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Issus de textes adoptés cet été, deux dispositifs devraient prochainement voir le jour sur le terrain pénitentiaire qui paraissent porteurs de potentialités intéressantes : les organes de concertation et les maisons de transition 1. Des organes de concertation obligatoires dans toutes les prisons Comme l’avait souligné, en son temps, la Commission Dupont, « il est possible d’éviter dans une très large mesure les effets préjudiciables de la détention si la problématique de la forme à donner à l’exécution de la peine privative de liberté n’est pas abordée essentie
 
Saisie d’un recours en annulation de l’article 7, 4° et 5° de la loi du 21 novembre 2016 relative à certains droits des personnes soumises à un interrogatoire[1], la Cour constitutionnelle a, aux termes d’un arrêt rendu le 5 juillet 2018, annulé ces dispositions. Celles-ci visaient à abroger la sanction de remise en liberté à défaut de motivation du mandat d’arrêt ou de signature de celui-ci[2]. Concrètement, cela signifie que de telles irrégularités doivent, à nouveau, entrainer la remise en liberté de l’inculpé. 1. La loi du 21 novembre 2016 et la suppression de
 
La Cour européenne des droits de l’Homme, dans un arrêt du 18 septembre 2018, a condamné l’Etat belge pour la violation de l’article 9 de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, lequel garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion. L’affaire en cause concerne Madame Lachiri, jeune femme de confession musulmane. Celle-ci, partie civile dans un dossier dans lequel son frère avait trouvé la mort, s’est vue refuser l’accès à une salle d’audience. En cause ? Son hijab, un voile islamique couvrant ses cheveux et sa n