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Les étudiant·es de LLN et le théâtre : une longue histoire d’amour

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1 February 2026 , modifié le 24 August 2026

Les étudiant·es sont au cœur de la vie culturelle de l’UCLouvain. Réunis au sein de kots à projets, ils imaginent chaque année une foule d’initiatives. Parmi ces collectifs, deux sont dédiés au théâtre : le Lever du Rideau et le Théâtre Universitaire de Louvain. Deux approches différentes mais une même envie : faire vivre la culture au cœur de Louvain-la-Neuve. Nous avons rencontré Achille d’Huart, membre du LDR et Charlotte Kruk, membre du TUL. 

Propos recueillis par Méline Warzée

Bonjour Achille, peux-tu nous présenter le LDR en quelques mots ?

Achille d’Huart : Le LDR, c’est un kot à projet composé de 15 personnes : 9 internes qui vivent ensemble et 6 externes. Notre objectif est de promouvoir les arts de la scène à Louvain-la-Neuve. Le LDR existe depuis 1989 et, dès le départ, l’idée était de rendre l’accès à la culture plus simple pour les étudiant·es. On essaye de casser les clichés autour du théâtre : qu’on va s’ennuyer, que c’est trop cher, ou que ce n’est pas fait pour les jeunes. On veut donner envie aux étudiant·es en leur proposant des spectacles qui leur parlent, à un prix abordable.

Quel est ton rôle au sein du LDR ?

Achille d’Huart : Chacun a un rôle bien défini : il y a un président, un trésorier, une équipe qui gère les contacts avec les artistes, une autre chargée de la programmation des sorties théâtrales, une équipe plus administrative… Moi, je fais partie de l’équipe qui s’occupe de tout ce qui relève de la communication.

Quels événements proposez-vous tout au long de l’année ?

Achille d’Huart : Notre premier grand événement de l’année, c’est les 1001 Scènes. On propose un spectacle différent chaque année, selon nos envies. Cette année, le public a pu assister à un show d’hypnose. C’est une discipline à laquelle le public est rarement confronté donc nous trouvions ça chouette de la mettre en avant.

On organise également le festival Mozaïk, une fois par quadrimestre. Il dure deux jours et comprend chaque fois une pièce de théâtre ainsi qu’un second événement : magie, hypnose ou stand-up. Le stand-up revient souvent parce qu’on voit qu’il recueille un certain succès auprès des étudiant·es.

Enfin, on termine chaque quadrimestre avec le Kot Comedy Tour. C’est notre plus gros événement : on accueille environ 400 personnes et on propose un line-up de six humoristes, en collaboration avec What the Fun, une plateforme investie dans le développement de l’humour en Belgique.

Quelle est la spécificité de votre projet ? En quoi se distingue-t-il d’autres KAP orientés vers les arts de la scène ?

Achille d’Huart : Nous nous concentrons vraiment sur le théâtre professionnel, ce qui nous distingue assez clairement du TUL par exemple (voir ci-joint). À la base, nous ne faisons que du théâtre, mais comme le stand-up fonctionne très bien, nous nous sommes un peu approprié ce format. Aujourd’hui, c’est un genre qui occupe une place importante dans notre programmation. Il n’y a pas d’autre endroit à Louvain-la-Neuve où on peut voir du stand-up professionnel de cette qualité-là, pour un prix aussi accessible.

Qu’est-ce qui te passionne dans le théâtre ? Comment t’est venue cette envie de rentrer dans un KAP consacré au théâtre ?

Achille d’Huart : Au Lever du Rideau, nous sommes tous clients de théâtre, de stand-up… C’est vraiment ce qui nous rassemble. De mon côté, j’avais envie de m’investir dans ce projet pour découvrir l’envers du décor. Voir les coulisses et faire partie de l’organisation, c’est vraiment quelque chose qui me plaît. C’est aussi très enrichissant de pouvoir échanger avec les artistes et débriefer avec les comédiens après les représentations.

