ambition d'accompagner le lecteur dans la compréhension des liens entre alimentation et cancer : Qu'est-ce que le cancer ? De quelle façon nos comportements alimentaires peuvent influer sur son développement ? Comment mettre ces connaissances en pratique au quotidien pour allier équilibre, praticité et plaisir ?

Digital technologies for promotion of healthy eating habits in teenagers (2019)

09 octobre 2019

de Caroline Magalhães de Alcântara, Amanda Newle Sousa Silva
2019, 8 p.
En ligne : www.scielo.br[...]

Objective:

Identify and analyze the scientific literature on digital technologies for promotion of healthy eating habits in teenagers.

Method:

Integrative review of articles published in English and Spanish, available in full on four databases. The descriptors used were (Adolescent health) OR (Teen health) AND (Healthy diet) OR (Healthy eating) AND (Educational technology) OR (Instructional technology), respectively, from which eight articles were selected.

Results:

Among the studies included, three were digital games; two web-based nutrition interventions; two using online programs to prevent obesity; and one nutritional advice using multimedia. They showed experiences of digital technology and its effects on knowledge improvement and/or behavior of participants when developing healthy eating habits.

Conclusion:

Digital technologies are innovative tools present in the lives of teenagers, with the possibility of being used for education and promotion of healthy eating, contributing to the empowerment of the subject for his/her self-care.

Enquête de santé 2018 (Belgique) : Style de vie​ (2019)

02 octobre 2019

de Lydia Gisle, Sabine Drieskens
Bruxelles : Sciensano, 2019, 52 p.
En ligne : his.wiv-isp.be[...]

« La sixième enquête de santé belge a été effectuée en 2018 à la demande des autorités en charge de la santé publique aux niveaux fédéral, régional et communautaire. Les cinq enquêtes précédentes ont été réalisées entre 1997 et 2013. L’organisation des enquêtes, l’analyse des données et la publication des résultats sont confiées à Sciensano, l’institut belge de santé. Le travail de terrain et la récolte des données sont menés en collaboration avec Statbel, l’office belge de statistique. Les enquêtes de santé répétées dans le temps constituent un des outils de santé publique utilisés pour la surveillance de l’état de santé et la qualité de vie de la population générale, ainsi que pour le suivi des facteurs de risque. Ces enquêtes sont destinées à informer les pouvoirs publics de l’évolution de la situation sanitaire du pays afin d’orienter les programmes de santé au plus près des besoins de la population et de cibler les citoyens les plus vulnérables. L’enquête de santé représente parfois l’unique source par laquelle obtenir des données en relation avec la santé. C’est le cas notamment pour ce qui concerne les styles de vie qui ont une influence sur l’état de santé physique, mentale et/ou sociale des personnes. Le deuxième rapport de l’enquête traite des styles de vie (à risque) des individus »

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