Enseignants
Byl Cédric (supplée Laugrand Frédéric); Laugrand Frédéric;
Langue
d'enseignement
d'enseignement
Français
Préalables
Cours complémentaire à LANTR 2010
Thèmes abordés
A l’heure de la vaste crise écologique qui secoue la planète, l’anthropologie de « la nature » est un domaine essentiel du savoir des sciences humaines et sociales. Le cours a pour objectif de former les étudiants à saisir différentes cosmologies de la planète qui ne s’accordent pas toutes à faire exister ce que le naturalisme nomme « la nature ». Le cours s’attardera ainsi à présenter différentes manières d’entretenir des rapports avec des non-humains (animaux, plantes, minéraux, esprits, etc.) et à faire et composer des mondes
Acquis
d'apprentissage
d'apprentissage
A la fin de cette unité d’enseignement, l’étudiant est capable de : | |
| 1 | Au terme du cours, l'étudiant aura intégré les grandes théories en anthropologie de la nature. L'étudiant aura lu au moins 3 articles ou monographies de ce courant thématique. |
Contenu
A l’heure de la catastrophe écologique qui secoue la planète et des narratifs du « chaos-monde » (Glissant), de l’anthropocène (Crutzen), du capitalocène (Bonneuil et Fressoz) du Chthulucène (Haraway) ou du pathocène (Bertholeyns) pour ne prendre que les principaux, l’anthropologie de « la nature » est devenu un domaine essentiel du savoirs des sciences humaines et sociales. Dans Proliférations (2022 : 68) et dans son ouvrage Notre nouvelle terre (2024), Anna Tsing y voit justement « une époque faite pour l’anthropologie » : féralité, hybridations, multiplication des non-humains, etc. Le théâtre des « ruines du capitalisme » est florissant, d'autant plus que chaque espèce s'appréhende comme un holobionte (Tsing 2025: 222). Cette « nouvelle nature » sème le trouble. Le cours a pour objectif d’expliquer ces affirmations, de saisir comment il faut à la fois une multitude de modes de connaissances (« une épistémologie à patchs »), penser à partir de lieux précis et d’observations relationnelles, et se doter d’esprit critique pour avancer. Se défaire des récits hégémoniques, articuler les savoirs locaux, autochtones et scientifiques, construire et déconstruire. Le cours permet de saisir comment, au-delà des concepts malheureux « d’environnement » ou de « transition écologique » qui appauvrissent le débat et nourrissent l’éco-anxiété, la dystopie ou encore des utopies, l’anthropologie dispose d’autres outils conceptuels plus ad hoc en ce qu’ils permettent de vivre avec l’hétérogénéité et la multiplicité des usages et des conceptions. Il s’agit, par exemple, de mobiliser la notion de « milieu » introduite par Von Üexkull et développée par Augustin Berque, pour comprendre comment les cosmologies de la planète qui ne s’accordent pas toutes à faire exister ce que le naturalisme nomme « la nature » ont la capacité à nous faire imaginer, comme l’art, des pistes inédites. Le cours s’attardera à présenter différentes manières d’entretenir des rapports avec des non-humains. A travers des études ethnographiques et des textes fondateurs, il examinera de façon critique plusieurs perspectives et concepts clés.
Le cours se structure autour de sept thématiques complémentaires:
1) Introduction : d’où vient l’idée de « nature » et celle de « nouvelle nature »?
2) Milieux, écologie et ontologies: la prolifération des non-humains
3) Les tournants animal-végétal et minéral et l’approche inter ou multispécifique
4) Savoirs indigènes, savoirs locaux, étho-ethnologie et diplomatie
5) Des virus, des épidémies, des humains et la santé planétaire: éloge de la diversité bioculturelle
6) Récits de l'anthropocène, « catastrophes », recomposition des mondes et "changements transformateurs"
7) Exposés des dossiers
Le cours se structure autour de sept thématiques complémentaires:
1) Introduction : d’où vient l’idée de « nature » et celle de « nouvelle nature »?
2) Milieux, écologie et ontologies: la prolifération des non-humains
3) Les tournants animal-végétal et minéral et l’approche inter ou multispécifique
4) Savoirs indigènes, savoirs locaux, étho-ethnologie et diplomatie
5) Des virus, des épidémies, des humains et la santé planétaire: éloge de la diversité bioculturelle
6) Récits de l'anthropocène, « catastrophes », recomposition des mondes et "changements transformateurs"
7) Exposés des dossiers
Méthodes d'enseignement
Cours de type séminaire (discussions autour de textes)
Exposés magistraux du professeur et de chercheur-es invité-es
Exposés des étudiants
Il est proposé de faire des séances doubles ce qui diminuera le nombre de cours.
Exposés magistraux du professeur et de chercheur-es invité-es
Exposés des étudiants
Il est proposé de faire des séances doubles ce qui diminuera le nombre de cours.
Modes d'évaluation
des acquis des étudiants
des acquis des étudiants
Evaluation continue. Pas d'examen en fin d'année.
