Enseignants
Langue
d'enseignement
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Français
Préalables
Le(s) prérequis de cette Unité d’enseignement (UE) sont précisés à la fin de cette fiche, en regard des programmes/formations qui proposent cette UE.
Acquis
d'apprentissage
d'apprentissage
A la fin de cette unité d’enseignement, l’étudiant est capable de : | |
| Ce cours propose une approche analytique des principaux courants théoriques de la sociologie, ainsi qu'une réflexion sur la constitution et l'objet de la sociologie («penser le social ou la société»). Comme il ne saurait être question d'adapter une démarche exhaustive ou encyclopédique, il s'agira de présenter des balises et des critères permettant aux étudiants de s'approprier de façon raisonnée une diversité de ressources conceptuelles (outils théoriques, mais aussi postures et « gestes » sociologiques). Objectifs d'apprentissage plus spécifiques : - Familiarisation avec un éventail significatif de théories sociologiques. - Mise en perspective (historique et analytique) permettant de situer les principales théories sociologiques les unes par rapport aux autres. - Aller au-delà d'une approche abstraite des théories en montrant comment un concept, dès lors qu'il est historicisé et mobilisé dans une démarche d'enquête située, devient un outil opératoire dont la pertinence peut être évaluée tant sur le plan de la cohérence logique que sur le plan de l'élaboration d'hypothèses donnant lieu à des mises à l'épreuve empiriques. - Réfléchir sur quelques concepts constitutifs de la pensée sociologique. Les apports théoriques abordés dans le cadre de ce cours seront dès lors articulés aux trois préoccupations suivantes : 1. Parvenir à mieux cerner la portée et les limites de certaines théories sociologiques en les replaçant dans leur contexte historique d'émergence. 2. Se rendre compte que les outils conceptuels fournis par certaines théories sociologiques ne se prêtent pas à n'importe quel type d'usage, autrement dit qu'il existe des affinités entre les questions que l'on se pose et les ressources théoriques auxquelles on peut avoir recours – bref que le choix des concepts et modèles d'analyse est pour partie fonction de l'objet et des intérêts de recherche. 3. Comment pratiquer, à partir de là, un pluralisme interprétatif qui soit à la fois rigoureux et consistant sur les plans conceptuel et méthodologique, et qui ne tombe pas dans les facilités d'un éclectisme relativiste. |
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Contenu
| Le cours théorique est composé d'une introduction et de plusieurs chapitres (quatre ou cinq), dont certains seront plus développés que d'autres. Plutôt que de présenter un maximum d'auteurs et de théories de façon superficielle, nous faisons le choix inverse de reconstituer, à partir d'une sélection d'auteurs significatifs, des axes dont on peut dégager une certaine cohérence (au niveau des questionnement et/ou des outils conceptuels). Concrètement, il s'agira – par chapitre – de tirer un fil à partir d'un auteur de départ (le plus souvent un auteur classique) qui sera ensuite rapproché d'autres auteurs ou écoles de pensée (généralement plus récents), le but étant de faire ressortir des articulations mais aussi des oppositions entre diverses approches sociologiques, ce travail visant en outre à dégager des principes d'intelligibilité permettant de situer les auteurs ou les courants les uns par rapport aux autres. En procédant de la sorte, on vise aussi, d'une part, à montrer ce qu'il y a de vivant et d'actuel chez certains auteurs ayant posé les bases de la connaissance sociologique, et d'autre part, à favoriser un travail de contextualisation historique. Dans l'introduction, on abordera principalement trois points : 1°) double réflexion sur la naissance de la sociologie (comme discipline institutionnalisée) dans le contexte de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, ainsi que sur les continuités / discontinuités entre ce contexte d'émergence et le monde d'aujourd'hui; 2°) présentation d'un tableau synoptique fournissant un aperçu sur les principales théories sociologiques de la fin du 19ème siècle jusqu'à nos jours (en incluant quelques clés et débats théoriques, non sans lien avec des enjeux historiques); 3°) quelques considérations sur la situation actuelle de la sociologie (le risque de l'hyper-spécialisation et de la fragmentation du champ sociologique, repenser le rapport entre l'individu et la société, etc.). S'agissant des chapitres, les fils que nous proposons de dérouler sont les suivants : 1. Tocqueville > Norbert Elias > Michel Foucault. 