Veille sur la santé sexuelle

 

Thématique spécifique : Santé sexuelle

 

La veille présente les 15 dernières ressources ajoutées dans la base de données DOCTES.


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Expériences du handicap et de la sexualité (2020)

13 février 2020

de Jennifer Fournier
Toulouse : Editions Eres, 2020, 200 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

La liberté de connaitre une vie intime, amoureuse, sexuelle participe, pour chacun d'entre nous, de la construction de soi et de l'édification de relations interpersonnelles. Ces expériences ne sont pourtant pas également accessibles à tous.Dans les établissements médico-sociaux, organisés selon des principes de vie collective et d'accompagnement, quels espaces de liberté et d'intimité sont-ils ouverts pour les personnes qu'ils accueillent ?Issu d'une recherche de terrain, l'ouvrage donne la parole aux personnes en situation de handicap et aux professionnels qui cheminent à leurs côtés. Quelle diversité d'approches et de pratiques leur propos révèlent-ils?

Human papillomavirus (HPV) vaccination: What can be found on the Web? Qualitative analysis of the Doctissimo.fr forum data

12 février 2020

de S. Bruel, K. Peyrard-Chevrier
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 25-31
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
L’hésitation vaccinale est une problématique d’actualité en médecine générale. Concernant le papillomavirus humain, moins de 20 % des jeunes filles françaises sont vaccinées. Avec la démocratisation de l’information en santé, Internet semble être un lieu d’entretien de cette hésitation. L’objectif de cette étude était d’explorer les perceptions de la vaccination contre le papillomavirus humain à travers l’analyse du forum Doctissimo.fr.

Méthodes
Une étude qualitative a été réalisée d’octobre 2017 à mai 2018, sur le forum de discussion Doctissimo.fr, à l’aide du logiciel Nvivo. Les fils de discussions n’ayant pas eu de message depuis 2010 ont été exclus.

Résultats
Face au doute qui émanait des échanges, et à la confusion sur le rôle du vaccin, les internautes utilisaient de multiples références afin d’élaborer des discours fiables. Le médecin généraliste restait une personne de confiance. Si le vaccin apparaissait risqué, le frottis cervico-utérin était approuvé et encouragé. Le vaccin restait une préoccupation féminine, même si, du fait de sa connotation sexuelle, les hommes entraient dans le débat. En partageant leurs expériences, les internautes essayaient d’influencer les autres sur leur choix de se faire vacciner ou non.

Conclusion
Modifier l’image sexuelle du vaccin semblerait nécessaire afin d’établir une politique de vaccination collective. La santé publique a un rôle essentiel à jouer en travaillant avec les médecins généralistes et en renforçant sa présence sur le web. L’utilité du vaccin en 2019 semble être remise en question par l’approbation majeure du frottis par les internautes. Mais ces deux méthodes restent complémentaires dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus.

Grossesses non prévues, violences sexuelles et contraception chez les femmes consommant du cannabis ou d’autres substances psychoactives illégales en Île-de-France : données du Baromètre Santé 2016

12 février 2020

de C. Embersin-Kyprianou, A. Yermachenko
Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2020, pp. 9-15
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Position du problème
Les femmes qui ont des consommations de produits psychoactifs pourraient avoir plus de grossesses non prévues et des difficultés d’accès à une contraception fiable que celles qui n’ont pas ce type de consommation. Les données sur ce sujet en population générale sont rares, particulièrement en France.

Méthodes
Cette étude s’appuie sur les données du Baromètre Santé 2016 recueillies auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans, vivant en Île-de-France (n=1626). Les consommations de produits psychoactifs illégaux (cannabis, substances utilisées par voie intranasale ou intraveineuse) ont été évaluées au cours de la vie et, pour le cannabis, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Les grossesses non prévues ont été renseignées au cours des cinq ans précédant l’enquête, l’utilisation de la contraception d’urgence, l’interruption volontaire de grossesse (IVG), et l’expérience de violences sexuelles au cours de la vie. Nous avons également étudié le nombre de partenaires sexuels dans les 12 mois précédant l’enquête et le type de contraception utilisé. Les analyses ont été menées à l’aide de modèles de régression logistique pondérés, en ajustant sur les caractéristiques sociodémographiques et la consommation quotidienne de tabac.