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Bonjour Charlotte, peux-tu nous raconter un peu l’histoire du Théâtre Universitaire de Louvain ?

Charlotte Kruk : Le TUL naît à Leuven en 1961 sous l’impulsion d’Armand Delcampe, acteur et metteur en scène, qui fondera quelques années plus tard l’Atelier Théâtre Jean Vilar. L’ASBL survit à la séparation des campus, change de structure et d’équipes à plusieurs reprises et finit par devenir un kot à projet. La programmation a beaucoup évolué au fil des années : on est passé de pièces classiques à des créations originales. En 2001, le TUL inaugure la première édition du festival Universatil.

L’année passée, pour célébrer le 25e anniversaire du festival, nous avons même produit notre première comédie musicale : Chicago. Avec 25 comédiens, un orchestre live de 16 musiciens et 3 représentations à l’Aula Magna, il s’agit de notre projet le plus ambitieux à ce jour !

Quels événements proposez-vous ?

Charlotte Kruk : Notre plus gros événement est le festival Universatil, qui se déroule pendant les trois premières semaines de février. Le public peut y découvrir les trois pièces que nous produisons ainsi que deux pièces invitées. On propose également des cartes blanches avant les représentations, ainsi que des soirées spéciales après les pièces : concerts, matchs d’impro, workshops, DJ sets…

Nous organisons également le Seul en scène, un concours de déclamation avec un jury et des prix. Nous avons également un événement en avril/mai. L’année passée, c’était Chicago. Cette année, ce sera quelque chose de différent.

Comment se prépare et s’organise un tel festival ? Quels sont les rôles respectifs des membres du KAP ?

Charlotte Kruk : La construction du festival commence par le choix des pièces. Au début de l’année, un appel à projet est lancé afin de trouver des textes, ainsi que des metteurs en scène pour les produire. Une fois les projets choisis, on organise des auditions pour former les différentes troupes, qui répètent ensuite chaque semaine jusqu’en février.

Pendant ce temps-là, l’équipe du TUL s’occupe de toute la partie organisationnelle : la logistique, la technique, le bar, la communication, l’organisation des cartes blanches et soirées spéciales, le site web, la billetterie, l’administratif et la gestion des comptes. Chacun a un rôle bien défini et nous nous regroupons en équipes. L’équipe événement, l’équipe communication et l’équipe team building. Personnellement, je suis responsable presse.

Après les trois semaines de festival, ce n’est pas fini ! Nos pièces sont inscrites à divers tournois et concours et plusieurs d’entre elles ont l’occasion d’être rejouées dans d’autres contextes. L’année passée, par exemple, les trois troupes sont parties à Albi, dans le sud de la France. La pièce Mercutio a également été programmée au festival Bruxellons.

Quelle est la spécificité de votre projet par rapport à celui du Lever du Rideau ?

Charlotte Kruk : Le TUL promeut le théâtre amateur et les arts de la scène. L’un de nos objectifs est d’offrir aux étudiant·es l’opportunité de découvrir différents rôles : comédien·ne, auteur·rice, metteur·euse en scène, ingénieur·e son, éclairagiste… en entrant dans une des troupes que nous constituons en vue du festival Universatil. Les arts de la scène sont également mis à l’honneur à travers les cartes blanches et soirées spéciales du festival, ainsi que lors de nos autres événements. Nous accueillons notamment des groupes de musique émergents, de jeunes DJs, des danseur·euses ou encore des étudiant·es de l’IAD.

Contrairement à d’autres KAP, nous offrons aux amateurs une véritable expérience de la scène.

À titre personnel, qu’est-ce qui te passionne dans le théâtre ? Pourquoi rejoindre le TUL ?

Charlotte Kruk : Ce qui me passionne dans le théâtre, c’est la manière dont les émotions se transmettent. C’est complètement différent du cinéma, de la musique ou d’autres arts. J’ai découvert le TUL à la Foire des KAPS. Le projet m’a directement plu et voilà !