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Première : chimio et vaccin thérapeutique, un combo gagnant improbable !

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19 October 2026

 

En bref :

  • C’est une première : une équipe de scientifiques de l’UCLouvain et de l’Université d’Oxford a découvert un mécanisme permettant à la chimiothérapie de renforcer l’effet d’un vaccin thérapeutique contre le cancer
  • Publiés dans la prestigieuse revue Cancer Cell, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour améliorer l’efficacité des vaccins thérapeutiques anticancéreux et des immunothérapies

Contact presse : 
Benoît Van den Eynde, professeur à l’Institut de Duve de l’UCLouvain : gsm sur demande

C’est une première : une équipe de scientifiques de l’Institut de Duve de l’UCLouvain et de l’Université d’Oxford a découvert un mécanisme permettant à la chimiothérapie de renforcer l’effet d’un vaccin thérapeutique contre le cancer.

Pour rappel, l’immunothérapie stimule les défenses naturelles du corps pour l’aider à éliminer les cellules cancéreuses. Elle fonctionne très bien pour 30 à 40 % des personnes atteintes de cancer qui présentent des lymphocytes anticancéreux. Pour les personnes chez qui ces lymphocytes font défaut, la vaccination thérapeutique, via l’injection d’antigènes tumoraux, permet d’en réveiller la production.

« Un des challenges importants dans cette approche est quand les patient∙es reçoivent également une chimiothérapie, car elle vise les cellules qui se divisent rapidement, qu’il s’agisse de cellules cancéreuses ou de cellules saines », explique Benoît Van den Eynde, directeur de l’Institut de Duve de l’UCLouvain. Une action qui devrait normalement annuler l’effet de la vaccination thérapeutique en entraînant l’élimination des lymphocytes anticancéreux « boostés » par cette dernière.

« Mais l’étude UCLouvain montre, au contraire, que si on choisit bien la chimiothérapie et le timing de son administration par rapport à la vaccination, elle vient renforcer la réponse de l’organisme au vaccin ! », révèle le spécialiste en immunologie à l’UCLouvain. Le calendrier d’administration des traitements joue donc un rôle déterminant. Les scientifiques ont observé que l’effet bénéfique était présent lorsque la chimiothérapie et le vaccin étaient administrés le même jour, mais disparaissait lorsque les traitements étaient espacés de plusieurs jours. Ces résultats obtenus par les équipes de recherche de Benoît Van den Eynde à l’Université d’Oxford et de l’UCLouvain sont publiés dans la prestigieuse revue Cancer Cell.

« Nos résultats montrent qu'il serait possible d'améliorer l'efficacité de certaines immunothérapies simplement en optimisant le moment où elles sont administrées par rapport à la chimiothérapie », souligne Benoît Van den Eynde. « Ils ouvrent la voie à de nouvelles stratégies combinant chimiothérapie, vaccination thérapeutique et immunothérapie anti-PD-1. »

Ces recherches précliniques ont été effectuées au laboratoire d’Oxford du Professeur Van den Eynde avec des vaccins basés sur des vecteurs viraux, une technologie utilisée notamment pour les vaccins contre le Covid, mis au point grâce aux antigènes tumoraux identifiés à l’UCLouvain. Si ces résultats doivent encore être confirmés dans des essais cliniques, ils suggèrent qu'une meilleure synchronisation de traitements déjà disponibles ou en cours de développement pourrait constituer un levier important pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes de cancer.

Cette étude a été soutenue par le Ludwig Institute for Cancer Research dont Benoît Van den Eynde est membre.