Changements climatiques
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Le MiiL a axé une partie importante de son activité en intelligibilité des données sur les questions de changements climatiques, surtout en ce qu'elles touchent aux questions de communication :
- communication des autorités et des médias sur les réseaux sociaux
- réception des messages des autorités par les citoyens
- compréhension des freins aux changements énoncés par les citoyens
- développement de nouveaux médias pour affaiblir ces freins
Les changements climatiques (au pluriel) doivent être entendus comme : "Des changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l'atmosphère mondiale et qui viennent s'ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables" (Convention cadre des Nations Unies).
3 projets ont déjà permis de dresser des conclusions et recommandations ciblées
1. Le projet 2O2CM
Le projet 2O2CM propose de comparer les représentations sur les changements climatiques entre pays européens, plus précisément entre la France, la Norvège et la Belgique.
Le discours des citoyens a été passé à la loupe par entretiens et analyses des réseaux sociaux dans les 3 pays et a permis de montrer qu’il existe des thèmes communs qui apparaissent comme l’expression de préoccupations universelles lorsqu’il s’agit du changement climatique : les émissions, la consommation, les structures économiques ou encore les solutions politiques. Cependant, on note aussi des singularités dans chaque pays : ainsi le rôle controversé du pétrole et du gaz naturel chez les Norvégiens et la petite taille de la Norvège sont invoqués par les citoyens comme argument pour ne pas agir ; nous avons également observé en Belgique une tendance plus générale qu’ailleurs à critiquer le système politique et économique. De son côté, la France se heurte plus qu’ailleurs à des résistances face à des projets d’infrastructures comme les parcs éoliens.
2. Le projet Jeunes & Climat
Le projet Jeunes & Climat s’intéresse aux jeunes de 15 à 24 ans.
Cette tranche d’âge en particulier nécessite :
- d’adopter une communication positive engageante : il faut dépasser la communication éco-anxieuse qui engendre de l’immobilisme
- une vaccination informationnelle qui passe par le ciblage de publics autour de valeurs : il n’existe pas de communication universelle pour parler aux jeunes et les engager vers plus de durabilité
- de développer une communication transversale sur les changements climatiques pour éviter d'isoler ce sujet. Ce sujet doit devenir un prisme au travers duquel doivent être considérés l’ensemble des sujets traités dans les médias et dans les programmes et décisions politiques.
- d’éviter de culpabiliser les jeunes : développer leur empowerment ne doit pas les surresponsabiliser, par risque d’étouffement, notamment en leur faisant prendre conscience de leurs propres limites dues à leur jeune âge et à leur autonomie limitée.
- Il faut développer leur “pouvoir agir” sans déresponsabiliser les autres catégories de la population.
3. Le projet Seniors4Climate
Le projet Seniors4Climate investigue la relation des personnes de plus de 65 ans aux enjeux climatiques. Ce projet met également en avant la diversité de cette classe d’âge aux pratiques informationnelles, numériques et environnementales tout à fait variées.
L’étude insiste surtout sur la bonne connaissance des séniors des écogestes individuelles, mais moins des gestes collectifs, qui est l’apanage des plus jeunes. Ce projet a également permis de réaliser 10 vidéos intergénérationnelles sur les enjeux climatiques.