Méthode d’enseignement
Le cours exige une quantité importante de lectures (y compris en anglais) et la réalisation d’un travail empirique qui sera brièvement exposé en classe. La 1ère séance présentera le contenu du cours et les travaux à faire. Les séances suivantes combineront exposés du professeur, d’invité-es et des discussions autour des textes à lire (format séminaire).
Mode d’évaluation des acquis
A chaque séance, l’étudiant aura la responsabilité de lire les lectures obligatoires. Il est attendu que les textes suscitent débats et discussions.
Une activité sera évaluée :
Présentation écrite (dix pages max au total) d’un dossier sur un sujet au choix touchant à des questions d’anthropologie de « la nature » et ancré dans un lieu précis. Il implique la réalisation d’une entrevue qui sera retranscrite, et une réflexion critique sur une notion afférente au sujet. Le sujet sera déterminé avec l’accord du professeur. En se basant sur le Guide de terrain de l’Anthropocène et le Feral atlas (Tsing 2025), il est également possible de constituer un dossier sur une question précise et d’en faire le commentaire et la critique. Cet exercice comptera pour 100% de la note finale. Il sera à remettre le 12 novembre et sera exposé oralement en 5 min maximum. Seul l’exposé oral sera noté. Les critères d’évaluation sont : la capacité de synthèse, l’organisation et la clarté des idées, la richesse du corpus à l’étude, la critique des sources et la qualité de l’écriture. Le travail en binôme est possible sauf pour la session de reprise en août. Il est attendu des étudiants-es qu’ils et elles participent au cours, toute absence devant être justifiée ou pénalisée. L’IA est autorisée pour la recherche à condition d’indiquer très précisément son rôle, le cas contraire se traduira par une pénalité. L’écriture doit être celle de l’auteur-e. Ces travaux seront à remettre sous format de fichiers électroniques.
Méthode d’enseignement
Le cours exige une quantité importante de lectures (y compris en anglais) et la réalisation d’un travail empirique qui sera brièvement exposé en classe. La 1ère séance présentera le contenu du cours et les travaux à faire. Les séances suivantes combineront exposés du professeur, d’invité-es et des discussions autour des textes à lire (format séminaire).
Mode d’évaluation des acquis
A chaque séance, l’étudiant aura la responsabilité de lire les lectures obligatoires. Il est attendu que les textes suscitent débats et discussions.
Une activité sera évaluée :
Présentation écrite (dix pages max au total) d’un dossier sur un sujet au choix touchant à des questions d’anthropologie de « la nature » et ancré dans un lieu précis. Il implique la réalisation d’une entrevue qui sera retranscrite, et une réflexion critique sur une notion afférente au sujet. Le sujet sera déterminé avec l’accord du professeur. En se basant sur le Guide de terrain de l’Anthropocène et le Feral atlas (Tsing 2025), il est également possible de constituer un dossier sur une question précise et d’en faire le commentaire et la critique. Cet exercice comptera pour 100% de la note finale. Il sera à remettre le 12 novembre et sera exposé oralement en 5 min maximum. Seul l’exposé oral sera noté. Les critères d’évaluation sont : la capacité de synthèse, l’organisation et la clarté des idées, la richesse du corpus à l’étude, la critique des sources et la qualité de l’écriture. Le travail en binôme est possible sauf pour la session de reprise en août. Il est attendu des étudiants-es qu’ils et elles participent au cours, toute absence devant être justifiée ou pénalisée. L’IA est autorisée pour la recherche à condition d’indiquer très précisément son rôle, le cas contraire se traduira par une pénalité. L’écriture doit être celle de l’auteur-e. Ces travaux seront à remettre sous format de fichiers électroniques.
Autres infos
Veuillez noter qu'il s'agit d'un séminaire de 15h et que le premier cours aura lieu le 24 septembre 2026
| Séances | Thèmes et lectures associées |
| 1 et 2. Je 24-09 (séance double) | Introduction : Adieu l’« environnement », d’où vient l’idée de « nature » et de « nouvelle nature »? Invité : Cédric Byl sur toponymie-ontologie végétale Marche en forêt |
| 3 et 4. Je 01-10 (séance double) | Milieux, écologie et ontologies |
| 5. Je 08-10 | Savoirs indigènes/locaux, étho-ethnologie, diplomatie et cosmologies |
| 6 Je 15-10 | Les tournants animal-végétal et minéral et l’approche inter ou multispécifique |
| Du 15 octobre au 12 novembre = entretien/observation et écriture | |
| 7. Je 12-11 | Santé planétaire, virus et pandémies Exposé : Des virus, des épidémies et des hommes. Le cas de l’anthropologie des chauves-souris au temps de la Covid-19 Exposés et retour |
| 8. Je 19-11 | Anthropocène, « catastrophes », recomposition (et non transition) des mondes et « changements transformateurs » Exposés et retour |
Ressources
en ligne
en ligne
www.feralatlas.org
https://batsaustronesia.com/
https://batsaustronesia.com/
Bibliographie
Une bibliographie sera accessible dans Moodle
Faculté ou entité
en charge
en charge