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Projets CERES – Agricultures en transition

agro | Louvain-la-Neuve

Débuté en 2022 et financé par le Fonds Baillet Latour dans le cadre de la Chaire en Agricultures nouvelles, l’appel à projet « CERES – Agricultures en transition » vise à soutenir les agriculteur·trice·s wallon·ne·s dans le développement de trajectoires innovantes.

Le ou la lauréat.e obtient un soutien de 100.000€ étalés sur quatre ans pour l’acquisition des moyens nécessaires à la réalisation du projet, à son suivi scientifique – en collaboration avec les Fermes universitaires de l’UCLouvain – ainsi qu’à la diffusion des innovations vers le secteur. 

Les candidatures sont évaluées sur leur caractère innovant et reproductible et leur potentiel d’impact systémique, les projets financés devant contribuer à amplifier la transition vers une gestion durable de l’environnement rural. 

Curieux.ses d’en savoir plus ? Découvrez les projets CERES passés et actuels ci-dessous.

La Ferme de la Sarte (Piétrebais) a collaboré pendant quatre ans avec l’équipe des Fermes universitaires de l’UCLouvain pour étudier le potentiel de substitution aux fongicides d’un thé de compost oxygéné produit à la ferme et de divers extraits végétaux sur la culture de froment et la culture d'orge brassicole. 

 

Le rapport complet des quatre années du projet et le résumé graphique des résultats sont disponibles ci-contre.

Au sein des élevages laitiers wallons, on observe une tendance majoritaire dans la gestion des veaux : les naissances sont étalées au cours de l’année pour assurer une production de lait constante, et les veaux sont rapidement séparés de leur mère et nourris au lait en poudre. Les veaux mâles et les veaux femelles qui ne sont pas gardés par l’agriculteur pour assurer le renouvellement du troupeau sont vendus à des engraisseurs entre leur 15ème et leur 30ème jour.

 

Insatisfaite de ce modèle, la ferme de l’Esclaye a décidé d’explorer l’élevage de veaux sous la mère. Concrètement, les vêlages du troupeau laitier sont groupés au printemps pour synchroniser les phases de lactation avec les périodes de production optimale des prairies, et les veaux sont laissés avec leurs mères en journée et séparés d’elles la nuit. Les mères sont traites une fois par jour, le matin, et les veaux rejoignent leurs mères en prairie après la traite.

 

Au cours des quatre années du projet CERES, les impacts de ce nouveau mode de gestion des veaux sur (i) la croissance des veaux, (ii) la santé des animaux, (iii) la production et la qualité du lait et (iii) la viabilité économique de la ferme sont évalués.

Partant du constat que la fertilisation azotée est l’une des clés majeures pour améliorer la quantité et la qualité des productions en agriculture biologique et agroécologique, le projet vise à identifier des produits innovants afin d’améliorer la rentabilité de ces systèmes. En particulier, la teneur en protéines est un paramètre critique pour la valorisation du froment panifiable. 

 

L’efficacité de différentes modalités de fertilisation azotées sont évalués au cours d’essais en bande implémentés sur une parcelle de deux hectares. L’effet du mode d’apport (foliaire, sol, …) et la dose seront également étudiés. A partir de la troisième année, les mélanges de certains produits seront testés. 

La ferme qui a déjà investi dans des solutions de réduction de consommation et de production d’énergie (LED, pré-refroidisseur, panneaux photovoltaïques), souhaite aller plus loin pour renforcer son rôle dans la transition énergétique.


Le projet vise à optimiser grâce à l’intelligence artificielle la gestion et les flux énergétiques d’une ferme en intégrant toutes les phases, à savoir production (biomasse, biométhanisation, photovoltaique, petit éolien), stockage (boiler, batterie, ..), et consommation intelligente.

Dans l’optique de répondre aux contraintes auxquelles il fait face (érosion, sécheresse et adventices), l’agriculteur de la ferme Wilmots s’est récemment intéressé à la méthode de la culture sur buttes. Il s’agit d’un système agroécologique consistant à cultiver sur des petites buttes permanentes, particulièrement adapté à la nature argileuse de ses sols. Elle semble supprimer le labour tout en limitant fortement l’érosion et le ruissellement, améliorer la résilience à la sécheresse grâce à une meilleure infiltration et une évaporation réduite, et crée un microclimat défavorable aux adventices vivaces grâce au buttage permanent et au binage entre les buttes.