Résultats
Les femmes rapportant des consommations de produits psychoactifs illégaux avaient une probabilité plus élevée que les non-consommatrices d’avoir eu une grossesse non prévue dans les 5 ans (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,61, IC à 95 % 1,00–2,58), d’avoir utilisé une contraception d’urgence (ORs de 2,20 à 2,90), d’avoir eu une IVG (OR associé au cannabis au cours de la vie : 1,77, IC à 95 % 1,26–2,49), et d’avoir subi des violences sexuelles (ORs de 1,87 à 3,14). Elles avaient aussi plus de partenaires sexuels que les non-consommatrices, mais ne différaient pas en termes de mode de contraception utilisé.

Conclusion
En population générale, on observe des liens entre consommations de produits psychoactifs illégaux par les femmes et probabilité accrue de grossesse non prévue et de violences sexuelles. Ces résultats devraient être portés à l’attention des professionnels de santé en contact avec les femmes, afin de repérer celles qui ont des conduites addictives et identifier leurs besoins de santé sexuelle et reproductive.

Maximizing Response Rates to Ads for Free At-Home HIV Testing on a Men-for-Men Geosocial Sexual Networking App: Lessons Learned and Implications for Researchers and Providers

28 janvier 2020

de Christian Grov, Matthew Stief
2020, pp. 5-13
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Internet-based recruitment can be effective in reaching large numbers of geographically diverse individuals. Geosocial sexual networking apps on smartphones have emerged as the modal way in which men who have sex with men (MSM) meet sex partners, and as venues for sexual health research. We report on the performance of three types of ads—text-only, text with male figure (no face), and text with male figure (with face)—used on a geosocial sexual networking app to advertise free at-home HIV testing and to enroll in an online study. We ran five 2-week-long ads on a popular MSM geosocial app between fall 2017 and spring 2018 (~2.19 million impressions). Ads were evaluated in terms of the click-through rate (CTR = advertisement clicks/advertisement impressions), conversion rates (CR = number of enrolled participants/ad-generated clicks), cost per enrolled participant, and demographic composition of survey respondents. We enrolled n = 4,023 individuals, n = 2,430 of whom completed HIV testing—$6.21 spent on advertising per participant enrolled and $10.29 spent for everyone who completed HIV testing. Cost per enrolled participant was associated with the content of the ad used—ads featuring male figures (with or without a face shown) were more cost efficient than ads featuring text alone. These ads also outperformed text-only ads across a range of metrics, including responsiveness among younger MSM as well as MSM of color. Advertising materials that combine text with images may have greater appeal among priority populations.

n° 38 - Novembre 2019 - Tous égaux face aux papillomavirus ? L’infection et la vaccination HPV au prisme des inégalités sociales de santé (Bulletin de Questions de santé publique)

10 décembre 2019

Paris : Editions Edk, 2019, 8 p.
En ligne : www.iresp.net[...]

En France, chez les femmes, les inégalités sociales sont particulièrement marquées pour le cancer du col de l’utérus. La vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) est un moyen de prévention efficace, toutefois les taux de couverture demeurent très faibles. Ce faible taux est probablement en partie causé par le phénomène d’« hésitation vaccinale » dont les déterminants en France restent mal connus. Ce 38ème numéro de Questions de santé Publique publié par l’IReSP se penche sur la thématique des inégalités sociales de santé et la vaccination anti-HPV. Il a pour objectif de présenter les enjeux autour de cette thématique et les perspectives pour améliorer la prévention de ce cancer dans les prochaines années.

Droits sexuels et reproductifs en Europe : entre menaces et progrès (2019)

09 décembre 2019

de Véronique Séhier
France : Conseil Économique, Social et Environnemental, 2019
En ligne : www.lecese.fr[...]

Les droits sexuels et reproductifs sont la condition indispensable à l’autonomie des femmes et à leur émancipation, ainsi qu’à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes et entre toutes les personnes, quelles que soient leur identité de genre et leur orientation sexuelle. Si l’égalité est inscrite dans le projet européen, l’Union européenne est restée en retrait sur ces sujets. La sexualité et la reproduction jouent un rôle fondamental dans la vie humaine et renvoient à de multiples dimensions. Il a pourtant fallu attendre les années 1970 pour qu’elles fassent l’objet d’une réflexion en termes de droits. La planification familiale et les droits à l’avortement et à la contraception, qui donnent aux personnes le pouvoir et les moyens de décider librement si elles veulent des enfants, quand et combien, sont particulièrement emblématiques. Ils s’intègrent dans une vision plus large et une approche globale de la vie sexuelle et de la santé sexuelle et reproductive. (…) Au surplus, la santé sexuelle ne se réduit pas à l’absence de maladies et d’infirmité, mais vise selon l’OMS, « le bien-être général, tant physique que mental et social ». Ceci inclut donc la lutte contre les violences sexistes, les agressions et exploitations sexuelles, les inégalités et discriminations fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle. Si les droits sexuels et reproductifs ont véritablement progressé depuis 40 ans, ils font aujourd’hui l’objet de multiples attaques en Europe. On relève plusieurs tentatives de restreindre l’accès à l’avortement voire de l’interdire dans des Etats membres de l’Union européenne (UE). Elles mettent en lumière le risque de réversibilité qui pèse sur ces droits. Dans ce contexte mouvant et incertain, le CESE a jugé nécessaire d’alerter sur les menaces qui pèsent sur ces droits sexuels et reproductifs et d’en dresser un état des lieux : leur reconnaissance dans la loi, leur effectivité, les résistances et oppositions qu’ils suscitent, leurs enjeux actuels.

