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Orient-Express : Trois valeurs de l’expériences

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cio
22 May 2025, modifié le 28 May 2025

Trois valeurs de l’expériences

 

Point de départ d’une réflexion sur soi

Au travers de son histoire personnelle et des expériences vécues, le jeune prend conscience de qui il est dans les différents champs de son existence : milieu familial, scolaire, associatif, ... Cette vision expérientielle de l’orientation a fait évoluer les pratiques d’orientation vers des méthodes plus narratives. 

Se raconter au travers des expériences vécues permet d’accéder à une conscience de soi plus fine et plus large, mais aussi de développer de la confiance en soi et un sentiment d’efficacité personnelle, via les ressources identifiées. Cela permet d’élaborer des scénarios d’orientation possibles à partir de motivations internes plus fortes.

Validation de l’image de soi

En vivant de nouvelles expériences, le jeune met à l’épreuve de la réalité cette vision qu’il a construite de lui-même. Les démarches entreprises, les réussites personnelles, les confrontations au regard des autres lui apportent une confirmation ou non de son image, un éclairage sur des angles encore inconnus de lui-même. L’expérience est globale, outre les connaissances, les compétences qu’il est capable de mobiliser, elle permet d’accéder à ses qualités, ses ressentis, ses appréhensions, ses capacités de résilience .

Remise en question de ses représentations sur les formations et les professions

Partir à la découverte de métiers et d’environnements professionnels permet de construire une représentation plus complexe et de ne pas se baser que sur sa seule vision imaginaire ou sur la seule vision des autres. 

Partir de ses propres observations et de ses propres ressentis, à partir des informations que l’on récolte par soi-même, c’est aussi cela le constructivisme.

Tous les jeunes ne sont pas égaux devant cette question de l’expérience. Certains évoluent dans des milieux familiaux où les parents poussent par leurs choix de vie et par leur vision éducative à beaucoup d’expériences tandis que d’autres arrivent en fin de rhéto assez pauvres sur ce plan. Dans ce cas, il importe peut-être moins de pousser à un choix d’études supérieures qu’à inviter le jeune à découvrir des réalités différentes de celles de l’école ou de la maison, par exemple au travers d’une année de transition aux expériences diverses.

« Faire partenariat »

Une telle approche nécessite la collaboration de différents acteurs et différentes institutions.

« Faire partenariat » autour du jeune lui apporte d’une part la sécurité de cheminer dans sa construction dans un environnement cohérent et d’autre part un regard multidirectionnel et des apports complémentaires pour nourrir sa réflexion.

 

  • Les établissements scolaires et les enseignants :

Le pacte d’excellence donne plus de place à la question de l’orientation positive à l’école et permet aux enseignants, avec leurs propres compétences, d’accompagner leurs élèves dans ce processus de choix.

Via l’approche orientante notamment, les enseignants peuvent inviter des personnes inspirantes, faire des liens entre les disciplines qu’ils enseignent et la réalité, mettre en avant les points positifs des élèves en matière de softskills.

Ils peuvent également, avec le soutien de la direction, organiser des activités au sein ou en dehors de l’école permettant aux jeunes de se questionner et d’être inspirés : rencontres d’étudiants ou de professionnels, voire d’enseignants du supérieur, proposer des dispositifs de stage, dans le cadre des retraites, par exemple etc…

Vous trouverez via le document téléchargeable ci-dessous quelques balises sur la mise en place de l’approche orientante dans l’enseignement secondaire. Ce document a été réalisé par la cellule orientation du Collège Saint-Augustin d'Enghein dont Marie Materne, Didric Sluys et l'équipe orientation. 

  • Les établissements du supérieur : 

Journées portes-ouvertes, cours ouverts, cours immersifs, cours préparatoires, sont autant de dispositifs pour découvrir le contexte des études supérieures et des établissements d’enseignement.

Rencontres d’étudiants ambassadeurs (formé pour rencontrer des élèves de secondaires) lors de visites de campus, de salons de l’étudiant, rencontres d’enseignants ou assistants disponibles lors de soirées d’information, sont autant de possibilités d’échanges sur l’expérience vécue dans le supérieur.

  • Les parents : parler de son expérience, faire appel à son réseau d’amis et de connaissances, initier ou inviter à des démarches, activer la curiosité et permettre de réaliser des démarches, laisser la place à l’exploration avant la décision, être à l’écoute des besoins de son jeune même si ça ne va pas dans la direction attendue,… Il s’agit de susciter l’envie de découvrir, d’éveiller aux possibilités d’avenir.

  • Le monde du travail : (entreprises et milieu associatif) : Formation Relais, Service Citoyen, Journée Découverte Entreprises, Volont’R, Dream, Essais métiers à l’IFAPME,…

  • Le monde en transition : les crises qui traversent le monde d’aujourd’hui peuvent susciter la déprime et l’anxiété. A contrario, ces crises sont autant d’opportunités pour repenser le fonctionnement de nos sociétés et entrevoir de nouvelles possibilités dans lesquelles s’engager pour innover, penser autrement, donner un sens à l’avenir.

Conclusion

L'expérience est une ressource essentielle pour orienter les jeunes de manière constructive. Elle leur permet de mieux se connaître, de valider leurs compétences et d'enrichir leur compréhension des possibles professionnels. Cela nécessite la collaboration d'acteurs variés pour offrir des opportunités riches et cohérentes. Dans un monde en mutation, ces expériences offrent également une opportunité précieuse pour imaginer un avenir porteur de sens et d'innovation.