Des modèles qui ouvrent des portes
cio |
Pourquoi les filles sont-elles encore largement sous-représentées dans les filières scientifiques ? Pourquoi tant de jeunes LGBTQ+ hésitent à rejoindre des entreprises où personne ne leur ressemble aux postes à responsabilité ?
Ce n’est pas une question de talent ou de motivation. C’est une question de représentations.
Nous avons toutes et tous grandi en absorbant des messages implicites : « Les scientifiques sont des hommes brillants et solitaires », « les filles sont meilleures en lettres qu’en maths », « les carrières techniques sont peu “humaines” ». Ces stéréotypes agissent comme des filtres invisibles, qui influencent les choix scolaires et professionnels sans qu’on en ait toujours conscience.
> Une élève passionnée par la robotique peut, par exemple, renoncer à une option informatique si elle se retrouve seule fille dans la classe et qu’elle n’a jamais vu de femme ingénieure autour d’elle.
> Une personne s’identifiant comme LGBTQ+ peut écarter une école prestigieuse s’il ne voit aucune personne comme lui dans les modèles mis en avant par l’établissement.
Pour les professionnel·le·s de l’orientation, comprendre ce mécanisme est essentiel. Ce n’est pas un « manque d’intérêt naturel » pour certaines voies, mais un processus social qui limite les possibles et façonne les trajectoires.
En résumé, les modèles de rôle ne sont pas de simples symboles, mais de véritables leviers de transformation des représentations et des choix. En choisissant soigneusement des figures crédibles, accessibles, diversifiées et identifiables, nous pouvons ouvrir le champ des possibles et aider chaque jeune à se projeter dans un avenir qui lui ressemble.