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Docteure, et après ? Rencontre avec Sélénia Anastasia

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21 September 2026 , modifié le 22 September 2026

Le 26 août dernier, Sélénia Anastasia (LSM/LouRIM) a franchi une étape importante de son parcours en défendant sa thèse consacrée à l’éducation à l’entrepreneuriat durable chez les enfants, réalisée sous la direction de la Prof. Amélie Jacquemin (LSM/LouRIM). Désormais docteure en sciences de gestion, elle revient sur son sujet de recherche, les défis rencontrés durant son doctorat et ses projets pour la suite.

Quel était votre sujet de thèse ?

Ma thèse porte sur l’éducation à l’entrepreneuriat durable chez les enfants. Je me suis intéressée à des élèves de 10 à 12 ans qui développent, dans le cadre scolaire, des projets à vocation sociale ou environnementale, comme des actions de nettoyage de leur quartier.

L’objectif était d’étudier à la fois les pratiques éducatives mises en place autour de ces projets et les valeurs que les enfants mobilisent lorsqu’ils passent à l’action.

Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

La littérature aborde souvent l’éducation à l’entrepreneuriat sous l’angle des compétences qu’elle permet de développer pour la future vie professionnelle. J’avais envie de l’étudier autrement, notamment à travers les pratiques et les valeurs.

Le choix de travailler avec des enfants du primaire est aussi très personnel. Je trouve particulièrement intéressant de voir comment, dès le plus jeune âge, on peut les sensibiliser à la société, au monde qui les entoure et à l’importance d’en prendre soin.

Quel a été le principal défi de votre doctorat ?

Il y en a eu deux ! D’abord, découvrir le métier de chercheuse et tous ses codes : présenter ses recherches, rédiger des articles scientifiques, comprendre les attentes des revues… C’était un univers complètement nouveau pour moi.

Le deuxième défi a été plus personnel : apprendre à croire en mes compétences malgré les remises en question. La recherche est faite de réussites, mais aussi de critiques et de moments de doute. J’ai notamment dû composer avec le syndrome de l’imposteur et apprendre progressivement à le dépasser.

En une phrase, que retenez-vous de ces années de recherche ?

Elles m’ont permis de grandir, de me passionner pour un sujet et surtout de donner du sens à ma carrière professionnelle, en travaillant sur quelque chose qui correspond à ce que j’ai envie d’apporter à la société.

Quelle est la prochaine étape après la soutenance ?

J’aimerais poursuivre mes recherches et les publier afin de continuer à construire mon parcours académique. Je souhaite également développer des collaborations avec l’ASBL LJE|Les Jeunes Entreprises , qui m’a permis de rencontrer les classes suivies durant ma thèse. Mes résultats leur ont apporté de nouvelles pistes et l’idée est désormais de contribuer au développement d’outils concrets.

Enfin, après avoir également été assistante d’enseignement pendant mon doctorat, j’aimerais continuer à enseigner.

 

Une page se tourne donc pour Sélénia, tandis qu’une nouvelle s’ouvre déjà. Nous la félicitons pour l’aboutissement de son doctorat et lui souhaitons beaucoup de réussite dans la suite de son parcours professionnel !