Séminaires IPSY - IPSY Seminars

Louvain-La-Neuve

Seminar agenda (Persons from outside the IPSY institute are invited to contact the seminar organizer)
Agenda des séminaires (Les personnes extérieures à l’institut IPSY sont invitées à prendre contact avec l’organisateur·trice du séminaire)

 

2021

19 - 21 mai

3 Séminaires organisés par Vincent Yzerbyt, Olivier Corneille, Marine Rougier et Adrien Mierop

          1. 

Appliquer les paradigmes de cognition sociale impliciteà des populations d’enfants
Odile Rohmer, Université de Strasbourg

Les travaux en cognition sociale ont largement montré l’intérêt d’accéder aux attitudes et jugements automatiques pour comprendre les comportements humains. Toutefois, la majorité de ces travaux se sont centrés sur des échantillons d’adultes, laissant en suspens les questions relatives à ces phénomènes chez les enfants. Ce constat est surprenant puisqu’il est sans doute plus difficile aux enfants qu’aux adultes d’exprimer verbalement ce qu’ils ressentent ou croient. En effet, les enfants n’ont généralement pas accès aux mots nécessaires pour exprimer leurs états ou leurs pensées internes (Cvencek & Meltzoff, 2015). Ils peuvent également juger prudent de se valoriser face aux adultes et ainsi répondre aux attentes supposées des adultes.
En conséquence de la rareté des travaux auprès d’enfants, peu d’outils ont été développés pour accéder aux processus automatiques de jugement chez les enfants. Pour pallier à cela, nous développons actuellement deux protocoles : le premier protocole (VAAST-enfant), a pour ambition de mesurer les attitudes d’enfants de 6 à 10 ans. Nous présenterons les résultats issus d’un programme de recherche visant à mesurer les attitudes d’enfants du primaire, envers des enfants porteurs d’autisme. Le second protocole, basé sur une tâche d’amorçage, a pour vocation de mesurer les jugements des enfants, en termes de chaleur et compétence. Il est actuellement testé pour mesurer le jugement de soi de collégiens, en fonction de leur réussite scolaire.

         2. 

         La Régulation Sociale des Fonctionnements Cognitifs : Primates non Humains, Humains, Robots Humanoïdes
       
 Pascal Huguet, Université de Clermont-Auvergne

Les processus cognitifs sont le plus souvent ancrés dans des contextes sociaux, lesquels néanmoins demeurent assez négligés en psychologie cognitive et dans toute une partie des neurosciences intégratives. Or, comme le soulignait déjà Howard Gardner dans son ouvrage sur la révolution cognitive, parce qu’ils sont au centre de l’expérience humaine, il est fort probable que toute science qui tente d’exclure ces contextes est vouée à l’échec. Notre communication offre de nouveaux arguments en faveur d’une régulation sociale des processus étudiés par la psychologie d’orientation strictement cognitive, en particulier ceux impliqués dans le contrôle inhibiteur chez les primates humains et nonhumains. Nous montrons que, dans les deux espèces considérées, cette fonction évoluée ne s’exprime pas indépendamment de dynamiques en rapport avec la présence des congénères (voire de pseudo-congénères humanoïdes chez les humains) et des rapports d’évaluation et/ou de domination auxquels cette présence peut donner lieu. D’autres travaux révèlent que, pour des activités cognitives pourtant identiques, des neurones différents entrent en jeu selon qu’un congénère est présent ou absent, suggérant le caractère fondamental de cet élément de base du contexte social dans la dynamique neuronale elle-même. Tous ces résultats contribuent à montrer le potentiel d’interface de la  psychologie sociale expérimentale avec des disciplines aussi diverses que la primatologie, la neurophysiologie, ou la robotique. Leurs implications sont nombreuses, pour l’étude de la cognition et la compréhension du « cerveau social », mais aussi pour la reproductibilité des résultats en psychologie de la cognition et les pratiques de la recherche en sciences du comportement.
 

3. 

Du laboratoire aux situations réelles d'évaluation à forts enjeux
Isabelle Régner, Université Aix-Marseille

