Nouveaux visages à l'ISP │ Septembre 2025
isp | Louvain-la-Neuve
Charles-André MANGENEY (chargé de recherches du F.R.S.-FNRS)

Ancien élève de l’ENS de Lyon, Charles-André Mangeney est agrégé de philosophie et docteur de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Il est spécialiste de philosophie contemporaine, plus particulièrement de phénoménologie française et allemande et est membre fondateur ainsi que co-président de la Société Francophone de Phénoménologie. Son travail de doctorat, réalisé sous la direction de Renaud Barbaras, portait sur les différentes tentatives d’élaborations de philosophies de l’action par la tradition phénoménologique, aussi bien du point de vue leurs conditions de possibilité que de leurs limites, et a donné lieu à la publication de Vers une phénoménologie de l’action aux Presses Universitaires de France en 2025. Ses recherches actuelles portent sur la philosophie de Michel Henry, et se consacrent à l’étude génétique de son œuvre au travers de l’exhumation de manuscrits inédits présents au Fonds Michel Henry (ISP) ainsi qu’à l’étude thématique de son corpus en prenant pour fil conducteur la question des rapports entre l’empirique et le transcendantal au sein de sa phénoménologie, et plus spécifiquement encore la question de la place de la mort dans son vitalisme phénoménologique.
Pierre-Étienne Vandamme (Membre académique)

L’ISP, pour moi, c’est un retour aux sources. J’ai quitté l’UCLouvain en 2018, mais c’est là que j’avais découvert la philosophie. Sous l’influence des excellents profs de français que j’avais eus en secondaire, j’ai d’abord étudié les langues et littératures romanes. Et c’est grâce au cours d’introduction générale à la philo, donné à l’époque avec une passion contagieuse par Jean-Michel Counet, puis à la mineure en philo qu’a commencé mon histoire d’amour avec cette discipline. Je me souviens notamment de ma découverte enthousiaste d’Hannah Arendt avec Nathalie Frogneux, de la réflexion sur les rapports science-société avec Bernard Feltz, de la philosophie politique avec Philippe Van Parijs. J’ai donc embrayé sur le master en philo.
En 2013, j’ai eu la chance d’obtenir un mandat d’aspirant FNRS qui m’a permis de faire une thèse, à la Chaire Hoover, sous la direction d’Hervé Pourtois et Walter Lesch. Cette thèse examinait nos raisons de penser que la démocratie est le type de régime le plus susceptible de décisions justes, ainsi que des pistes de réformes permettant d’augmenter ce potentiel de justice. Après avoir été pas mal remaniée, elle a été publiée sous forme de livre (Démocratie et justice sociale, Vrin, 2021).
Mes recherches postdoctorales à l’ULB et à la KU Leuven m’ont amené à approfondir mes recherches dans le champ des théories de la démocratie. J’achève actuellement un livre en anglais défendant un modèle démocratique combinant élections, tirage au sort et initiatives populaires.
À côté de cela, j’ai beaucoup d’intérêt pour les théories de la justice, la philosophie morale et l’éducation à la citoyenneté. Je souhaite d’ailleurs orienter mes recherches futures vers l’éthique de la citoyenneté – la question de ce que nous nous devons les uns aux autres en tant que membres d’une même communauté politique.
Enfin, je m’intéresse depuis plusieurs années à l’enseignement de l’éthique – un questionnement pédagogique qui est à l’origine du site www.enseignerlethique.be sur lequel nous avons travaillé avec Hervé Pourtois, Danielle Zwarthoed et Maxime Lambrecht notamment.