Programme de surveillance de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Québec : rapport annuel 2018 (2019)

02 décembre 2019

de Raphaël Bitera, Michel Alary
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 39 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Au Québec, l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) fait l’objet d’une collecte de données épidémiologiques à des fins de surveillance continue de l’état de santé de la population depuis avril 2002. Ce rapport décrit principalement les caractéristiques des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) nouvellement diagnostiquées en 2018, ainsi que la tendance des nouveaux diagnostics de la maladie depuis 2009. Au total, 671 cas d’infections par le VIH sont rapportés pour l’année 2018. Ce nombre comprend 311 nouveaux diagnostics, 353 anciens diagnostics (Les anciens diagnostics sont des cas qui ont des tests antérieurs positifs et qui n’avaient pas été enregistrés au moment de ces confirmations antérieures de leur positivité au VIH.) et 7 cas non classés dans l’une ou l’autre de ces catégories. Les trois quarts (75,9 %) des nouveaux diagnostics sont enregistrés chez les hommes.

Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec : année 2018 et projections 2019 (2019)

02 décembre 2019

de Karine Blouin, Gilles Lambert
Québec (Canada) : Institut National de Sante Publique du Québec (INSPQ), 2019, 122 p.
En ligne : www.inspq.qc.ca[...]

Ce portait portrait s’inscrit dans le cadre du Programme national de santé publique. Il fait état de la situation épidémiologique de l’infection à Chlamydia trachomatis, de l’infection gonococcique, de la syphilis, de la lymphogranulomatose vénérienne, de l’hépatite B, de l’hépatite C et de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Certains groupes de la population sont plus touchés que d’autres par une ou plusieurs infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) : les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les jeunes en difficulté (par exemple, les jeunes de la rue), les hommes gais et autres HARSAH, les personnes qui utilisent des drogues, les personnes incarcérées, les Québécois originaires de régions où la prévalence du VIH est particulièrement élevée, les autochtones ainsi que les travailleurs et travailleuses du sexe. En matière de lutte contre les ITSS, une approche intégrée permet à la fois de cibler un ensemble de facteurs souvent communs à plusieurs de ces infections et d’aborder la santé sexuelle et la consommation de substances psychoactives. La surveillance des ITSS favorise l’appropriation et l’utilisation des données de surveillance pour soutenir la planification et l’évaluation des actions. Des travaux sont en cours pour optimiser le programme de surveillance de l’infection par le VIH au Québec par l’ajout des indicateurs de la cascade de soins pour les personnes vivant avec le VIH ainsi que d’un algorithme pour évaluer la récence des infections. Ces travaux sont en lien avec les récentes recommandations d’ONUSIDA à propos des nouvelles cibles à atteindre : 90-90-90. Ces cibles sont, d’ici 2020, d’atteindre 90 % de personnes séropositives connaissant le statut sérologique, 90 % des personnes connaissant leur statut de séropositivité recevant des traitements antirétroviraux et 90 % des personnes sous traitement antirétroviraux ayant une charge virale supprimée.

Epidémiologie du SIDA et de l'infection à VIH en Belgique. Situation au 31 décembre 2018. (2019)

27 novembre 2019

de André Sasse, Jessika Deblonde
Bruxelles : Sciensano, 2019, 82 p.
En ligne : www.sciensano.be[...]

