SSH/JURI Institut pour la recherche interdisciplinaire en sciences juridiques (JUR-I)
Présentation | Bio (below)
Juliette Keppenne est titulaire d'un Master en droit (finalité justice civile et pénale) de la Faculté de droit de l'UCLouvain. Pendant ses études, elle a réalisé son mémoire en droit sur une approche historico-juridique du consentement sexuel féminin. Depuis janvier 2025, elle a commencé un doctorat à l'UCLouvain où elle approfondit ses recherches sur la place réservée à la victime dans le traitement pénal du viol et sa protection contre la victimisation secondaire.
Juliette Keppenne holds a Master's degree in law (specializing in civil and criminal justice) from the Faculty of Law at UCLouvain. During her studies, she wrote her thesis on a historical and legal approach to female sexual consent. Since January 2025, she has been pursuing a PhD at UCLouvain, where she is conducting in-depth research on the role of victims in the criminal justice system's handling of rape cases and their protection against secondary victimization.
Affiliations
- Centre de droit de la personne, de la famille et de son patrimoine (CeFAP) | Center for Personal, Family and Property Law
- Centre de recherche interdisciplinaire sur la déviance et la pénalité (CRID&P) | Interdisciplinary Research Centre on Deviance and Penality
Titre : La place de la victime dans le traitement pénal du viol et sa protection contre la victimisation secondaire
Promoteurs : Geoffrey Willems et Jean-Marc Hausman
Description : L’objet de la recherche consiste à analyser la place qu’occupe la victime dans le traitement pénal du viol, et en particulier au regard des risques de victimisation secondaire générés par les acteurs et la structure de la procédure pénale. Si le droit pénal est traditionnellement structuré autour des garanties offertes à la personne poursuivie, il est désormais acquis que les interactions entre la victime et les acteurs judiciaires (policiers, avocats, magistrats, experts) peuvent constituer, pour celles-ci, une source de souffrance supplémentaire qui s’ajoute au traumatisme initial. La notion de victimisation secondaire renvoie précisément à ces « cas dans lesquels l’expérience de la procédure pénale aggrave le sentiment de victimation d’une victime alléguée au point de générer à son endroit un préjudice distinct de celui qui est né de la commission de l’infraction initialement en cause (appelée victimisation primaire) ».
La démarche adoptée consiste à examiner, de manière successive, les différentes phases du traitement pénal du viol afin d’y identifier les pratiques, les contraintes structurelles et les comportements susceptibles d’engendrer une telle revictimisation. Chaque phase du traitement pénal du viol fera l’objet d’une analyse structurée autour d’un cadre méthodologique commun, composé de deux portes d’entrée complémentaires – normative et expérientielles. La première consiste à identifier les obligations positives procédurales découlant du droit international et européens des droits humains, en particulier de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. La seconde repose sur l’analyse des besoins et expériences des victimes, tels qu’ils émergent du terrain et de la littérature des sciences sociales, en particulier de la victimologie.
Financement : FRESH-FNRS (bourse)
Publications représentatives
J. Keppenne, "Approche historico-juridique du consentement sexuel féminin : la réforme du droit pénal sexuel sonne-t-elle le glas du patriarcat?", CeFAP Working Paper, 2024/1.
J. Keppenne, "H.W. c. France : La Cour européenne des droits de l'homme sonne le glas du devoir conjugal", R.T.D.F., 2025/1, pp. 165-179.
https://www.stradalex.com/fr/sl_rev_utu/toc/rtdf_2025_1-fr/doc/rtdf2025_1p165