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Taxes, subsides et plastiques : quand la fiscalité façonne l’économie circulaire en Europe

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11 February 2026 , modifié le 17 February 2026

Le 30 janvier dernier, Gregory De Boe (LSM/LouRIM) a brillamment défendu sa thèse intitulée « Comment les politiques fiscales façonnent les comportements des entreprises en faveur d'une économie circulaire pour les emballages plastiques en Europe » et a obtenu le titre de Docteur en sciences économiques et de gestion. Il a mené ce travail sous la direction des Profs Marie Lamensch et Valérie Swaen.

À travers l’étude des taxes et subsides appliqués aux emballages plastiques en Europe, il explore comment les pouvoirs publics peuvent influencer les pratiques des entreprises et encourager des modèles circulaires. Retour sur son parcours de doctorat, ses défis et ses perspectives.

Pourquoi avoir choisi ce sujet de thèse ?

Face aux alertes scientifiques répétées sur l’insoutenabilité de nos modes de consommation et de production, les changements restent encore trop limités. Pour le chercheur, il est essentiel de dépasser l’idée selon laquelle la responsabilité d’une consommation plus vertueuse reposerait uniquement sur le consommateur final.

Il souligne que cette vision relève en partie du mythe et permet parfois à certains industriels de maintenir un modèle économique inchangé. C’est dans ce contexte qu’il a souhaité interroger le rôle des politiques publiques fiscales et leur capacité à influencer l’ensemble de la chaîne de valeur.

Son travail s’inscrit dans un cadre européen, l’Union européenne jouant un rôle central dans la régulation des emballages et du plastique. Il s’est particulièrement intéressé aux taxes nationales sur les emballages plastiques et à leur influence sur les pratiques dites circulaires : réduction des déchets à la source, réutilisation et recyclage.

Quel a été le principal défi du doctorat ?

« Même entouré de promotrices disponibles et de très bon conseil, un doctorat reste une aventure largement solitaire, parfois pesante, voire stressante. Entre les échéances liées aux conférences, le processus exigeant de publication scientifique et la conciliation avec un rôle d’assistant chargé d’enseignement, l’équilibre s’avère délicat. » souligne-t-il.

Malgré cela, cette expérience fut aussi particulièrement riche en rencontres. Grâce à son doctorat, Gregory a pu construire un réseau de recherche international, notamment en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en Finlande.

En une phrase, que retiens-tu de ces années de recherche ?

« Avant tout, l’importance des échanges intellectuels. Confronter les idées, lors des conférences comme ailleurs, est essentiel pour faire avancer la science. » confie-t-il.

Il retient également la satisfaction de travailler sur des problématiques complexes mais très concrètes, où la recherche peut éclairer les choix des décideurs publics, des entreprises et de la société civile.

Quelle est la prochaine étape après la soutenance ?

À court terme, Gregory poursuit son rôle d’assistant d’enseignement jusqu’à la mi-septembre. Ensuite, il souhaite développer une carrière combinant recherche et enseignement, avec une conviction forte : mobiliser ses travaux pour nourrir et inspirer ses étudiants.

Il poursuit : « Mon objectif est donc de poursuivre une carrière académique, avec l’enseignement comme pilier central. Au fil des conférences et de mon séjour de recherche, j’ai rencontré de nombreux chercheurs inspirants avec lesquels j’aimerais collaborer. Je souhaite développer plusieurs projets de recherche autour de l’économie circulaire, des politiques publiques, des processus de décision politique et des plastiques. » Un champ en pleine évolution législative, encore relativement peu exploré par la recherche, malgré les enjeux environnementaux et sanitaires majeurs qu’il soulève.

Il espère idéalement poursuivre ces objectifs à l’Institut Catholique des Hautes Études Commerciales (ICHEC), où il enseigne déjà depuis trois ans en soirée.

Nous lui adressons toutes nos félicitations pour la qualité de ce travail doctoral et lui souhaitons plein succès dans la poursuite de ses recherches et projets à venir.