2. F. Tönnies > Georg Simmel > W.E.B. Du Bois > Ecole de Chicago (urbanité et migrations). 3. Max Weber > Marx et la critique marxiste > les critiques radicales de la société moderne au 19ème s. > la sociologie critique de Bourdieu > les critiques selon Boltanski / Chiapello. 4. Emile Durkheim et l'école française de sociologie > Erving Goffman (interactionnisme) et Harold Garfinkel (ethnométhodologie) > lectures renouvelées de Durkheim. 5. De la philosophie pragmatiste américaine (Peirce, W. James, J. Dewey, G.H. Mead) au fonctionnalisme et au structuralisme > le courant de la sociologie pragmatique vs. les sociologues contemporains influencés par le postsructuralisme et la «déconstruction». |
Méthodes d'enseignement
| Le cours théorique est complété par des lectures de textes que l'étudiant doit effectuer par lui-même (activité impliquante). La connaissance de la matière du cours théorique et celle des textes complémentaires font l'objet d'une évaluation lors de l'examen (voir ci-dessous). Dans le cadre du cours magistral, le professeur expose la matière d'une manière qui se veut pédagogiquement efficace et intéressante. Les étudiants sont invités à poser des questions et à débattre, la taille de l'auditoire permettant une pédagogie interactive. Les étudiants disposent de supports écrits (documents, textes...). A noter que les notes de cours ne sont pas exhaustives. Une bonne prise de notes est fortement conseillée. Dans un cours d'analyse des théories sociologiques, il est important que les étudiant.e.s se confrontent à des textes, raison pour laquelle il est attendu que les étudiant.e.s lisent et s'approprient (en profondeur et de façon structurée) une série de ressources bibliographiques. Les textes à lire constituent un complément voire un prolongement par rapport à la matière enseignée dans le cadre du cours théorique. Il font partie de la matière d'examen Les principales clés de lecture sont fournies par le professeur. Les textes à lire sont mis à disposition des étudiants (en ligne – voir page Moodle du cours – ou via le service de vente des syllabus). |
Modes d'évaluation
des acquis des étudiants
des acquis des étudiants
Examen oral.
L'évaluation de l'UE comprend deux volets dont le poids dans la note globale est calculé de la façon suivante :
- connaissance de la matière du cours théorique : 14/20)
- connaissance des textes complémentaires (activité impliquante) : 6/20.
La méthode d'évaluation est la même lors des deux sessions d'examen (janvier et août).
La langue d'évaluation est le français.
L'utilisation d'IA génératives est interdite dans le cadre de ce cours, du moins en ce qui concerne les prestations qui donnent lieu à des évaluations.
L'évaluation de l'UE comprend deux volets dont le poids dans la note globale est calculé de la façon suivante :
- connaissance de la matière du cours théorique : 14/20)
- connaissance des textes complémentaires (activité impliquante) : 6/20.
La méthode d'évaluation est la même lors des deux sessions d'examen (janvier et août).
La langue d'évaluation est le français.
L'utilisation d'IA génératives est interdite dans le cadre de ce cours, du moins en ce qui concerne les prestations qui donnent lieu à des évaluations.
Bibliographie
Bibliographie sélective
- Jean-Michel Berthelot, L'intelligence du social. Le pluralisme explicatif en sociologie, Paris, P.U.F., 1990.
- Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Le métier de sociologue, Paris, Mouton, 1968.
- Daniel Cefaï (dir.), L'enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2003.
- Philippe Corcuff, Les nouvelles sociologies, Paris, Nathan, coll. 128, 1999 (1ère éd.).
- Jean-Pierre Durand et Robert Weil (dir.), Sociologie contemporaine, Paris, Vigot, 1989.
- Jean-Louis Fabiani, La sociologie comme elle s'écrit. De Bourdieu à Latour, Paris, EHESS, 2015.
