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Séminaire interdisciplinaire en biologie, anthropologie et archéologie

fial | Louvain-la-Neuve

fial
8 December 2025

Le 29 novembre dernier s’est déroulée la première des deux journées d’étude annuelles du programme de bachelier en Biologie, Anthropologie et Archéologie (BABAr). Ce séminaire interdisciplinaire (LBABA1301) a pour but de faire dialoguer les trois disciplines qui sont au cœur de ce programme par l’organisation de conférences, d’ateliers, de travaux pratiques, mais aussi grâce aux échanges formels et informels entre les étudiant.es et les enseignant.es du BABAr, ainsi que leurs invité.es, réuni.es pour l’occasion.

Cette journée, qui a rassemblé plus de 90 étudiant.es des blocs 1 et 2 et une dizaine d’enseignant.es, fut stimulante et enrichissante ! Elle s’est articulée autour de la thématique suivante: Les humains et leurs terres incertaines : Pergélisol, Volcan, et Glissement de terrain. 

Les humains ont toujours habité des terres mouvantes, mais les bouleversements climatiques contemporains redessinent profondément la relation entre les sociétés et leurs milieux instables. Par cette séance de séminaire interdisciplinaire — croisant géosciences, anthropologie et archéologie — l’idée était d’interroger les formes d’adaptation, de mémoire et de vulnérabilité dans des environnements où le sol lui-même devient incertain : pergélisol en dégel, volcans actifs, glissements de terrain récurrents.

Les géosciences offrent des outils pour comprendre la dynamique physique de ces transformations, tandis que l’anthropologie explore leurs répercussions sociales, symboliques et politiques. L’archéologie, quant à elle, éclaire les traces laissées par d’anciennes sociétés confrontées à des crises géomorphologiques similaires. En confrontant ces approches, l’ambition était de chercher à articuler des temporalités longues et des vécus contemporains : comment les humains composent-ils avec des terres qui s’effondrent ou se transforment ? Quelles cosmologies, techniques et solidarités émergent dans ces contextes ?

Les différentes interventions ont permis d’ouvrir de nouvelles perspectives sur l’habitabilité terrestre à l’ère des instabilités. La conférence d’ouverture d’Antoine Séjourné (Géosciences, Paris-Saclay), Pergélisol, géoscience et peuples autochtones en Sibérie, a immédiatement donné lieu à toutes une série de questions de la part des étudiant.es, ce qui a donné le ton à cette journée d’échanges. Tout au long de celle-ci, les différent.es intervenant.es ont détaillé comment leurs travaux de terrains en anthropologie, volcanologie et archéologie résonnaient avec les questions posées plus haut. 

Cette journée bien remplie s’est poursuivie autour de discussions entre les participant.es sur les atouts et les enjeux de ce nouveau programme de bachelier, et puis s’est clôturée autour d’un lunch. Vivement la prochaine journée, programmée le 28 mars prochain, et qui sera consacrée à l’Evolution !

Intervenant.es :

  • Antoine Séjourné (Géosciences, Paris-Saclay), Pergélisol, géoscience et peuples autochtones en Sibérie
  • Sophie Opfergelt, Réaction à partir de l’Alaska et du Yukon, Géologue
  • Olivier Servais, Discussion autour d'autochtonies et rapports aux non-humains, Anthropologue et historien. 
  • Charlotte Langohr, Réflexions à partir de l'archéologie, Archéologue
  • Pierre Delmelle, Réflexions à partir de la volcanologie, Volcanologue
  • Frédéric Laugrand, Serpentine, aurores boréales et terre vivante chez les Inuit, Anthropologue
  • Martin Pierre, La stabilité par l’instabilité : cohabiter aux rythmes des volcans, Anthropologue
  • Jean-François Rees, Conclusions / ouverture, Biologiste