L’utilisation de la PrEP donne un boost à la prévention du VIH. En 2018, le nombre de nouveaux diagnostics de VIH a baissé de 2% par rapport à 2017. Sciensano, l’institut belge de la santé, a enregistré 882 diagnostics de VIH en 2018, ce qui correspond à une moyenne de 2,4 nouveaux diagnostics par jour. Ces chiffres donnent à penser que l’utilisation de la Prophylaxie pré-exposition ou PrEP (c’est-à-dire le traitement préventif des personnes n’ayant pas de VIH mais qui courent un risque élevé de contamination) contribue d’une manière positive à la prévention du VIH et à la baisse du nombre de cas. Alors que le nombre de diagnostics baisse dans les groupes traditionnellement touchés, apparaissent d’autres groupes dont les programmes de prévention doivent tenir compte.

Prise en charge en 1re ligne des infections sexuellement transmissibles : développement d’un outil interactif d’aide à la consultation (2019)

26 novembre 2019

de Vicky Jespers, Sabine Stordeur
Bruxelles (Belgique) : Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), 2019, 22 p.
En ligne : kce.fgov.be[...]

Le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) a développé un outil en ligne pour le diagnostic, le traitement et le suivi de la gonorrhée, la syphilis, la chlamydia, le VIH et les hépatites A, B et C. Cet outil a été élaboré en collaboration avec les associations de terrain ; il est prévu pour servir de support pour les intervenants de première ligne – principalement les médecins généralistes – lorsqu’ils abordent les questions relatives à la santé sexuelle

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New digital media interventions for sexual health promotion among young people: a systematic review (2019)

09 octobre 2019

de Erin Wadham, Clare Green
2019, 23 p.
En ligne : www.publish.csiro.au[...]

New digital media platforms (e.g. social networking sites, web pages and text messaging) have dramatically changed interpersonal communication and present novel opportunities for health interventions. Due to the high uptake and use of digital media among young people, advances in digital media provide potential new opportunities in delivering health interventions to this audience to reduce sexually transmissible infection (STI) risk. The aim of this study was to assess the effectiveness of sexual health interventions delivered via new digital media to young people (aged 13–24 years). A systematic search was conducted of seven databases for peer-reviewed literature published between January 2010 and April 2017 that evaluated a sexual health intervention delivered to young people (aged 13–24 years). Of 2017 papers reviewed, 25 met the inclusion criteria and were assessed. Sixteen studies used web-based platforms to deliver their intervention. A large proportion of studies (11/25) specifically focused on HIV prevention. Seven studies found a statistically significant effect of the intervention on knowledge levels regarding the prevention HIV and other STI, as well as general sexual health knowledge, but only one-fifth of interventions evaluating intentions to use condoms reported significant effects due to the intervention. Nine studies focused on individuals from an African American background. Although new media has the capacity to expand efficiencies and coverage, the technology itself does not guarantee success. It is essential that interventions using new digital media have high-quality, evidence-based content that engages with individual participants.

Sexualités et transgressions. La question de l'altérité (2019)

09 octobre 2019

de Roland Coutanceau, Mathieu Lacambre
Paris : Dunod, 2019, 288 p.
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

La sexualité relève de la sphère individuelle interpersonnelle et psychoaffective. La question de la rencontre avec l'autre y est fondamentale. Lorsqu'elle est imposée, elle devient violence qui fait effraction dans l'intime. Se pose alors la question de transgression, déviance et passage à l'acte. Les enjeux diagnostiques, pronostiques et curatifs interrogent quotidiennement les professionnels du sanitaire et social mais aussi du pénal et de l'éducatif. Cet ouvrage propose un état des lieux des savoirs et des pratiques autour des axes de l'évaluation, de la prise en charge et de la prévention tant du côté des victimes que du côté des auteurs de violences sexuelles.

The effectiveness of using entertainment education narratives to promote safer sexual behaviors of youth: A meta-analysis, 1985-2017 (2019)

09 octobre 2019

de Victor Orozco-Olvera
2019, 14 p.
En ligne : journals.plos.org[...]

Background
Risky sexual behaviors are associated with the transmission of sexually transmitted infections (STIs) and unwanted pregnancies, both major health concerns for youth worldwide. This review studies the effectiveness of narrated mass media programs in promoting safer sexual practices among youth in developed and developing countries.

Methods
Electronic and manual searches were conducted to identify experimental and quasi-experimental studies with robust counterfactual designs published between 1985 and the first quarter of 2017. Effect sizes were meta-analyzed using mixed-effects models.

