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Déterminants agronomiques et environnementaux du rendement, de la qualité et de la cyclicité du café au Burundi by Alain Kagisye -
Lundi 13 avril 2026 à 16h15 - Salle Océan (B.002) - Bâtiment de Serres - Croix du Sud - 1348 Louvain-la-Neuve -
Le café constitue la principale culture d’exportation du Burundi et une source essentielle de revenus pour des centaines de milliers de ménages ruraux. Pourtant, malgré des conditions agroécologiques favorables, la caféiculture burundaise est confrontée à plusieurs défis majeurs : une baisse marquée de la production, des rendements faibles et très variables d’une année à l’autre, ainsi qu’une qualité insuffisamment compétitive sur le marché international.
Cette thèse analyse les facteurs déterminant la performance du café arabica au Burundi en intégrant simultanément trois dimensions essentielles : le rendement et ses variations, la cyclicité de la production et la qualité physique et sensorielle des grains. L’étude repose sur des enquêtes de terrain, des analyses de sols et de feuilles, des évaluations sensorielles standardisées et des analyses statistiques multivariées réalisées sur 155 exploitations réparties dans les principales zones caféicoles du pays.
Les résultats montrent que les facteurs agronomiques et la fertilité des sols jouent un rôle déterminant dans la performance des caféiers, bien plus que les facteurs environnementaux tels que l’altitude ou le climat. D’importants écarts de rendement ont été observés, les productions moyennes restant nettement inférieures au potentiel. La gestion de la fertilité des sols, notamment la teneur en carbone organique, le paillage et l’équilibre nutritionnel, apparaît comme un levier majeur pour améliorer la productivité et réduire la cyclicité de la production. La qualité du café dépend quant à elle principalement de l’équilibre des éléments nutritifs du sol, en particulier du calcium, tandis que les maladies et ravageurs constituent des contraintes importantes.
En proposant une approche intégrée combinant rendement, stabilité et qualité, cette recherche met en évidence le rôle central des pratiques agronomiques dans l’amélioration durable de la caféiculture burundaise. Elle souligne également l’existence d’importantes marges de progression permettant d’améliorer simultanément la productivité, la qualité et la stabilité des revenus des producteurs sans extension des surfaces cultivées. Les résultats fournissent ainsi des bases scientifiques solides pour l’élaboration de recommandations agronomiques et de politiques agricoles visant à renforcer la durabilité et la résilience du secteur caféier au Burundi.
Pay attention : the public defense of Alain Kagisye will also take place in the form of a videoconference