Santé mentale, individualisme et société

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Santé mentale, individualisme et société
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5.00 crédits
30.0 h
Q1
Langue
d'enseignement
Français
Préalables

Le(s) prérequis de cette Unité d’enseignement (UE) sont précisés à la fin de cette fiche, en regard des programmes/formations qui proposent cette UE.
Acquis
d'apprentissage

A la fin de cette unité d’enseignement, l’étudiant est capable de :

L'objectif général de cet enseignement est de permettre aux étudiant.es de comprendre ce que signifie et implique le fait de vivre dans des sociétés que l’on appelle « individualistes », qui valorisent fortement l’autonomie individuelle et le pouvoir d’agir, en particulier de travailler sur soi-même. Le cours montrera que cette façon de faire société en tant qu’ensemble d’individus a de nombreuses conséquences sur notre vie quotidienne, parmi lesquelles une préoccupation essentielle pour le bien-être et la santé mentale. Le cours prendra comme analyseurs des tensions et des conséquences de l’individualisme différents domaines qui  touchent à l’intervention sur autrui, lorsqu’il s’agit de rendre quelqu’un (un enfant, une personne en situation de handicap, une personne souffrant de troubles mentaux, une personne qui veut améliorer son « potentiel de compétivitité » ou son « bien-être », etc.) qu’il s’agit de rendre plus autonome.  Dans chacun de ces domaines (voir infra), on verra que cette promotion et cette fabrique de l’autonomie sont des faits sociaux totaux qui engagent non seulement des dimensions sociales (mutations des rapports sociaux dans les soins, l’enseignement, la parentalité, etc.)), mais aussi politiques (transformations des rapports de pouvoir, changement de rôle des institutions, politiques publiques de responsabilisation des individus, etc.) et médiatiques (nouveaux discours et nouvelles formes de légitimité, controverses, publicisation et privatisation des enjeux, etc.).
 Les objectifs particuliers de ce cours sont les suivants :
  1. Comprendre ce qu’on entend par sociétés individualistes et pourquoi les notions d’autonomie individuelle, de potentiel caché ou d’intériorité doivent y être considérées à la fois comme des normes (qui nous tiennent), des valeurs (auxquelles on tient), des pratiques (qui nous permettent de vivre), et des formes de distinctions (qui nous situent par rapport à autrui)
  2. Comprendre la place qu’occupe aujourd’hui la santé mentale (et plus généralement la psychologie) dans nos grilles de lecture du monde, ainsi que les conséquences que cela emporte
  3. Comprendre les tensions qui existent aujourd’hui dans ce qu’on peut appeler les « formes d’intervention sur autrui », qui visent à rendre une personne (plus) autonome : non seulement le soin (et en particulier le soin de santé mentale), mais aussi la parentalité, l’éducation, le travail social,..., où apparaissent des nouvelles politiques et des nouveaux métiers (coach, pair-expert, accompagnant.e,, etc.).
  4. Cerner et pouvoir discuter de l’intérêt d’une approche de sciences sociales sur ces sujets souvent perçus comme relevant d’autres disciplines (psychologie, neurosciences, éducation,…)
 
Faculté ou entité
en charge


Programmes / formations proposant cette unité d'enseignement (UE)

Intitulé du programme
Sigle
Crédits
Prérequis
Acquis
d'apprentissage
Bachelier en information et communication

Bachelier en information et communication (français-anglais)

Bachelier en information et communication (français-néerlandais-anglais)

Bachelier en sociologie et anthropologie

Bachelier en sociologie et anthropologie (français-anglais)

Bachelier en sociologie et anthropologie (français-néerlandais-anglais)

Bachelier en sciences politiques, orientation générale

Bachelier en sciences politiques, orientation générale (français-anglais)

Bachelier en sciences politiques, orientation générale (français-néerlandais-anglais)