Results
Eight experimental and two quasi-experimental studies met our inclusion criteria. The aggregated sample size was 23,476 participants, with a median of 902 participants per study. Entertainment education narratives had small but significant effects for three sexual behaviors. It reduced the number of sexual partners [standardized mean difference, (SMD) = 0.17, 95% confidence interval (CI) = 0.02–0.33, three effect sizes], reduced unprotected sex (SMD = 0.08, 95% CI = 0.03–0.12, nine effect sizes), and increased testing and management for STIs (SMD = 0.29, 95% CI = 0.11–0.46, two effect sizes). The interventions were not effective in reducing inter-generational sex, measured through the age-gap with sexual partners (SMD = 0.06, 95% CI = -0.06–0.19, four effect sizes). Entertainment education had medium-size effects on knowledge outcomes (SMD = 0.67, 95% CI = 0.32–1.02, seven effect sizes), where a time-decay relationship is observed. No effects were found on attitudes.

Conclusion
Although mass media entertainment had small effects in promoting safer sexual practices, its economies of scales over face-to-face interventions suggest its potential to be a cost-effective tool above an audience threshold. The use of study participants from the general youth population and the use of mostly effectiveness trials mitigate concerns regarding its scalability. The overall paucity of high-quality studies affirms the need for strengthening the evidence base of entertainment education. Future research should be undertaken to understand the moderator effects for different subgroups and intervention characteristics.

Promotion de la santé, VIH et Prison, recommandations à destination des acteurs pénitentiaire (2019)

08 octobre 2019

Paris (France) : Sidaction, 2019, 61 p.
En ligne : www.sidaction.org[...]

Outil de plaidoyer destiné aux acteurs associatifs de la lutte contre le sida exerçant en milieu pénitentiaire. Ce recueil a été élaboré à l’issu d’un travail collectif engagé au sein des Programmes « Prévention et soutien en milieu pénitentiaire » du Service des Programmes France et du « Groupe expert prison » de Sidaction constitué d’acteurs du lieu carcéral. Il synthétise l’ensemble du plaidoyer de Sidaction sur les questions de santé en prison et l’explicite sous la forme de recommandations, validées le plus souvent lors du colloque annuel « VIH et prison » de Sidaction

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Modalités et difficultés d’utilisation du Pass prévention contraception par les jeunes en Maine-et-Loire

26 septembre 2019

de Charlotte Aubry, Christine Tessier Cazeneuve
Laxou (France) : Société Française de Santé Publique (SFSP), 2019, pp. 339-345
En ligne : sites.uclouvain.be[...]

Objectifs : L’évaluation du Pass prévention contraception (PPC) par le conseil régional des Pays de la Loire expose un bilan favorable du dispositif par les professionnels de santé et référents PPC. Qu’en est-il des bénéficiaires ? L’objectif primaire de cette étude est d’évaluer les modalités et difficultés d’utilisation du PPC par les jeunes éligibles, scolarisés dans les établissements du Maine-et-Loire et sensibilisés au dispositif.
Méthode : Il s’agit d’une étude quantitative, de cohorte rétrospective et descriptive par questionnaire individuel, porté et anonyme. Les critères d’inclusion sont les élèves scolarisés dans les établissements du Maine-et-Loire ayant accepté la diffusion du Pass dans leur enceinte.
Résultats : Un total de 683 élèves a été inclus. La moitié d’entre eux, essentiellement des filles (p = 0,008), issues d’établissements publics, du centre de formation pour adultes–maison familiale rurale (CFA-MFR) et des filières professionnelles (p = 0,005) connaissaient le PPC. Plus précisément, 56 % en avaient entendu parler, mais seulement 41 % avaient bénéficié d’une explication. Un jeune sur dix se procurait seul un PPC ; 14 % l’utilisaient principalement pour une délivrance de contraceptifs sans ordonnance (préservatifs) ; 61 % des filles et 44 % des garçons estimaient ne pas en avoir besoin (p = 10–5). Deux fois plus de filles (11 %) que de garçons estimaient pouvoir s’adresser directement au médecin traitant (p = 0,005). Un sur quatre pensait qu’il était plus facile d’utiliser le PPC que d’aller au centre de planification et d’éducation familiale (CPEF), surtout pour les ruraux (p = 0,02).
Discussion : L’information collective donnée au sein d’une population souvent peu concernée ou non demandeuse mériterait d’être réinterrogée. Il conviendrait de proposer de nouveaux supports de communication en adéquation avec les comportements des jeunes, mais aussi plus explicites, afin d’orienter ce public vers des professionnels libéraux référencés et d’accentuer les propositions du dispositif, avec pour objectif : une absence d’avance de frais pour les préservatifs, une incitation à pratiquer des tests de dépistage par le médecin traitant ou aux centres gratuits d’information, de diagnostic et de dépistage (Ceggid) et un élargissement de la diffusion du Pass aux majeurs de plus de 20 ans.

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