Quand les Facultés se retrouvent et recréent du lien
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Le 27 mai, pour la première fois depuis la scission universitaire, près de 200 membres des Facultés de droit et de criminologie de la KU Leuven, Saint-Louis Bruxelles et de l’UCLouvain se sont réunis à Louvain-la-Neuve. Une journée placée sous le signe des échanges scientifiques, du dialogue et d’une mémoire commune, dans une ambiance résolument tournée vers l’avenir. Retour sur ce moment fort en compagnie du Pr Edoardo Traversa, doyen de la Faculté de droit et de criminologie de l'UCLouvain, l’un des animateurs de la journée, avec le Pr Wouter Devroe, doyen de la Faculté de droit et criminologie de la KULeuven, la Pre Sylvie Sarolea, présidente JURI et Joelle Cap, directrice administrative de la faculté ainsi que le Pr Nicolas Bernard, doyen de la Faculté de droit de Saint-Louis Bruxelles.
Que représente pour vous cette rencontre, au regard de l’histoire partagée entre les deux facultés ?
Edoardo Traversa : Nous avons tous et toutes, membres du personnel académique, scientifique et administratif des trois facultés (Louvain-la-Neuve, Leuven et Saint-Louis Bruxelles) eu la sensation de vivre un moment spécial, empreint de respect mutuel, de convivialité et d’attachement aux mêmes valeurs universitaires. Que nous nous retrouvions comme Facultés de droit de l’université de Louvain, après 600 ans d’histoire parfois tourmentée, est un signe d’espoir fort, spécialement aujourd’hui où certains évènements tragiques, au Moyen-Orient, en Afrique, aux Etats-Unis et même à nos portes, nous font parfois douter de notre capacité de résilience.
Comment percevez-vous l’évolution des relations depuis la séparation des facultés ?
E.T. :Vu le contexte de la séparation, il aurait été difficile d’imaginer que ces relations aient encore pu empirer ! Plus sérieusement, le plus grand risque était de tomber dans une coexistence indifférente, où les liens se seraient distendus à tel point que nous aurions perdu la richesse de notre patrimoine commun.
Aujourd’hui, les collaborations entre l’UCLouvain et la KULeuven dans le domaine du droit et de la criminologie sont multiples et vivantes : échanges d’étudiant·es et d’enseignant·es, cotutelles doctorales, rencontres entre groupes de recherche, mise en commun des réseaux, participations conjointes à des missions d’expertise pour les pouvoirs publics, et même une codiplomation à partir de la rentrée prochaine.
Voyez-vous cette rencontre comme un simple geste symbolique ou comme un point de départ pour renforcer les liens entre les deux entités ?
E.T. : Cette journée, avec l'ensemble des autres initiatives mises en place par nos Facultés dans le cadre du 600ème, s’inscrit clairement dans une perspective d’avenir. Les symboles sont très importants ; ils nous aident à construire notre perception du monde et annoncent de nouvelles réalités. Très concrètement, il faut se rendre compte que pour collègues de Leuven, spécialement les plus jeunes, c’était la première fois qu'ils·elles venaient à Louvain-la-Neuve ! Nous avons donc tenu à leur montrer par différentes activités le passé et le présent de la ville de Louvain-la-Neuve et du bâtiment Collège Thomas More. L’architecture et le droit structurent tous deux nos vies et nos représentations.
Cette rencontre signe-t-elle le début d’un "nouvel esprit de Louvain" au service de l’enseignement et de la recherche en droit et criminologie en Belgique ?
E.T. : Durant la journée, nous avons aussi organisé des rencontres entre équipes de recherche et sur des thématiques transversales comme la pédagogie, l’internationalisation, le développement durable et l’engagement, ainsi que la formation et la communication scientifique. Nous nous sommes découvert une grande proximité, mais aussi des différences d’approches enrichissantes. Rendez-vous est déjà pris en mai 2026 à Leuven pour poursuivre l’aventure ! Nous sommes impatients de continuer à écrire cette histoire commune.
Cette rencontre était aussi une première pour les membres de la Faculté de droit de Saint-Louis Bruxelles. La fusion entre Saint-Louis Bruxelles et l’UCLouvain, au-delà des aspects administratifs, ouvre-t-elle de réelles perspectives scientifiques ? Quels messages passer aux jeunes scientifiques dans ce contexte ? Le Pr Nicolas Bernard, doyen de cette faculté, un des co-organisateurs de cette rencontre inter-universitaire, nous fait part de sa vision, celle d'une recherche qui gagne à sortir de sa tour d'ivoire. |
C'est autour de moments d’échange scientifique, d’ateliers thématiques (innovation pédagogique, internationalisation, développement durable) que les chercheuses, chercheurs, enseignant·es et membres du personnel administratif des trois institutions ont pu faire connaissance et échanger ce 27 mai. Ils·elles y ont partagé bien plus que des idées : une vision commune de l’université et de sa mission. L’après-midi a offert un regard original sur la ville et son histoire, suivie par des activités ludiques en petits groupes, telles que visites du musée Hergé et musée L, balades nature et découverte et une jam session musicale improvisée.
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