L’ingénieur·e civil·e architecte agit dans la conception et la mise en œuvre de propositions spatiales et matérielles en intégrant les dimensions sociales, environnementales et économiques qui interagissent avec les dispositifs architecturaux, urbains et paysagers.
Dans le contexte d'un monde en transition écologique et sociale, la formation du master : ingénieur civil architecte vise la synthèse des compétences d’ingénieur·e, d’architecte et de citoyen·ne critique. Le programme de master associe la poursuite de la formation à l’architecture avec l’approfondissement des sciences humaines et de l’ingénieur·e propres au monde de l’édification à l’étude et à l’établissement des dispositifs architecturaux investis par les humains et le vivant dans son ensemble. L’exposition continue au projet d’architecture s’accomplit en multipliant les échelles de travail et en accentuant la réflexivité nécessaire à une discipline dont les inventions s’adressent physiquement aux collectivités. Le cursus propose une diversité de situations qui accentuent et élargissent les compétences transversales.
Dans un monde qui va se complexifiant et où la question de l’organisation des espaces habités se pose avec une intensité grandissante, l’ingénieur·e civil·e architecte étudie rationnellement des ouvrages ; conçoit avec rigueur des propositions d’habitat et agit dans la conscience de ses responsabilités. Sa formation polyvalente lui permet de répondre à une diversité ouverte de situations professionnelles : bureau d’architecture, bureau d’études, monde de la construction, administration, enseignement, recherche, art, culture, …
Au terme de ce programme, le diplômé est capable de :
1. Connaissances disciplinaires
Utiliser et augmenter des corpus de connaissances issus des sciences exactes, des sciences de l’ingénieur, des sciences humaines et de l’architecture lui permettant d’appréhender et de traiter de manière transdisciplinaire des questionnements architecturaux ouverts
(1.1.) Appliquer et comparer les concepts, lois, raisonnements adéquats à une problématique de complexité large.
(1.2.) Appliquer et comparer les outils d'analyse et les moyens de calcul adéquats pour résoudre une problématique large.
(1.3.) Vérifier la vraisemblance et confirmer la validité des propositions et/ou des résultats obtenus au regard de la nature de la question posée.
2. Savoir-faire
De mobiliser, dans un cadre ouvert, différents savoir-faire : l’intégration de savoirs acquis, la production de savoirs nouveaux, la conception de projets architecturaux à toutes échelles
2.a. Ingénierie
Organiser et mener à bien une démarche complète d’ingénierie appliquée au développement de l’environnement habité, de services, de produits et/ou d'outils
(2.a.1.) Analyser et critiquer la question ou la demande à rencontrer et (re-) formuler les exigences correspondantes.
(2.a.2.) Concevoir et développer des propositions sous la forme de dessins, maquettes, de prototypes et/ou de modèles numériques.
(2.a.3.) Evaluer et classer les solutions au regard de l’ensemble des critères d'application : efficacité, ergonomie, faisabilité, impact environnemental, etc..
2.b. Recherche
Organiser un travail de recherche ouvert pour répondre à une problématique relevant de sa discipline.
(2.b.1.) Se documenter et résumer l’état des connaissances actuelles dans le domaine considéré.
(2.b.2.) Formuler une question qui vise des savoirs nouveaux.
(2.b.3.) Construire une méthodologie permettant de tester des hypothèses relatives au phénomène étudié ou à la réalité observée.
(2.b.4.) Synthétiser dans un rapport les conclusions de sa recherche, en mettant en évidence les paramètres clés et les généralisations potentielles des cas ou phénomènes étudiés.
2.c. Conception de projet d’architecture
Concevoir un projet d'architecture ou d'urbanisme jusque dans ses détails techniques.
(2.c.1.)Spéculer de manière autonome, inventive et critique pour élaborer une proposition architecturale ou urbanistique complète qui réponde de manière cohérente et pertinente à l’ouverture de la situation et de la demande.
(2.c.2.) Intégrer de manière cohérente l’ensemble des dimensions qui déterminent la conception du projet (dimensions données : programme, site ; dimensions produites : espace, lumière, construction ; dimensions d’impact : personnes, sociétés, ressources, environnement…).
(2.c.3.)Convoquer d'autres projets et des unités d’enseignement (UE) de conditions culturelles et de conditions physiques pour faire évoluer la conception du projet d’architecture.
(2.c.4)Utiliser et choisir stratégiquement les techniques de dessin et de maquette comme moyens de spéculation, de recherche, de vérification et de communication pour mettre au jour et défendre une proposition architecturale et/ou urbanistique complète.
3. Facultés réflexives
Prendre un recul critique vis-à-vis de situations, de démarches et de ses propres actions
(3.1.) Construire un point de vue scientifique par l’abstraction et le recours à un ensemble de théories
(3.2.) Différencier les étapes et reconnaître les enchaînements de différents processus (dont le projet d’architecture).
(3.3.) Critiquer des énoncés à partir de connaissances ou de disciplines qui s’y rapportent
(3.4.) Structurer un système de valeurs personnel à partir de références éthiques pour évaluer des solutions techniques ou un projet d'architecture (notamment ceux liés au développement durable).
4. Compétences transversales
Utiliser une série de compétences transversales nécessaires aux futures missions professionnelles, sociétales et intellectuelles qui lui seront confiées dans le cadre de son parcours professionnel.
4.a. Conduite de projet
Travailler seul·e ou en équipe à la programmation et à la réalisation d’un projet qui lève les indéterminées d’une situation en tenant compte des objectifs, des ressources allouées et des contraintes qui le caractérisent.
(4.a.1.) Cadrer et expliciter en équipe les objectifs d’un projet, compte tenu des enjeux et des contraintes qui caractérisent l’environnement du projet.
(4.a.2.) S’engager sur un plan de travail, articuler des échéanciers et définir des rôles à tenir
(4.a.3.) Prendre des décisions et les gérer en équipe lorsqu’il y a des choix à faire : que ce soit sur les solutions techniques ou sur l’organisation du travail pour aboutir le projet
4.b. Communication efficace
Communiquer oralement et par écrit (en français et idéalement dans une ou plusieurs langues étrangères) en vue de mener à bien les projets qui lui sont confiés dans son environnement de travail
(4.b.1.) Communiquer sous forme graphique et schématique, structurer des informations, synthétiser les résultats d’un travail
(4.b.2.) Analyser et exploiter des documents techniques divers (normes, plans, cahier de charges...)
(4.b.3.) Rédiger des documents écrits en tenant compte des exigences contextuelles, des conventions sociales en la matière et en adoptant la bonne forme scientifique
(4.b.4.) Faire un exposé oral argumenté et convaincant, en exploitant les techniques modernes de communication et en s’adaptant aux interlocuteurs
4.c. Déontologie et professionnalisme
Faire preuve de rigueur, de professionnalisme et de conscience de la déontologie dans son travail
(4.c.1.) Dans l’exercice de son métier d’étudiant.e, developer le respect de soi-même, des autres et de l’environnement
(4.c.2.) Appliquer les normes en vigueur et les cadres de référence dans sa discipline (terminologie, unités de mesure, normes de qualité et de sécurité…
(4.c.3.) Décrire les principes d'une bonne gestion d'agence : gestion financière, ressources humaines, planification des projets, etc.
(4.c.4.) Autoévaluer son propre travail et ses apprentissages (en lien avec le lifelong learning)