Les effets des stéréotypes sociaux sur le fonctionnement cognitif sont désormais bien documentés grâce à de nombreuses expériences réalisées en laboratoire. Deux ensembles de recherches seront présentés, insistant sur l’étude de ces effets en situations réelles d’évaluation à forts enjeux. Le premier porte sur les effets de menace du stéréotype chez les personnes âgées. Nos résultats indiquent que les stéréotypes négatifs du vieillissement contribuent à dégrader les performances mnésiques des personnes âgées saines, et conduisent à surestimer le nombre de participant.e.s supposé.e.s présenter un déficit cognitif léger, considéré comme l’état prodromal de la Maladie d’Alzheimer (MA). Ces résultats nous ont conduit à étudier ces phénomènes pour la première fois dans le cadre de l’examen neuropsychologique clinique, lors du diagnostic précoce de la MA. Le deuxième ensemble de recherches concerne les effets des stéréotypes de genre en Sciences. Après avoir montré dans plusieurs études comment et sous quelles conditions ces stéréotypes détériorent la performance des femmes en Sciences, nous avons examiné s’ils pouvaient conduire des jurys pourtant rigoureux à défavoriser les femmes lors des concours nationaux au CNRS. Les résultats indiquent tout d’abord que les jurys associent davantage hommes et sciences que femmes et sciences. Ensuite, ces associations implicites impactent leur décision lorsqu’ils minimisent l’existence de discrimination à l’encore des femmes. Chez ces jurys, plus les biais implicites sont forts, moins les femmes sont promues. En revanche, lorsque les jurys admettent l’existence de discriminations, les biais implicites ne prédisent plus les décisions de promotion. 


Wednesday, Feburary 17th at 10.30.

Unraveling the tales of our lives: Does coherence matter and for what?

The Laboratory for Experimental Psychopathology invites you to a web talk by

Elien Vanderveren (KULeuven - University of Maastricht) 

The talk will address whether autobiographical memory coherence relates to mental health.

Join on your computer or mobile app Click here to join the meeting

 

 


Wednesday, February 10th, 12-1.30pm

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How to improve emotional change in clients who have committed sexual offences? Findings from a multiple single case study

Ellen Gunst, Forensic Institute for Sexual Deviance (FIDES) at Psychiatric Centre Sint-Amandus, Belgium

Aim: At the present state of affairs, forensic treatment of sex offenders predominantly focuses on cognitive change. Theoretical models and research findings suggest however that emotional processes underlie offenders' cognitive schema's and behavior, and thus should be addressed in therapy as well. Furthermore, emotional responsivity, contact with emotions and experiential reflection are correlated with good outcome in psychotherapy. Therefore, it is important to develop new insights into emotional change processes in the treatment of sex offenders. In this presentation, I will present the findings of a multiple single case study of four clients who committed severe sexual offenses.

The present study addresses two major research questions: 1. Does emotional change occur throughout a comprehensive inpatient psychotherapy program for sex offenders? 2. (If question 1 is answered positively) in what way do specific experiential interventions have a positive or negative impact on the (emotional) change process.
Methods: The research questions were addressed throughout a quasi-experimental single case design. Twenty clients were followed through different treatment phases with a variety of measures: self-report questionnaires, observation scales, a biological outcome-indicator, interviews, and session transcripts. Subsequently, the data of four of these clients – two clients characterized by emotional over-regulation and two by under-regulation – were studied by means of mixed quantitative-qualitative methods. The data were examined for repeated observations, common themes, and helpful or hindering aspects within, between, and across the two pairs of over- and under-regulating clients. The four cases were compared through the lens of Emotion-Focused Theory (EFT) and Practice.
Results: Based on self-report affect regulation measures, significant emotional change was observed in three of the four cases; b ased on observer measures, significant change was observed in all four cases. The qualitative comparison of the multiple cases clarified the added value of EFT in working through maladaptive emotions that played a role in the onset of the abuse, mainly related to a core shame-based sense of self. Acknowledging underlying needs that were long suppressed or disregarded seemed important in order to learn to respond in a way that takes the self and the other into account. Differences were revealed in the change process of under- and overregulating clients.
Discussion: Strengths of this study include detailed analysis of the data at the level of single cases and multi-method assessment of process and outcome to improve knowledge of the (emotional) change process. The emotional change process is more than cognitive insight, which was already reached early in treatment. Deeper emotional change processes take more time and benefit from an approach that focuses on problematic emotional processing. In order to interrupt the cycle of abuse, it might be worthwhile to process trauma-related maladaptive emotions. Working through maladaptive shame could be seen as pivotal in treatment for clients who have committed sexual abuse, in line with EFT for Complex Trauma (Paivio & Pascual-Leone, 2010).
Ellen Gunst (PhD) is doctor in clinical psychology and experiential psychotherapist. She is specialized in forensic psychology, experiential group psychotherapy, focusing-oriented therapy, and emotion-focused therapy. Ellen has been working for more than twenty years as a psychotherapist at the Forensic Institute for Sexual Deviance (FIDES) in a private psychiatric hospital in Belgium. Her PhD-study at the University of Ghent (Belgium) focused on emotional change in sex offender treatment. Ellen is a staff member of the postgraduate training Integrative Psychotherapy at the University of Antwerp and a certified supervisor of the Flemish Association of Client-Centered and Experiential Psychotherapy and Counseling (VVCEPC). Email: ellen.gunst@amandus.broedersvanliefde.be

Invited by: Person-centred research and training lab (Emmanuelle Zech and Jochem Willemsen)


 

 

 

 


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