- Anthony Giddens, Sociology, London, Polity Press, 1989.
- Johan Heilbron, Naissance de la sociologie, Marseille, Agone, 2006 (traduit du néerlandais; éd. orig. : 1990).
- Marc Joly, La révolution sociologique. De la naissance d'un régime de pensée scientifique à la crise de la philosophie (XIXe-XXe siècle), Paris, La Découverte, 2017.
- Bruno Karsenti, L'homme total. Sociologie, anthropologie et philosophie chez Marcel Mauss, Paris, P.U.F., 1997.
- Bernard Lahire, L'esprit sociologique, Paris, La Découverte, 2005.
- Michel Lallement, Histoire des idées sociologiques de Parsons aux contemporains, Paris, Armand Colin, 2007 (3ème édition).
- Cyril Lemieux (dir.), Pour les sciences sociales. 101 livres, Paris; EHESS, 2017.
- Danilo Martuccelli, Sociologies de la modernité, Paris, Gallimard, coll. Folio-essais, 1999.
- Laurent Mucchielli, La découverte du social. Naissance de la sociologie en France, Paris, La Découverte, 1998.
- Jean-Claude Passeron, Le raisonnement sociologique, Paris, Albin Michel, 2006 (nouvelle édition revue et augmentée; 1ère éd. : 1991.
- Neil J. Smelser (ed.), Handbook of Sociology, London, Sage, 1988.
- Luc Van Campenhoudt et Nicolas Marquis, Cours de sociologie, Paris, Dunod, 2014.
- Jean-Michel Berthelot, L'intelligence du social. Le pluralisme explicatif en sociologie, Paris, P.U.F., 1990.
- Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron, Le métier de sociologue, Paris, Mouton, 1968.
- Daniel Cefaï (dir.), L'enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2003.
- Philippe Corcuff, Les nouvelles sociologies, Paris, Nathan, coll. 128, 1999 (1ère éd.).
- Jean-Pierre Durand et Robert Weil (dir.), Sociologie contemporaine, Paris, Vigot, 1989.
- Jean-Louis Fabiani, La sociologie comme elle s'écrit. De Bourdieu à Latour, Paris, EHESS, 2015.
- Anthony Giddens, Sociology, London, Polity Press, 1989.
- Johan Heilbron, Naissance de la sociologie, Marseille, Agone, 2006 (traduit du néerlandais; éd. orig. : 1990).
- Marc Joly, La révolution sociologique. De la naissance d'un régime de pensée scientifique à la crise de la philosophie (XIXe-XXe siècle), Paris, La Découverte, 2017.
- Bruno Karsenti, L'homme total. Sociologie, anthropologie et philosophie chez Marcel Mauss, Paris, P.U.F., 1997.
- Bernard Lahire, L'esprit sociologique, Paris, La Découverte, 2005.
- Michel Lallement, Histoire des idées sociologiques de Parsons aux contemporains, Paris, Armand Colin, 2007 (3ème édition).
- Cyril Lemieux (dir.), Pour les sciences sociales. 101 livres, Paris; EHESS, 2017.
- Danilo Martuccelli, Sociologies de la modernité, Paris, Gallimard, coll. Folio-essais, 1999.
- Laurent Mucchielli, La découverte du social. Naissance de la sociologie en France, Paris, La Découverte, 1998.
- Jean-Claude Passeron, Le raisonnement sociologique, Paris, Albin Michel, 2006 (nouvelle édition revue et augmentée; 1ère éd. : 1991.
- Neil J. Smelser (ed.), Handbook of Sociology, London, Sage, 1988.
- Luc Van Campenhoudt et Nicolas Marquis, Cours de sociologie, Paris, Dunod, 2014.
Faculté ou entité
en charge
en charge
Programmes / formations proposant cette unité d'enseignement (UE)
Intitulé du programme
Sigle
Crédits
Prérequis
Acquis
d'apprentissage
d'apprentissage
Bachelier en sciences politiques, orientation générale (français-néerlandais-anglais)