Histoire et textes de la philosophie des Temps Modernes

lfilo1240  2026-2027  Louvain-la-Neuve

Histoire et textes de la philosophie des Temps Modernes
5.00 crédits
45.0 h
Q1
Enseignants
Maesschalck Marc; Rouquayrol Louis (supplée Maesschalck Marc); Schmutz Jacob;
Langue
d'enseignement
Préalables
/
Thèmes abordés
Le cours vise à introduire à l'étude de textes et de doctrines de la philosophie moderne.
 
Il dégage les grands axes de l'histoire de la philosophie moderne, les tendances principales et les penseurs clefs qui la jalonnent et initie l'étudiant à la lecture critique de grands textes relevant de la philosophie moderne. Seront abordés, notamment Bacon et Descartes, Spinoza, Leibniz, Locke, Hume, Kant et Hegel.
Acquis
d'apprentissage

A la fin de cette unité d’enseignement, l’étudiant est capable de :

1
A l'issue du cours, l'étudiant sera capable de se repérer dans les grands courants et les auteurs marquants de la philosophie moderne, d'identifier les principales problématiques qui la sous-tendent, de caractériser les débats majeurs qui la traversent.
 
Il sera capable de commenter, analyser et interpréter de façon critique un ou plusieurs textes majeurs relevant de la philosophie moderne. Il pourra en outre situer le ou les textes dans le contexte d'ensemble de la philosophie moderne de Bacon et Descartes à Hegel.
 
Contenu
Cours assuré cette année 2026-2017 par Louis Rouquayrol, chargé de recherches au FNRS
Thème général du cours : L’invisible dans la philosophie moderne
Ce cours proposera, à partir d’une réflexion sur le statut de l’invisible dans la philosophie moderne, un parcours d’initiation à quelques grandes figures de la période, notamment Descartes, Malebranche, Fontenelle, Leibniz et Kant. On abordera de manière privilégiée des questions relevant de la métaphysique, de la philosophie naturelle et de la théorie de la connaissance.
1. La « révolution scientifique ».
Nous nous attarderons d’abord sur le nouveau partage du visible et de l’invisible instauré par ce qu’il est convenu d’appeler la « révolution scientifique ». (Ce sera l’occasion de faire un point sur cette catégorie aujourd’hui contestée par les historiennes et historiens des sciences.)
L’extension virtuellement illimitée, à partir du xviie siècle, de ce que nous sommes en mesure de percevoir grâce à des instruments d’optique (télescope, microscope) a marqué d’une empreinte ambiguë la philosophie moderne. Il est vrai que ces instruments, en dégageant l’horizon de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, ont favorisé l’émergence de conceptions entièrement nouvelles de l’univers, du vivant, de l’homme et de ses facultés de connaître. Ce nouvel horizon ouvre à nos réflexions – plus ou moins angoissées (Pascal) – un champ d’expérience infini : repousser les limites du visible, ce n’est pas diminuer la part de l’invisible, mais au contraire en révéler l’étendue insoupçonnée.
2. « Mécanisme » et « dualisme ».
Nous verrons ensuite la manière dont Descartes, en démontrant la distinction réelle de l’âme et du corps dans les Méditations métaphysiques (1641) – on parle de « dualisme » –, fonde le principe d’une analogie entre la nature et une machine : c’est ce que l’on a coutume d’appeler le « mécanisme ». Cette analogie permet à Descartes de postuler que l’explication des phénomènes naturels visibles engage des mouvements et configurations de parties invisibles de la matière. C’est à la raison, éventuellement aidée de l’imagination, qu’il revient de mettre au jour ces mouvements et configurations qui, par définition, échappent à nos sens.
Le postulat d’une homogénéité du visible et de l’invisible est partagé par de nombreux auteurs du xviie siècle, qui n’adhèrent pas nécessairement par ailleurs à la version cartésienne du « mécanisme » ou au « dualisme ». Plusieurs exemples nous permettront de voir en vertu de quelles inférences des philosophes se sont efforcés, tout au long du xviie siècle, de peupler l’invisible : les « corpuscules » de Hobbes ; les « atomes » de Gassendi ; les « petit animaux » de Malebranche ; les extraterrestres de Fontenelle, etc.
3. La critique de la physique cartésienne au xviiie siècle.
Une dernière partie du cours sera consacrée aux critiques adressées, par Leibniz puis par de nombreux auteurs du xviiie siècle – à commencer par les principaux représentants des Lumières –, à la physique cartésienne.
Cette dernière est conçue par ses opposants comme trop métaphysique, dogmatique et systématique. Plutôt que de formuler des hypothèses sur l’invisible, mieux vaut procéder par expérimentation et tâcher d’élargir le champ de nos observations. En outre, la conception cartésienne de la nature et de la matière est sévèrement battue en brèche par plusieurs découvertes scientifiques : les forces vives (Leibniz) ou encore l’attraction à distance (Newton). L’enjeu de cette dernière partie du cours sera de montrer que ces débats engagés contre la physique cartésienne permettent de mettre en lumière quelques points saillants de l’entreprise philosophique de Kant, figure majeure dont la pensée clôt et résume notre période.
Méthodes d'enseignement


Les séances alterneront cours magistral thématique et discussion de texte.
Des séances spécifiques d’analyse de passages plus significatifs seront aussi proposées.
 
Modes d'évaluation
des acquis des étudiants
L’évaluation de l’enseignement se déroulera comme suit :
- Examen terminal écrit de 3 heures.
 
Autres infos
Les notes de cours et des articles complémentaires sont fournis au fur et à mesure des séances sur le site Moodle.


Ressources
en ligne
Faculté ou entité
en charge


Programmes / formations proposant cette unité d'enseignement (UE)

Intitulé du programme
Sigle
Crédits
Prérequis
Acquis
d'apprentissage
Certificat universitaire en philosophie (fondements)

Bachelier en sciences philosophique, politique et économique

Mineure en philosophie

Bachelier en philosophie

Certificat universitaire en philosophie (approfondissement)